Attentats de Paris: Les terroristes ont aussi tué des « musulmans »

Mohamed Amine Benmbarek, 28 ans, architecte et encadrant de projet à l’Ecole nationale supérieure d’architecture Paris Malaquais. (Maroc)

Mohamed Amine Benmbarek, était architecte et encadrant de projet à l’Ecole nationale supérieure d’architecture Paris Malaquais.

Djamila Houd, 41 ans, mère d’une fillette de 8 ans (France)

Djamila Houd, 41

Asta Diakité, cousine du footbaleur Lassana Diarra et proche de l’association humanitaire Barakacity (France)

Kheireddine Sahbi, 29 ans violoniste (Algérie) ainsi qu’une une Algérienne de 40 ans

Kheireddine Sahbi

Houda Ben Khalifa Saadi née en 1980 et de sa soeur Halima Ben Khalifa Saadi née en 1981.

Waleed Abdel-Razzak est dans un état critique entre la vie et la mort (Égypte)

Waleed Abdel-Razzak

Sebaa Djalal-Eddin Une 3eme victime algérienne est décédé lors des attentats

Sebaa Djalal-Eddin

Salah Emad el Gebaly, il venait de se marier (Égypte)

Salah Emad el Gebaly musulman attentat

Victimes des attentats de Paris – Ils s’appelaient Romain, Djamila, Marie, Lamia, Valentin

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Les attentats menés à Paris ont fait 129 morts et plus de 300 blessés vendredi soir. L’identification des victimes est en cours

Guillaume B. Decherf

Romain Didier et Lamia Mondeguer

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Cédric Mauduit

Valentin Ribet

Djamila Houd

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Asta Diakite
Cette jeune femme, la cousine du footballeur Lassana Diarra, a été tuée vendredi soir dans une des fusillades.

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Attentats: Des identitaires venus perturber des rassemblements de recueillement expulsés

Plusieurs rassemblements en hommage aux victimes des attentats à Paris ont été perturbés ce samedi par des manifestants d’extrême droite. A Lille, une quinzaine de militants a perturbé le défilé de 500 personnes, aux alentours de 15 heures, dans le centre de la ville.

Les identitaires, portant des drapeaux tricolores et identifiés par la LDH comme appartenant au FN, ont scandé : « Expulsons les islamistes », allumant des fumigènes et faisant éclater des pétards.

Plusieurs dizaines de manifestants les ont alors repoussés, aux cris de « Dehors les fachos », obligeant les CRS à s’interposer en formant un cordon de sécurité entre les deux groupes.

De la même manière, à Metz, une dizaine de militants identitaires ont perturbé le recueillement d’un demi-millier de personnes devant le monument aux morts. « On a pas peur », lisait-on sur une pancarte et « Vous allez vous aimer les uns les autres bordel de merde », sur une feuille déposée sur les lieux, imprimée en blanc sur fond noir.

Selon une journaliste de l’AFP présente sur place, la police a embarqué les identitaires sous les applaudissements de la foule.

A Lyon, le préfet a interdit le rassemblement du Bloc identitaire. Une vingtaine d’individus, malgré tout présente, a été dispersée par la police.

20 Minutes

Dov Lior, rabbin d’extrême droite israélien justifie les attentats de Paris par la Shoah

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Le rabbin Dov Lior, de la colonie israélienne de Kiryat Arba, a déclaré que les attentats de paris étaient mérités en raison de « ce que les Européens ont fait aux juifs il y a 70 ans »

« Les méchants dans l’Europe gorgée de sang méritent cela pour ce qu’ils ont fait aux Juifs dans le passé »

Ce rabbin controversé est le co-auteur d’un ouvrage paru en 2009 « La Torah du roi » écrit en collaboration avec une figure des colons radicaux, le rabbin Yitzhak Shapira, dans ce livre il justifiait notamment le meurtre de civils non-Juifs en temps de guerre.

L’année dernière, ce même rabbin avait publié une lettre déclarant que la loi juive autorisait a détruire toute la bande de Gaza pour apporter la paix dans le sud du pays.

Jérusalem Post

« Nous on envoie des missiles, eux des kamikazes »

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Le photographe et réalisateur français est à Bruxelles ce weekend pour faire la promotion, 5 ans après « Home », de son nouveau film documentaire « Human ». Un nouveau projet dont le postulat de départ repose sur la question de savoir pourquoi les humains n’arrivent toujours pas à s’entendre aujourd’hui. Une introspection qui résonne aujourd’hui de façon tout à fait particulière après les attentats de Paris.

Yann Arthus-Bertrand n’a d’ailleurs pas pu cacher son émotion par rapport à ces événements même s’il dit ne pas être étonné plus que cela :

http://www.rtbf.be/video/detail_je-ne-suis-pas-etonne-que-la-guerre-vienne-a-paris?id=2059452

« Moi je ne suis pas si étonné que ça que la guerre vienne à Paris parce que nous, on a emmené la guerre en Syrie. Nous, on bombarde tous les jours la Syrie. Et nous, on envoie des missiles et bien eux, ils nous envoient des kamikazes », déclare-t-il d’entrée de jeu.

« La haine attire la haine »

RTBF

Attentats à Paris : des assaillants ont invoqué l’intervention française en Syrie

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Effroyable bilan provisoire : 128 morts + de 200 blessés

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Analyse de la série d’attentats par Pierre Conesa

Pierre Conesa : “C’est nous qui avons déclaré la guerre !”

Pierre Conesa est ancien haut fonctionnaire du Ministère de la Défense (France).

Spécialiste des questions stratégiques internationales et en particulier militaires. Pierre Conesa est un praticien des relations internationales et stratégiques qu’il a pratiqué pendant une vingtaine d’années au ministère de la Défense dans différents services (autres qu’administratifs)

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Un des terroristes serait d’origine européenne selon un témoin

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Daech revendique la série d’attentats

Attentat contre la caserne Battesti : Antoine Pes incarcéré à Paris

©PHOTOPQR/NICE MATIN/fournil ; AJACCIO LE 7/12/2013 -  visite du ministre de l interieure manuel valls a la caserne battesti visee par un tirs de roquette  le ministre de linterieure a rencontre les familles des gendarmes (MaxPPP TagID: maxnewsworldthree387992.jpg) [Photo via MaxPPP]

AJACCIO LE 7/12/2013 – visite du ministre de l interieure manuel valls a la caserne battesti visee par un tirs de roquette 

Le militant nationaliste de 50 ans, arrêté il y a une semaine à Bastelicaccia et recherché depuis plus d’un an et demi, a été mis en examen dans le cadre de l’enquête relative à l’attaque au lance-roquettes d’une caserne de gendarmerie ajaccienne en décembre 2013. Transféré mercredi matin à Paris, Antoine Pes a été présenté dans la foulée au juge antiterroriste en charge du dossier qui a décidé vendredi de sa mise en examen.

La liste des chefs visés par la procédure est un « véritable inventaire à la Prévert« , souligne un proche de l’enquête. Parmi lesquels on retrouve principalement ceux « d’association de malfaiteurs en vue de commettre un acte terroriste », « destruction de bien par un moyen dangereux par les personnes », « détention illégale d’arme ».

A l’issue de son interrogatoire de première comparution et de sa mise en examen, Antoine Pes a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt d’Osny, dans le Val d’Oise.

Paulo Neves, un entrepreneur d’origine portugaise installé à Bastelicaccia a pour sa part été mis en examen pour « association de malfaiteurs » et placé sous contrôle judiciaire. Il lui est reproché de s’être occupé de la « logistique de la cavale » et d’avoir logé Antoine Pes, « suspect activement recherché dans le cadre de l’enquête », dixit une source proche de cette dernière. Nathalie Piro a elle aussi été mise en examen du même chef et également placée sous contrôle judiciaire. « Elle conduisait la voiture dans laquelle se trouvait Antoine Pes lorsqu’il a été arrêté », précise la même source.

Un autre homme, Alexandre Vincinati, placé en garde à vue à Ajaccio et transféré à Paris a vu sa garde à vue interrompue pour raisons de santé. Il aurait « fait le lien entre Antoine Pes et Paulo Neves », estime l’accusation et devrait être entendu ultérieurement.

Corse matin

Huit autobus incendiés, des dépliants de l’ETA retrouvés

quatre-bus-detruits-dans-un-incendieHuit autobus ont été incendiés dimanche matin à Derio au Pays Basque espagnol. Un jerrican d’essence et des dépliants de l’ETA ont été retrouvés à proximité, indique une source policière à l’AFP.

« Sept autobus ont été entièrement brûlés et un autre très abîmé », dans le dépôt de la compagnie de transports Bizkaibus vers 1 heure du matin, a précisé un porte-parole de la police régionale basque.

Les dépliants, des feuilles de petit format, évoquent un prisonnier de l’ETA, Ibón Iparagirre, atteint du sida et incarcéré en janvier 2010, suite à une condamnation pour une explosion de voiture devant un commissariat à Ondarroa deux ans plus tôt.

Il y a moins d’un an, le 21 août 2014, cinq bus avaient été incendiés déjà à Loiu, tout près de Derio, et leur incendie avait été revendiqué par courriel demandant la libération de prisonniers de l’ETA.

L’ETA est tenue pour responsable de la mort d’au moins 829 personnes dans des attentats au nom de sa lutte pour l’indépendance du Pays basque et de la Navarre. Elle a renoncé à la violence en octobre 2011 mais refuse de se dissoudre depuis, comme l’exigent Paris et Madrid.

Sud Ouest

Des membres de l’ETA jugés pour le meurtre d’un policier français

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Le procès de six etarras jugés pour le meurtre d’un policier français en 2010, dernière victime de l’organisation séparatiste basque ETA en France, s’est ouvert lundi devant la cour d’assises spéciale de Paris.
Cinq hommes et une femme comparaissent devant cette cour composée de magistrats professionnels, parmi lesquels Mikel Carrera Sarobe, 42 ans, alias « ata », ex-numéro 1 de l’appareil militaire de l’ETA.

« Gola ETA » (« Vive l’ETA« , en basque) a lancé l’ancien chef militaire en entrant dans le box des accusés, le poing levé.

A l’ouverture des débats, sa camarade Izaskun Lesaca Arguelles, alias « Ane », 39 ans, a pris la parole pour lire une brève déclaration au nom des « six militants de l’ETA ».

« Nous ne reconnaissons pas la légitimité de la République française pour nous juger. Nous ne reconnaissons que la légitimité du peuple basque », a-t-elle dit, expliquant que les accusés ne se lèveraient pas, comme il est d’usage, lors de l’entrée ou de la sortie de la cour dans la salle d’audience.

Placée sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne, l’ETA est tenue pour responsable de la mort d’au moins 829 personnes, notamment dans des attentats, au nom de sa lutte pour l’indépendance du Pays basque et de la Navarre. Elle a renoncé à la violence en octobre 2011.

Sa dernière victime authentifiée est un policier français, le brigadier-chef Jean-Serge Nérin, tué lors d’une fusillade à la suite d’un banal contrôle d’identité en mars 2010 en région parisienne.

Mikel Carrera Sarobe, considéré comme un dur et déjà condamné en 2013 à la perpétuité à Paris pour l’assassinat de deux jeunes gardes civils en 2007 à Capbreton (sud-ouest), est soupçonné d’être l’auteur du coup de feu mortel.

A ses côtés comparaît Xabier Goyenechea Iragorri, 35 ans, lui aussi suspecté d’avoir tiré lors de la fusillade qui a coûté la vie au policier, ainsi qu’une figure d’ETA, l’ex-lieutenant de Sarobe, Arkaitz Aguirregabiria del Barrio, alias Kemen, 32 ans. Selon des sources judiciaires, ce dernier jouait un rôle crucial dans le recrutement et la formation de jeunes activistes.

Deux autres militants basques comparaissent: Joseba Fernandez Aspurz, 31 ans, et Iosu Urbieta Alcorta, 37 ans.

La nouvelle république

Le gouvernement reste passif face à la légitimation d’une tentative de meurtre.

Henrique Vannier Joseph Scipilliti Christine Tasin riposte laique attentat

Hier, un avocat du nom Joseph Scipilliti, proche des milieux d’extrême droite, a tiré à trois reprises sur Henrique Vannier, le bâtonnier du barreau de Melun. Après avoir commis son geste, l’avocat s’est tiré une balle dans la tête.

Alors que les médias relayent largement l’information, les organisations d’extrême droite desquelles était proche M.Scipilliti rendent un vibrant hommage à celui qui a voulu tuer le bâtonnier du Barreau de Melun. Le qualifiant de « victime » ou encore de « résistant », les rôles semblent être inversés.

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C’est sous ce titre évocateur que Riposte Laïque publie le testament laissé par l’avocat, accusant ainsi « un système » qui l’aurait broyé et dont le comportement à son égard justifierait un tel acte.

Joseph Scipilliti avait envoyé un mail le matin du drame à Christine Tasin, présidente du mouvement ouvertement islamophobe Résistance Républicaine. Il écrivait à propos de son « testament »:

testament de J. Scipilliti

Comment dans ce cadre, peut-on considérer Joseph Scipilliti comme une victime et le désolidariser de ses propres actes, en toute impunité?

Le jour même de l’attaque, Christine Tasin publie un article intitulé « Hommage au Résistant Joseph Scipilliti, ami trop tôt disparu » dans lequel elle s’évertue à montrer que la victime n’est pas celle que l’on croit. Pourtant les faits sont clairs.

Elle conclue son écrit par cette phrase :

Article de Chritine Tasin_0

L’idéologie a pris le pas sur la raison et sur l’analyse factuelle des événements.

Le 29 octobre, Pierre Cassen, rédacteur en chef de Riposte laïque publie lui aussi un article, au titre sans équivoque :

Je persiste et je signe

… comme si le bâtonnier n’avait pas frôlé la mort sous les balles de ce dernier.

A aucun moment ces deux organisations ne condamnent le geste de leur ancien ami et avocat. Garder le silence est une chose, faire passer le coupable pour une victime en est une autre.

Le CCIF dénonce la passivité des pouvoirs publics, puisqu’il apparaît désormais possible de soutenir publiquement l’auteur d’un acte criminel.

Une telle opinion n’encourage-t-elle pas la banalisation de ce genre d’actes auprès des nombreux lecteurs et partisans de ces mouvements ?

Les autorités se doivent de condamner cette légitimation de la tentative de meurtre se traduisant par un soutien inconditionnel apporté à son auteur ainsi que par la justification constante de son acte, pourtant abominable.

CCIF

“Rassurez-vous, ce n’est qu’un militant d’extrême droite !”

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Le 17 octobre, Henriette Reker, la candidate chrétienne-démocrate à la mairie de Cologne, a été grièvement blessée au couteau par Franck.S qui la jugeait coupable de trop de compassion à l’égard des réfugiés.

Le 22 octobre, à Trollhättan, au sud de la Suède, Anton Pettersson, un jeune « de souche » déguisé en un personnage maléfique de Star Wars a attaqué des élèves et des professeurs à coups de sabre, choisissant ses cibles selon leur origine ethnique.

Ces actes criminels auraient pu déclencher une réflexion intense: sur les « loups solitaires » d’extrême droite; sur la théâtralisation, à la manière de l’Etat islamique, de la violence raciste; sur l’ensauvagement croissant d’un monde au bord de la crise de nerfs.

Mais il n’en a rien été. En dehors de la Suède et de l’Allemagne, ces actes de terrorisme sont sortis très rapidement de l’actualité, comme s’il s’agissait de faits divers aussi tragiquement banals qu’une tuerie sur un campus américain.

Ces attaques à l’arme blanche auraient-elles eu le même traitement médiatique si elles avaient été commises par des combattants de l’Etat islamique, des barbus tout de noir vêtus et armés d’un cimeterre ?

Probablement pas. La grande presse n’aurait pu se permettre cette attention furtive. Et des dizaines de milliers de commentateurs, intellectuels néo-réactionnaires ou Internautes de combat, auraient empêché que le sujet ne se retrouve aussi vite dans la poubelle des nouvelles chiffonnées.

Deux poids deux mesures devant des actes barbares ? Sans doute. L’Europe sous-estime à ses risques et périls l’agitation qui règne dans les bas-fonds de son extrême droite.

A force de ne s’intéresser qu’aux partis nationaux-populistes « dédiabolisés » qui les défient sur les plateaux télévisés et chipent leurs électeurs, les grands partis démocratiques européens semblent détourner le regard de ces groupuscules et de ces individus radicalisés, qui se greffent sur la montée en puissance de l’extrême droite parlementaire.

La porosité des extrêmes

Les résultats électoraux du FPÖ en Autriche, de l’Union démocratique du centre en Suisse, du PiS en Pologne, tout comme l’agitprop des groupes anti-musulmans à la mode de Pegida en Allemagne, donnent une idée du cataclysme qui menace une certaine idée « libérale » et progressiste de l’Europe.

Prétendre que la « respectabilisation de l’extrême droite », comme s’en réclame le Front national, contribue à insérer celle-ci dans le jeu démocratique et à neutraliser les groupuscules les plus violents relève largement de la méthode Coué

De même, parler de loup solitaire est une illusion. En Europe, pratiquement tous les rapports des « services » font état d’un accroissement des groupes extrémistes. L’auteur de l’attaque contre l’école de Trollhätan a sans doute agi seul, mais il n’était pas seul.

Breivik, victimes

Comme Anders Behring Breivik, le terroriste norvégien coupable d’un attentat meurtrier à Oslo et de l’assassinat de 69 jeunes militants sociaux-démocrates sur l’île d’Utoya le 22 juillet 2011, ces personnages « isolés » évoluent dans des réseaux, des toiles d’araignée, qui n’ont d’informel ou de virtuel que le nom.

Ils font partie d’une meute globale reliée sur Internet où se croisent, s’échangent et se renforcent les mêmes théories raciales, les mêmes visions apocalyptiques, les mêmes fascinations pour la violence extrême.

Cette « Toile brune », comme l’appelle le journaliste norvégien Oyvind Strommen, est aussi dangereuse et aussi (mal) fréquentée que le Deep Web du cyber-djihadisme où les islamistes radicaux partagent leurs informations et leurs hallucinations.

En juillet dernier, à Bruxelles, August Hanning, ancien patron des services secrets allemands et l’un des dirigeants du Counter Extremism Project, a rappelé que la lutte contre la radicalisation devait viser tous les terrorismes. Les radicalismes d’extrême droite et islamiste se nourrissent en effet l’un de l’autre. Ils sont des frères jumeaux.

Le Soir

L’armée (la plus morale du monde) « Nous allons tuer vos familles, vos frères, vos fils »

Les forces militaires israéliennes ont effectué un raid dans le camp et ont tiré des gaz lacrymogènes et des grenades aveuglantes sans distinction aux fenêtres, balcons des habitants et dans les ruelles étroites, prétendument en réponse aux jeunes Palestiniens qui jetaient des pierres sur le mur de séparation israélien qui longe le camp.

Pendant le raid, un soldat israélien dans un véhicule militaire s’est adressé en arabe aux protestataires et aux résidents du camp avec un mégaphone. Cet incident inquiétant a été filmé.

« Habitants d’Aida, nous sommes les forces d’occupation israéliennes, si vous jetez des pierres, nous allons vous asphyxier avec des gaz jusqu’à ce que vous mouriez. Les enfants, les jeunes, et les vieilles personnes, vous tous – nous n’épargnerons aucun d’entre vous ».

Pendant les attaques des manifestants, Qassan Abu Aker, 25 ans, a été arrêté. La déclaration au mégaphone a continué, « Nous avons arrêté l’un d’entre vous, il est avec nous maintenant. Nous l’avons pris chez lui, et nous allons le tuer pendant que vous regarderez, aussi longtemps que vous jetterez des pierres ».

Le message effrayant conclut : « Nous allons vous aveugler avec des gaz jusqu’à ce que vous mourriez, vos maisons, vos familles, vos frères, vos fils, tout ».

Après le message, les forces israéliennes ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles en métal-caoutchouc au hasard dans les rues.

ISM France

« les musulmans votre sang est impur » un militant FN récidiviste menace de mort les musulmans

Marcel Doisne, un militant FN qui avait appelé l’année dernière à tuer des musulmans, puis relaxé par la justice, récidive en appelant une nouvelle fois a s’en pendre aux musulmans au « sang impur » suite aux attentats de Nice 


Marcel Doisne, militant FN avait appelé a tuer des musulmans, relaxé, le parquet fait appel

Marcel Doisne reserviset islamophobe charlie hebdo mosquee menace mort arme proces

Au lendemain des attentats de Charlie Hebdo, Marcel Doisne, militaire réserviste, avait appelé dans une vidéo vêtu d’un treillis militaire « les patriotes à se préparer au combat » car « les musulmans ont reçu des ordres de tuer les français ».

Un citoyen musulman qui a reconnu Marcel Doisne sur la vidéo, l’a signalé aux autorités compétentes. Le profil Facebook ne laissant place à aucun doute quant à l’islamophobie et la radicalité de l’ancien militaire qui appelle toujours à raser la mosquée de Fréjus, à interdire l’Islam et le Coran en France.

Le 15 octobre, le Tribunal Correctionnel de la Laval avait relaxé Marcel Doisne, poursuivi pour « provocation à s’armer contre l’autorité de l’Etat ou la population », réjouissant par la même occasion toute la « facho-sphère ». Le procureur de la République a indiqué ces derniers jours qu’il avait décidé de faire appel de la relaxe.

Islam Info

Marcel Doisne proces appel a la haine mosque islamophobie

Attaque de la caserne de Flawinne, l’auteur se nomme Minh Le, voulait se venger de l’armée et visait peut être des réfugies

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Vive émotion, lundi matin, à Flawinne, la localité proche de Namur qui abrite la caserne d’un bataillon de para-commandos fort de 500 militaires. Pendant quelques heures, on a pu croire à une tentative d’attentat terroriste contre le bâtiment et ses occupants mais c’est la piste du geste isolé posé peut-être par un déséquilibré que privilégiait le parquet, lundi soir.

Minh Le, âgé de 32 ans, était connu pour un seul fait par la justice, datant de 2005. À l’époque, le jeune passait des examens, et avait échoué à l’un d’eux. Le prof l’avait alors découragé de passer le reste de sa session. Minh Le l’avait très mal vécu : il était revenu à l’école, armé d’un couteau papillon pour en découdre avec son enseignant, mais avait pu être stoppé à temps.

Il est 9h02 quand un homme âgé de 32 ans, habillé en militaire, le visage partiellement dissimulé par une cagoule, se présente devant les portes de la caserne, au volant d’une voiture de couleur sombre, immatriculée à son nom.

Selon le procureur du Roi de Namur, Vincent Macq, il fait un signe au gardien qui ne le laisse pas entrer. L’automobiliste force alors l’entrée des lieux avec sa voiture.

Douze coups de feu sont tirés dans sa direction par les militaires. Personne ne sera blessé. L’homme, dont on apprendra plus tard qu’il avait été candidat para-commando en 2010, tourne quelques secondes dans la cour de la caserne avant de prendre la fuite en endommageant la clôture.

« Sa voiture a terminé sa course dans un champ labouré » , a indiqué le procureur. Un champ situé au bord de la caserne et à proximité du terrain de football de Flawinne.

Selon certaines sources, il aurait pu se tromper de cible, pensant viser la caserne de Belgrade, où sont actuellement accueillis environ 400 demandeurs d’asile syriens et irakiens pour la plupart.

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Allemagne : des réfugiés échappent à des «attentats» d’extrême droite

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11 hommes et 2 femmes ont été arrêtés lors de perquisitions menées mercredi dans la ville de Bamberg, à environ 50 kilomètres au nord de Nuremberg. Les policiers, qui observaient la cellule depuis un an, ont saisi plusieurs kilos de feux d’artifice puissants, une arme à feu, des munitions, des bâtons de baseball et des couteaux.

Le groupe planifiait apparemment d’utiliser les explosifs – dont deux « bombes » illégales d’un kilo chacune – pour attaquer les abris de réfugiés de Bamberg le 31 octobre, de manière à semer la peur et la terreur parmi les demandeurs d’asile, a expliqué le procureur Erik Ohlenschlager.

Des experts ont déterminé que ces « bombes » auraient pu fracasser des fenêtres si elles avaient explosé près des refuges, et possiblement causer des blessures graves ou même la mort dans un endroit clos.

Plusieurs des individus arrêtés sont des militants d’extrême droite bien connus. Les responsables allemands ont prévenu que la violence à l’endroit des migrants est en pleine progression.

Des données fournies à l’Associated Press témoignent de près de 600 attaques contre des refuges depuis le début de l’année, soit près de trois fois plus qu’en 2014 et essentiellement des gestes de vandalisme, de propagande ou d’incitation à la haine.

Radio Canada