Harcèlements et agressions sexuelles en politique: 17 ex-ministres lancent un appel

EXCLUSIF – Révoltées par les témoignages de harcèlement sexuel contre le député écolo Denis Baupin, de nombreuses femmes politiques témoignent. Dix-sept anciennes ministres de gauche et de droite s’engagent dans le JDD.

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Cinq ans jour pour jour après la révélation de l’affaire du Sofitel, dix-sept anciennes ministres de gauche et de droite prennent la plume dans le JDD. Roselyne Bachelot, Michelle Demessine, Cécile Duflot, Elisabeth Guigou, Aurélie Filippetti, Chantal Jouanno, Nathalie Kosciusko-Morizet, Christine Lagarde, Marylise Lebranchu, Corinne Lepage, Monique Pelletier, Fleur Pellerin, Valérie Pécresse, Yvette Roudy, Catherine Trautmann, Dominique Voynet et Rama Yade s’expriment au nom de toutes celles qui ne peuvent prendre la parole.

Le sexisme concerne tous les milieux, les entreprises, l’université, les médias, la politique. Aucun monde n’est épargné. Les dix-sept « pétroleuses » font aussi des propositions importantes pour mieux protéger les victimes.

« A part ses seins magnifiques, elle est comment? »

Voici quelques extraits de cet appel à retrouver en intégralité dans le JDD :

« Nous nous sommes engagées en politique pour des raisons diverses, nous défendons des idées différentes, mais nous partageons la volonté que le sexisme n’ait pas sa place dans notre société. Ce fléau n’est pas propre à notre univers, loin de là, mais le monde politique a un devoir d’exemplarité. »

« Nous avons été ministres, nous sommes ou avons été élues. Et comme toutes les femmes qui ont accédé à des milieux auparavant exclusivement masculins, nous avons eu à subir et à lutter contre le sexisme. »

« On ne peut pas dire à une femme, quel que soit son statut, qu’elle soit salariée, étudiante, chômeuse, mère au foyer ou élue, à propos d’une collègue : « A part ses seins magnifiques, elle est comment? ». On ne peut lui dire d’un air graveleux : « Ta jupe est trop longue, il faut la raccourcir » ou « Est-ce que tu portes un string? ».

Le JDD

Mickaël Orfèvres condamné à 25 ans de prison pour avoir égorgé son ex devant sa fillette de 7 ans

Le Niortais Mickaël Orfèvres a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle par la cour d’appel des assises des Deux-Sèvres pour le meurtre de sa compagne. Il devra également payer de très lourdes indemnités à sa fille et au restant de la famille de la victime.

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En première instance, au mois de mars 2015, devant la cour d’assises de Vendée, il avait écopé d’une peine de vingt-cinq ans de réclusion criminelle accompagnée d’un suivi socio-judiciaire pendant cinq années : le Niortais Mickaël Orfèvres, 33 ans aujourd’hui, avait poignardé et égorgé son ex-compagne devant la porte de l’appartement des voisins de la victime, Sonia Pereira-Antunes, 28 ans, aux Herbiers.

La scène s’était déroulée sous les yeux de leur fillette, au soir du dimanche 19 mai 2013, un peu avant 23 h 30. Le trentenaire venait de « faire un câlin » à la petite, 7 ans à l’époque, pour la rassurer alors qu’il s’était emparé d’un couteau de cuisine. Après son passage à l’acte, la lame de vingt centimètres a été retrouvée pliée.

La Nouvelle Republique

Un prêtre britannique pédophile arrêté au Kosovo

Un prêtre britannique recherché par la justice de son pays pour pédophilie a été arrêté mercredi au Kosovo et une procédure d’extradition a été engagée, a indiqué dimanche un responsable de la police kosovare. 

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Andrew Charles Kingston Soper, connu comme étant le Père Laurence, était en fuite depuis 2011, avant d’être inculpé pour des actes pédophiles. Ceux-ci auraient été commis contre cinq élèves de l’école catholique Sainte-Bénédicte, une institution privée dépendant de l’abbaye d’Ealing, dans l’ouest londonien, où il enseignait.

L’enquête lancée en 2011 par le Vatican concernait des faits qui remonteraient aux années 1960 et se seraient poursuivis jusque dans les années 2000 et qui auraient été commis par plusieurs ecclésiastiques de l’école catholique Sainte-Bénédicte.

Si Soper refuse de donner son accord à sa remise aux autorités britanniques, la procédure d’extradition durera un minimum de 40 jours.

BFM

Angleterre : Un garçon de 12 ans sauvagement agressé par un hooligan

Les « vrais » supporters de Manchester City se mobilisent pour Emerson Butler (12 ans), un fan d’Arsenal sauvagement agressé par un hooligan à la sortie de l’Etihad Stadium dimanche.

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« C’était choquant et complètement inattendu. Mon fils a été traumatisé. » Richard Butler, père du jeune Emerson (12 ans), est encore sous le choc après ce qui est arrivé à son rejeton dimanche à la sortie de l’Etihad Stadium.

Manchester City et Arsenal venaient de se séparer sur un score de parité (2-2), quand son fils, supporter des Gunners, a entamé une conversation avec des fans des Citizens, a raconté le père à The Northern Echo. Et alors qu’il leur disait estimer le résultat du match juste, le garçon s’est fait agresser par un hooligan de City beaucoup plus âgé que lui, qui lui a asséné un violent coup de poing au visage.

Saignant abondamment, il n’a pas demandé son reste et s’est en allé en courant. « Il est traumatisé », constate son père, qui a demandé au coupable de se dénoncer publiquement. « C’est vraiment bas de s’attaquer à un enfant comme cela, même pour un hooligan », a commenté la police de Manchester dans un communiqué, assurant « prendre très au sérieux » cette affaire.

Les « vrais » supporters de City se mobilisent et ont lancé un appel aux dons, récoltant déjà 875 livres pour inviter ce jeune fan à l’Etihad Stadium et lui montrer que la majorité des supporters de Manchester City sont des « gens humains, honnêtes et bienveillants. » Classe.

Sport

25 enfants palestiniens tués en trois mois, et plus de 400 enfants en détention

L’Unicef a recensé la mort de 25 enfants palestiniens durant les trois derniers mois de 2015, en pleine vague d’attaques, majoritairement menées au couteau par des jeunes Palestiniens isolés, et s’est alarmée du nombre d’enfants détenus par Israël, un record depuis sept ans.

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Durant les trois derniers mois de 2015 « 25 enfants palestiniens, dont cinq filles, ont été tués et 1.310 blessés à travers l’Etat de Palestine: 23 enfants (19 garçons, quatre filles) ont été tués en Cisjordanie et à Jérusalem-Est et deux dans la bande de Gaza« , indique l’agence onusienne dans son rapport sur le dernier trimestre 2015.

Dans le même temps, « trois garçons israéliens ont été blessés près de colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Ouest en Israël ».

L’Unicef se dit « très inquiète quant à un usage excessif de la force, notamment dans les cas où des enfants palestiniens ont été abattus par les forces de sécurité israéliennes après avoir mené ou été soupçonnés de mener une attaque au couteau ».

L’Unicef dénonce le fait qu’aucune poursuite n’a été engagée, citant notamment l’exemple d’une adolescente de 17 ans emmenée par des soldats israéliens pour une fouille à un check-point près de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie avant d’être abattue d’au moins cinq balles.

Les Territoires palestiniens, Jérusalem et Israël sont en proie depuis octobre à une vague de violences qui a coûté la vie à 204 Palestiniens, 28 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais depuis le 1er octobre, selon un décompte de l’AFP. La plupart des Palestiniens tués sont les auteurs ou auteurs présumés d’attaques.

Avant cette période, de juillet à septembre, quatre garçons palestiniens ont été tués et 165 enfants palestiniens blessés, de même que trois enfants israéliens, selon l’Unicef.

L’autre grand sujet d’inquiétude de l’Unicef, qui dénonce régulièrement les mauvais traitements des enfants dans le système judiciaire militaire israélien, le seul qui s’applique aux Palestiniens des Territoires occupés, ce sont les détentions d’enfants.

Fin 2015, « 422 enfants de 12 à 17 ans, dont huit filles, étaient détenus dans des établissements militaires« . « Il s’agit du chiffre le plus élevé depuis mars 2009 », rapporte l’Unicef.

La loi israélienne autorise à juger les enfants palestiniens à partir de 12 ans, un fait unique au monde, selon l’Unicef.

Sur l’ensemble de l’année, en moyenne 219 enfants palestiniens étaient détenus dans des établissements militaires chaque mois, « soit 15% de plus que la moyenne mensuelle de 2014 ».

Courrier International

Bourget : une Femen se jette sur Tariq Ramadan

Seins nus sous une Burqa, l’une des militantes féministes s’est approchée de Tariq Ramadan avant de se déshabiller devant lui.

Plusieurs Femen ont interrompu un débat autour de l’Islam, organisé samedi au Bourget par l’Union des organisations islamiques de France (Uoif). Principale cible : Tariq Ramadan, l’islamologue suisse habitué des congrès de l’Uoif, accusé de tenir un double discours : radical devant les uns, libéral devant les autres.

Europe 1

Cisjordanie: Israël détruit des constructions et des écoles financées par l’UE

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Le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah a visité jeudi 12 mai la communauté bédouine de Khirbet Tana, dans le nord de la Cisjordanie. Ce village de 250 habitants a été détruit 4 fois depuis le début de l’année par l’armée israélienne qui estime que les constructions des habitants sont illégales. Problème : une partie de ses structures avaient été financée par l’Union européenne. Les ONG qui travaillent sur place appellent à des pressions politiques sur le gouvernement israélien pour que ces destructions cessent.

 

Rami Hamdallah est interpellé par des vieilles femmes palestiniennes. Elles montrent avec colère et tristesse leur maison détruites par les bulldozers israéliens le mois dernier. Devant la presse, le Premier ministre palestinien apporte son soutien à ces Bédouins palestiniens : « Ces habitants ont subi 4 destructions cette année. Nous voulons dire aux Israéliens que tant qu’ils démolissent, nous reconstruirons. Cette notre terre ici et cette zone C, c’est le coeur de la Palestine ».

Depuis le début de l’année, l’armée israélienne a détruit plus de 500 structures palestiniennes installées en zone C soit déjà plus que le total de l’année précédente. Ce qui fait dire à Patricia Grillo, la responsable du plaidoyer de l’ONG française Première Urgence Internationale qu’une véritable campagne de destruction est en cours : « Cette école a été détruite plusieurs fois ces dernières années et c’est pourquoi cette école-là a été construite et financée par l’Union européenne. Et elle a encore été détruite. Donc, vous voyez, c’est répété, successif et sans fin»

Israël assure de son côté vouloir continuer ses démolitions de structures construites selon l’Etat hébreu dans l’illégalité. La zone C qui recouvre environ 60% de la Cisjordanie est sous contrôle militaire israélien. 

En Ukraine, l’extrême droite s’infiltre dans la police

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«Je suis prêt à transgresser la loi afin de rendre la justice, si cela peut sauver des vies. En combattant dans le Donbass, j’ai compris que pour que quelqu’un survive, un autre doit mourir Illya Kiva se rejette sur sa chaise, ses grands yeux froids fixés sur son interlocuteur. Pour le chef du département de lutte antidrogue de la police nationale d’Ukraine, ces propos ne sont pas une provocation.

Avec sa gestuelle de combat et ses déclarations à l’emporte-pièce, Illya Kiva n’en finit pas de défrayer la chronique. Ancien athlète originaire de Poltava, dans le centre de l’Ukraine, il y dirige la section locale du groupe ultranationaliste «Praviy Sektor» («Secteur droit»). A la faveur de la guerre hybride du Donbass, il a pris la tête du bataillon de volontaires appelé «Poltava».

Il s’est fait remarquer dans l’est de l’Ukraine et à la frontière avec la Crimée occupée. Son engagement le rapproche du sulfureux ministre de l’Intérieur ukrainien, Arsen Avakov. En octobre 2015, celui-ci le propulse à la tête du département de lutte antidrogue, officiellement pour nettoyer un corps de police notoirement corrompu, qui n’avait été jusque-là qu’un organe de contrôle du trafic de stupéfiants.

A part mener des descentes musclées dans certains clubs et restaurants de Kiev, le patron de la lutte antidrogue ukrainien se démarque avant tout par ses prises de positions agressives, et extravagantes. «Illya Kiva n’est tenu responsable ni de ses propos, ni ses actions, estime Vyacheslav Likhachev, directeur du groupe d’observation des droits des minorités, à Kiev. Mais quand un officier de police haut gradé ignore la loi, c’est dangereux.» D’autant que Kiva contraste avec la réforme de la police, un des grands chantiers pro-européen de l’après-Maidan. Très médiatisée, elle a institué des unités de jeunes policiers, bien entraînés, bien rémunérés, et garants de l’Etat de droit.

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Le maire FN de Cogolin fait censurer la chanson « Aïcha » d’un spectacle de fin d’année

Marc-Etienne Lansade cologin fn censure aicha roms racisme

Nouvelle polémique à Cogolin, commune du Golfe de Saint -Tropez de 11.600 habitants dirigée par le Front national. 

Après avoir, s’être mis en scène dans une vidéo tournée dans un camp de Roms en cours de destruction. Après avoir l’an passé, interdit la représentation de danses orientales à une association, le maire Marc-Etienne Lansade, aurait fait pression sur une des écoles de sa ville pour qu’elle retire la chanson « Aïcha »  – écrite par Jean-Jacques Goldman et interprétée par Khaled – de son spectacle de fin d’année prévu le 14 juin. Un projet pédagogique pour les élèves de CM1-CM2 sur le thème d' »un voyage en Méditerranée » avec des chansons italiennes, grecques, françaises et donc orientales.

Si toutes les subventions accordées aux écoles de Cogolin ont baissé de 25% cette année, celle dédiée au groupe scolaire Fontvieille a été, dans un premier temps, amputée de 64%.

« Rien à voir avec le choix de la chanson », dit le maire, qui n’a pas souhaité être enregistré. Il fallait refaire la climatisation dans cette école. L’élu parle de « corrélations capilotractées ».

L’Inspecteur d’Académie est directement intervenu jeudi auprès du maire pour qu’il revoit sa position. Face à la polémique et « pour taire les rumeurs », dit le maire Marc Etienne Lansade, la subvention de l’école concernée vient d’être réévaluée.

France Inter

Nancy : pétition pour la fermeture d’un salon de tatouage néonazi

Jérémy Recagno NEO NAZI TATOUAGE

Nous, habitants du quartier Stanislas, Nancéiennes et Nancéiens, soucieux de la sécurité de notre quartier et de notre ville, nous inquiétons de l’ouverture récente du salon de tatouage Sanctus Tattoo, tenu par des néo-nazis, en plein centre-ville de Nancy.

Jérémy Felt et Jérémy Recagno, les deux tatoueurs du salon, entretiennent en effet de nombreux liens avec la mouvance skinhead néo-nazie, et en particulier avec le groupuscule violent et armé « Blood & Honour Hexagone ». Ainsi, plusieurs membres de cette organisation étaient présents lors de l’inauguration du salon le 9 avril dernier, arborant ouvertement tatouages et insignes SS.

Afin de bien situer « Blood & Honour Hexagone », on peut par exemple signaler que, pas plus tard que le 30 mars dernier, une série d’interpellations au sein de ce groupe ont ainsi permis aux enquêteurs de découvrir des armes d’épaule, des armes de poing et des armes blanches (source : Ministère de l’Intérieur).

D’ailleurs, Jérémy Recagno, déjà condamné à de multiples reprises pour violences à caractère raciste, et en lien avec le Ku Klux Klan aux États-Unis, est à nouveau derrière les barreaux depuis novembre dernier pour détention d’armes dans son précédent salon de tatouage (source : La Provence).

La loi interdit l’incitation à la haine raciale portée par ces individus nostalgiques du IIIème Reich. Nous nous inquiétons en particulier des troubles à l’ordre public provoqués par les personnes qui fréquentent ce salon.

Nous demandons donc que des mesures soient prises pour la fermeture de ce salon de tatouage, qui ne peut que nuire à l’image de notre ville et, surtout, à la sécurité de tous nos concitoyens.

La Horde

Fréjus : le projet Surf Academy confié par le maire FN a un ancien néo-nazi jugé illégal

Le projet de la Surf Academy, à Fréjus, a du plomb dans la planche. Mardi, la sous-préfecture de Draguignan, dans le Var, a envoyé un document au maire FN David Rachline. Elle remet en cause l’installation de ce parc d’attraction sur une base nature de Fréjus.

Comme indiqué sur le site internet de la ville, la Surf Academy est un concept « saisonnier » qui six mois par an, doit proposer « une initiation au surf, avec un espace de détente et de loisirs ». Le 7 mars, le conseil municipal validait une convention avec une société privée pour créer ce parc. Coup du projet, 4,6 millions d’euros.

Fin avril, Mediapart révélait que la société chargée de la mise en place du parc, la « Surf Academy Poseidonis », était basée à Hong Kong et dirigée par un ancien néonazi. Finalement la sous-préfecture a tranché. Elle estime que la société « ne dispose d’aucune existence légale et ne peut, de ce fait, conclure une convention avec la commune ». Elle indique aussi que « la ville de Fréjus ne peut utiliser ce site que ponctuellement » et « qu’il n’est pas possible d’installer sur la base nature un centre de loisirs ». La convention du 7 mars est ainsi jugée irrégulière. Cela semble bien compromis de surfer à Fréjus cet été.

Le Point

Censure de Black M : Le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants dénonce « un pas vers le totalitarisme »

todeschini

Vous venez de publier un communiqué dans lequel vous dénoncez le « déferlement de haine, d’injures et de menaces » contre Black M. Sur I-Télé, vous avez même parlé de « premier pas vers le fascisme »…

C’est même un pas vers le totalitarisme. Comment accepter des menaces contre l’intégrité physique du maire de Verdun et même du chanteur? Comment accepter de telles violences? Dans une démocratie, c’est intolérable. Le gouvernement condamne avec force une campagne de haine qui porte atteinte à la liberté d’expression et de création.

Cette campagne est menée par les mêmes que ceux qui ont sifflé François Hollande sur les Champs-Elysées [le 14 juillet ou le 11 novembre] ou ceux qui ont porté atteinte à la mémoire de Jean Zay [lors de son entrée au Panthéon]. Cela est d’autant plus inacceptable que ça intervient lors de moments solennels qui devraient réunir la Nation.

L’Express

2 militants néo-nazis condamnés pour avoir saccagé une libraire et tabassé 2 passants

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C’était en octobre 2015, la librairie d’extrême gauche L’Autodidacte à Besançon dégradée en pleine nuit par des présumés néo-nazis. Et bien ce vendredi, le tribunal correctionnel de Besançon a condamné deux bisontins à 120 jours amende à 8 euros. Ils ont été reconnus coupables des dégradations mais aussi des coups portés à deux personnes présentes cette nuit là rue Marulaz.

A la barre, un légionnaire de 25 ans et un intérimaire de 38 ans affiliés au groupuscule d’extrême droite Troisième Voie. Tous deux ont nié en bloc leur implication dans ces faits. Leur avocat a plaidé la relaxe mais le Procureur de la République a requis 6 et 8 mois de prison.

Le Président du Tribunal a finalement coupé la poire en deux en prononçant une condamnation légère: 120 jours amende à 8 euros. Les deux bisontins devront également verser 280 euros à la librairie et payer 200 euros de dommages et intérêts à leurs victimes.

France Bleu

Un enseignant condamné pour avoir inventé une agression antisémite par des « maghrébins »

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Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné, jeudi 12 mai, à six mois de prison avec sursis pour dénonciation mensongère un enseignant juif qui avait déposé plainte pour une tentative de meurtre à caractère antisémite.

Le 18 novembre 2015, soit cinq jours après les attentats de Paris et Saint-Denis, Sylvain Saadoun, 57 ans, professeur d’histoire-géographie dans l’un des plus importants établissements scolaires juifs de Marseille, avait affirmé avoir été agressé par deux jeunes garçons circulant sur un scooter rouge alors qu’il se rendait à la synagogue.

Après avoir été questionné − « Tu es juif ou tu es musulman ? », Sylvain Saadoun assurait avoir été jeté à terre, l’un de ses agresseurs lui exhibant une photo de Mohamed Merah sur son portable, l’autre ouvrant son blouson pour laisser entrevoir un tee-shirt aux insignes de Daech. « Sale juif, sale porc ! On va te taillader puis t’achever », l’auraient-ils menacé.

Alors que cette agression avait eu un fort retentissement, les enquêteurs, eux, doutaient très rapidement de sa réalité, malgré la présence sur le corps de l’enseignant de dizaines de petites plaies très superficielles allant de deux à vingt centimètres localisées sur la moitié du corps antérieur gauche, sachant que M. Saadoun est droitier. « On aurait dit du raclage », avait indiqué un marin-pompier. Un de ses collègues ajoutait même : « Ça me rappelle ce que se font les gamins incarcérés à l’établissement pénitentiaire pour mineurs, sauf qu’eux, ils le font de manière plus profonde. »

Le Monde

« Méconnaissance des règles », les élus FN encore apprentis conseillers municipaux à Perpignan

La séance publique de ce jeudi soir a donné lieu à de longues interventions de l’opposition dont certains élus pêchent encore par méconnaissance des règles et même des dossiers.

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Deux ans après leur élection sur le banc de l’opposition municipale, les élus FN peinent encore à trouver leurs marques. Sur la forme, mais aussi sur le fond.

« Hors Sujet »

À l’image d’un Bruno Lemaire demandant combien coûtent à la Ville les six concerts du festival Radio France programmés le 13 juillet. « Rien, ils sont offerts par Radio France », répond Jean-Marc Pujol. « La réponse est dans la délibération, il suffisait de la lire », est obligé de compléter l’adjoint à la Culture Michel Pinell.

Le même Bruno Lemaire qui ignore qu’il peut voter les subventions aux associations « sauf à celles que vous ne voulez pas«  a dû préciser Jean-Marc Pujol qui, deux ans après l’élection donc, en est encore à expliquer le mode d’emploi du conseil municipal.

Visiblement soulagée, l’opposition a alors demandé « de repousser alors le vote à la prochaine séance le temps de regarder à nouveau ou bien on s’abstient ». Ils se sont abstenus. D’autres élus FN confondent rap et graff, écrivent au salarié d’une association plutôt qu’au président pour demander des comptes sur une subvention.

Bref, les élus FN sont encore très souvent « hors sujet » comme le maire l’a résumé. Ils ne connaissent pas, ou mal, leurs dossiers malgré les indications laissées par un Louis Aliot absent, retenu à Strasbourg.

 

L’Independant

USA: des employés du secteur volailler portent des couches, privés de pauses-toilettes

Les employés du secteur volailler aux Etats-Unis travaillent dans un tel climat de peur qu’ils n’osent pas demander de pauses pour aller aux toilettes et portent des couches au travail, affirme l’ONG britannique Oxfam dans une étude.

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D’après l’étude publiée mardi, « la grande majorité » des 250.000 ouvriers du secteur avicole américain « dit ne pas bénéficier de pauses-toilettes adéquates », en « claire violation des lois américaines de sécurité au travail ».

Ils « luttent pour s’adapter à ce déni d’un besoin humain de base. Ils urinent et défèquent debout face à la ligne d’assemblage, portent des couches au travail, réduisent leurs prises de liquides et fluides à des niveaux dangereux » et risquent « de graves problèmes de santé », martèle l’étude.

« Nous sommes inquiets de ces accusations anonymes et bien que nous n’ayons pour l’instant pas de preuves qu’elles soient vraies, nous vérifions que nos règlementations sur les toilettes sont appliquées », ajoute le groupe.

Oxfam cite une enquête menée auprès de 266 ouvriers en Alabama (sud) par l’association anti-discriminations Soutern Poverty Law Center, selon laquelle « presque 80% des ouvriers disent ne pas avoir le droit d’aller aux toilettes quand ils en ont besoin« , ainsi qu’une autre dans le Minnesota (nord) où « 86% des ouvriers disent avoir moins de deux pauses-pipi par semaine ».

Les ouvriers, régulièrement, voient leurs demandes de pauses-pipi ignorées par leurs supérieurs qui leur répondent avec des moqueries ou menaces de sanctions voire de renvoi. Ils doivent alors patienter pendant plus d’une heure ou « se précipiter » pendant des pauses de dix minutes.

Boursorama