Déjà condamné pour viol en 2009, Jean-loup jugé pour agressions sexuelles

Déjà condamné pour viol devant les assises en 2009, Jean-Loup écope de cinq ans d’emprisonnement ferme pour agression sexuelle.

PALAIS JUSTICE ILLUSTRATION

Il n’a pas sa langue dans sa poche et compte bien se faire entendre. Mercredi, Jean-Loup, 45 ans, dont dix-sept de prison et six de foyer, a largement animé les débats. Pas forcément à son avantage.

Les traces de coups, celles de sperme et de sang retrouvées dans l’appartement et sur Annabelle, posent question. Pour le prévenu, elle lui a fait une fellation sur son injonction, point barre.

La Nouvelle République

Anthony condamné à 3 ans ferme pour avoir tenté d’égorger un SDF

Hier après-midi, Anthony Baumel, marginal figeacois de 47 ans, était jugé devant le tribunal de Cahors en comparution immédiate pour avoir donné un coup de couteau à la gorge à un autre SDF de Figeac. L’agression s’est déroulée mercredi en fin de matinée dans les locaux du Secours catholique de la ville où sont, plusieurs fois par semaine, servis des repas aux plus démunis.

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Ce jour-là, Anthony Baumel arrive pour la distribution alimentaire, ivre et sous l’emprise de stupéfiants. «Vous vous êtes adressé à lui de manière un peu musclée, en lui demandant ce qu’il faisait là, en lui disant de dégager. Un témoin dit même que vous avez menacé de l’égorger», rappelle la présidente du tribunal. Les deux hommes qui se connaissent depuis près de vingt ans sont en conflit ouvert.

Le drame a été évité de peu : la lame a frôlé la jugulaire et a causé une plaie pénétrante de plusieurs centimètres. «A 3 millimètres près, le pronostic vital était engagé» précisera même le procureur de la République, Nicolas Septe lors de ses réquisitions.

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur en condamnant Anthony Baumel à 36 mois de prison ferme ainsi qu’à la révocation de son sursis de mise à l’épreuve de 4 mois.

La Depeche

Pierre, un violeur en série jugé pour agressions sexuelles sur une fillette

Des faits de viols, requalifiés en agressions sexuelles, commis par un récidiviste ont été jugés à Créteil selon la procédure rapide de la comparution immédiate, qui réduit les droits de la défense et ceux de la victime.

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« Si l’affaire n’était pas aussi grave, lâche un magistrat, on pourrait parler d’un Tribunal des flagrants délires. » Mardi dernier, Pierre P., un récidiviste, a été condamné à quinze ans de prison et à un suivi sociojudiciaire avec injonction de soins par le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) pour agression sexuelle.

Au départ, il s’agit d’un dossier de viol, un crime passible de la cour d’assises.

Tout démarre en août, lorsqu’une adolescente de 15 ans porte plainte au commissariat d’Athis-Mons (Essonne) à l’encontre de son grand-père adoptif âgé de 60 ans. Placé en garde à vue, il reconnaît les faits qui se sont déroulés par épisodes à partir de 2010, alors que la jeune fille était âgée de 9 ans, jusqu’en 2016.

Pierre P. avait déjà été condamné en 1997 à dix-huit ans de prison par une cour d’assises pour de multiples viols intrafamiliaux. A Créteil, il était donc en état de récidive légale. Le procureur a requis douze ans de prison.

Le Parisien

Gaëlle et Kévin jugés pour un rodéo en ville et un braquage d’un bar-tabac

Un rodéo en ville et le braquage d’un bar-tabac avec une carabine en présence d’une vingtaine de clients. Le passage à Chalon d’un couple de jeunes Bisontins, en janvier 2015, n’était pas vraiment passé inaperçu. Le tribunal n’a pas retenu la drogue comme une circonstanjugé pour un ce atténuante.a-beaune-le-couple-avait-abandonne-sa-voiture-endommagee-et-avait-braque-un-automobiliste-pour-fuir-avec-le-vehicule-photo-d-archives-anne-lise-bertin-1479502853.jpg

Le 12 janvier 2015 à 11 h 40, une Mercedes défonce la terrasse du restaurant La Réale à Chalon. Elle percute une voiture et, 5 minutes plus tard au bar l’Hippodrome avenue de Paris, un homme à côté du même véhicule asperge les passants avec une bombe lacrymogène. Pendant ce temps, une femme armée d’une carabine calibre 12 mm chargée entre dans le bar et hurle : « C’est un hold-up, donnez moi la caisse ! ». La braqueuse s’enfuit avec plus de 1 000 € en numéraires, au milieu de clients médusés.

« Donnes moi ta voiture ou je te bute ! »

Vingt minutes plus tard à Beaune, la même femme met en joue une conductrice pour tenter de lui voler sa voiture. Quelques instants plus tard, c’est un homme qui sort de la Mercedes avec la même arme et hurle à un automobiliste : « Donnes moi ta voiture ou je te bute ! ». Le couple parvient à s’enfuir avec la voiture volée mais sera finalement interpellé à Fixin, en Côte-d’Or toujours.

Des victimes traumatisées quelques jours après Charlie Hebdo

L’homme, au casier judiciaire chargé et au profil impulsif, joue de son côté la carte de l’amnésique. « Depuis le jour du nouvel an, je ne me rappelle pas.

Le procureur, Damien Savarzeix, a ciblé principalement le prévenu, Kévin Berardi, 26 ans parlant de coaction.

Concernant l’autre prévenue, Gaëlle Maillard, sans casier judiciaire, son avocate reconnaît des « défauts » mais avance qu’elle était « dans une démarche de dignité. Il n’y a pas d’emprise d’amour mais de la peur, elle s’est laissée embarquer, et lui aussi. »

La jeune femme a écopé de 4 ans de prison, dont 1 an avec sursis et mise à l’épreuve. L’homme s’est vu signifier une peine de 7 ans de prison ferme. Les deux détenus sont repartis en prison pour purger cette peine.

Le JSL

Sarkozy éliminé dès le 1er tour de #LaPrimaire


Exclusif Coup de tonnerre lors des Primaires de la droite et du centre. L’ex-président est éliminé dès le 1er tour. François Fillon et Alain Juppé sont au coude à coude.

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Depuis 2012, il ne rêvait que de ça: sa revanche. Etre réélu président en 2017. Mais ce soir, ce sont les électeurs de droite et du centre qui éliminent Nicolas Sarkozy. L’ex-président n’a pas réussi à convaincre sa famille politique qu’il était l’homme que la France attendait pour l’alternance. Son score varie entre 22 et 25%, selon les premières estimations à la sortie des urnes.

Nicolas Sarkozy est loin, très loin d’Alain Juppé et de François Fillon. Les deux ex-premier ministre font la course en tête avec plus de 31% des votes pour les deux. Il faudra attendre l’annonce officielle pour le détail. Mais le deuxième tour, la semaine prochaine, s’annonce passionnant. Car la dynamique enclenché par François Fillon met à mal la confiance d’Alain Juppé. Pourtant favori depuis plus d’une année.

Double surprise donc. L’excellent résultat de François Fillon et l’élimination de Nicolas Sarkozy. Est-ce la retraite politique pour l’ex-président de la République aujourd’hui âgé de 61 ans.

Pendant 7 ans, Jean-Marie violait sa belle-fille mineure au parloir sous l’oeil de la mère

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L’homme, décrit comme autoritaire, impulsif et violent, exerçait une emprise malsaine sur son épouse et ses enfants. Un quadragénaire a été condamné samedi par la cour d’assises du Vaucluse à 18 ans de réclusion criminelle pour avoir violé pendant sept ans sa belle-fille, de ses 10 à 17 ans. Ces agressions avaient notamment lieu au cours de visites en prison, sous l’oeil accommodant de la mère de la victime. Celle-ci a écopé de 8 ans de prison pour complicité en récidive.

Jean-Marie a 39 ans. Sa carrure est aussi imposante que son casier judiciaire, qui comporte 38 mentions. La victime, aujourd’hui âgée de 21 ans, révèle les faits en 2014. Peu avant, l’administration pénitentiaire a signalé le «climat tendancieux» des parloirs entre l’accusé, détenu pour divers délits, et sa belle-fille. Pendant certaines de ces entrevues, la mère de la victime occulte le hublot de la porte du parloir. Elle-même a déjà été condamnée à cinq ans de prison avec sursis par la cour d’assises du Nord : elle avait arrangé et filmé le viol de la nièce de son amant de l’époque. Quelques années plus tard, c’est aux viols de sa propre fille qu’elle assiste, à l’abri du regard des surveillants.

Alors que l’administration émet ses premiers doutes, un fils de l’accusé, né d’une précédente union, révèle également avoir surpris son père et l’adolescente en train d’avoir des relations sexuelles lors d’une unité de vie familiale au sein de la prison du Pontet (Vaucluse). «Je crois que ce n’est pas un pédophile, c’est une soif de domination, avance Me Hélène Blanc, avocate de la partie civile. Un besoin de s’approprier l’autre comme sa chose.»

Auparavant, les avocats de l’accusé avaient pointé «les variations des versions» de la jeune fille, avançant l’hypothèse d’une vengeance et d’un complot familial. «Vous nous dites dix versions différentes et vous voulez qu’on vous croit ?», lui a asséné l’un des conseils de son beau-père, Me Nadia El Bouroumi, la qualifiant de «menteuse». «Elle (avait) 10 ans, elle est sidérée par ce qui lui arrive, comment voulez-vous qu’elle parvienne à vous raconter ce qu’il s’est passé?», lui est-il alors rétorqué.

L’avocat général, Abdelkrim Grini, avait requis 18 à 20 ans de réclusion criminelle contre l’homme. La peine prononcée est assortie d’une période de sûreté des deux tiers.

Le Parisien

Palestine occupée : un juif d’extrême-droite menace une journaliste arabe qui prêche la coexistence

Au rassemblement Meir Kahane, Bentzi Gopstein montre une serpillière avec la photo de Lucy Aharish et affirme qu’elle « fera bientôt le ménage »

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Le dirigeant d’une association juive d’extrême-droite a rabaissé une présentatrice de télévision arabe israélienne jeudi, quand il a montré une serpillière portant sa photo et prévenu qu’elle ferait bientôt le ménage.

Pendant un évènement en hommage au rabbin extrémiste assassiné Meir Kahane à Jérusalem, Bentzi Gopstein, qui dirige l’association anti-assimilation Lehava, a attaqué les médias et juré de punir ses membres quand l’extrême-droite prendra le pouvoir.

« A toutes les serpillères des médias, soyez prêts à faire le ménage », a-t-il déclaré selon le site d’informations Ynet, en tenant une serpillère flanquée d’une photo de Lucy Aharish. « Parce que c’est ce que vous finirez par faire. »

TTOI

Des hooligans Français et Néerlandais règlent un compte vieux de dix ans

Des membres des noyaux durs des supporters de Feyenoord et de Nancy se sont donnés rendez-vous dans une forêt pour régler un conflit qui datait de 2006.

Le conflit date du du 30 novembre 2006. Ce soir-là, le match de Coupe de l’UEFA (l’ancêtre de la Ligue Europa) Nancy – Feyenoord a dégénéré en bagarre générale, lorsque des supporters néerlandais ont tenté de briser la barrière de plexiglas pour en découdre avec leurs adversaires.

Le match avait été interrompu pendant plusieurs minutes, avant que les affrontements reprennent avec les forces de police françaises. Le club de Feyenoord avait finalement écopé d’une amende salée et de deux matches à huis clos.

La facture étant toujours ouverte entre hooligans de Feyenoord et de Nancy – les deux fractions sont considérées comme faisant partie des plus violentes d’Europe -, ils se sont donné rendez-vous dans une forêt néerlandaise, près de Rotterdam, pour régler ce vieux contentieux.

Samedi dernier, les «hools» nancéens, qui pouvaient compter sur le renfort de quelques amis de Strasbourg, se sont donc présentés à 24 au lieu choisi pour ce «fight» du souvenir. Face à eux, 19 hooligans de Feyenoord. L’affrontement a été très violent – au passage, on peut remarquer que certains n’ont pas respecté la règle qui veut qu’on ne frappe pas un homme à terre.

Comme les hooligans n’avaient pas oublié de faire filmer leur affrontement, il a évidemment été publié sur les réseaux sociaux. Nous vous proposons ces images, en vous avertissant qu’elles peuvent choquer. Ce qui prouve malheureusement que le hooliganisme a encore de beaux jours devant lui.

Le Matin

Cogolin: encore 2 démissions frontistes et le maire FN sera déchu de son poste

Le premier magistrat FN de Cogolin vient d’enregistrer la dixième démission d’un membre de sa majorité. Encore deux et il faudrait retourner aux urnes, alors que l’on a pas atteint la mi-mandat.

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Et de neuf, et de dix! Avec les deux nouvelles démissions présentées cette semaine par des membres de sa majorité municipale (Jean-Jacques Gabert et Sarah Bagur), le siège du maire du maire de Cogolin, Marc-Etienne Lansade, ne tient plus que par deux petits fils, en fait par deux sièges.
Encore deux démissions et il ne tiendra qu’à l’opposition de décider si l’on retourne aux urnes.

Certes, il faudra que l’opposition de Michel Dallari s’entende avec les deux élus FN dissidents, Anthony Giraud et Pascal Cordé, mais leurs déclarations d’hier ne laissaient pas de place au doute: oui ils démissionneront aussi si ça fait tomber Marc-Etienne Lansade de son trône.

Ils expliquent seulement qu’ils choisiront leur moment. Pas forcément au lendemain des deux prochaines démissions mais sans doute plutôt une ou deux semaines plus tard.

FIN DE LA RÉCRÉATION 

Toujours est-il que ça tangue très fort sur le navire de la municipalité FN qui jusque-là donnait plutôt l’impression de porter beau, tout entier tourné vers des horizons lointains, d’immenses et ambitieux projets immobiliers.

La réalité du terrain quotidien est venue sonner la fin de la récréation. Il y a le feu à bord et il va falloir s’activer à commencer par l’éteindre. Marc-Etienne Lansade le peut-il encore?

Personne ne peut le dire aujourd’hui tant la ville est à fleur de peau, notamment après la diffusion du documentaire de France 3 où M. Lansade, en se moquant de sa ville, a provoqué une onde de choc dont on a encore du mal à mesurer l’échelle.

Var Matin

Le chef d’une association juive : si Trump fiche les musulmans, je me déclare musulman

Des milliers d’Américains s’engagent à s’inscrire comme musulmans si Trump les fiche

Des milliers de citoyens américains ont annoncé vouloir s’inscrire comme musulmans, en solidarité avec ces derniers si le président-élu Donald Trump concrétise son plan de créer un « registre » pour examiner minutieusement les musulmans afin de « lutter contre les terrorisme ».

« Nous devons être solidaires pour protéger nos voisins et nos droits les plus fondamentaux. Engageons-nous aujourd’hui à nous inscrire comme musulmans », peut-on lire sur la pétition du site « Register US » lancé à cette occasion et comptant samedi 19 novembre plus de 23000 inscrits.

Des chrétiens, des juifs, des sikhs ou des athées ont affiché leur solidarité avec les musulmans depuis l’élection surprise à la Maison Blanche de Donald Trump le 8 novembre après une campagne remplie de dérapages racistes et discriminatoires. En novembre 2015 et suite aux attentats de Paris, le candidat républicain a indiqué vouloir créer une base de données pour traquer les musulmans.

Huff


« En tant que Juifs, nous savons ce que cela signifie d’être fichés, ou ciblés, d’être considérés comme différents », a rappelé Greenblatt.

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Evoquant des informations qui indiquent que l’équipe de transition de Donald Trump envisagerait de créer un registre des Musulmans aux Etats-Unis, le chef de l’ADL Jonathan Greenblatt promet qu’il s’inscrirait comme Musulman.

S’exprimant à l’ouverture de la conférence de la Ligue Anti-Diffamation sur l’antisémitisme à New York, Greenblatt fait référence l’histoire apocryphe du roi du Danemark qui aurait promis de porter une étoile jaune si on le demandait aux Juifs du Pays Scandinave. 

« En tant que Juifs, nous savons ce que cela signifie d’être fichés, ou ciblés, d’être considérés comme différents par rapport à nos autres compatriotes, explique Greenblatt. Nous, en tant que Juifs, nous connaissons la réponse juste et légitime. Je vous promets ici et maintenant, parce que je suis engagé pour combattre l’antisémitisme, si un jour des Musulmans américains sont forcés de faire enregistrer leur identité, ce jour là, le Juif fier, que je juis, s’enregistrera en tant que Musulman ».

TTOI

USA : «Go home», croix gammées.. une mosquée et une église noire visées par des tags racistes

Une église et une mosquée d’Ottawa ont été visées par des graffitis racistes dans la nuit de jeudi, a rapporté le Sun.

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L’église Parkdale United Church et la mosquée d’Ottawa ont vu leurs portes souillées par des graffitis représentant des croix gammées et des insultes du type «Go home» envers la communauté noire. Les citoyens ont aussi pu y lire «14 et 88», des nombres de références suprémacistes et nazies.
Déjà la semaine dernière, des incidents du même genre avaient frappé des centres de la communauté juive de la ville.
C’est la deuxième fois cette année que l’église Parkdale United Church est visée par des actes de vandalisme, les premiers ayant eu lieu en janvier, un peu avant une messe prévue dans le cadre de la Journée Martin Luther King.
À l’époque, le révérend Anthony Bailey avait déclaré au Citizen qu’il aimerait rencontrer les auteurs et les inviter à voir d’une autre matière le concept du «vivre ensemble».
Une enquête a été ouverte par le Service de police d’Ottawa qui n’exclut pas que ces actes soient liés.

Journal De Montreal

Agression d’une sexagénaire : à Arzon, les habitants sont plus effrayés par les identitaires que par les migrants

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L’affaire en question, c’est l’agression sexuelle dont a été victime, le 10 novembre, une riveraine de 67 ans. Un geste déplacé dont s’est rendu coupable un Soudanais de 16 ans, l’un des trente mineurs isolés récemment hébergés dans le centre de colonie de vacances de Port-Navalo depuis le démantèlement de la « jungle » de Calais. Le premier média à s’en faire l’écho est le site identitaire breton Breizh-info le 13 novembre. Le cocktail « migrants + agression sexuelle » agite immédiatement la fachosphère. Le lendemain, le procureur de la République de Vannes confirme les faits tout en rectifiant certains éléments avancés par le site. « La dame et le jeune ont échangé des banalités avant que ce dernier ne lui donne un baiser. Après cinq baisers, la femme, excédée, s’est dégagée. Le jeune lui a alors touché le sein gauche, avant de mimer une masturbation et de s’enfuir. La victime n’a pas eu peur mais a porté plainte », relate le procureur à l’AFP. Placé en garde à vue, le jeune a été remis en liberté. Il est convoqué en mars devant le juge des enfants.

Des manifestants… venus d’ailleurs

L’affaire aurait pu en rester là mais c’était sans compter la mobilisation des identitaires. Lundi, une centaine de personnes se regroupe devant la mairie d’Arzon. Sur plusieurs vidéos postées sur Internet, on entend les manifestants proférer des slogans racistes et appeler à « l’expulsion » des migrants. La situation dégénère lorsque le cortège se présente devant le centre. Plusieurs manifestants identitaires défoncent le portail à coups de pied et les gendarmes sont obligés de faire usage de gaz lacrymogène.

De l’aveu d’un des rares manifestants, le cortège est très majoritairement composé de personnes extérieures. « Je ne connaissais pas 95 % des présents », confesse ce retraité qui revendique d’avoir défilé « pour la sécurité de nos femmes ».».

Dans les rues paisibles de Port-Navalo, l’irruption de ces manifestants au crâne souvent rasé a impressionné les riverains. « L’agression est désagréable, mais la victime n’a pas été traumatisée. Alors que la présence de ces manifestants fait froid dans le dos, confie un couple. Hormis cet incident, il n’y a jamais eu aucun problème ici avec les migrants. Il faut que tout le monde vive.»

Le Parisien

Une non musulmane victime d’Islamophobie pour avoir porté un bandana pour se protéger du soleil

Une femme a été victime d’acte raciste lundi, alors qu’elle portait un bandana pour se protéger du soleil lors d’une randonnée dans la réserve régionale de Mission Peak en Californie. On lui a laissé une note explicite en plus de braquer sa voiture.

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La femme de 41 ans était partie randonner et avait noué un bandana sur sa tête pour se protéger de la chaleur et du soleil. Elle a confié ne pas être musulmane, a rapporté le Washington Post, mais souffrir d’un lupus, une maladie chronique qui augmente entre autres la sensibilité aux rayons du soleil.
À son retour au stationnement, elle a pu constater que la vitre arrière de son auto était brisée. Quelqu’un lui avait volé son sac et avait laissé une note sur laquelle on pouvait lire : «Hijab wearing b****. This is our nation now get the f*** out».
Une enquête a été ouverte pour cambriolage et crime haineux.
Il semblerait que depuis l’élection de Donald Trump, les incidents du genre se sont multipliés. En Géorgie, une enseignante a rapporté avoir trouvé un mot lui disant que le foulard n’était pas autorisé et qu’elle devait se pendre avec.
À l’Université du Michigan, une personne a menacé une étudiante de la brûler si elle ne retirait pas son hijab.
Dans une entrevue accordée à CBS plus tôt dans le mois, Donald Trump s’est dit «triste d’entendre» que des gens en harcèlent d’autres en son nom et leur a demandé d’arrêter.

Journal de Montreal

Versailles : la charte «ma commune sans migrants» du FN rejetée par les élus

« J’ai accepté de soumettre ce texte au vote mais ce sera la première et dernière fois ».

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François de Mazières, député-maire DVD de Versailles, a tenté de dissiper le malaise installé au sein du conseil municipal, jeudi soir, lorsque la charte « Ma commune sans migrants » proposée par le Front national, a été débattue. Le texte demande sans ambages aux communes de s’opposer par tous les moyens à l’accueil des migrants.

« C’est un sujet sensible que nous essayons de régler avec considération et humanisme mais sans exploitation politique », a indiqué le maire. François Simeoni, l’une des deux conseillers municipaux FN, a demandé, en vain, un vote à bulletins secrets. Le groupe Versailles Famille Avenir (2 élus) a « déploré » le titre de cette motion mais a fini par l’adopter. Cela n’a pas suffi pour l’adopter : le groupe majoritaire et les deux autres groupes d’opposition ont voté contre.

Le Parisien

«Les USA ont été fondés comme une République pour les Blancs», Twitter sponsorise un tweet raciste d’extrême droite

Le système publicitaire automatisé du réseau social a autorisé la publication d’un tweet ciblé d’extrême droite. Jack Dorsey, patron de Twitter, a reconnu une erreur.

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Mercredi dernier, quelques heures seulement après l’annonce, par Twitter, de mesures pour lutter contre le harcèlement en vigueur sur sa plateforme, plusieurs utilisateurs du réseau social voyaient apparaître dans leur fil une publicité ciblée vers un article d’extrême droite au titre évocateur : « Les États-Unis ont été fondés comme une République pour les Blancs ». Sans oublier le hashtag sans équivoque « #AmériqueBlanche ».

Difficile de comprendre comment ce tweet sponsorisé a pu être validé par le réseau social, qui interdit pourtant dans sa « politique en matière de conduite haineuse » la publication de tout contenu qui cible des individus en fonction de leur «  race, origine ethnique, nationalité, orientation sexuelle, sexe, identité sexuelle, appartenance religieuse, âge, handicap ou maladie. » Le réseau social va même plus loin : « Nous n’autorisons pas les comptes dont le but principal est d’inciter à nuire aux autres sur la base de ces catégories.  »

Jack Dorsey a depuis réagi à ce tweet remarqué : « Nous avons commis une erreur et nous nous en excusons. Notre système automatique a autorisé la publication d’une publicité incitant à la haine. Contre notre politique d’utilisation. Nous avons corrigé ça. »

Numerama