«Sale noir, je vais t’égorger», l’homme qui a agressé un septuagénaire musulman écope d’un … sursis

Le mercredi 27 juillet 2016, un homme agressait un septuagénaire musulman qui le gênait à la sortie d’un parking à Barentin, à une quinzaine de kilomètres de Rouen (Seine-Maritime). Le tout au lendemain de l’attentat terroriste qui a coûté la vie au père Jacques Hamel. Ce mercredi 9 novembre 2016, il a été condamné à cinq mois de prison avec sursis.

201251.jpg

Ce sera du sursis pour l’agresseur du septuagénaire musulman. Le mercredi 27 juillet 2016, vers 5h du matin, au lendemain de l’attentat qui a coûté la vie au père Jacques Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), un homme de 33 ans s’en prend à un septuagénaire musulman et à ses filles qui gênent sa sortie du parking à Barentin (Seine-Maritime).

« Sale noir, je vais t’égorger »

Les insultes se mettent à fuser. « Sale noir, si je descends, c’est pas pour te taper. Je vais t’égorger pour vous faire comme vous nous faites à nous. C’est pas parce que t’es en robe et avec un chapeau que tu vas faire la loi ici. Je suis Français, je suis chez moi, c’est à toi de dégager », hurle le prévenu à l’attention de sa victime d’origine sénégalaise, qui porte une djellaba et un kufi.

Puis le prévenu, fortement alcoolisé, coince la victime dans l’ascenseur, le tabasse et tente de l’étrangler avant de prendre la fuite. Le septuagénaire souffre d’hématomes et de douleurs cervicales.

Prison avec sursis

Le prévenu a été condamné à cinq mois de prison avec sursis pour agression par le tribunal correctionnel de Rouen. Il devra également accomplir 105 heures de travaux d’intérêt général et au versement de 600€ à sa victime au titre des dommages et intérêts et de 300€ pour couvrir les frais de justice. Il a cependant été relaxé pour les faits d’injures racistes et islamophobes.

Tendance Ouest

Racisme : L’État définitivement condamné pour des «contrôles au faciès»

La Cour de cassation a définitivement condamné, mercredi, l’État, pour plusieurs cas de contrôle «au faciès», et estimé qu’un contrôle d’identité discriminatoire était une «faute lourde» qui engageait la responsabilité de l’État.

police-controle-identite-facies-francesoir_field_image_de_base_field_mise_en_avant_principale.jpg

«C’est une grande victoire», a salué Félix de Belloy, avocat des plaignants, treize hommes d’origine africaine ou nord-africaine. «On sort de plusieurs décennies de non-droit en matière de contrôle d’identité. Les policiers considéraient qu’ils pouvaient contrôler sans motif, c’est terminé.»

13 hommes avaient attaqué l’État

L’affaire avait commencé en 2013, lorsque ces 13 hommes avaient attaqué l’État, dénonçant des contrôles abusifs, parfois associés à des palpations, des insultes ou du tutoiement.

Après avoir perdu en première instance en octobre 2013, les plaignants avaient fait appel, soutenus cette fois par le Défenseur des droits, Jacques Toubon. En juin 2015, la cour d’appel de Paris avait donné raison à cinq d’entre eux, condamnant l’État à verser 1 500 euros de dommages et intérêts à chacun.

> Un contrôle d’identité peut être réalisé en cas de flagrant délit, de risque à l’ordre public ou sur réquisitions du procureur de la République (article 78-2 du code de procédure pénale).

> Lorsqu’ils n’ont pas conduit au déclenchement par les autorités publiques d’une procédure judiciaire ou administrative, les contrôles d’identité ne font l’objet d’aucun enregistrement.

> En droit commun, une personne qui estime avoir fait l’objet de discrimination peut saisir un tribunal, devant lequel elle doit apporter la preuve de cette discrimination.

> En droit du travail, la personne qui estime être victime de discrimination n’a pas à en apporter la preuve, mais uniquement à présenter des éléments qui la laissent présumer. C’est au défendeur de démontrer l’absence de discrimination.

«Les contrôles sans motif, c’est terminé»

L’État s’était pourvu en cassation pour les cinq dossiers dans lesquels il avait été condamné, et les huit hommes qui n’avaient pas obtenu gain de cause en avaient fait autant. Onze des pourvois ont été rejetés. L’État a été définitivement condamné dans trois dossiers.

La Cour de cassation a précisé la façon dont la discrimination doit être prouvée : la personne s’estimant victime d’un contrôle d’identité doit apporter au juge des éléments qui laissent présumer l’existence d’une discrimination et c’est ensuite à l’administration de démontrer, soit l’absence de discrimination, soit une différence de traitement justifiée par des éléments objectifs. L’association SOS Racisme s’est félicitée de la décision, la qualifiant de «victoire historique».

Témoignage. « Bonjour monsieur, contrôle de routine. Vos papiers s’il vous plaît. Mettez-vous sur le côté. Videz vos poches, enlevez vos chaussures… Vous faites quoi là, vous habitez où ? » Ces mots-là, souvent accompagnés de palpations, Régis, 25 ans, issu d’un quartier populaire des Hauts-de-Seine, les a entendus maintes fois depuis l’adolescence. Il avait témoigné, dans Le Parisien.

Le Parisien

Portugal : La section antiterroriste arrête 20 militants néo nazis pour crimes

La section antiterroriste de la police portugaise a arrêté aujourd’hui vingt militants néo-nazis lors d’une opération à l’échelle nationale dans le cadre d’une enquête sur des tentatives de meurtre et des délits de haine raciale.

tatoo-croix1

Les personnes interpellées appartenaient à la branche locale de la Nation Hammerskin, un groupe de skinheads néo-nazis basé à Dallas, au Texas. « Dans notre pays, ils cherchent notamment à expulser toutes les minorités ethniques ou à empêcher leur entrée au Portugal », a expliqué le parquet de Lisbonne dans un communiqué.

Les faits sur lesquels la police enquêtent remontent aux années 2013-2015 et portent sur au moins une tentative de meurtre, des vols et des cas de discrimination à caractère religieux ou sexuel.

Le Figaro

Un élu FN reconnu coupable et condamné pour diffamation contre le maire de Mazamet

Reporté à plusieurs reprises, le procès pour diffamation publique intenté par le maire centriste de Mazamet (Tarn) Olivier Fabre à l’encontre de Stéphane Gallois, élu d’opposition Front national, qui a depuis démissionné du conseil, s’était enfin tenu le 5 octobre dernier devant le tribunal correctionnel de Castres.

20161109154902347-0

Mais, ceux qui s’attendaient à un jugement rapide étaient alors restés sur leur faim : il leur aura fallu attendre ce jour pour obtenir le délibéré ! Stéphane Gallois a finalement été reconnu coupable de propos diffamatoires et condamné à ce titre à une amende de 1000 €, plus 800 € au titre des dommages et intêréts au profit de sa victime. Moralité sans doute : en politique comme sur un ring, lorsque l’envie démange de dire certaines choses désagréables, mieux vaut faire en sorte qu’elles ne viennent pas aux oreilles d’un juge.

La Depeche

Quand Melania Trump travaillait illégalement aux États-Unis car elle était clandestine

En 1996, la femme du candidat républicain à la Maison-Blanche a gagné 20 000 dollars alors qu’elle n’avait pas le droit de travailler dans le pays.

161017164258-melania-trump-ac-exlarge-169

L’immigration est le sujet de prédilection de Donald Trump. Le milliardaire américain entend notamment construire un mur entre les États-Unis et le Mexique pour empêcher l’immigration illégale s’il est élu président. En attendant, sa femme Melania, immigrée slovène arrivée sur le sol américain en 1996, est rattrapée par son passé. Associated Press révèle que l’ancien mannequin a obtenu un visa de touriste « B-1/B-2 » le 16 août 1996, lorsqu’elle avait 26 ans. Visa qui ne lui donnait pas le droit de travailler aux États-Unis. Et pourtant, Melania Knavs, désormais Trump, a touché 20 056 dollars pour dix contrats de mannequinat entre le 16 août et le 18 octobre 1996, date à laquelle elle s’est finalement vue délivrer son visa de travail « H-1B ».

Melania Trump a, entre autres, travaillé pour Metropolitan International Management, agence de mannequins avec laquelle collaborait Paolo Zampolli, l’homme qui a recruté la future madame Trump. Contacté par Associated Press, Paolo Zampolli clame qu’il n’avait pas connaissance du statut de Melania Knavs à l’époque, en l’occurrence de son visa de tourisme. « Honnêtement, je ne sais pas. C’était il y a 20 ans. Le contrat avait tout d’un vrai. » Ces deux mois de travail sans permis constituent une violation des droits en vigueur sur l’immigration outre-Atlantique.

Le Point

Melania Trump, l’immigrée devenue première dame des Etats Unis

A 46 ans, Melania Trump est aujourd’hui la nouvelle « First Lady » des Etats-Unis. Portrait de la mannequin qui a fait couler beaucoup d’encre, notamment en raison de photos où elle pose nue. 

161017164258-melania-trump-ac-exlarge-169

Après avoir soutenu le candidat républicain, Melania Trump va maintenant soutenir le président des Etats-Unis. La nouvelle « First Lady » attise la curiosité, attire les regards mais également les flashs et les commentaires, souvent un brin sexistes. Tantôt présentée comme le versant « soft » des Trump, elle a aussi été régulièrement présentée comme « l’atout charme » de son mari dans cette campagne présidentielle américaine. Un atout charme dont les photos d’une séance où elle pose nue à l’époque où elle était mannequin, ont fuité il y a quelques mois dans la presse…

3 choses étonnantes à savoir sur Melania Trump
Elle a seulement 6 ans d’écart avec le premier fils de Donald Trump
Elle s’est mariée dans une robe à 200 000 dollars, dans une cérémonie luxueuse à laquelle s’est rendue… Hillary Clinton
Elle a ses propres marques de mode et de joaillerie : Malania Caviar Complexe et Melania Timepieces

La mission de Melania Trump  : lisser l’image de son époux

Elle a rencontré son époux actuel lors d’un défilé de mode et l’a épousé à Palm Beach en 2005. L’épouse de Trump a participé avec lui à plusieurs émissions de télévision, dont la propre émission du Républicain « The Apprentice ». Souvent restée en marge de la campagne, la troisième femme très sage de Donald Trump a été mobilisée dans la dernière ligne droite de l’élection américaine. À46 ans, l’ancien mannequin et immigrée slovène est montée sur le devant de la scène pour tenter de « lisser » un peu l’image bourrue de son mari. Et pourquoi pas lui faire gagner les quelques voix qui ont manifestement fait la différence au soir des résultats de l’élection américaine.

Melania Trump a même donné son premier meeting en solo, la semaine dernière, en Pennsylvanie. Un discours lors duquel elle a tenté de mettre en avant, avec une pointe de timidité, les « valeurs américaines » : autrement dit « gentillesse, honnêteté, respect, compassion, générosité ». Tout ce qui caractérise Donal Trump bien évidemment… Melania Trump a avant tout cherché à adoucir l’image de son mari. « Nous devons trouver une meilleure façon de nous parler, d’être en désaccord, de nous respecter », a insisté l’épouse de Donald Trump.

Melania Knauss, jeune fille slovène

Melania Trump, 46 ans, est une ancienne mannequin. Melania Knauss est née en 1970 à Sevnica, une petite ville de Slovénie. Son père est garagiste et sa mère créatrice de mode. Elle débute sa carrière de mannequin à 16 ans, tout en préparant un diplôme en design et en architecture, selon son site Internet. Deux ans plus tard, elle signe un contrat avec une agence milanaise. En 1996, la jeune femme s’installe à New York.

Melania et Donald Trump : depuis 1998

Melania Trump rencontre son milliardaire de mari en 1998 lors d’une soirée en marge de la Fashion Week. Les rumeurs racontent qu’elle aurait d’abord refusé de lui donner son numéro, l’homme politique âgé alors de 53 ans s’étant rendu accompagné à cet événement. Finalement, en 2004, « la Belle et la Bête » se marient à Palm Beach, en Floride. Anecdote cocasse, le couple Clinton aurait assisté aux noces. Donald Trump était en effet un donateur de leur Fondation. Pour le milliardaire, c’est déjà un troisième mariage. Ensemble, ils ont un fils, Barron, âgé de neuf ans.

Melania Trump : soutien de poids sur l’immigration

Ce n’est pas sur les réseaux sociaux que Melania Trump dévoile le quotidien du milliardaire. Alors qu’elle partageait beaucoup de photos de ses voyages et loisirs sur Twitter – et même de son fils -, elle a subitement arrêté de poster des messages après la déclaration de candidature de son mari. Elle est par la suite restée tout aussi discrète. Mais Melania Trump a fini par accorder une interview à la chaîne américaine MSNBC dans l’émission « Morning Joe » en février 2016, durant laquelle elle s’est exprimée sur les sorties polémiques de son mari.

« Je ne pense pas qu’il insulte les Mexicains », a-t-elle notamment déclaré, alors que son mari annonçait vouloir construire un mur entre les États-Unis et le Mexique pour endiguer l’immigration clandestine. « Il parle d’immigration clandestine », précise-t-elle. D’origine slovène, Melania Trump affirme elle-même avoir « suivi la loi » pour devenir citoyenne américaine. « Je n’ai jamais pensé rester ici sans papier », lance-t-elle. Et quand Donald Trump clame que les musulmans ne devraient plus avoir le droit d’entrer sur le territoire américain, là encore, Melania opine du bonnet. Pour elle, une telle mesure, provisoire, est nécessaire pour la sécurité du pays. « Il veut protéger les citoyens américains, (…) garder le pays en sécurité ».

L’Internaute

Michel Onfray : «Trump est la poupée gonflable du capital», «il se pliera au système»

Pour le philosophe, Donald Trump montre ce qu’est le capitalisme sans fard. Ce que lui reprochent ses détracteurs. Président, il se pliera au système.

naturellement-philosophe

 

Michel Onfray : Elle montre que Marx avait tort de croire que le capitalisme travaille à sa fin et que la révolution s’avère dialectiquement inéluctable ! Le capitalisme est plastique et change en fonction de l’histoire. Il s’avère increvable. Trump en est la forme contemporaine : cet homme, qui est un pur produit de la télé-réalité et de l’argent, ignore la morale et manifeste un franc cynisme en tout. Il est la figure grossière de nos petits marquis poudrés et policés de la politique. Son premier discours après qu’il a gagné les élections a été indigent, vide, creux, insipide, comme lui : des remerciements comme à la cérémonie des Césars – à mon père, à mes parents, à ma femme, à mes filles, à mon frère mort qui me voit de là-haut, etc. Rien qui ait à voir avec la grande histoire, tout qui ait à voir avec la petite, la toute petite histoire de sa petite personne. Trump est le nom du capitalisme nu. En ce sens, les médias, les élites, les sondeurs, les penseurs comme il faut le haïssent parce qu’il montre la vérité du capitalisme cynique pour lequel l’argent est le fin mot de l’histoire. Ceux qui haïssent Trump lui reprochent de montrer ce qu’est le capitalisme sans fard et de leur gâcher le travail pendant qu’eux avancent masqués. Trump est la poupée gonflable du capital.

Qu’est-ce que son élection nous dit de l’état de nos démocraties ?

Qu’elles n’ont de démocratie que le nom : le battage médiatique éhonté pour nous le présenter comme le Diable, les sondeurs qui le donnaient perdant, les économistes qui le montraient comme une catastrophe, les politologues qui le méprisaient ouvertement ont été désavoués par le peuple de l’Amérique profonde qui a dit à la nomenklatura, sinon à la mafia, dont elle ne veut plus. La désillusion viendra pourtant ! Cette élection est l’occasion de reculer pour mieux sauter. Car la brutalité du capitalisme qui produit des victimes ne sera pas remise en cause par Trump. Au contraire. Le prétendu remède que le peuple se prescrit va s’avérer un véritable poison pour lui. Le président des États-Unis est toujours l’homme de paille des lobbies, du complexe militaro-industriel, des vendeurs d’armes, de Wall Street. Il n’y a aucune raison pour que Trump s’émancipe de ces pouvoirs véritables. En régime capitaliste libéral, c’est l’argent qui fait la loi. Trump ne dérogera pas.

Trump symbolise-t-il le triomphe des passions en politique ?

Les passions sont partout ! Trump n’en a pas le monopole. Il n’y avait pas d’un côté les passions avec Trump, de l’autre la raison avec Clinton. On ne gagne pas des élections avec la raison et l’intelligence, des raisonnements et de l’analyse, mais en mobilisant les passions : la haine, le ressentiment, la vengeance, le mépris, l’agressivité, la parade, la vanité,  l’arrogance, l’orgueil font la loi. Je vous renvoie à l’actuel spectacle pitoyable des primaires de la droite et du centre… L’éthologie est la discipline avec laquelle il convient de décoder le jeu politique. On apprend plus en la matière en regardant la chaîne Animaux que la chaîne Histoire !

Existe-t-il un trumpisme français ?

Oui. Mais il n’est pas chez tel ou tel plus que chez tel autre. Car il est partout distillé en plus ou moins grande quantité dans le personnel politique français.

L’élection américaine peut-elle rebattre la présidentielle française ?

Non, je ne crois pas. La présidentielle française nous invite à changer le ruban du paquet cadeau, mais pas son contenu : le prochain président de la République française sera un libéral. Libéral de droite, libéral du centre, libéral de gauche, libéral d’ailleurs, mais libéral. Il restera dans le cadre de l’Europe libérale pour laquelle le marché doit faire la loi. Après avoir parlé de la France avec des trémolos dans la voix pendant la campagne, le président nouvellement élu ira prendre ses ordres à Bruxelles. Et la France sera dans la rue dans les mois qui suivront…

Le Point

La victoire de Donald Trump donne des ailes à l’extrême droite

La victoire de Donald Trump aux États-Unis a suscité un électrochoc en France, où l’hypothèse d’une victoire de la chef de l’extrême droite Marine Le Pen à la présidentielle de 2017 est soudain devenue plus plausible.

Marine le pen colere atatque fn front national

«Félicitations au nouveau président des États-Unis Donald Trump et au peuple américain, libre!»: la présidente du parti Front national n’a pas attendu l’annonce des derniers résultats pour se réjouir.

Tous les sondages prédisent qu’elle se qualifiera au second tour de l’élection présidentielle mais lui promettent une défaite lors du duel final, probablement face au candidat de droite.

Toutefois, les enquêtes d’opinion n’avaient anticipé ni la victoire de Donald Trump, ni le vote en faveur du Brexit et l’extrême droite française espère bien humilier les sondeurs à son tour.

«Le système et les sondages, + ça Trump énormément +» s’est ainsi amusé Jean-Lin Lacapelle, un cadre du FN.

Le risque d’une réplique française au séisme américain a suscité une avalanche de réactions inquiètes dans le reste de la classe politique française.

L’élection américaine «veut dire que le populisme extrême peut gagner», a commenté l’ancien Premier ministre de droite Jean-Pierre Raffarin. «Mme Le Pen, avec des réponses simples, peut gagner en France».

«Ce qui est possible aux États-Unis est possible en France», a renchéri son successeur Dominique de Villepin, tandis que le quotidien de gauche Libération y voyait un «avertissement supplémentaire pour ceux qui pensent que Marine Le Pen ne peut parvenir au pouvoir en France en 2017».

Pour le président François Hollande, il est impératif de «prendre conscience des inquiétudes qui sont provoquées par les désordres du monde dans tous les peuples y compris dans le peuple américain, première puissance du monde».

Car le contexte actuel joue en faveur de Marine Le Pen.

Sur le plan international, le flux migratoire sans précédent en Europe depuis la Seconde guerre mondiale favorise les discours ultra-nationalistes, anti-européens et xénophobes qui, outre la France, ont également percé en Autriche, Allemagne, Hongrie, Pologne, Pays-Bas, Danemark…

En France, les multiples attentats jihadistes depuis 2015 (238 morts) ont concentré les discours sur la sécurité, l’immigration, l’identité, l’islam, des thèmes portés par le FN depuis sa création en 1972.

Le parti profite aussi du discrédit des partis de gouvernement: l’impopulaire président Hollande a plongé la gauche dans le marasme, à droite la primaire a déclenché une guerre des chefs.

Autre «avantage énorme, Marine Le Pen n’a jamais participé au pouvoir. Ca gomme beaucoup d’aspects peu crédibles de son programme», soulignait récemment le chercheur Jean-Yves Camus.

«Nous ne sommes pas du sérail», déclarait-elle d’ailleurs sur CNN en septembre, en se comparant à Donald Trump. «Nous n’allons pas prendre d’ordres auprès de telle puissance financière ou de tels intérêts de multinationales.»

Dans une optique de conquête du pouvoir, la présidente du Front National s’est attachée depuis 2011 à «dédiaboliser» l’image du FN, prenant ses distances avec les saillies racistes et antisémites de son père, sans renoncer aux fondamentaux du parti.

Cette stratégie lui a permet de capter des électeurs de droite sensibles à ses thèses anti-immigration et, à gauche, des déçus des politiques économiques notamment sur le front du chômage. Depuis 2012, le FN a progressé à chaque scrutin pour arriver en tête au premier tour de régionales l’an dernier avec un score historique de 28%.

Malgré tout, son image reste clivante et son programme économique, notamment la sortie de l’euro, inquiète. Et le système électoral français risque de lui compliquer la tâche.

Pour le politologue Joël Gombin, «l’élection présidentielle, qui a un mode de scrutin majoritaire à deux tours, impose de disposer d’une coalition électorale pour l’emporter et de convaincre au-delà de son camp».

Or, depuis 1958 «aucun parti n’a réussi à dépasser seul la barre des 50% des voix exprimées» et «le FN est justement dans ce refus des alliances», ce qui le rend attractif mais le prive de réserves de voix au second tour, selon lui.

En 2002, Jean-Marie Le Pen s’était ainsi hissé au second tour de la présidentielle, profitant de la dispersion des voix de gauche. Mais il avait été laminé au second tour, la gauche ayant appelé à se reporter sur le candidat de droite Jacques Chirac pour le bloquer.

L’Avenir

Syrie: 20 civils tués par une frappe de la coalition dirigée par Washington

Vingt civils, dont deux enfants, ont été tués dans la nuit par des frappes de la coalition dirigée par les Etats-Unis sur un village près de Raqqa, bastion du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, a affirmé mercredi une ONG.

capture-decran-2016-11-03-a-01-29-17

La coalition a déclaré avoir mené des frappes dans le secteur sans être capable dans l’immédiat d’affirmer s’il s’agissait des mêmes raids.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a précisé que 32 personnes avaient également été blessées dans les frappes mardi soir sur le village d’al-Hicha.

« Le bilan des morts s’élève à 20 civils, dont neuf femmes et deux enfants », a précisé Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH qui avait fait état dans un premier temps de 16 morts.

Le village, contrôlé par l’EI, a aussi été la cible d’un assaut par les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par la coalition internationale, qui ont lancé samedi une offensive en vue de reprendre Raqqa, le fief du groupe jihadiste en Syrie.

Une porte-parole des FDS, une alliance arabo-kurde, a démenti la mort de civils. « Rien de tel s’est passé, et ces accusations sont le fait de l’EI », a déclaré à l’AFP Jihan Cheikh Ahmad.

La coalition internationale conduite par les États-Unis a confirmé pour sa part, après un premier examen de l’incident, avoir bien mené des raids dans le secteur mentionné.

« Cependant, des informations spécifiques sont nécessaires pour déterminer si la coalition est responsable » des frappes ayant conduit à la mort de civils, a déclaré à l’AFP le colonel américain John Dorrian, un porte-parole de la coalition.

Il a encore souligné que la coalition « adhérait à toutes procédures visant à minimiser les risques pour les non-combattants ».

Les FDS ont en outre affirmé dans un communiqué que six jihadistes de l’EI avaient été tués par les frappes de la coalition sur ce village précisant que le groupe ultra-radical empêchait les civils de quitter la localité pour qu’ils servent de « boucliers humains ».

L’Orient Le Jour

Palestine Occupée : israël condamne 3 Palestiniens mineurs à plus de 10 ans de prison

Israel a condamné aujourd’hui à plus de dix ans de prison trois Palestiniens mineurs reconnus coupables d' »attaques au couteau », dont l’une des plus marquantes dans la vague de violences en cours depuis l’automne 2015.

image.png

Un tribunal israélien de Jérusalem a condamné à 12 ans de prison Ahmed Manasra, 14 ans, reconnu coupable d’avoir blessé deux jeunes juifs à l’arme blanche le 12 octobre 2015 en Cisjordanie occupée.

Ahmed Manasra, alors âgé de 13 ans, et son cousin Hassan, 15 ans, avaient poignardé deux jeunes juifs dans la colonie de Pisgat Zeev à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée et annexée par Israël.

Le Figaro

Tourcoing : une croix gammée et «white power» tagués sur le volet de la mosquée

Très mauvaise surprise dimanche pour les fidèles de la mosquée Er-Rhama, installée dans une maison, rue Gambetta. En effet, dans la nuit de samedi à dimanche, ont été taguées sur les volets une croix gammée et une croix celtique représentant le « white power ».

B9710169687Z.1_20161107183604_000+GES7UOQAU.1-0.jpg

Selon les représentants de la mosquée, qui ont porté plainte ce lundi matin, du jambon a également été retrouvé sur la porte.

La police scientifique est venue faire les relevés d’usage en fin de matinée, avant que ne soient effacés ces tags nauséabonds.

Les anciens ont été particulièrement choqués après la découverte des tags, dans un contexte difficile pour les musulmans. «  On n’a jamais eu de problèmes jusque-là  », explique un représentant de la mosquée, évoquant peut-être une plaisanterie de très mauvais goût de quelques jeunes manquant (sérieusement) de connaissances et de culture.

La Voix Du Nord

 

L’islamophobie est une «imposture» : L’Observatoire contre l’islamophobie du CFCM cesse le contact avec la Licra

17-34-55-zekri

La Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), au travers de son président Alain Jakubowicz, veut « reprendre le combat contre cette imposture qu’est le concept d’islamophobie »

A ses yeux, « le concept d’islamophobie est un détournement de la lutte contre le racisme antimusulman qui n’a rien à voir avec l’antiracisme ». Ces mots, extraits de tweets publiés samedi 5 novembre, ont été relayés lors du colloque « Faux amis de la laïcité et idiots utiles » organisé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale par le Comité Laïcité et République et la Licra.

Depuis, les critiques pleuvent contre l’organisation antiraciste. L’Observatoire national contre l’islamophobie, rattaché au Conseil français du culte musulman (CFCM) a réagi, mardi 8 novembre, pour dénoncer une « phrase-bombe » de la Licra « qui risque d’ouvrir un fossé entre les différentes composantes de notre pays et de construire un mur, principalement entre les citoyens français de confession ou de culture musulmane d’une part et les citoyens français de confession ou de culture juive d’autre part ». L’instance annonce « cesser, à partir de ce jour, tout échange ou contact avec la LICRA tant qu’elle ne revient pas sur sa position qui a soulevé au sein des associations musulmanes et autres, un tollé général ».

« Il se permet de nier le phénomène réel »

Selon le président Abdallah Zekri, Alain Jakubowicz « n’est plus désormais crédible pour parler du racisme, car il fait une distinction entre les formes de discrimination. Il se permet de nier le phénomène réel et combien (il est) inquiétant. Le président de la LICRA a-t-il oublié que son rôle est de réunir le plus grand nombre de citoyens contre tous les racismes et non de cliver l’opinion et de diviser les différentes communautés culturelles ? ».

 


L’islamophobie est une «imposture» : le président de la Licra fait polémique

Dans une série de tweets postés ce week-end, le président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme condamne le concept d’islamophobie…

Capture d’écran 2016-11-08 à 17.26.41.png

L’islamophobie : réalité ou vue de l’esprit ? Ce week-end, un tweet publié par le président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a mis le feu aux poudres. Sur le réseau social, Alain Jakubowicz appelle à « reprendre le combat contre cette imposture qu’est le concept d’islamophobie ». Des propos qui n’ont pas manqué de susciter la controverse.

Un débat sémantique qui fait débat

Pour le président de la Licra, il faudrait, pour être juste sur le plan sémantique, parler de « racisme anti-musulmans », l’islamophobie n’étant à son sens pas une notion évidente, mais plutôt « un détournement de la lutte contre le racisme anti-musulmans qui n’a rien à voir avec l’antiracisme ».

Si le président de la Licra rejette en bloc la notion d’islamophobie, pour la Ligue des droits de l’homme (LDH), le terme, « bien qu’il provoque un certain nombre de polémiques, est assez largement utilisé et compris dans le débat public, souligne Françoise Dumont, la présidente de l’association. Ce terme est même utilisé par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), qui n’est pas réputée pour sa complaisance ou son impartialité. » D’ailleurs, l’association indique utiliser ce terme : « si cela permet de mieux décrire un certain nombre d’actes violents, discriminants ou stigmatisants à l’égard des Français de confession musulmane, je ne vois pas où est le problème », poursuit Françoise Dumont.

Du côté de l’Observatoire de la laïcité, l’instance placée sous l’autorité de Matignon, on se refuse à « entrer dans un débat sémantique sur l’islamophobie – typiquement français – qui éloigne des véritables problèmes, estime son rapporteur général, Nicolas Cadène. En revanche, il n’est pas question de transiger sur le fait que l’on doit condamner toutes les violences à l’égard des Français au motif qu’ils sont musulmans ».

« C’est jeter de l’huile sur le feu »

Dans le milieu des associations antiracistes, le positionnement d’Alain Jakubowicz passe mal et laisse perplexe. « Dans le contexte actuel, c’est jeter de l’huile sur le feu », regrette Françoise Dumont. D’autant que, pour la présidente de la LDH, « lancer de telles polémiques sur Twitter, où les messages courts sont forcément lapidaires, est totalement inapproprié en général, et en particulier de la part du président de la Licra. Qu’il refuse d’utiliser ce terme est une chose, qu’il se lance dans une polémique sur ce réseau social en est une autre. »

Dans un contexte « extrêmement tendu par rapport à ces questions-là, il faut être conscient qu’il ne faut pas tenir de propos risquant d’attiser davantage les tensions, recommande Françoise Dumont. Depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, la communauté musulmane a été très visée. Quand on est animé par le vivre ensemble, il ne faut pas jouer avec ça ».

Outré par le positionnement d’Alain Jakubowicz, le journaliste Claude Askolovitch lui a fait savoir sa façon de penser sur Twitter.

Pour les défenseurs de la laïcité ou des droits de l’homme, ce débat sémantique ne doit pas nier la réalité des actes antimusulmans ni la souffrance des musulmans de France. Que l’on parle d’islamophobie ou de racisme antimusulman, « la stigmatisation de la communauté musulmane, en particulier des femmes voilées, n’est pas une simple vue de l’esprit, elle est réelle », insiste Françoise Dumont. « De fait, les actes antimusulmans sont en hausse, rappelle Nicolas Cadène. Il faut lutter contre au même titre qu’il faut lutter contre les actes racistes et antisémites ».

20 Minutes

La nouvelle petite amie du prince Harry victime de racisme car elle est métisse

Le palais de Kensington, qui gère la communication du prince, a confirmé, ce mardi, la romance entre le prince Harry, 32 ans, et l’actrice américaine Meghan Markle qui joue dans la série « Suits: avocats sur mesure ».

le-prince-harry-denonce-le-harcelement-envers-sa-petite-amie.jpg

« Que la presse réfléchisse avant de faire d’autres dégâts »

L’actrice métisse de 35 ans se présente sur son compte Twitter officiel comme une « actrice, activiste, lady, gourmet, voyageuse de ce monde magnifique et créatrice de TheTig.com », un site internet réunissant des articles sur l’art de vivre, la mode et les voyages.

Normalement, le palais ne fait pas de commentaires sur la vie privée de la famille royale. Mais le prince Harry « a demandé à ce que ce communiqué soit publié dans l’espoir que la presse fasse une pause et réfléchisse avant de faire d’autres dégâts », explique Jason Knauf, chargé de communication.

« Le sexisme et le racisme des médias sociaux »

Ainsi, le palais de Kensington a fait savoir que le fils cadet de Diana était « inquiet pour la sécurité de Mlle Markle et est profondément déçu de ne pas avoir été en mesure de la protéger. Il n’est pas normal que Mlle Markle soit sujette à une telle tempête après quelques mois de relation », est-il également écrit dans ce communiqué que Jason Knauf a lui-même qualifié « d’inhabituel ».

Le prince Harry a ainsi décidé de dénoncer notamment « le dénigrement en une d’un quotidien national »« le sexisme et le racisme des médias sociaux » et les tentatives d’intrusions illégales de journalistes ou photographes au domicile de l’actrice.

 

« Ce n’est pas un jeu, c’est sa vie à elle »

Harry, cinquième dans l’ordre de succession au trône britannique derrière son père Charles, son frère William et les deux enfants de celui-ci, « sait que les commentateurs vont dire que c’est « le prix qu’elle doit payer » ou que « ça fait partie du jeu ». Ce n’est pas un jeu, c’est sa vie à elle » et celle du prince, note encore le communiqué.

Meghan Markle vit au Canada. Elle est la fille de Thomas W. Markle, directeur de la photographie de séries télévisées et de Dorias Markle, professeure de yoga noire américaine. La jeune femme a divorcé en 2013 du producteur américain Trevor Engelson après deux ans de mariage.

Ouest France

 

La motion FN contre les migrants rejetée au conseil municipal d’Abbeville

50735748_B9710171169Z.1_20161108140312_000_GDU7UPLTR.1-0.jpg

Si le conseil municipal de lundi soir a été nettement moins mouvementé que le précédent, le sujet de polémique a été une nouvelle fois l’accueil de migrants à Abbeville. Ces derniers sont 27, orientés ici par la préfecture suite au démantèlement de la jungle de Calais ; ils sont hébergés dans des logements privés et accompagnés par des associations. Le groupe Abbeville Bleu Marine (Front national) a encore présenté une motion sur le sujet, cette fois pour demander que la population soit consultée en cas de nouvelles arrivées. Patricia Chagnon a notamment parlé de «  tsunami migratoire  », et accusé le maire socialiste Nicolas Dumont d’éviter le débat.

« La compétence de l’État »

Celui-ci a rappelé que ces personnes étaient des demandeurs d’asile, dont la prise en charge relève de «  la compétence de l’État  », suivant les engagements internationaux de la France. «  En aucun cas l’État demande l’avis d’un maire  », a-t-il insisté, précisant qu’il soutenait cette décision. Il a également accusé son opposante d’alimenter les rumeurs. Et noté que cette motion était présentée par les élus FN partout en France. Valérie Muller, du groupe Communistes et apparentés, a elle aussi dénoncé le discours du FN, adressant au contraire «  un message d’accueil  » aux réfugiés, suivant les valeurs «  d’hospitalité, de solidarité et de liberté  » de la République.

Stéphane Decayeux (Les Républicains), chef du groupe « Oui c’est possible », a également réagi. Critiquant l’amalgame entre migrants économiques et réfugiés, il a souligné : «  LaFrance est une terre d’asile. Elle s’honore d’accueillir ces populations en déshérence.  » Il a toutefois prôné «  une certaine modération  » pour pouvoir offrir «  des perspectives d’intégration  » à ces personnes.

Devant un public fourni, notamment composé de membres de la Ligue des Droits de l’Homme, la motion a été rejetée à une très large majorité, seules les deux élues du groupe FN votant pour.

Courrier Picard

Trafic d’armes : un ex-candidat FN condamné à 2 ans de prison

Il menait un trafic d’armes dans sa boutique d’antiquités: le tribunal correctionnel de Reims a condamné ce mardi une ex-figure locale du FN à 2 ans de prison et une interdiction de détenir une arme pendant dix ans.

Cette sentence est plus clémente que les réquisitions du procureur qui demandait une peine de 2 ans et demi à l’encontre de Thierry Maillard, ex-candidat FN aux élections cantonales en 2011 qui a quitté le parti depuis.

 

Les deux autres prévenus, un cafetier de Reims et un autre ex-candidat FN aux cantonales de 2011 dans la Marne, ont été condamnés respectivement à 10 et 12 mois avec sursis et l’interdiction de détenir une arme pendant 10 ans.

La condamnation étant assortie d’un mandat de dépôt, Thierry Maillard est sorti menotté en criant « Vive la France, à bas la République ! »

Le Figaro


Deuxième procès pour un ex-militant FN de Reims jugé pour trafic d’armes

L’ancien militant d’extrême-droite Thierry Maillard est jugé ce mardi pour trafic d’armes devant le tribunal correctionnel de Reims. Lors d’une première audience, en mai, le procureur avait requis cinq ans de prison ferme contre lui. 

thierry-maillard-vincent-tilliole-trafic-darmes-candidat-fn-police-racaille-cite.jpg

Au total, 39 armes ont été saisies chez Thierry Maillard et ses complices présumés, dont un fusil d’assaut automatique et un pistolet mitrailleur, mais également plus de 4.000 cartouches de différents calibres et 41 chargeurs. Lors d’une première audience au tribunal correctionnel de Reims en mai dernier, le procureur de la République avait requis cinq ans de prison ferme contre l’ex-figure du FN rémois.

Expertise balistique

Pour le procureur, « le commerce illégal d’armes ne fait aucun doute« . Le procureur insistait notamment en mai dernier sur l’organisation des acteurs du trafic qui utilisaient un langage codé pour nommer les armes. Des accusations réfutées par Thierry Maillard qui se présente comme un collectionneur, « un accumulateur compulsif« . Le prévenu évoque « le plaisir d’avoir des armes et les toucher« . Une nouvelle audience se tient ce mardi 8 novembre car le tribunal a demandé une expertise balistique des armes saisies, ce que l’avocate de Thierry Maillard réclamait.

Évacué de la salle d’audience

A son arrivée à l’audience ce mardi en début d’après-midi, Thierry Maillard semblait décidé à afficher sa sérénité face aux poursuites à son encontre. Cependant, quelques minutes plus tard, le ton est monté et le prévenu a été évacué de la salle d’audience.

France Bleu

Les intox du FN sur les « privilèges » des migrants face aux Français

Le parti d’extrême droite diffuse une série de tracts qui oppose la situation des migrants aux étudiants, agriculteurs ou mal-logés français. Avec des arguments trompeurs et erronés.

5026854_6_3a52_2016-11-07-b451320-23802-1dgcxit-v6eq99hpvi_256307b74880ab96064cacbf87d10c9f

Des cadres du Front national, Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen en tête, partagent depuis jeudi 3 novembre des messages signés « Jeunes avec Marine » qui opposent la situation des migrants avec différents groupes de citoyens français. Chacune de ses publications a été partagée des centaines de fois sur Facebook et Twitter, comme on peut le voir sur la seule page du sénateur FN David Rachline.

Sauf que cette campagne de communication se base sur des exemples déformés, voire complètement malhonnêtes.

1. L’agriculteur qui « vit avec 284 euros par mois »

CE QUE DIT LE FN

5026853_6_ae25_2016-11-07-b5c9ce5-29850-1qxnpnm-ebvp9zfr_7e2d3552e172fca5002e7ad4b0bdff01.png

POURQUOI C’EST FAUX

Aucun détail n’est donné sur « Pierre », l’agriculteur en retraite, mais cette présentation est pour le moins étonnante. Toute personne de nationalité française de plus de 65 ans qui réside dans le pays peut en effet bénéficier au minimum de l’Allocation de solidarité aux personnes âges, qui représente 801 euros par mois pour une personne seule sans revenus.

Plus largement, les exploitants et salariés agricoles n’ont pas un régime de retraite des plus favorables. Certains agriculteurs percoivent certes des pensions inférieures à 800 euros par mois. Mais dans ce cas, ils peuvent demander un complément de l’Aspa calculé en fonction de leur rente mensuelle, si les revenus du foyer ne dépassent pas le plafond de prévu. Ce qui est faux dans tous les cas, c’est d’affirmer qu’un agriculteur seul n’a pas le droit à des aides s’il touche une faible retraite.

Du côté des demandeurs d’asile, le chiffre de 330 euros mensuels correspond à l’Allocation pour demandeur d’asile versée à une personne seule sans place d’hébergement (le montant est de 204 euros avec hébergement). Cette aide ne concerne que le cas de l’asile, pas les autres migrants.

Il est donc erroné d’affirmer qu’un agriculteur retraité serait moins bien loti qu’un migrant qui touche 330 euros par mois.

2. Les migrants logés au détriment des étudiants

CE QUE DIT LE FN

5026855_6_75e6_2016-11-07-e479d3f-23511-8phf87-2wxy74x6r_19e96078c8beee426cd539333508df7e

POURQUOI C’EST TROMPEUR

Là aussi, aucune précision n’est donnée sur le cas de cette prétendue « Julie ». On sait en revanche sur quels critères le Centre régional des œuvres universitaires (Crous) de Lille gère son parc de logements étudiants, comme il l’explique sur son site Internet :

« Les logements sont attribués en priorité aux étudiants déjà logés qui demandent leur maintien dans la même résidence, aux étudiants boursiers gérés par Campus France, aux étudiants de niveau BAC + 5 et plus, puis aux étudiants dont le niveau d’études est le plus élevé. »

A titre d’exemple, un étudiant enfant unique dont la famille gagne 25 000 euros annuels est boursier, selon le calculateur du Crous. C’est également le cas pour un foyer avec trois étudiants dans l’enseignement supérieur qui déclare 60 000 euros par an de revenus.

L’académie de Lille accueille environ 160 000 étudiants chaque année, selon les chiffres ministériels, pour seulement 10 175 places de logements au Crous de Lille. L’académie fait à ce titre partie des plus mauvais élèves en France, selon un rapport de la Cour des comptes publié en 2015.

Tous les publics ne sont pas affectés de la même manière par cette situation. « Pour les étudiants boursiers, ça va, mais c’est très compliqué d’avoir accès aux logements étudiants pour les autres, surtout les étudiants étrangers », note Anouar Benichou, président du syndicat étudiant UNEF à Lille.

Quant aux migrants accueillis à Lille après le démantèlement du camp de Calais, il s’agit de « 80 bénéficiaires de l’asile, inscrits par ailleurs à l’université Lille-III », indique-t-on au Centre national des œuvres universitaires (Cnous). Par ailleurs, la résidence Galois sur le campus de Villeneuve-d’Ascq, qui accueille ces demandeurs d’asile, est vouée à la destruction et ne devait accueillir personne au cours de l’année universitaire 2016-2017. La nature du bâtiment utilisé ainsi que le faible nombre de cas concernés fait qu’il est pour le moins disproportionné d’imputer le manque de logements étudiants à Lille à ces demandeurs d’asile.

3. Les logements sociaux « saturés par l’immigration »

CE QUE DIT LE FN

5026856_6_83a4_2016-11-07-928ad70-30519-lmfy51-hpnpom9529_94083a06af2bd3256cd7b19214b1a064.jpg

POURQUOI C’EST TROMPEUR

Le FN prend là aussi des libertés avec la réalité, pour plusieurs raisons :

1. Les Français ne sont pas privés d’aides. D’abord, le parti d’extrême droite occulte les différents dispositifs d’hébergement d’urgence, de transition, puis de réinsertion dont les Français peuvent bénéficier. Sans nier l’ampleur du mal-logement, qui touche selon la Fondation Abbé-Pierre 3,8 millions de Français, dont 141 500 sans domicile et 85 000 dans des habitations de fortune, il est trompeur de laisser penser qu’une femme avec un enfant serait privée de toute aide de l’Etat.

2. Les migrants n’ont pas tous accès au logement social. Les migrants en situation irrégulière ou en cours de régularisation n’ont pas accès aux logements sociaux. Les réfugiés, quant à eux, ne peuvent y avoir accès qu’à la marge, dans des zones qui disposent de logements vacants, comme l’explique le ministère de l’intérieur sur son site.

Quant aux nouveaux arrivants en France en situation régulière, ils étaient 26 % à occuper un logement social en 2010, selon des statistiques ministérielles. Sachant qu’ils paient dans ce cas un loyer, comme tout autre occupant.

Il faut également rappeler qu’un peu plus d’une personne sans domicile sur deux (53 %) est de nationalité étrangère, selon les chiffres de l’Insee pour l’année 2012. Alors que les étrangers représentent 6,4 % de la population.

3. Les logements sociaux ne sont pas « saturés » uniquement à cause de l’immigration. Les ménages immigrés (naturalisés français compris) représentaient environ un résident en HLM sur six (16,5 %) en 2006, selon les chiffres du ministère de l’intérieur.

Le Monde