Kevin est en garde a vue, son père débarque ivre au commissariat et se bat avec les policiers

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Une famille saint-poloise qui a déjà beaucoup fait parler d’elle a donné beaucoup de fil à retordre aux policiers, dimanche.

Ce jour-là, à Saint-Pol-sur-Mer, une dame se fait voler son vélo. Peu de temps après, elle le retrouve en vente sur le site de petites annonces Le Bon Coin. Elle contacte la police qui prend rendez-vous avec le vendeur. Sur le lieu du rendez-vous, deux mineurs de 15 et 16 ans sont en possession du vélo.

Ils sont interpellés et placés en garde à vue. Ils expliquent qu’ils ont agi sous les ordres d’un certain Kevin, lui aussi mineur et auteur du vol de vélo. La police le connaît bien et va le chercher pour le mettre en garde à vue.

Lors de la perquisition chez lui, les policiers tombent nez à nez avec son grand frère de 18 ans, qui insulte copieusement l’un des fonctionnaires. Il est interpellé pour outrage. Du coup, Kevin, pas content, envoie un coup de tête au policier.

Les deux frères sont emmenés au commissariat où, vers 22 h 30, le père débarque, complètement ivre, pour prendre des nouvelles de ses fils. Un policier décide de le placer en cellule de dégrisement.

Au moment d’intégrer sa cellule, il envoie un coup de poing au visage de son geôlier. Bilan : le père est convoqué au tribunal le 4 octobre pour violences sur policier, Kevin fera l’objet d’une procédure devant le juge des enfants pour violences sur policier et vol, son frère est convoqué à une audience de plaider coupable pour outrage. Les deux mineurs en possession du vélo ont fait l’objet d’un rappel à la loi.

La Voix du Nord

Vidéo : Victime d’une agression sexuelle une journaliste américaine est lynchée sur le Web

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Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, Andrea Noel marche dans une rue de Mexico quand une main se glisse sous sa jupe et baisse sa culotte. L’Américaine de 27 ans tombe au sol, tentant de dissimuler son intimité. L’agresseur s’enfuit.

Cette journaliste free-lance, qui vit depuis trois ans dans la capitale mexicaine, récupère la vidéo d’une des caméras de surveillance plantées un peu partout dans le quartier branché de Condesa. Bien décidée à humilier publiquement son agresseur, elle poste les images sur son compte Twitter. « Si quelqu’un reconnaît cet imbécile, merci de l’identifier. Les femmes doivent pouvoir se promener en sécurité », écrit-elle avant de se rendre au commissariat pour porter plainte.

Sur le compte Twitter d’Andrea Noel, la vidéo montrant son agression

La vidéo est vue des milliers de fois. Au début, les réactions affluent pour condamner cet acte machiste. Puis la tendance s’inverse, laissant place à une hostilité croissante. La victime se retrouve alors en position d’accusée. Des internautes mettent en cause sa tenue légère, d’autres félicitent l’agresseur. Certains sites Web d’actualité, tel La Silla Rota, doutent même de la véracité de l’histoire.

La date du 8 mars, le déroulement des faits, la victime journaliste…, autant de faits laissant penser, selon eux, à une mise en scène. Einer Juarez, éditorialiste à SDPnoticias.com, va jusqu’à traiter Andrea Noel de « feminazi » l’associant à des militantes féministes radicales.

Menacée de mort

La Toile s’embrase. La jeune femme reçoit des messages nuit et jour sur les réseaux sociaux. Beaucoup la soutiennent. Certains l’insultent ou la menacent : « J’aurais aimé qu’il te viole, s***** de blonde », « Le patron a donné l’ordre, et malheureusement tu vas mourir aujourd’hui ». Ce dernier tweet étant assorti d’une photo avec une arme et des cartouches.

Une menace de mort reçue par Andrea Noel sur son compte Twitter, après la médiatisation de agression.

De virtuelle, la menace devient réelle. Quelqu’un près de chez elle la reconnaît et communique ses coordonnées GPS sur le Web, invitant les internautes à la « finir ». Un message similaire est posté sur Twitter avec la photo du restaurant, où elle est en train de se restaurer.

Le soir du 15 mars, alors qu’elle travaille dans son appartement, elle sent un rayon sur son front. Elle aperçoit par la fenêtre une BMW blanche garée devant son immeuble avec à son bord plusieurs individus, dont l’un pointe un laser sur elle. Elle appelle la police, mais aucun agent ne viendra. « Je n’aurais jamais pensé être menacée de mort alors que je défends seulement mon droit à marcher dans la rue en sécurité », a confié Andrea Noel à des médias mexicains en dénonçant les failles de la justice en matière d’abus sexuels.

Selon la Commission exécutive d’aide aux victimes (CEAV), les deux tiers des Mexicaines de plus de 15 ans ont subi une agression à connotation sexuelle. La plupart des victimes ne portent pas plainte, car seulement 2 % des délits sont jugés. Et toujours selon la CEAV, chaque jour, sept femmes sont assassinées au Mexique. Les crimes de genre sont si répandus que la population les a baptisés « féminicides ».

Le Monde

Jimmy, condamné pour 2 vols de sacs à main à l’arraché

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Un Touquettois de 23 ans vient d’être condamné à Lille à huit mois de prison, peine qui pourra être aménagée. Il était jugé jeudi en comparution immédiate pour deux tentatives de vol avec violence.

Le 22 mars à 17 h 30, avec un comparse, ils ont tenté, à tour de rôle, d’arracher leur sac à main à deux femmes qui attendaient la sortie de leurs enfants devant l’école Notre-Dame-de-la-Paix dans le vieux-Lille.

Les victimes ont été jetées par terre et se sont plaintes de douleurs aux genoux, aux coudes et pour l’une à la tête. Les magistrats se sont étonnés du profil du prévenu, inhabituel en correctionnelle. Le jeune homme s’est présenté comme designer, fabricant de meubles sur mesure. Il avait besoin d’argent pour relancer une micro-entreprise qui, dans sa première mouture n’a duré que de février à juillet 2015. Il justifie cet échec auprès des juges : « Je revenais de mission humanitaire, je faisais trop de choses, ce n’était pas le bon moment… »

Jeudi après-midi, Jimmy L. est seul dans le box des prévenus. Il ne dit rien sur son complice et sur les faits reprochés, donne au tribunal des explications que même son conseil, Me Samia Khiter estime farfelues : « J’avais besoin de liquidités. Le bois est un matériau qui coûte cher alors… J’ai pété un plomb, j’ai honte. » Il ajoute qu’il était venu à Lille voir son « assistante ». Me Khiter explique que son client est « ambitieux, prétentieux peut-être. Il aime quand ça bouge. »

Titulaire d’un bac hôtelier, Jimmy L. a déjà occupé de multiples emplois dans la restauration, il a aussi été bottier, il est passionné de voile… « Sa personnalité ne colle pas avec les faits » insiste l’avocate favorable à un travail d’intérêt général. La procureure Emmanuelle Laudic-Baron retient néanmoins « la gravité d’agressions gratuites » et requiert quatre mois de prison ferme. Le tribunal ira plus loin en doublant la peine.

La Voix du Nord

Matthew, incarcéré après s’être vanté d’avoir admonesté une musulmane dans la rue

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Auteur de plusieurs messages racistes sur le réseau social Twitter, le Britannique Matthew Doyle a été appréhendé par la police et placé derrière les barreaux après avoir violement réagi aux attentats de Bruxelles sur son compte Twitter.

Matthew Doyle, un Britannique de 46 ans qui travaillait pourtant depuis des années dans le domaine des Relations Publiques, derrière les barreaux.

L’homme a posté un tweet qui a été abondamment relayé par les membres de la communauté. Dans son message, Matthew Doyle expliquait avoir exigé d’une femme musulmane qu’elle lui explique la situation à Bruxelles, avant d’ajouter que celle-ci lui avait répondu que cela “n’avait rien à voir avec elle“.

Sur sa page Facebook et son compte Twitter, l’homme crache sa haine de l’Islam et des migrants en déclarant “qui cela peut-il bien intéresser si j’insulte ces hommes-torchons (une insulte raciste communément utilisée au Royaume-Uni pour décrire les gens originaires du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, ndlr)?”

Abondamment partagé, son tweet fait la une des médias britanniques. L’homme tente alors de noyer l’histoire en supprimant le message qui a déchainé la twittosphère. Mais le mal est déjà fait. Quelques heures plus tard, il est arrêté par la police locale et privé de liberté.

Dans un entretien avec le Telegraph, l’homme de 46 ans explique que ses propos ont été mal interprétés par les internautes. “Ce que beaucoup de gens n’ont pas compris c’est que je n’ai pas agressé la femme musulmane avec ce sujet” explique-t-il, “J’ai juste dit, ‘Excusez-moi, puis-vous demander ce que vous pensez à propos des attaques de Bruxelles?”

Le Britannique explique que la limite de signes sur Twitter l’a empêché de décrire correctement sa rencontre et d’exprimer ses sentiments. Matthew Doyle décrit ses autres messages comme des tweets incendiaires, destinés uniquement à alimenter le buzz. Selon lui, ses tweets ce jour là n’étaient rien de plus qu’une “mauvaise blague” qui “n’a rien à voir avec la personne qu’il est vraiment.”

Des explications qui n’ont visiblement pas vraiment convaincu la police londonienne, qui a choisi d’incarcérer Matthew Doyle pour incitation à la haine raciale.”

Le Soir

Jean-Marc croise son ex dans un centre commercial, il la passe à tabac

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Le couple est séparé depuis six mois. Mais, manque de bol, les anciens amants se sont croisés par hasard dans la galerie marchande de l’hypermarché Cora à Mondelange samedi 12 mars. Point de sourire gêné, à bonne distance. Les coups sont partis. En public et sous les caméras de vidéosurveillance.

L’ex conjoint, auteur des violences, peut difficilement nier les faits. D’ailleurs il n’essaie même pas. « Elle m’a mis à bout », argue-t-il, face aux magistrats du tribunal correctionnel de Thionville. Il a commencé par coincer son ancienne compagne contre le mur. Elle aurait riposté avec un coup de poing. Il l’aurait alors saisie par les cheveux. Déstabilisée, elle est tombée. Et là, une fois à terre, il l’a tapée d’un coup de pied au visage. Comme en atteste la blessure sur sa joue.

« C’est inadmissible », tempête le président du tribunal. « Je suis d’accord », concède le prévenu. Cet habitant de Rombas, âgé de 50 ans, tente de se justifier en prétendant que son ex-compagne continue de l’appeler, de le relancer malgré leur séparation.

« Ces propos me glacent le sang », s’agace l’avocate de la victime, Me Kastler. Car les coups ne datent pas d’hier. Jean-Marc Mudler a déjà été condamné en octobre dernier pour des violences répétées envers la jeune femme. Une condamnation qui, à l’époque, avait été assortie d’une obligation de ne plus entrer en relation avec elle.

Cette fois, le prévenu a été conduit directement en prison dès le jugement rendu. Il écope de 8 mois de prison ferme auxquels s’ajoutent quatre mois supplémentaires suite à la révocation partielle de sa précédente peine qui avait été prononcée avec sursis.

Républicain Lorrain

9 mois de prison pour Bernard qui a roué de coups son voisin de 95 ans

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Le visage mangé par la barbe, Bernard D.S. semble fatigué par sa garde à vue, sédaté car il menaçait de mettre fin à ses jours. Il comparaissait hier pour des faits de coups et blessures sur la personne de Joachim F., âgé de 95 ans, aveugle et diabétique. Il accepte à voix basse d’être jugé immédiatement. Affirme calmement n’avoir aucun souvenir des faits reprochés.

Les faits se sont déroulés lundi dernier, vers 17 h 30. Alors que le prévenu emménage dans sa nouvelle résidence à Aureilhan, avec sa compagne et aidé par son père, il casse une vitre, se blesse aux mains, monte chez son voisin, se fait ouvrir et lui assène un coup au visage. Le vieil homme saigne et a une dent cassée.

Le verdict est relativement clément : 15 mois d’emprisonnement dont 6 avec sursis et obligation de se soigner, ainsi que 2 ans de mise à l’épreuve, une interdiction de fréquenter les débits de boisson ainsi que l’obligation d’indemniser la victime. Il a été placé sous mandat de dépôt.

La Depeche

Valéry passe à tabac une octogénaire, vole sa carte bleue et incendie sa voiture

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Le 11 janvier, une Fourmisienne âgée de 86 ans est agressée par un homme qui s’est introduit chez elle en cassant un carreau. Il la frappe avec une barre de fer et part avec plusieurs objets dont une carte bancaire – et le code, extirpé sous la menace. La voiture de la victime, une Mercedes, sera retrouvée dégradée par un incendie.

Ils sont deux à se retrouver devant les juges avesnois ce mercredi après-midi. L’un pour le vol et l’agression ; l’autre pour recel. Le premier, Valéry Decroix, 31 ans, reconnaît l’ensemble des faits qu’on lui reproche. Les menaces, les coups… Et avoir mis le feu à la voiture.

Le deuxième, âgé de 35 ans, avoue s’être rendu sur les lieux avec le premier. Il connaissait la victime – « j’y volais des œufs de poule quand j’étais petit » – mais nie toute implication dans le vol et les violences du 11 janvier. « J’ai entendu au secours, au secours ! alors j’ai eu peur et j’suis parti. Il est violent » dit-il à la barre en pointant Valéry Decroix du doigt.

Un homme de 34 ans, également poursuivi pour recel dans cette affaire, brille par son absence. Un peu comme l’élément qu’il avait récupéré du butin : une cafetière. « Il y a quelque chose d’abject dans ce dossier. On parle de l’agression d’une femme de 86 ans qui se sent protégée chez elle dit l’avocat de la victime Me Vincent Demory. Depuis cette agression, (ma cliente) a perdu son autonomie. Elle est aujourd’hui en structure, dépendante. »

Le procureur Bruno Sauvage rappelle que Valéry Decroix s’était déjà introduit chez la victime le 28 décembre 2015 pour y voler des objets : « Il y a 14 jours entre les deux faits, avec le même mode opératoire. La deuxième fois, on monte en puissance : il frappe sa victime avec une barre de fer d’1,20 m ! Il dépense 2 060 € avec sa carte bancaire, il brûle son véhicule. Il n’y a aucune circonstance atténuante. » Il requiert quatre ans de prison.

Valéry Decroix a écopé de deux ans de prison, à effectuer sur le champ. Les deux prévenus pour recel ont été condamnés à trois mois de prison.

La Voix du Nord

Le fondateur de « Babtou solide » se filme en train de tabasser sauvagement un ex-camarade

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Le 8 octobre 2015, 5 hommes font irruptions au domicile d’Edouard Klein, ancien leader du GUD, l’un des principaux mouvements étudiants d’extrême droite. Pendant plusieurs dizaines de minutes le groupe va faire vivre un véritable calvaire à Edouard Klein : insultes, passage à tabac et humiliations. Il finira à l’hôpital.

Trois des membres de ce petit commando ont été identifiés. StreetPress vous en parlait, Loïk Le Priol, le fondateur de la marque de fringues « Babtou solide certifié » figure parmi les agresseurs. A ses côtés Logan Djian et Kleber Vidal, également membres du GUD.

Les faits

Il est un peu plus d’1 heure du matin, le 9 octobre, quand la petite bande arrive au domicile d’Edouard Klein. Sur les images, on le voit avachi dans son canapé, visiblement éméché. L’ex-gudard n’en mène pas large. Première claque balancée par Logan, ce n’est qu’un avant-goût. Nouvelle claque. Le choc est violent : Klein tombe du canapé.

« Lève-toi », lance ensuite à plusieurs reprises Loïk Le Priol avant d’ajouter :

« C’est toi l’idole du fascisme ? C’est toi le patron du GUD ? Mais t’es personne, regarde toi ! T’es personne, t’es qu’une merde ! »

Logan Djian :

« Dernière chance de te lever ou bien on te fout à poil ! »

Les injonctions à se déshabiller se poursuivent et Loïk Le Priol chuchote à Logan : « Et on le sodomisera à la fin ! » Avant de partir dans un éclat de rire. Logan tente d’arracher les vêtements de Klein, désormais au sol. Le Priol semble surexcité. Il hurle. « Enlève ton pull pédé ! » Toujours caméra à la main, il lui marche sur le visage. Des images que Mediapart a choisi de ne pas diffuser.

Humiliations

Les agresseurs entraînent la victime dans sa chambre. La lumière est éteinte, on ne distingue que des silhouettes mais on entend le son. Des insultes, des bruits de coups aussi. Klein les supplie de s’arrêter. Rien n’y fera. Loïk Le Priol se déchaine :

« Magne ta chatte putain, t’attends quoi pour te foutre à poil, dépêche-toi ! [bruit de coup] (…)Tu te dépêches ou on te pend avec [son foulard, ndlr.] »

Sur la vidéo suivante, retour dans le salon. Klein, nu comme un vers, est à genou. Son visage et une partie du parquet sont maculés de sang. Pour s’assurer du silence de la victime, Logan menace de faire circuler la vidéo. Nouveau coup de pied au visage, venu d’on ne sait où. Le Priol sort ensuite un couteau qu’il place sur la gorge de Klein. Terrorisé, il l’implore de s’arrêter.

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Dernière vidéo. Klein, toujours nu, est allongé sur le sol. Ses tortionnaires le forcent à se lever. Commentaires scabreux et menaces fusent encore. En fond sonore, on entend la Macarena. Klein est contraint à danser. Dernière phrase :

« Tu bouges bien en plus, comme une petite salope, comme tu es en fait. »

Qui sont les agresseurs ?

Derrière la caméra ce 9 octobre, l’ex-militaire Loïk Le Priol. Dans la vidéo, il se vante d’avoir « buté plus d’un mec là-bas ». StreetPress l’avait rencontré tout début mars en compagnie de sa copine Louise. Ensemble ils ont fondé la nouvelle marque de fringue à la mode à l’extrême droite, Babtou Solide Certifié. A l’époque il nous affirmait ne pas faire partie du GUD.

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David et Gaël de Calais. Julien Rochedy, l’ex-FNJ. Et le général Piquemal.

Ce 9 octobre, un autre « Babtou solide certifié » également membre du mouvement étudiant d’extrême droite, est présent dans l’appartement d’Edouard Klein : Kleber Vidal. Sur Facebook et Instagram, le barbu bodybuildé, joue l’homme sandwich pour la marque de fringue et précise qu’on peut le contacter pour passer commande. Mediapart précise qu’aucune image ne le montre portant des coups.

Chez les Vidal, l’engagement à l’extrême droite radicale est une affaire de famille. Kleber et son frère Hugo auraient grenouillé dans l’entourage de pas mal de groupuscules radicaux comme le Renouveau Français et l’Action Française. Leur père, Marc Vidal, n’est pas en reste : il serait passé par le Grece  et tient aujourd’hui la librairie  « Les oies sauvages », à Pontault-Combault (77). Au catalogue,on trouve le gratin des auteurs antisémites : le collaborationniste Henry Coston, le dignitaire nazi Hermann Goering…

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Le Priol en compagnie de Logan Djian puis de Kleber Vidal. Ce dernier fait l’homme-sandwich pour la marque Babtou solide. / Crédits : FB et Instagram

Le troisième larron impliqué dans ce passage à tabac, présenté par Le Priol comme « le patron de nous tous ici », est Logan Djian. Le jeune homme, au bras tatoué aux couleurs de la division SS Charlemagne, est passé par l’Oeuvre Française et les Jeunesses Nationalistes avant de prendre la tête du GUD à la suite d’Edouard Klein. Il est aussi mis en examen pour violence aggravée (link is external) à l’encontre de Caroline Fourest et des Femen à l’occasion d’une manif organisée par Civitas, un groupuscule catholique d’extrême droite. Il est par ailleurs le gérant du Crabe Tambour, le bar à la mode chez les « gentlemen fascistes ».

Street Press

 

Cédric, condamné pour avoir frappé des pompiers et des policiers

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Cédric Mathieu, un Sézannais de 20 ans, était déjà bien imbibé d’alcool dans la soirée du samedi 19 mars lorsqu’il a ingurgité les quelques grammes de champignons hallucinogènes qui ont achevé sa soirée à Fère-Champenoise.

Alors qu’il participait à une soirée chez une amie, le prévenu s’éclipse quelques minutes pour aller retirer de l’argent. Après trois échecs successifs pour entrer son code, sa carte est avalée par l’automate. C’est ce moment que choisit Cédric Mathieu pour ingurgiter une partie des trois grammes de champignons hallucinogènes qu’il a achetés quelques jours plus tôt.

Les psychotropes faisant leur effet, il retourne à la soirée, où, devant son état, quelqu’un appelle les pompiers et les gendarmes pour prendre en charge le mycophile à la dérive.

À la vue des uniformes, Cédric Mathieu, s’emporte, insulte et frappe à tout va : un coup de poing pour un pompier, un coup de boule pour un gendarme. Il termine sa nuit en garde en vue.

« C’est devenu une crainte pour nous d’être appelé pour être agressé », a regretté un membre du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de la Marne, venu se porter partie civile à l’audience.

Pour l’ensemble de son œuvre, le tribunal de Châlons a condamné Cédric Mathieu à une peine de huit mois de prison dont quatre avec sursis. La révocation de trois précédents mois de sursis ajoute trois mois et demi de prison ferme à sa peine. Le tribunal a par ailleurs condamné Cédric Mathieu à verser 600 euros aux pompiers ainsi que 400 euros au Sdis.

L’Union

« Putain de Français » des proches du FN mis en cause dans une vidéo choc

Mediapart s’est procuré neuf vidéos où l’on voit le chef du GUD à Paris, Logan Djian, agresser et violenter l’un des anciens responsables de ce groupuscule extrémiste. Mis en examen pour « violences aggravées », Logan Djian a vu sa détention provisoire levée contre une caution de 25 000 euros.

Des enquêteurs s’interrogent sur l’origine de cette somme, qui pourrait être liée à une société créée par Axel Loustau, trésorier du micro-parti de Marine Le Pen, conseiller régional FN et responsable du FN dans les Hauts-de-Seine.

 

200 Militants identitaires attaquent un festival LGBT a coups de pierres en Ukraine

Près de 200 militants de droite ont jeté des grenades fumigènes et des pierres sur plusieurs dizaines d’homosexuels samedi à Lviv, bastion nationaliste dans l’ouest de l’Ukraine, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Ce n’est pas la première attaque contre la communauté LGBT et cette violence homophobe ne peut qu’indigner, a déclaré à l’AFP Tetiana Mazour, directeur exécutif de l’ONG Amnesty International en Ukraine.

Chaque nouvelle attaque se produit en raison d‘une certaine impunité (des agresseurs) alors que le pouvoir ne souhaite pas réagir dûment à ces manifestations, a-t-elle ajouté.

Le chef de la police régionale cité par les médias locaux a indiqué de son côté qu‘aucun des assaillants n’avait été arrêté mais que des policiers avaient mené des entretiens pédagogiques avec ceux-ci.

Un métropolite de l’Eglise gréco-catholique ukrainienne, majoritaire et très influente dans l’ouest du pays, avait qualifié le festival de provocation et signe de guerre diabolique, y voyant une discrimination à l’encontre des valeurs familiales, dans une lettre au maire de Lviv.

L’homosexualité, qui était punie par la loi en URSS, reste très stigmatisée en Ukraine, une ex-république soviétique où l’Église orthodoxe a une forte influence dans le centre, l’est et le sud du pays et l’Eglise gréco-catholique, dans l’ouest.

Romandie

Mendiants humiliés, actes de vandalisme, affrontements… Image ternie des supporters

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La semaine européenne a été marquée par les débordements de supporters de nombreux clubs. Ceux du PSV Eindhoven, d’Arsenal et du Sparta Prague ont humilié des mendiants tandis que ceux de Manchester United et de Liverpool se sont battus.

Les supporters ne sont pas sortis grandis de la semaine européenne qui vient de s’écouler. Les dérapages se sont accumulés en marge des rencontres de Ligue des Champions et de Ligue Europa, avec notamment des débordements du côté de Madrid, Barcelone, Rome et Manchester United. Les fans du PSV Eindhoven, d’Arsenal et du Sparta Prague ayant fait le déplacement pour supporters leurs couleurs (et surtout boire beaucoup d’alcool) ont ainsi trouvé intelligent d’humilier des mendiants. Les Néerlandais, attablés à une terrasse de Madrid, ont jeté des pièces à des femmes en criant des « olé », « olé » lorsque ces dernières se baissaient pour les ramasser.

Une véritable honte, à laquelle s’est greffé ce supporter ivre du Sparta Prague urinant sur un SDF dans les rues de Rome, quelques heures avant le match retour contre la Lazio. Mais la bêtise avait également touché cette semaine certains supporters d’Arsenal.

Après s’être eux aussi moqué de mendiants, des fans des Gunners ont ouvert un extincteur dans le métro de la ville. Une scène presque aussi pathétique que les affrontements en plein match dans les tribunes d’Old Trafford tandis que Manchester United et Liverpool en décousaient sur le terrain. Un peu avant, des fans des Red Devils avaient brandi une banderole « Murderers » (criminels) à l’attention du camp adverse en référence à la tragédie de Hillsborough. Ou la stupidité à taille humaine.

Football 365