Un jeune arabe battu par la police israélienne lors d’un contrôle

La brutalité policière à Tel Aviv entraîne des appels à « l’introspection ». « Je leur ai demandé d’arrêter » a dit aux policiers Maysam Abu Alqian, un arabe israélien d’Hura ; une enquête a été lancée pour violence présumée.

L’incident brutal présumé de la police a eu lieu au supermarché Yuda de la rue Ibn Gvirol de la ville. Pendant son premier entretien depuis l’incident, Alqian a contredit la version des évènements de la police.

Des témoins ont publié des critiques furieuses des policiers.

« A l’instant, devant la mairie, un employé de supermarché arabe est sorti pour jeter les poubelles. Un homme en short s’est approché et a dit : ‘montrez-moi vos papiers’ », a écrit Erez Krispin, un témoin, sur sa page Facebook.

« Mes papiers sont à l’intérieur. Qui êtes-vous ? », aurait répondu l’employé selon Krispin.

« A peine avait-il fini de parler qu’il a reçu des coups violents de l’homme et d’un ami qui était avec lui, a-t-il ajouté. Je n’ai jamais rien vu de pareil. Ses dents ont volé en l’air. L’arabe [israélien] était anéanti. »

Le Monde Juif

Un politicien anglais : « les Palestiniens sont les juifs du Moyen Orient »

Tony Greenstein a écrit sur Twitter que les « sionistes collaboraient avec les nazis » et que « les Palestiniens sont les juifs du Moyen Orient »

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Tony Greenstein, à qui l’adhésion au parti avait été refusée l’année dernière mais qui a pu s’inscrire depuis l’élection de son nouveau dirigeant Jeremy Corbyn, a écrit que « les Palestiniens sont les juifs du Moyen Orient, les nouveaux sous-hommes » – le terme nazi pour ceux qu’ils considéraient comme inférieurs – et il a accusé Israël d’utiliser « la même logique que celle que les nazis appliquaient ».

 

Selon le Daily Telegraph, Greenstein a auparavant écrit sur des forums internet que Margaret Thatcher était une cible « évidemment légitime » pour l’IRA et que les « sionistes collaboraient avec les nazis ».

Time Of Israel

Le FN fait appel aux banques étrangères pour financer sa campagne

Privée de fonds par les banques françaises, la présidente du Front National a été contrainte de faire appel à des établissements étrangers.

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Les banques françaises ont-elles décidé de blacklister le Front National ? Selon Europe 1, ce mardi matin, Marine Le Pen serait contrainte de faire des demandes de fonds à l’étranger pour financer sa campagne pour la présidentielle de 2017.

Persona non grata

La candidature de Marine Le Pen va-t-elle être remise en cause pour une histoire de gros sous. Ce n’est pas la première fois que le parti se heurte aux réticences des banques hexagonales. En 2014, critiquée pour avoir fait un emprun auprès d’un établissment russe, la présidente du FN avait dévoilé les lettres de refus adressées par quatre grandes banques.

Marine Le Pen souhaite demander des comptes directement au président de la Fédération bancaire française, Frédéric Oudéa, également PDG de la Société générale, banque historique du Front national, précise Europe 1.

45 banques démarchées dans le monde

Sans attendre un étranglement financier, Marine Le Pen a sollicité par courrier, 45 banques à travers le monde notamment vers la Chine ou l’Inde.

Toujours selon Europe 1, le parti aurait besoin de 20 millions d’euros pour financer ses ambitions présidentielles et législatives. Restera ensuite à ajuster les calculs.

Lors des dernières élections départementales de 2015, les comptes de campagne du Front national ont été corrigés pour un montant de plus de un million d’euros.

D’autre part, le parti,  a été mis en examen le 9 septembre dernier pour « recel d’abus de biens sociaux »  et « complicité d’escroquerie »  dans une enquête sur le financement de plusieurs de ses campagnes.

Ouest France

«5000 à 6000 € en liquide chaque jour»: Soupçons de détournement de fonds au Sénat

Des perquisitions ont eu lieu au Sénat ce lundi matin, dans le cadre d’une enquête sur des détournements de fonds qui auraient profité à des sénateurs UMP.

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Les investigations, visant notamment à recueillir des documents comptables, ont été conduites par les policiers de la brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) de la police judiciaire parisienne.

5000 à 6000 euros en liquide chaque jour

Des juges financiers sont saisis depuis novembre 2013 de cette enquête qui porte sur des faits présumés d’abus de confiance et recel de ce délit, et de détournement de fonds publics.

La perquisition visait des documents en lien avec l’Union républicaine du Sénat (URS), une ancienne association sénatoriale qui recevait des financements du groupe UMP et dont l’ex-secrétaire général a été mis en examen en juillet 2015 pour détournement de fonds publics.

Ce dernier, François Thual, avait livré son témoignage au Monde en novembre 2014: «Jusqu’à cet été, j’allais tous les mois, ou presque, retirer entre 5.000 et 6.000 euros en liquide de l’un des comptes de l’URS, et je le remettais au trésorier du groupe UMP du Sénat, Jean-Claude Carle.»

L’enquête des juges René Cros et Emmanuelle Legrand porte également sur des fonds perçus par le sénateur UMP de l’Yonne Henri de Raincourt, y compris lorsqu’il était au gouvernement sous Nicolas Sarkozy.

L’élu avait admis avoir perçu 4.000 euros par mois versés depuis un compte au nom de son groupe politique. Il avait évoqué «des aides et des soutiens pour une activité parlementaire», expliquant que les sommes reçues lorsqu’il était ministre correspondaient à une activité antérieure.

Le Bien Public

Une historienne anglaise refuse un prix israélien de 300 000 dollars

Dimanche 22 mai, Catherine Hall, une célèbre historienne britannique et professeure d’Histoire sociale et culturelle moderne britannique à l’University College de Londres, a refusé d’accepter le prix académique israélien Dan David citant des raisons politiques concernant la Palestine.

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L’historienne, Catherine Hall, connue pour ses travaux sur la lutte pour les droits des femmes et contre le racisme a refusé de recevoir le prestigieux Prix Dan David, d’une valeur de 300 000 dollars qui devait lui être décerné le dimanche 22 mai lors d’une cérémonie à Tel Aviv, rapporte le journal Haaretz.

Un refus pour des raisons politiques

«Ce fut un choix politique indépendant, entrepris après de nombreuses discussions avec ceux qui sont profondément impliqués dans la question israélo-palestinienne, mais avec différents points de vue sur la meilleure façon d’agir», a déclaré dans un communiqué Catherine Hall, rapporté par Haaretz.

Le Comité britannique pour les universités de Palestine a décrit le mouvement de Hall comme «une reconnaissance significative de la campagne pour mettre fin à des liens avec les institutions israéliennes».

Un prix d’une valeur de 300 000 dollars 

Décerné chaque année, le Prix Dan David est l’une des distinctions académiques les plus prestigieux d’Israël.

Prix d’un montant de 1 million de dollars à se partager entre les lauréats des trois domaines : passé, présent et futur.

Hall devait recevoir le prix dans le domaine «passé» pour son «impact sur l’histoire sociale, comme une pionnière dans l’histoire du genre, de la race et de l’esclavage».

Suite au refus de l’historienne, les organisateurs du Prix Dan David ont annoncé que le prix de 300 000 dollars serait reversée en tant que bourses d’études pour les jeunes étudiants en histoire à l’Université de Tel Aviv et dans le monde.

Zaman France

Allemagne : L’AfD droite anti-islam veut se rapprocher du Front National

Le parti de la droite anti-islam allemande AfD veut renforcer sa coopération avec le Front national (FN) français et d’autres partis eurosceptiques, a affirmé sa co-présidente dans un entretien à paraître mardi 24 mai.

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«La coopération avec le Front national au niveau européen est souhaitable en terme de Realpolitik», a expliqué Frauke Petry dans un quotidien local de Munich (sud), Münchner Merkur, selon des extraits diffusés lundi 23 mai alors qu’en Autriche, le candidat de l’extrême droite a été battu de justesse à l’élection présidentielle sur fond de montée des populismes en Europe.

Certains craignent également, au sein de l’AfD, de se rapprocher d’un parti français connu par le passé pour certains dérapages verbaux liés à l’Holocauste, un sujet tabou en Allemagne. L’AfD, créé par des opposants à l’euro, est déjà la cible de maintes critiques notamment pour sa dérive droitière et ses saillies anti-islam.

RT

Système « raciste » au Canada : Surreprésentation des Noirs et Autochtones dans les prisons

Reconnaissance de l’Etat Palestinien: Hamon reproche à Valls d’avoir «cédé» à Israël

Le premier ministre refuse d’évoquer par avance une reconnaissance de l’Etat palestinien malgré un vote en ce sens de l’Assemblée nationale.

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Malgré le vote du Parlement, le gouvernement refuse toujours d’envisager une reconnaissance prochaine de l’Etat palestinien. Une position rappelée dimanche par Manuel Valls qui est en déplacement dans l’Etat hébreu.

«Dire aujourd’hui quand nous reconnaîtrons l’Etat palestinien, c’est acter par avance l’échec de notre initiative», a déclaré Manuel Valls à Tel Aviv, en référence à la démarche pour la paix entreprise par la France, qui organisera une conférence le 3 juin à Paris.

Un refus de faire pression sur Israël qui agace Benoît Hamon, député socialiste et artisan de longue date d’une reconnaissance de l’Etat palestinien. Dans un communiqué publié lundi, l’ancien ministre juge «douloureux de constater aujourd’hui que (Manuel Valls) batte si facilement en retraite».

Lorsque Laurent Fabius était ministre des Affaires étrangères, il «affirmait fin janvier 2016 qu’en cas d’échec de l’initiative française, “nous devrons prendre nos responsabilités en reconnaissant l’État palestinien”», rappelle le député des Yvelines. «Le gouvernement avait répondu à la résolution de l’Assemblée nationale puis celle du Sénat avec sérieux et ambition», se remémore le parlementaire.

Pour Benoît Hamon, le «principe d’une reconnaissance automatique en cas d’échec de la conférence (du 3 juin), garantissait le sérieux et la fermeté des intentions de la France». En y renonçant, Manuel Valls «cède ainsi à la demande du gouvernement conservateur israélien et condamne par avance l’initiative française à n’être qu’un nouveau théâtre d’ombres pour constater l’impasse du processus de paix».

Le Figaro

Il viole une fillette et accuse «2 noirs» qui seraient allés dans un «magasin musulman»

Le Montréalais accusé d’avoir agressé sexuellement une fillette de 11 ans avant de la laisser pour morte dans une ruelle s’est défendu en mettant la faute sur «deux Noirs» que lui seul a vus.

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«Ils avaient 14 ou 15 ans, mais pouvaient paraître plus vieux… L’un n’est pas très grand, un était habillé foncé, l’autre en jaune», a témoigné vendredi l’accusé de 44 ans. L’homme, qui ne peut être identifié afin de protéger l’anonymat de la victime qui le considérait comme son oncle, a ainsi juré qu’il n’avait rien à voir dans cette affaire de tentative de meurtre et d’agression sexuelle, survenue en mai 2013 dans l’arrondissement Saint-Laurent.

Et ce, même si la victime avait dès le début identifié l’accusé comme étant l’agresseur.

«Il a pris une corde [à danser], il l’a mise autour de mon cou et il a serré très fort, on le connaît», avait expliqué la petite, tout en ajoutant que cet événement s’était déroulé chez elle, où l’accusé habitait aussi.

 

Lors de son témoignage, l’accusé s’est pour sa part décrit comme une personne attentionnée, qui avait même participé à l’organisation d’une fête pour célébrer la puberté de la victime. «Je la considère comme ma fille», a-t-il dit.

Mais dès qu’il a été question des crimes allégués, l’accusé a assuré que la petite s’était trompée.

«Je suis sûr qu’il y a quelqu’un derrière ça», a-t-il lancé pour défendre sa version contre celle de la victime. Selon l’accusé, le jour du drame, l’enfant était allée jouer dehors et il l’avait même aidée à trouver sa corde à danser.

 

En amenant la fille à l’extérieur, il aurait alors aperçu «deux garçons noirs» marchant dans la même direction que la victime. Et plus tard, voyant que la victime n’était pas de retour chez eux, il serait parti à sa recherche pour recroiser ces deux garçons qu’aucun témoin n’a vus à part lui.«Ils ont sauté sur moi agressivement, ils m’ont griffé sur la poitrine, le visage, les bras», a-t-il dit.

Et l’accusé est formel, l’un d’eux tenait dans ses mains la corde à danser de la victime.

L’accusé aurait ensuite revu ces deux personnes peu après, non loin d’un «magasin musulman», a-t-il dit à la cour en sanglotant. Mais, déplore-t-il, c’est lui qui a été arrêté.

Son témoignage, devant la juge Silvie Kovacevich, reprendra ce mercredi, au palais de justice de Montréal.

Journal De Quebec

 

Les crimes violents commis par l’extrême droite explosent de 40 % en Allemagne

Confronté à un afflux de migrants sans précédent, l’Allemagne a vu le nombre des crimes violents commis par des radicaux d’extrême droite augmenter de 40% en 2015.

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L’Allemagne a ainsi enregistré 1.485 de ces crimes l’an dernier contre 1.029 l’année précédente. Plus largement, le ministère de l’Intérieur note une explosion (+77%) des «crimes de haine», des infractions à caractère raciste ou antisémite et des infractions ciblées par la religion des victimes.

Les foyers de demandeurs d’asile ciblés

Dans le même temps, les actes de violences ciblant les foyers de demandeurs d’asile ont quadruplé avec 923 crimes et délits recensés, d’après les chiffres cités par ABC News.

Les autorités allemandes s’étaient déjà émues en février dernier d’une dérive xénophobe, amplifiée avec l’arrivée des migrants et aiguillonnée par des mouvements islamophobe et d’extrême droite comme Pegida.

Direct Matin

USA : la Cour suprême casse un verdict raciste sur un Noir condamné par 12 Blancs

Washington – La Cour suprême des Etats-Unis a annulé lundi la condamnation à mort en 1987 d’un Noir jugé coupable du meurtre d’une femme blanche, ses avocats ayant apporté les preuves d’une sélection raciste du jury de l’époque, composé de 12 Blancs.

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Cette décision, à la majorité de sept juges sur huit, est de grande portée car l’Amérique reste, trente ans plus tard, toujours confrontée au problème du racisme dans la sélection des jurés de ses procès.

Toujours détenu dans le couloir de la mort et toujours menacé d’être exécuté, Timothy Foster avait été jugé dans l’Etat de Géorgie et été reconnu coupable à l’unanimité d’un jury de 12 Blancs.

Des documents apparemment accablants, obtenus tardivement par la défense du prisonnier, avaient été présentés début novembre 2015 lors de l’audience à la Cour suprême: on y voyait, sur la liste des appelés tirés au sort, parmi lesquels furent choisis les jurés, un « B » écrit à la main devant le nom des personnes noires (« Black«  en anglais).

Ces citoyens estampillés « B » ont été écartés du jury lors du processus contradictoire qui permet au procureur et aux avocats de récuser un certain nombre de jurés.

Pire, avait dénoncé le premier défenseur de Timothy Foster, le procureur avait rédigé une liste de six personnes à récuser à tout prix.

Sur cette liste de « non absolus« , les cinq premières personnes étaient des Noirs, la sixième ayant clairement fait savoir son opposition à la peine capitale, avait exposé l’avocat.

L’Express

Yvan Attal : «Oui, je pense que la France garde un fond d’antisémitisme»

Dans son nouveau film « Ils sont partout », Yvan Attal a choisi de s’attaquer avec humour aux clichés véhiculés sur les juifs.

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« Les juifs ont de l’argent », « les juifs complotent », les juifs ont tué Jésus »… Dans son nouveau film Ils sont partout, dont Europe 1 est partenaire, le réalisateur et comédien Yvan Attal tente de démonter un à un les nombreux clichés qui persistent sur cette communauté en France.

L’antisémitisme français. Si le sujet est traité avec humour, Yvan Attal n’en est pas moins inquiet. « Oui, je pense que la France garde un fond d’antisémitisme« , a-t-il affirmé sur Europe 1 vendredi matin. « Mon but n’est pas de culpabiliser les gens. Mon but c’est de demander ‘où est cette France qui se mobilisait quand un cimetière était profané‘ ».

Après les attentats de janvier et ceux perpétrés par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban, le réalisateur aurait souhaité voir un soutien plus massif à la communauté juive. Quant au rassemblement du 11 janvier, il s’interroge : « S’il n’y avait pas eu Charlie Hebdo, je me demande ce qu’on aurait fait de l’Hypercasher ».

La déception cannoise. Le film Ils sont partout a été particulièrement difficile à financer pour Yvan Attal. Dernier coup dur : le film ne sera pas présenté au festival de Cannes. « Je ne peux pas dire que je ne suis pas à Cannes parce que c’est un film sur les juifs », souligne-t-il. « Mais quand on fait un film engagé, on espère avoir le soutien de gens qui prônent l’engagement« . Un choix, une tendance, qui agacent le réalisateur. « On dit que les films présentés au festival de Cannes sont le miroir du monde. Mais cette année, ce n’est même pas le miroir de la France », a-t-il pesté.

Europe 1

Départs en série à l’Elysée: la bourgeoisie d’état refuse de couler avec Hollande

10 cadres de l’Elysée et plusieurs cadres ministériels ont ou vont quitter leurs fonctions. Au-delà du phénomène d’usure, comment expliquer ces vagues de départ ? Est-il possible d’y voir une forme de peur face à une défaite inéluctable de François Hollande en 2017 ?

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Il est logique et habituel qu’il y ait un roulement dans les effectifs du cabinet du président de la République. La plupart des conseillers ne sont pas des personnalités politiques, visant une carrière électorale. Le passage dans l’équipe rapprochée du président est une étape pour eux.

Dans notre système français, elle constitue même un tremplin destiné à obtenir une promotion. Les mouvements interviennent tout au long du quinquennat mais ils s’accélèrent à la fin. Ils signifient que les conseillers veulent capitaliser sur leur passage à l’Elysée pour en tirer un profit maximum.

D’autant plus que la concurrence pour les postes sera vive : les membres de cabinets de Matignon vont eux aussi chercher des postes et de même ceux des ministères… Pour se recaser, le moment est idéal. Après, il sera trop tard…  La peur d’une défaite inéluctable transparaît cependant dans certains départs. Celui du directeur de cabinet le préfet Lataste est étonnant. Le directeur de cabinet est un poste clé à la présidence de la République, chargé de diriger le Palais. Il est habituellement un fidèle du chef de l’Etat et le suit jusqu’au bout.  Il assure la continuité au Palais pendant que le président et le secrétaire général sont à fond dans la politique. Ce départ du second plus haut fonctionnaire de la présidence, qui veut retrouver un poste de préfet, ne donne pas l’impression d’une grande confiance dans les chances de réélection de François Hollande.

Les techniciens disparaissent du paysage et le temps est désormais aux politiques. Voir dans ces mouvements un signe de défiance envers le chef de l’Etat me semble difficilement généralisable.

Atlantico

Booba : « Moi j’aime la France, c’est la France qui ne m’aime pas »

Dans le magazine de TF1 « 7 à 8 », Booba a fendu l’arme pour se confier comme jamais. Racisme, misogynie, annulation du concert de Black M à Verdun, le rappeur n’a éludé aucune question.

Le Duc de Boulogne s’est aussi confié sur la polémique concernant le concert de Black M qui aurait dû avoir lieu à Verdun dans le cadre des commémorations des batailles de la Première Guerre mondiale. « Aucun noir célèbre, ni Omar Sy ni Yannick Noah, personne n’a réagi. Ce que je trouve affligeant et incroyable c’est qu’une personne de couleur qui chante pour la commémoration de Verdun, on trouve ça insultant (…) alors qu’on se souvient des tirailleurs sénégalais qui se sont battus pour la France » a indiqué le rappeur.

L’interprète de « Walabok » a également donné son ressenti sur le racisme qui l’a touché depuis son enfance : « Moi j’aime la France, c’est la France qui ne m’aime pas. Je suis né en France, comme tout enfant j’étais innocent. Le racisme, les portes fermées, ça m’est tombé dessus en grandissant. Ce n’est pas moi qui l’ai cherché« .