«Déportation des musulmans»: iTélé condamnée à verser 50 000€ à Zemmour pour «rupture abusive» de contrat

Lundi, Eric Zemmour qui avait assigné iTélé en justice pour rupture abusive de son contrat, a remporté son procès. La chaîne devra lui verser 50 000 euros.

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Nouveau déboire pour la chaîne d’information. Selon Marianne, Lundi, le jour de la fin de sa grève historique, iTélé a été condamnée par le tribunal de grande instance de Nanterre, pour la « rupture abusive du contrat, sans préavis et sans invoquer aucun manquement contractuel », d’Eric Zemmour.

En décembre 2014, le polémiste avait été évincé de l’émission Ça se dispute, qu’il animait depuis 2003. Pour cela, iTélé devra lui verser 50 000 euros. Selon ses avocats, Eric Zemmour a été débouté de l’indemnisation au titre du préjudice moral qu’il réclamait également. Ils se félicitent « d’une décision renforçant la liberté d’expression et la protection des journalistes ».

Condamné pour ces propos

En 2014, Céline Pigalle et Cécilia Ragueneau, alors à la tête de la chaîne du groupe de Bolloré, avaient justifié l’arrêt de l’émission par les commentaire sur les musulmans, prononcés par Eric Zemmour dans le quotidien italien Corriere della Sera. Des propos pour lesquels il était jugé pour « provocation à la haine envers les musulmans » et a été condamné en appel à 3000 euros d’amende la semaine passée.

Dans les pages du journal transalpin, Eric Zemmour avait considéré que les musulmans « ont leur code civil, c’est le Coran », mais aussi qu’ils « vivent entre eux, dans les banlieues » en refusant selon lui de vivre « à la française », en « mangeant par exemple du fromage » ou en « plaisantant dans les cafés et en faisant la cour aux jeunes filles ».

Dans cette interview, Eric Zemmour avait aussi estimé que l’hypothèse de la déportation des cinq millions de musulmans français, bien que « irréaliste », peut se comparer avec « les cinq ou six millions d’Allemands qui ont dû quitter l’Europe centrale après la guerre » ou avec l’expulsion d »‘un million de pieds-noirs » d’Afrique du Nord dans les années 60.

L’Express

Entre Hitler et Israël, Erdogan juge «déplacé de se demander qui était le plus barbare»

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré qu’il était « déplacé de se demander qui était le plus barbare » entre Hitler et Israël, lors d’un entretien à une chaîne israélienne diffusé lundi soir. 

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En juillet 2014, en pleine intervention israélienne à Gaza (opération baptisée « Bordure protectrice » par le gouvernement israélien), M. Erdogan avait accusé l’Etat hébreu d’avoir « surpassé Hitler en matière de barbarie », provoquant un tollé. Ces dernières déclarations surviennent alors que la Turquie et Israël se sont récemment réconciliés après une brouille de six ans provoquée par un assaut meurtrier de forces israéliennes contre une flottille turque cherchant à briser le blocus de la bande de Gaza. Mais, loin de renier l’évocation d’Adolf Hitler, M. Erdogan a déclaré sur la chaîne privée Channel 2 qu’il était « très conscient » de la sensibilité liée au nom du responsable de l’élimination systématique de millions de juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Et d’ajouter: « Moi, je n’approuve pas ce qu’a fait Hitler, et je n’approuve pas non plus ce qu’a fait Israël. Quand il est question de la mort d’autant de gens, il est déplacé de se demander qui était le plus barbare ». Renouant avec une rhétorique propalestinienne qu’il avait modérée pendant les négociations turco-israéliennes, M. Erdogan a affirmé qu’il lui était « impossible d’oublier les centaines, les milliers de personnes qui sont mortes quand ils (les militaires israéliens) ont frappé Gaza » en 2014. La guerre de l’été 2014 entre Israël d’une part et le Hamas islamiste et ses alliés d’autre part a été la plus longue et la plus dévastatrice des trois guerres dans la bande de Gaza depuis 2008. Côté palestinien, 2.251 personnes, dont 551 enfants, ont été tuées, selon l’ONU.
Côté israélien, 73 personnes, dont 67 soldats, ont été tuées et environ 1.600 blessées. Israël et la Turquie ont procédé la semaine dernière à la nomination réciproque d’ambassadeurs, scellant une crise née de l’assaut mené en 2010 par les forces spéciales israéliennes contre le Mavi Marmara, un bateau turc faisant partie d’une flottille humanitaire qui se dirigeait vers la bande de Gaza. Dix militants turcs qui se trouvaient à bord avaient été tués. Le président Erdogan a qualifié de « tissu de mensonges » les affirmations selon lesquelles les soldats israéliens ont tenté d’éviter l’affrontement. « Nous avons tous les documents (…) Dix de nos frères sont tombés en martyrs », a-t-il ajouté.

Un député FN visé par 2 plaintes pour provocation à la discrimination et à la haine raciale, son immunité levée

Le Parlement européen a levé aujourd’hui l’immunité parlementaire de Jean-François Jalkh, eurodéputé et vice-président du Front national, visé par deux plaintes pour provocation à la discrimination et à la haine raciale en tant que directeur des publications du parti d’extrême droite.

CONSEIL NATIONAL DU FN A SEVRES

La première plainte concerne un « guide pratique de l’élu municipal Front national », publié en 2013 sur le site internet duFront national, qui invitait les futurs élus à privilégier les « Français » dans l’attribution des logements sociaux. La seconde est relative à une vidéo diffusée en juin 2014 sur le même site dans laquelle son ancien président, Jean-Marie Le Pen, s’en prenait à des artistes opposés au Front national, dont Patrick Bruel, Madonna et Yannick Noah, en lâchant : « On fera une fournée la prochaine fois ».

Le Parlement européen a levé l’immunité parlementaire de Jean-Marie Le Pen dans cette même affaire le mois dernier pour permettre qu’il soit jugé. Les eurodéputés ont estimé que les faits reprochés à Jean-François Jalkh dataient d’une époque où il n’était pas parlementaire et n’avaient aucun lien avec l’exercice de cette fonction.

Le Figaro

«Heil Trump», salut nazis: une réunion d’extrême droite appelle au «nettoyage ethnique» des USA

Des journalistes américains ont filmé une réunion d’un parti d’extrême droite pro-Trump. Son leader appelle au « nettoyage ethnique » des États-Unis.

Ces images n’auraient pas dû être enregistrées. Daniel Lombroso et Yoni Appelbaum, du magazine américain The Atlantic, comme d’autres journalistes invités, auraient dû quitter la salle après le dîner. Mais ils s’y sont attardés avec leurs caméras et ce qu’ils ont vu et entendu choque. « Heil Trump ! Heil notre peuple ! Heil la victoire ! » scande le public à coups de saluts nazis, lors d’une conférence du National Policy Institute, une organisation américaine qui se qualifie d’« indépendante, dédiée au patrimoine, à l’identité, et au futur des descendants européens aux États-Unis et à travers le monde ».

Dix jours après la victoire de Donald Trump dans la course à la Maison-Blanche, cette réunion annuelle a rassemblé, samedi 19 novembre, près de 200 personnes au Ronald Reagan Building de Washington D.C. Le leader de ce parti politique s’appelle Richard B. Spencer, situé à l’extrême droite selon The Atlantic. Le magazine rappelle sur son site que Spencer appelait récemment à « une nouvelle société, un État mono-ethnique qui rassemblerait tous les Européens », ainsi qu’à un « nettoyage ethnique pacifique ».

« Lügenpresse »

Dans l’extrait du documentaire, qui sera lui diffusé fin décembre aux États-Unis, le leader nationaliste prend la parole : « Personne ne nous honorera pour avoir perdu, lance-t-il sous les applaudissements. Personne ne pleure aujourd’hui le grand crime commis contre nous. Pour nous, c’est vaincre ou mourir ! » Richard B. Spencer utilise dans son discours une terminologie nazie en qualifiant la presse de « Lügenpresse », autrement dit « la presse du mensonge ». « La presse a clairement décidé de mater et faire la guerre contre la légitimité de Trump et l’existence éternelle d’une Amérique blanche. (…) Mais en réalité, ils nous ouvrent grand la porte. L’Amérique était, jusqu’à la génération précédente, un pays blanc, construit pour nous et pour notre prospérité. C’est notre création, notre héritage, et il nous appartient. »

L’association non lucrative Southern Poverty Law, qui répertorie les groupes haineux, considère Richard B. Spencer, dont le compte Twitter a été désactivé le 16 novembre, comme le « leader nationaliste blanc le plus brillant du pays – une version costume-cravate des vieux suprémacistes blancs, une sorte de raciste professionnel en khaki ».

Deux jours après la publication de cette vidéo, l’équipe de Donald Trump faisait la déclaration suivante : « Le président élu a toujours dénoncé le racisme sous toutes ses formes, et il a été élu parce qu’il sera un leader pour tous les Américains. » Depuis son élection, les actes de haine et de racisme assumés se multiplient dans tout le pays.

Le Point

Extrême droite : une librairie libertaire attaquée par des chrétiens radicaux

Samedi, trois heures à peine après la fin de la manifestation interdite des catholiques intégristes, la librairie libertaire « La Plume Noire » a été prise pour cible par des militants d’extrême droite radicale.

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Peu avant 18h, la librairie, située à proximité de la place Colbert, a été attaquée.

Selon plusieurs témoins, une vingtaine de personnes avec « pavés et barres de fer » ont foncé sur le local. La douzaine de personnes qui s’y trouvaient ont eu le temps de baisser le rideau. Aux cris de « La France aux français », les assaillants ont tenté d’enfoncer le rideau de fer. Des vitres ont été brisées. Quatre personnes ont été légèrement blessées, touchées par des éclats de verre.
L’agression a duré une dizaine de minutes.

Dans un communiqué publié dimanche, la CGA dénonce la « complaisance » de la police alors que le rassemblement des catholiques traditionalistes avait été interdit par le préfet.

La CGA fait le rapprochement entre le service d’ordre de la manif composé de membres du Parti nationaliste français, de l’Action française et du GUD,et l’attaque subie en fin d’après-midi.

« Ces militants fascistes, ouvertement préparés à mener des actions violentes, n’ont pas été inquiétés ou contrôlés par les nombreux policiers présents, qui ont d’ailleurs assuré la protection du rassemblement en tenant à distance militant-e-s antifascistes et autres habitant-e-s du quartier ».

Plaintes des victimes

Quant à la maire du 1er arrondissement, Nathalie Perrin-Gilbert, elle vise les organisateurs du rassemblement et étudie la possibilité de porter plainte.

« Nous rappelons que cette manifestation avait été interdite par la Préfecture. Les organisateurs devront répondre des conséquences que son maintien a occasionné ».

Samedi soir, elle avait appelé le préfet du Rhône qui lui avait assuré que des suites judiciaires seraient données.

Pour le moment, ce ne sont pas les élus du 1er arrondissement qui ont porté plainte, mais les victimes qui ont été accompagnées dimanche par trois élus (Nathalie Perrin-Gilbert et deux autres conseillers d’arrondissement) au commissariat central de Lyon.

Au total, trois plaintes ont été déposées pour agression dont celle du trésorier de l’association gestionnaire de La Plume Noire.

Une procédure engagée par le Préfet contre les organisateurs

Contactée ce mardi matin, la préfecture du Rhône annonce qu’une procédure judiciaire a été engagée contre les organisateurs, confirmant les propos de la maire du 1er arrondissement.

C’est désormais au procureur de la République de Lyon de se prononcer.

Rappelons que la manifestation avait fait l’objet d’un arrêté préfectoral d’interdiction au motif, précisément, qu’ »un grand nombre de militants des droites extrêmes dont le comportement violent a souvent été constaté » étaient annoncés ce samedi.

Rue 89

10 mois de prison pour un militant d’extrême droite qui a brûlé un mannequin représentant un juif

L’incident, survenu après une petite manifestation d’extrême-droite, a « un mauvais impact sur la société »

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Un tribunal polonais a condamné lundi à dix mois de prison un homme jugé pour avoir brûlé publiquement il y a un an à Wroclaw un mannequin représentant un juif, acte assimilé à l’incitation à la haine ethnique.

Le parquet avait été saisi par le maire de Wroclaw (sud-ouest) Rafal Dutkiewicz qui lui avait transmis un enregistrement vidéo de la manifestation, en soulignant que « vraisemblablement, pendant que le feu était mis, on entendait des cris ‘Nous brûlons un mannequin de juif’ ».

A l’issue du procès, l’accusé a rejeté le verdict. « J’aurais dû être acquitté, parce que j’agis pour le bien de la nation et au nom de celle-ci », a-t-il affirmé, selon l’agence PAP. Ses avocats ont l’intention de faire appel.

Au cours de l’enquête, il avait déclaré avoir voulu ainsi attaquer le financier américain George Soros, non pas à cause de ses origines juives, mais parce qu’il « finance l’islamisation de l’Europe et de la Pologne », a rapporté la télévision privée TVN24.

TTOI

Panama Papers : le scandale atteint le FN qui a sorti 316 000 € hors de France

Le Monde affirme que des proches de la présidente du FN ont mis en place « un système offshore sophistiqué » pour « sortir de l’argent de France »

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« Un système offshore sophistiqué a été mis en place entre Hong Kong, Singapour, les îles Vierges britanniques et le Panama » par des proches de Marine Le Pen, affirme mardi Le Monde en s’appuyant sur les documents des « Panama papers ».

Selon le quotidien, ce système, « organisé par le premier cercle de fidèles de la présidente du Front national », « a été utilisé pour sortir de l’argent de France, au moyen de sociétés-écrans et de fausses factures avec la volonté d’échapper aux services antiblanchiment français ».

316 000 euros hors de France

Le Monde, s’appuyant sur des documents provenant du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, met notamment en avant le rôle de l’expert-comptable Nicolas Crochet et de l’homme d’affaires Frédéric Chatillon, patron de la société Riwal qui réalise des prestations de communication pour des candidats FN.

Selon Le Monde, « en 2012, juste après l’élection présidentielle, Frédéric Chatillon s’organise, avec le concours de Nicolas Crochet, pour faire sortir 316 000 euros de Riwal et du territoire français ».

Pour le site internet du Rassemblement Bleu Marine

Naît alors un montage complexe, passant notamment par l’acquisition d’une société-écran baptisée Time Dragon et basée à Hongkong, dont la maison mère est domiciliée aux îles Vierges britanniques via la firme panaméenne Mossack Fonseca.

Le système passe également par une société hongkongaise appartenant au frère de Nicolas Crochet, Ever Harvest Garments, une « fausse facture censée régler la réalisation des sites Internet du Rassemblement Bleu Marine pour les législatives », et divers transferts de fonds.*

Dans un communiqué publié lundi, le Front National avait assuré n’être « pas impliqué dans l’affaire des Panama papers ».

Sud Ouest

20 ans de prison pour Nathalie et Mikaël qui ont tué et brulé un homme

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Après 8 heures de délibéré dans l’affaire de la mort de Lionel Véronèse, la cour d’assises de l’Isère vient de condamner en appel Nathalie Michellier à 20 ans de réclusion criminelle pour assassinat et Mickaël Boeuf à 6 ans d’emprisonnement pour détention arbitraire sans libération avant le 7e jour.

Le rappel des faits

Le corps du Chambérien Lionel Véronèse, 39 ans, est découvert calciné, dans un coin isolé de garrigue, le matin du 30 avril 2012 à Carry-le-Rouët, près de Marseille (Bouches-du-Rhône). Il a été abattu d’une balle dans la tête, tirée de très près derrière son oreille.

Le Dauphine

 

Razzia : Ludovic, Xavier et Guillaume jugés pour cambriolages en série

Ils ont écumé une vingtaine de foyers et de locaux professionnels à Saint-Cyr, au Castellet et à La Cadière pendant un an, faisant main basse sur des véhicules, bijoux, outillages, entre autres.

Burglar 

Une razzia. Une succession de vols en réunion, avec effraction, voire destruction.

Entre avril 2015 et février 2016, trois garçons âgés de 19 à 23 ans – dont deux frères – ont sévi sur les communes du Castellet, de La Cadière et de Saint-Cyr en commettant près d’une vingtaine de méfaits.

C’est un inventaire à la Prévert des biens dérobés, durant des mois par le trio, qui a été dressé vendredi à l’audience.

REVENTE SUR INTERNET 

À commencer par plusieurs véhicules de marque Smart et Fiat, des scooters, outils, ordinateurs, matériel d’équitation, coffre-fort, bijoux, chaussures de luxe, vêtements, téléphones mobiles haut de gamme, clubs de golf… Des objets de valeur pouvant être rapidement revendus via le site web «Leboncoin».

Interpellés à la suite d’un travail d’investigation titanesque mené par les gendarmes, les trois individus ont été interpellés et présentés hier devant le tribunal correctionnel de Toulon en comparution immédiate.

Ludovic et Xavier C. ainsi que Guillaume P., leur complice, reconnaissent d’ailleurs les faits qui leur sont reprochés.

Dans un département où les cambriolages explosent (4 000 dossiers enregistrés), la réponse pénale est immédiate: c’est le déferrement et la comparution. «On compte ici 21 faits lors de ces cambriolages

ILS SERONT JUGÉS LE 16 DÉCEMBRE 

Il a requis le maintien en détention évoquant la récente condamnation du «trio infernal» le 13 mars 2016 devant le tribunal correctionnel de Marseille pour, là encore, de multiples vols.

Face au risque de récidive, le tribunal a prononcé le maintien en détention des trois jeunes hommes. L’affaire sera jugée le 16 décembre. Les mis en cause ont été écroués à la prison de La Farlède.

Var Matin

Comment la cathosphère s’est mobilisée pour François Fillon

Le candidat est soutenu par plusieurs mouvement de la droite catholique

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François Fillon, candidat de la cathosphère ? Le candidat à la primaire de la droite et du centre, qui se place en tête du premier tour avec 44,1% des voix, a toujours tenu un discours traditionnel sur la famille : refus de l’adoption plénière par les couples homosexuels, interdiction de la GPA, restrictions pour la PMA, institution d’un statut pour la « mère de famille »… Un discours qui a séduit une partie de la communauté catholique de droite sur Internet.

Il a surpris tout le monde, François Fillon, candidat à la primaire de la droite et du centre, a fait mentir tous les sondages en se qualifiant pour le second tour de cette primaire avec une large avance sur son adversaire Alain Juppé (44,1% contre 28,6%). Une victoire qui pourrait tenir, entre autres, au soutien d’une partie de la cathosphère, la communauté catholique sur Internet.

Les catholiques de droite votent-ils pour Fillon ? La Croix affirmait pourtant que non le 16 novembre dernier, quatre jours avant le premier tour de la primaire. Le quotidien citait un sondage de l’Ifop (également repris par Le Parisien, notamment) semblant indiquer que les catholiques « choisissent Alain Juppé » : « [Il] devance Nicolas Sarkozy et François Fillon chez les catholiques se disant certains de participer dimanche 20 novembre au premier tour de la primaire de la droite« , affirmait le quotidien. Un résultat « décevant pour François Fillon qui affirme sa foi chrétienne, a fait de la défense de la famille un des piliers de sa campagne et a bénéficié du ralliement de Sens Commun, émanation de la Manif pour Tous« .

Lundi soir, La Croix revenait sur son précédent papier, expliquant que « les catholiques ayant pris part à la primaire ont participé à la dynamique qui a porté François Fillon dans les dernières semaines« .

Arret Sur Image

New York : Une unité de police spéciale contre les incidents racistes en recrudescence

 Le gouverneur de l’Etat de New York a réagi après que 437 cas d’intimidations contre des minorités ont été recensés pendant la semaine qui a suivi l’élection américaine…

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Des prospectus du Ku Klux Klan sur les pare-brise des voitures, une croix gammée taguée sur un train, des étudiants noirs qui reçoivent des images de lynchages sur leurs téléphones. Une longue liste d’actes inspirés par la haine, qui se sont multipliés aux Etats-Unis depuis l’élection de Donald Trump. L’observatoire de l’extrémisme, le Southern Poverty Law Center, dit ainsi avoir recensé 437 cas d’intimidations contre des minorités pendant la semaine qui a suivi le vote.vi l’élection américaine…

Face à cette « explosion » d’actes racistes qui le « rendent malade », le gouverneur démocrate de l’Etat de New York a annoncé dimanche la création d’une unité spéciale au sein de la police de l’Etat pour lutter contre ce genre de délits.

« L’odieux discours politique de la campagne ne s’est pas arrêté le jour de l’élection »

« Les crimes haineux ne sont pas seulement des péchés, ils sont illégaux », a lancé Andrew Cuomo lors d’un discours à l’Eglise baptiste abyssinienne de Harlem. « Avec des professionnels entraînés, nous enquêterons sur chaque incident et poursuivrons les auteurs aussi sévèrement que la loi le permet », a-t-il promis.

Sans citer le nom du président élu, le gouverneur de New York a relevé que « l’odieux discours politique de la campagne ne s’est pas arrêté le jour de l’élection, il s’est même aggravé en une crise sociale qui menace à présent notre identité en tant qu’Etat, en tant que nation et peuple ».

Après avoir mis en place une ligne téléphonique dédiée pour répondre aux appels de victimes potentielles, le gouverneur a aussi annoncé la mise en place d’un fonds pour assister les immigrés ayant besoin d’une protection juridique.

20 Minutes

Musulmanes et chefs d’entreprise

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Elles veulent dépasser les clichés et les a priori. Voilées mais autonomes, assurent-elles ; musulmanes mais françaises avant tout ; femmes mais aussi chefs d’entreprise. Elles étaient une vingtaine, hier, à tenir les stands de leurs entreprises respectives au salon 100 % femmes, organisé à Mareuil-lès-Meaux par l’association Saba, toutes solidaires. « Nous avons créé cette association après avoir fait le constat que la plupart d’entre nous avaient fait des études mais que les femmes avaient plus de mal que les hommes à entreprendre », explique Sarah Achaibi, 25 ans, la présidente.

« Mon mari me soutient »

Le salon visait à valoriser l’esprit entrepreneurial des femmes. Des femmes musulmanes surtout, même si l’association se veut multiconfessionnelle et multiculturelle.

Rares étaient les femmes non-voilées dans la salle louée par le centre islamique de Meaux, qui y tenait un gala caritatif au profit de la mosquée Al Badr, la veille. « Ce n’est pas parce que je porte le voile que je ne suis pas autonome et indépendante. Au-delà de ma religion, les hommes doivent arrêter de ramener les femmes à leur condition de femme. Nous sommes des professionnelles autant qu’ils peuvent l’être ! », affirme Amel. Divorcée et maman de deux enfants, elle a monté sa librairie ambulante il y a bientôt deux ans.

Achoik Mojaat, 31 ans, a interrompu ses études alors qu’elle attendait son deuxième enfant. Maman de trois enfants de 11 à 5 ans, elle est à la tête de Abaya Chic Dubai, une boutique de robes de soirées importées de Dubai, à Villejuif (Val-de-Marne) : « Mon mari me soutient et m’aide beaucoup à la maison. » Des conférences étaient d’ailleurs menées sur les manières de concilier sa vie de femme, de mère et de business women.

Le Parisien

Rohingyas : plus de 1.200 maisons rasées dans des villages musulmans par l’armée birmane

Plus d’un millier de maisons ont été rasées dans des villages musulmans de l’ouest de la Birmanie où armée et « rebelles », s’affrontent depuis octobre, selon des images satellite diffusées lundi par l’ONG Human Rights Watch.

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Ces images prises entre le 10 et le 18 novembre montrent que plus de 800 nouveaux bâtiments ont été détruits dans cinq villages de cette région de l’Etat Rakhine bouclée par l’armée depuis des semaines.
Cela porte à plus de 1.200 le nombre de maisons détruites ces dernières semaines, selon l’ONG.

Ces violences meurtrières constituent un défi pour Aung San Suu Kyi et son gouvernement, premier exécutif civil en Birmanie depuis des décennies.
Le gouvernement affirme de son côté que seules 300 maisons ont été détruites, par des « terroristes » soucieux de « semer la confusion entre les troupes gouvernementales et le peuple ».
« Au lieu de répondre par des accusations et dénégations du même style que l’armée, le gouvernement devrait regarder les faits », a réagi lundi le responsable Asie de Human Rights Watch, Brad Adams.
L’armée birmane est accusée de graves abus contre la minorité musulmane, du viol des femmes au meurtre de civils, des accusations difficiles à vérifier de source indépendante, l’accès à la région étant filtré par les autorités, et les journalistes interdits.

La rapporteur spéciale de l’ONU pour la Birmanie, Yanghee Lee, a appelé le gouvernement d’Aung San Suu Kyi à « une action urgente » pour protéger les civils en Etat Rakhine. Mais de facto, sur le terrain, l’armée, qui tient toujours les rênes des ministères de l’Intérieur et de la Défense, a le contrôle.

Le Parisien

Thierry, prof de boxe condamné à 4 mois ferme pour agression sexuelle d’une ado

Ce vendredi, le tribunal correctionnel du Mans a condamné un prof de boxe à dix mois de prison, dont six avec sursis. Ce quadragénaire avait abusé d’une élève de 14 ans. A l’audience, le costaud à voix de Calimero a minimisé la gravité des faits.

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Ce vendredi, Thierry, 42 ans, prof de boxe dans le nord-Sarthe, s’est pris les pieds dans le tapis du tribunal correctionnel du Mans, où il était jugé pour agression sexuelle sur l’une de ses élèves, âgée de 14 ans.

L’affaire démarre quand la mère de l’adolescente tombe sur le journal intime de sa fille. La jeune fan de boxe y raconte comment, de septembre 2014 à avril 2015, elle est tombée sous l’emprise de son coach. Jusqu’à lui faire une fellation dans une voiture, sur un chemin de campagne.

« Séducteur, pas dragueur »

Entendu, le prof nie, puis minimise. À l’audience, ce trapu à la mâchoire carrée, réputé coureur de jupons, reconnaît la relation, mais balance des formules qui cognent. « Je suis attiré sexuellement par les femmes, pas par les enfants. Et séducteur ne veut pas dire dragueur. »

« Dans sa tête, c’est un adolescent »

Sans empathie vis-à-vis de la victime, pleurant sur son sort, le costaud au ton de Calimero n’a pas semblé prendre la mesure de la gravité des faits. « Il prétend être un homme, mais dans sa tête, c’est un adolescent, tourné sur lui-même, incapable de distance », estime le procureur.

La première présentatrice ​voilée​ d’un JT​ au Canada

Au Canada, une journaliste voilée a fait ses débuts en tant que présentatrice d’un journal télévisé, une première dans le pays. Ginella Massa, Canadienne d’origine panaméenne portant le hijab (voile), travaillait déjà en tant que reporter depuis 2015, rapporte Al Arabiya. Mais cette fois, elle a franchi une étape de plus en se voyant confier la présentation du JT de la chaîne CityNews, basée à Toronto.

La journaliste s’est exprimée sur le sujet en expliquant qu’il ne s’agissait pas seulement « d’une grande étape pour elle » mais aussi pour le Canada. « J’espère que le fait d’être une femme voilée à l’écran pourra aider à changer les impressions sur ce que sont et peuvent faire les femmes musulmanes. C’est important dans le climat actuel ».  Elle a également remercié CityNews pour cette opportunité. « Je suis vraiment reconnaissante de travailler pour une chaîne qui perçoit l’importance de recruter du personnel de tous les horizons et qui reflète la diversité des communautés desquelles on parle », a-t-elle expliqué.

TSA

Policiers frappés, chants nazis, insultes et agressions racistes : 4 identitaires interpellés puis relâchés

Quatre membres de Génération identitaire, interpellés après une nuit de violences à caractère raciste en octobre, dans l’hypercentre d’Angers, font l’objet d’une enquête. Le parquet doit annoncer des poursuites ce lundi 21 novembre.

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Des chants nazis entonnés en plein centre-ville d’Angers. Des insultes racistes proférées en direction des personnes typées maghrébines ou noires. Et, souvent, une pluie de coups. Cette affaire qui remonte à la nuit du vendredi 21 au samedi 22 octobre dernier devrait connaître, ce lundi 21 novembre, des développements judiciaires.

Plusieurs faits

Cette nuit-là, vers 3 h, trois hommes sont placés en garde à vue. Les policiers de la brigade anticriminalité (Bac) les interpellent à l’angle des rues Lenepveu et David-d’Angers. Les faits d’une extrême violence ont connu plusieurs épisodes avec différents protagonnistes. Ils se déroulent d’abord dans la rue Bressigny, connue pour ses bars et ses restaurants rapides nocturnes, puis place du Ralliement. Et même au commissariat.

Six dépôts de plainte

Le bilan est lourd : six plaignants identifiés dont des policiers, qui ont été pris à partie. Les trois agresseurs présumés arrêtés cette nuit-là, âgés de 17, 19 et 39 ans, ont rapidement été identifiés comme militants de Génération identitaire d’Angers.

Situé à l’extrême droite, ce mouvement présente, sur internet, une profession de foi sans ambiguïté « face à la racaille, face à ceux qui veulent fliquer notre vie et nos pensées, face à l’uniformisation des peuples et des cultures, face au raz de marée de l’immigration massive ». Fondé en 2012, ce groupuscule se montre de plus en plus présent à Angers.

À nouveau en garde à vue

jeudi 17 novembre, à 9 h, les trois protagonistes et un quatrième homme ont de nouveau été placés en garde à vue. Ils ont été relâchés deux heures plus tard. Le parquet, qui prend cette affaire très au sérieux, tente de retracer précisément les étapes de cette soirée et les rôles de chacun.

Ouest France