BDS : Manuel Valls condamne à nouveau le boycott d’Israël depuis Tel Aviv

Le Premier ministre Manuel Valls s’est attaqué dimanche 22 mai à la tâche ardue de convaincre, « en ami », les Israéliens qu’une initiative de Paris pour la paix avec les Palestiniens était dans leur intérêt, tout en répétant que « la colonisation doit cesser ».

Valls delivers a speech during the inauguration of the Zmorot solar plant built and operated by France's EDF Energies Nouvelles near Ashkelon

Le Premier ministre français a par ailleurs de nouveau condamné la campagne de boycott anti-israélien, qui selon lui masque une « détestation » antisémite.

Le chef du gouvernement recevait dimanche après-midi la plus haute distinction de l’université de Tel-Aviv, où il a lancé un appel aux étudiants israéliens à venir étudier en France.

« Cette invitation que je lance n’est pas une invitation en l’air (…) c’est la plus sincère des réponses à ceux qui ne parlent que de boycott », a-t-il affirmé, devant un auditoire largement composé de Français habitant en Israël.

« Comment ne pas condamner ceux qui se livrent à cette entreprise de destruction des liens qui nous unissent? Comment peut-on se dire éclairé, démocrate, et vouloir boycotter le savoir, la recherche, la culture, la création, la créativité? », a dit Manuel Valls citant un appel au boycott d’un spectacle d’un ballet israélien à l’Opéra Garnier à Paris.

Huff Post

Nantes: Une vidéo du lynchage d’un policier scandalise le web

 

Le CRS de la vidéo pourrait être le commandant de police agressé et hospitalisé le 3 mai dernier à Nantes, selon France 3 Pays de Loire. Devançant son escadron, il s’était retrouvé isolé face à des manifestants. Le fonctionnaire avait reçu un premier coup porté par derrière, ce qui l’avait fait chuter. Une fois au sol, un groupe de cinq à six jeunes s’était jeté sur la victime, lui arrachant son casque de protection, avant de le frapper à la tête à coups de pieds et de barre de fer. Conduit à l’hôpital, le commandant de police en était ressorti avec une quinzaine de points de suture à la tête et au visage.

Paris Match

 

Palme d’Or : le Festival de Cannes récompense « l’anti-israélien » Ken Loach

La Palme d’or du Festival de Cannes a été attribuée dimanche au cinéaste britannique Ken Loach pour « Moi, Daniel Blake ».

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Six fois primé à Cannes, où il avait reçu la Palme d’or en 2006 pour « Le Vent se lève », Ken Loach, 79 ans, a reçu la Palme des mains de l’acteur Mel Gibson.

En 2009, Ken Loach, « anti-israélien notoirement connu », avait annulé sa venue au Festival du Film International de Melbourne après avoir appris que le gouvernement israélien avait financé le voyage de l’artiste d’animation Tatia Rosenthal.

Le cinéaste britannique est un fervent défenseur du boycott total de l’État juif. « Le boycott c’est la seule chose que nous pouvons faire pour accomplir ce que ni l’ONU ni Obama n’ont réussi à faire, d’amener Israël à rendre les territoires occupés », avait-il déclaré en 2014 dans un entretien accordé au quotidien berlinois Tagesspiegel.

« Israël se présente comme une démocratie occidentale… et en même temps enfreint des accords internationaux et ne respecte pas la Convention de Genève, vole des terres auxquelles il n’a pas droit, emprisonne des enfants et ment à la terre entière par rapport à ses armes nucléaires », avait-il ajouté.

Le Monde Juif

Tonnes de drogues importées en France : révélations sur un trafic d’Etat

 

Un témoignage publié par Libération met en cause l’ex-patron de la lutte anti drogue, accusé d’avoir facilité l’importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis. Stéphane V. se présente comme un « infiltré » ayant effectué « plusieurs missions pour l’Etat », avec pour agent traitant François Thierry, ex-patron de l’Ocrtis.


«Libération» révèle le rôle central de François Thierry, ancien numéro 1 de la lutte antidrogue, dans l’importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis en lien avec un des plus gros trafiquants européens. Un système d’une ampleur inédite qui s’apparente à un trafic d’Etat.

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C’est un scandale qui risque de provoquer une déflagration au sommet de la police judiciaire. L’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), François Thierry, est soupçonné d’avoir laissé entrer en France plusieurs dizaines de tonnes de cannabis au cours des dernières années, avec la complicité d’un des plus gros trafiquants européens, recruté par ses soins.

Visage de la lutte antidrogue française depuis 2010, le commissaire avait pris l’habitude de poser devant ses plus belles saisies, aux côtés des ministres de l’Intérieur successifs, Claude Guéant, puis Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. Que savaient ces derniers des méthodes de François Thierry ? Ont-ils cautionné ce trafic d’Etat ? De nouveaux éléments et un témoignage accablant recueilli par Libération dévoilent l’ampleur de ce système, dont l’existence pourrait mettre en péril des dizaines de procédures judiciaires. Contacté dimanche matin, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité réagir avant la publication de notre enquête.

Le déclic

Le système a déraillé brutalement le 17 octobre à Paris. Ce soir-là, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) met la main sur 7,1 tonnes de cannabis entreposées dans trois camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le XVIe arrondissement.

Une saisie record pour la capitale. Le lendemain, François Hollande se déplace en personne au siège des douanes pour saluer ce «coup fatal» porté aux trafiquants. Mais l’enquête ouverte le jour-même par le parquet de Paris, confiée à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), va réserver quelques surprises.

Une facture retrouvée dans une des camionnettes et des traces ADN permettent rapidement de remonter jusqu’à un certain Sofiane H., bien connu des services de police. L’homme habite justement boulevard Exelmans, dans un penthouse de 300 m2 avec piscine intérieure, dont le loyer de 9 000 euros est réglé chaque mois en cash.

Mais il a surtout la particularité d’être un indic de l’Ocrtis, dûment immatriculé au Bureau central des sources. Un informateur au pouvoir exorbitant, directement traité par le patron de l’Office, et capable d’importer chaque mois plusieurs tonnes de shit en «livraison surveillée». Cette technique d’enquête, très prisée des services de stups, permet de laisser passer de la drogue sous le contrôle d’un magistrat, afin de démanteler des réseaux de revendeurs à l’arrivée. Une technique légale. Sauf qu’en l’espèce, Sofiane H. semblait bénéficier d’une protection en haut lieu, ce qui lui permettait de poursuivre ses activités sans jamais être inquiété.

L’affaire d’Exelmans est jugée d’autant plus sérieuse par le parquet que la drogue saisie à Paris fait partie d’un lot beaucoup plus important. Trois jours plus tôt, les douanes avaient déjà intercepté 1,9 tonne de cannabis sur l’autoroute A11, en direction de Nantes. Puis quelques jours plus tard, 6,2 tonnes sont saisies dans une fourgonnette en Belgique. A chaque fois, la marchandise a la même origine.

Pour le seul mois d’octobre, plus de 15 tonnes sont donc passées par le même canal sans aucun encombre. Avant que les douanes, avisées par un mystérieux informateur, ne fassent capoter l’opération. Quel rôle a joué Sofiane H. dans ce trafic ? Et surtout, quelle était la nature de sa relation avec François Thierry pour bénéficier d’une telle impunité ? Après quatre mois de cavale, le trafiquant est finalement interpellé le 22 février en Belgique. Un témoin tellement exposé que le parquet a jugé bon d’envoyer les gendarmes d’élite du GIGN pour aller le chercher en hélicoptère lors de son extradition.

Le recrutement

Le parcours de Sofiane H. est à la mesure du scandale qui couve depuis la saisie record du boulevard Exelmans. L’homme peut en effet se targuer d’être le plus gros importateur de cannabis en France, ni plus ni moins.

Dès la fin des années 90, à seulement 20 ans, il est déjà considéré comme un des barons du trafic international entre le Maroc, l’Espagne et la France. Recherché pour l’importation de plusieurs tonnes de shit, il est condamné en 2002 à cinq ans de prison, puis à dix-huit ans pour avoir continué à trafiquer depuis sa cellule. Sur une écoute téléphonique, on l’entend menacer un de ses acolytes de «lui trouer les genoux avec une perceuse» après le vol présumé d’une tonne et demie de marchandise. Quelques mois plus tard, il parvient à s’évader de la prison de Metz lors d’un transfert et s’installe dans le sud de l’Espagne. Une période faste au cours de laquelle Sofiane H. se refait rapidement un nom dans l’élite du trafic international.

Mais après avoir échappé à plusieurs coups de filet, le Français est finalement arrêté en mars 2009 à côté de Marbella, en Andalousie, dans le cadre de l’opération «Baleine blanche», la plus grosse enquête jamais menée en Espagne sur le blanchiment lié au trafic de drogue. L’opération, qui porte sur un montant de 250 millions d’euros, permet d’interpeller une cinquantaine de personnes et de saisir plus de 200 propriétés et véhicules de luxe. En garde à vue, Sofiane H. essaiera d’effacer ses empreintes digitales en se frottant les doigts aux barreaux de sa cellule. Selon plusieurs sources, c’est lors de sa détention en Espagne qu’il aurait été recruté par François Thierry. «Tamponné», comme on dit dans le milieu.

Extradé en France, Sofiane H. est condamné en avril 2011 à treize ans de prison. Mais il a désormais une bonne avocate. Anne Claire V. n’est autre que la compagne de François Thierry. A l’énoncé du verdict, elle dénonce une «peine sévère». Mais à peine trois ans plus tard, l’avocate spécialisée en droit immobilier dans un grand cabinet d’affaires parvient à faire libérer le trafiquant.

Contre toute attente, Sofiane H. bénéficie d’une remise de peine exceptionnelle suivie d’une libération conditionnelle, accordée par un juge d’application des peines de Nancy. Une mesure rarissime, réservée à certains repentis.

Selon nos informations, Sofiane H. a dû s’acquitter au passage d’une amende douanière de 2 millions d’euros. Qui a réglé cette somme ? Avec quel argent ? Et comment a été payée l’avocate ? Contactée par Libération, Anne Claire V. n’a pas souhaité s’exprimer. Seule certitude : Sofiane H. va désormais s’imposer comme le plus gros trafiquant de l’Hexagone grâce à la protection de François Thierry«Un homme à la tête du troisième réseau d’Europe en termes de volume de trafic», selon un enquêteur spécialisé.

Le trafic

Jusqu’où l’Office central des stups était-il impliqué dans ce gigantesque scandale ? Et dans quelle mesure les magistrats ont-ils validé certaines procédures ? Un témoignage édifiant permet d’éclairer ce système de l’intérieur.

Ancien indic de François Thierry, bien connu des autorités françaises, Stéphane V. a livré de nombreux éléments à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), chargée de l’enquête sur les méthodes des Stups. Il affirme notamment avoir été mandaté par François Thierry pour garder une villa à Estepona, dans le sud de l’Espagne, entre mars et avril 2012. Pendant près de trois semaines, a-t-il expliqué aux «bœufs-carottes», cinq hommes présentés comme des policiers français se relayaient pour charger et décharger sur la plage des dizaines de paquets remplis de drogue, récupérées sur des Zodiac venus du Maroc.

Au total, 19 tonnes auraient transité par la villa au cours de ce seul séjour. Une mission payée à Stéphane V. en cash par François Thierry. Il sera à nouveau sollicité plusieurs fois par le grand patron des Stups pour des opérations identiques, jusqu’en décembre 2014.

Libe

Pour Nadine Morano la gare du Nord à Paris « c’est plus la France» « c’est l’Afrique »

Invité de l’émission Le Supplément sur Canal+, l’eurodéputée a regretté ce dimanche l’évolution du quartier de la gare du Nord, à Paris. « On n’a plus l’impression d’être en France », a lancé la candidate à la primaire à droite.

 

Lors d’un reportage diffusé lors de l’émission, la candidate à la primaire à droite fustige l’évolution démographique du quartier de la gare de Nord, dans le 10e arrondissement de Paris. « Dans le quartier où j’ai grandi, il y avait quatre familles africaines, quatre. Dont une est restée ma meilleure amie. Quand vous retournez dans ce quartier, regardez la Gare du Nord, on n’a plus l’impression d’être en France, on a l’impression d’être en Afrique », s’agace l’eurodéputée.

L’Express

Israel : « Manuel Valls est l’un des seuls Premiers ministres qui soit sioniste »

« Heil Hitler » « Marine Le Pen au pouvoir en 2017 » des tags antisémites sur les murs de la fédération du PS

Dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 mai, les locaux de la Fédération du Parti socialiste de l’Eure, rue Joséphine à Évreux, ont été couverts de tags ouvertement racistes et antisémites. Sur le mur, outre des étoiles de David et une croix gammée, on pouvait y lire des inscriptions « Vive le IIIe Reich », « Jude Sarko » ou encore « Marine Le Pen au pouvoir en 2017 ».

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Les tags ont été nettoyés dans la matinée par les services de la ville. Une autre inscription a été effacée dans la même rue, quelques mètres plus loin (un « Heil Hitler » mal orthographié), sous un porche. La police d’Évreux a ouvert une enquête pour tenter d’identifier le ou les auteurs des tags racistes.

Marc Antoine-Jamet, le secrétaire départemental du PS se dit « attristé devant cet acte de vandalisme » mais indique qu’il ne souhaite pas porter plainte. « Je plains ceux qui ont fait ça. » Il dénonce la responsabilité de l’extrême-droite et notamment de Nicolas Bay, secrétaire général du Front national et conseiller régional de Normandie. « La parole se libère, les gens croient que tout est permis. Il y a à la fois un climat antirépublicain et antidémocratique qui fait vivre ce leader tendance Mégret » assène-t-il.

 

Paris Normandie

George Zimmerman a vendu 250.000 $ le pistolet qu’il avait utilisé pour tuer Trayvon Martin

L’ancien vigile George Zimmerman a vendu 250.000 dollars le pistolet qu’il avait utilisé pour tuer Trayvon Martin, un adolescent noir qui n’était pas armé, en 2012 en Floride, selon plusieurs sources concordantes.

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Le site United Gun Group, qui a accueilli la vente aux enchères de ce pistolet Kel-Tec PF-9, a posté samedi un message sur son compte Twitter indiquant que l’arme avait été vendue un quart de million de dollars. Vendredi, la station de télévision locale de Las Vegas (sud-ouest) KTNV avait assuré, sans produire le témoignage, avoir appris de George Zimmerman directement qu’il avait cédé son arme pour 250.000 dollars.

La vente met fin à dix jours d’un long processus, qui a vu George Zimmerman mettre une première fois l’arme aux enchères sur un site, GunBroker, avant d’en être exclu puis de se reporter sur United Gun Group, un site communautaire. Plusieurs internautes outrés par cette vente ont ensuite réussi à y faire échec, en soumettant des enchères farfelues, jusqu’à 65 millions de dollars.

RTBF

Manuel Valls prend ses distances avec une reconnaissance automatique de la Palestine

Ce dimanche 22 mai, le Premier ministre français a pris ses distances avec la menace faite en janvier par Paris de reconnaître l’État palestinien en cas d’échec de l’initiative française pour relancer l’effort de paix avec les Palestiniens.

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Manuel Valls entame un voyage particulièrement sensible en Israël et dans les territoires palestiniens. Paris qui a affiché sa volonté de relancer le processus de paix au Proche-Orient mène à présent un périlleux exercice d’équilibriste afin de ne pas s’attirer les foudres des autorités israéliennes encore courroucées par les dernières résolutions françaises en faveur d’une reconnaissance de l’Etat palestinien.

La reconnaissance de l’Etat palestinien écartée (définitivement ?)  

Fin janvier, Laurent Fabius, depuis remplacé au Quai d’Orsay par Jean-Marc Ayrault, avait affirmé qu’en cas d’échec de l’initiative française, «nous devrons prendre nos responsabilités en reconnaissant l’État palestinien». Israël avait fait de ces propos l’un de ses arguments primordiaux contre l’initiative française en faisant valoir que celle-ci était inutile puisque le résultat en était connu d’avance. Jean-Marc Ayrault, qui a repris la conduite de l’initiative, a considérablement atténué le propos depuis en déclarant qu’une reconnaissance n’était pas «automatique» en cas d’échec.

Le chef du gouvernement a abondé dimanche : «L’objectif, c’est d’aboutir à la création d’un État  palestinien. C’est de permettre que votre aspiration nationale puisse enfin se concrétiser. Dire aujourd’hui quand nous reconnaîtrons l’État palestinien, c’est acter par avance l’échec de notre initiative», a-t-il dit.

«Nous ne nous situons évidemment pas dans cette perspective. Au contraire, nous allons mobiliser toute notre énergie pour tenter de faire progresser votre projet national, aux côtés d’Israël dont nous devons par ailleurs garantir la sécurité», a affirmé le Premier ministre. Manuel Valls a exposé à nouveau le constat français selon lequel «plus le temps passe, plus la viabilité d’un Etat palestinien s’estompe sous l’effet d’une colonisation qui se développe».

«L’arrêt de la colonisation est un impératif. Car on ne peut pas vouloir à la fois discuter de la paix, être sincère dans la négociation et continuer dans le même temps à pratiquer le fait accompli sur le terrain», a-t-il insisté.

RT

Israël est «infecté par les graines du fascisme» selon l’ancien Premier ministre Ehud Barak

Alors que l’actuel Premier ministre de l’Etat hébreu, Benjamin Netanyahou, remanie son gouvernement de manière controversée, Ehud Barak l’a accusé de «fascisme», ajoutant que le «gouvernement doit être renversé».

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Barak, qui a dirigé le pays pendant plus de dix ans dans les années 1990, avant de devenir ministre de la Défense sous Ehud Olmert puis sous Benjamin Netanyahou, a commenté le dernier remaniement gouvernemental effectué cette semaine par son ancien supérieur.

En effet, Netanyahou a décidé de remplacer le ministre de la Défense Moshe Ya’alon par Avigdor Lieberman, président controversé du parti d’extrême-droite Israel Beytenou («Israël Notre Maison»), plutôt que de former une coalition avec l’Union sioniste, de centre-gauche.

Ya’alon a démissionné vendredi, à la fois du gouvernement et du parlement, assurant manquer «de foi» en Netanyahou, qui avait pourtant tenté de le contenter en lui offrant le poste de ministre des Affaires étrangères.

Dans une interview avec la chaîne de télévision israélienne Channel 10 vendredi, Ehud Barak a décrit ce départ de Ya’alon comme une «purge», assurant que cela «devrait être un feu rouge pour tous ceux d’entre nous observant ce qui se passe dans le gouvernement».

Il a ensuite déclaré qu’Israël avait récemment connu une série d’événements indiquant que ses gouvernement successifs sont «infectés par les graines du fascisme». Cela a commencé avec l’assassinat controversé par un soldat israélien d’un assaillant palestinien blessé, qui était au sol, a affirmé Ehud Barak, rappelant que Netanyahou avait alors soutenu le militaire.

L’ex-ministre a ensuite cité d’autres exemples, comme la proposition de retirer leur immunité aux députés accusés de soutenir le terrorisme.

«Ce gouvernement doit être renversé avant qu’il ne nous renverse nous tous [ses opposants]» a mis en garde l’ancien Premier ministre ajoutant qu’«il ne reste plus aucun leader sérieux dans le monde qui croit le gouvernement israélien».

RT

Le travail des enfants en Europe : « On sait que ça existe mais on ne veut pas le voir »

C’est au détour d’un café dans les rues de Naples, que Cécile Allegra est confrontée au travail des enfants. Un jeune adolescent, les bras chargé d’un plateau aussi lourd que lui, sillonne entre les tables pour distribuer des boissons. Pour cette grande reporter qui sort d’une longue immersion dans la police napolitaine, c’est la fin d’une enquête et le début d’une autre. Entretien. 

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Palerme

Son travail l’a menée en Bulgarie, en Italie, en Angleterre, et même plus près, en France. Elle a rapporté des témoignages et en a fait un documentaire pour Arte. Dans son livre, Le salaire des enfants, elle relate le parcours de Giovanni, de Giultena ou de la Française Léna, qui travaillent trop tôtUn scandale ignoré.

 

Estelle Bertrand : Comment avez-vous fait témoigner ces enfants et leurs familles ? Vous dites dans votre livre que parler c’est risquer de perdre son emploi voire plus.

Cécile Allegra : Il faut souvent un médiateur et surtout une technique d’approche assez douce. A Naples, avec le petit Giovanni, les parents, ce qui était compliqué c’était de circuler dans le quartier de manière discrète. J’ai commencé par aller le voir de temps en temps un peu comme une marraine. Au fil des jours ma présence passait inaperçue. Pour les autres mineurs italiens dont je parle, ils étaient sous la tutelle de Giovanni, un éducateur. C’est donc grâce à lui et à son travail dans le quartier, que nous avons pu entrer dans ce périmètre.

En ce qui concerne la France j’ai tout simplement demandé si ces jeunes avaient envie d’en parler. Il me fallait évidemment l’autorisation des parents. Étant très engagés aux côtés de leurs enfants, et très remontés par rapport à ce qu’ils ont vécu, il a été facile de les convaincre. Quant à la Grande Bretagne c’est grâce à une assistante sociale que j’ai pu approcher cette réalité.

Selon vous en France, l’apprentissage serait devenu une sorte de « permis d’exploitation » ? 

Je ne veux pas dire que tous les commerçants et artisans exploitent les apprentis, mais on ne peut pas demander à un adolescent de faire le travail d’un adulte. L’Europe a été pionnière dans la lutte contre le travail des enfants et là on assiste à véritable marche arrière.

Marie Claire

Un patron dénonce les salaires indécents, puis s’augmente de 18% ( 4,8 millions d’€ )

Le salaire de Paul Hermelin, patron du géant de l’informatique, Capgemini, s’est envolé en 2015. +18% soit un total de 4,8 millions d’euros. L’enveloppe consacrée aux hausses des rémunérations des salariés français du groupe s’est de son côté considérablement amincie. En 2013, Paul Hermelin, grand patron de gauche, aurait pourtant trouvé l’opération « indécente »… C’est en tout cas ce qu’il expliquait dans un livre.

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Paul Hermelin, le patron du géant de l’informatique, Capgemini, est un patron heureux. En 2015, son salaire annuel a augmenté de 18% pour atteindre 4,8 millions d’euros grâce, entre autres, à la distribution d’un paquet d’actions gratuites dites de « performance » (40 000 en tout) valorisées à 2,3 millions d’euros. Si les actionnaires ont validé l’opération, les syndicats, eux, sont loin de partager leur avis. « Il faut mettre cette augmentation en parallèle avec l’enveloppe consacrée aux hausses de salaires pour les 22 000 salariés français. Elle est passée de 900 000 euros en 2014 à 806 000 euros en 2015« , s’indigne en effet Thierry Achaintre, secrétaire de la CGT Capgemini.

Et de poursuivre :

« Lors des négociations annuelles, la direction de Capgemini nous a expliqué qu’elle prônait la modération salariale parce que les perspectives économiques ne sont pas sûres et la concurrence est rude. Mais, apparemment, cette modération ne vaut pas pour tout le monde ».

Pis, cette modération, Paul Hermelin la prônait il n’y a pas si longtemps dans un livre, paru en 2013, Ceux d’en haut, une plongée dans le monde des « décideurs ». Déjà PDG à l’époque de Capgemini, l’intéressé n’hésitait pas à affirmer sa ligne de (bonne) conduite.

M-o-d-é-r-a-t-i-o-n

Ecoutons-le : « Quand j’ai fait des licenciements en 2002-2004, confie-t-il à l’auteur, j’ai diminué toutes les rémunérations à commencer par la mienne. Et quand a éclaté la crise des subprimes, j’ai coupé 30% des bonus parce qu’il fallait montrer que nous étions solidaires. En trois ans j’ai pris trois fois des stock-options – j’ai vu des mes yeux, un patron rafler 90% des stock-options de sa boîtec’est totalement indécent ; moi quand j’en prends c’est 1,1%. (…) Je n’ai pas de goût pour l’argent. Ma passion c’est la musique… » L’opéra autant que le rap.

Marianne

Au nom de la religion, un Etat américain emprisonnera les médecins pratiquant l’avortement

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Aux Etats-Unis, comme en France, l’adoption du droit à avortement a fait l’objet d’un formidable débat dans les années 70. Mais alors que le dossier est clos en France depuis la loi Veil (1975), il n’a cessé d’être une plaie brûlante outre-Atlantique : une partie de la droite, imprégnée de religion, n’a toujours pas accepté l’arrêt de la Cour suprême « Roe vs Wade » (1973) qui reconnaît ce droit. La campagne actuelle fait resurgir la polémique.

Quasiment tous les candidats à la primaire républicaine se sont prononcés contre l’avortement. Et jeudi, le Sénat d’Oklahoma, par 33 voix contre 12, a voté un texte rendant l’avortement illégal et punissant de prison (1 à 3 ans) les médecins qui pratiqueraient un avortement sur le territoire de l’Etat. Il s’agit d’une provocation, car un tel texte entre directement en contradiction avec l’arrêt « Roe vs Wade ».

Le projet de loi avait été voté en première lecture par la chambre des représentants de l’Oklahoma, et il doit encore être signé par la gouverneure pour entrer en vigueur. Celle-ci, Mary Fallin, n’a pas encore annoncé si elle allait signer la loi.

L’Obs