Un tiers des Américains en faveur du boycott d’Israël

Malgré le monopole de la propagande israélienne dans les grands médias, la campagne internationale de boycott d’Israël progresse dans le monde entier, selon un sondage IPSOS.

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33 % des Américains, sur un échantillon de 1100 personnes, estiment que le « boycott d’Israël est justifié et constitue un moyen légitime de faire pression politiquement sur l’Etat d’Israël », selon un sondage IPSOS à paraître, et révélé par la chaîne de TV israélienne Channel 2, à la veille d’une conférence contre la campagne BDS organisée au USA par le lobby israélien. (World Jewish Congress, Keren Hayesod, the American Center for Law and Justice, the Anti-Defamation League, the Zionist Organization of America, Israel Bonds, StandWithUs, B’nai B’rith International, Hillel, …)

Un sondage similaire réalisé au Royaume-Uni monte à un pourcentage de 40 % de Britanniques qui approuvent la campagne de Boycott de l’occupant israélien, en tant que moyen de pression « légitime ».

Oumma

La détresse des Africains, devenus indésirables en Russie

Ils vivent dans une société qui les rejette et qui ne leur accorde aucun droit. La plupart sont des étudiants africains venus en Russie pour y suivre leurs études. Diplômés ou pas, ils sont exclus de toute activité professionnelle légale et sont la cible permanente des ultranationalistes russes. Alors, ils se barricadent, la peur au ventre, dans l’indifférence générale.

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Avant l’effondrement de l’URSS, les jeunes Africains affluaient à Moscou sur le campus de la célèbre Université Patrice Lumumba. Du nom du nationaliste congolais assassiné au début des années 60. Elle a été rebaptisée Université de l’amitié des peuples.

Des milliers d’étudiants étaient reçus à bras ouverts en Union soviétique. Médecins, ingénieurs, économistes, juristes… et révolutionnaires africains. Ils pouvaient poursuivre leurs études pendant des années, tous frais payés par le Kremlin, soucieux de freiner l’influence occidentale en Afrique à l’époque de la Guerre froide.

A la chute du mur de Berlin en novembre 1989, ils étaient près de 30.000 étudiants africains à fréquenter les universités soviétiques.

Avec la disparition de l’URSS, cette page a été définitivement tournée. C’est aux pays de provenance ou aux parents qu’il revient désormais de financer les études de ceux qui décrochent un visa pour la Russie.

En 2013, des étudiants venus de 42 pays africains poursuivaient leurs études dans l’ex-Union soviétique. Ils vivent dans la précarité et l’insécurité, dans une société gangrenée par le racisme anti-noir.

«Ici c’est la Russie, on ne vous connaît pas»

Qu’ils soient détenteurs de papiers de séjour légaux ou pas, ils vivent tous dans la précarité.

«J’ai des larmes aux yeux quand je dis ça. Ce n’est pas facile de vivre ici. Nous sommes au 21e siècle, mais jusqu’à maintenant, on nous injurie… j’ai même honte de prononcer ça: « Macaque, nègre, va-t-en en Afrique, ici c’est la Russie, on ne vous connaît pas« », explique-t-il à RFI.

«Je me souviens, témoigne un Malien qui vit à Moscou depuis 5 ans, c’était en 2013. On a travaillé dur sur un chantier pendant l’hiver. A moins 20 degrés. On a fait un mois là-bas. On nous a promis un salaire de 1000 euros. Après un mois, on a réclamé notre argent. Pas d’argent. On a fait du bruit. Ils ont appelé les policiers qui nous ont menacés de nous renvoyer dans nos pays.»

Leurs enfants en souffrent aussi. Ils ne peuvent pas être accueillis dans les écoles maternelles publiques. Pas de vaccination non plus pour leurs bébés qui naissent dans les hôpitaux russes. Ils n’y ont pas de droit, témoigne une Congolaise.

Ciblés par les ultranationalistes russes

Ils sont francophones, originaires d’Afrique de l’Ouest et du Centre, mais aussi anglophones venus du Zimbabwe ou du Kenya.  A leurs conditions de vie misérables en Russie s’ajoute la violence quotidienne. Ils vivent tous la peur au ventre.

«Vivre en Russie en tant que noir est extrêmement difficile. Tu vas sortir dans la rue et les gens vont te traiter de singe. Tu vas rencontrer des gens bourrés qui vont t’attaquer et te massacrer. Il y a plein d’étudiants qui se sont fait tuer à cause de leur couleur de la peau seulement… Il ne faut jamais marcher seul dans la rue. Il faut être avec d’autres étudiants.» 

Pour rien au monde, H. Balde ne retournerait dans l’ex-Union soviétique. Il conseille aux jeunes Africains d’éviter cette destination.

Nombreux sont ceux qui désirent rentrer dans leur pays parmi les Camerounais qui forment l’une des plus importantes communautés africaines de Russie. Mais les volontaires au départ sont démunis. Incapables de financer le billet-retour au pays natal.

France Tv

Eva Lion, la youtubeuse nazie qui fait des cupcakes pour Hitler

Tout en adoptant les codes des autres talents du web, la jeune Canadienne joue-t-elle la carte du trolling pour cacher un discours raciste et antisémite?

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«Eva Lion», ou «Evalion», ses pseudos sur internet, pourrait ressembler à n’importe quelle autre youtubeuse de 18 ans: elle prend des vidéos depuis sa chambre ou dans un parc près de chez elle, au Canada, parle de son nouveau vernis à ongles, entretient une relation privilégiée avec ses fans… À un détail près: dans chacune de ses vidéos, elle véhicule un message antisémite, nazi, raciste, homophobe et/ou misogyne. Dans la fameuse vidéo de questions-réponses par exemple, à la question «Comment résoudre le problème juif?», elle répond, très calmement, en faisant référence à la saga Matrix:

«Notre plus grand avantage contre les juifs est qu’on les surpasse en nombre, ils sont en minorité même s’ils ont beaucoup de pouvoir. Nous devons réveiller les gens, leur donner la pilule rouge, leur faire réaliser qui est leur vrai ennemi pour qu’ils puissent les attaquer et que nous puissions gagner.»

Des cupcakes pour son idole nazie

Depuis début avril, la jeune femme inonde internet de vidéos et de messages surréalistes, principalement pour vanter l’idéologie nazie.  Sur Twitter, son compte @EvaLion88 (le 8 représentant la huitième lettre de l’alphabet, H, et 88 signifiant donc HH pour «Heil Hitler») est toujours très actif et elle compte plus de 17.000 abonnés à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Slate

Une communauté juive de Jérusalem brûle le drapeau israélien lors d’une fête

Un drapeau israélien a été brûlé pendant les fêtes de Lag BaOmer la semaine dernière dans le quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem de Mea Shearim, sous les cris et les applaudissements du public.

Une vidéo de l’acte a été diffusée. Elle montre un enfant se tenant sur une chaise sur scène devant des centaines de personnes, principalement des enfants, et qui brûle lentement un drapeau israélien pendant que de la musique est jouée en fond sonore. L’enfant est entouré d’adultes, dont l’un semble animer l’évènement.

La vidéo a été publiée sur la page Facebook du site d’informations orthodoxe Behadrei Haredim.

Les juifs ont célébré mercredi dernier Lag BaOmer, date traditionnelle de la mort du rabbin Shimon Bar Yochai, un sage du premier siècle de notre ère, avec des fêtes, des feux de joie et des festins.

Mea Shearim accueille les membres du groupe anti-sioniste Neturei Karta, qui brûlent régulièrement des drapeaux israéliens pendant les fêtes. Il n’est pas clair, sur la vidéo, à quelle secte ultra-orthodoxe appartiennent ces personnes en particulier.

Shimon Bar Yochai aurait résisté au règne romain avant de fuir dans une grotte en Galilée, où il a vécu avec son fils pendant 13 ans.

Dans les jours précédant Lag BaOmer, les enfants parcourent les rues, à la recherche de tous morceaux de bois pour les feux de joie. Dans certaines communautés juives, la coutume est de couper les cheveux pour la première fois aux petits garçons de trois ans le jour de Lag BaOmer.

The Time Of Israel

Maurice Szafran : « Cantona est un Islamo-gauchiste et raciste anti-blanc »

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« De l’islamo-gauchisme au racisme anti-blanc »

En s’en prenant ainsi à Didier Deschamps -qui n’est pas particulièrement sympathique, il n’est pas vain de le préciser- Cantona prend place avec fracas dans la horde islamo-gauchiste, celle qui a théorisé que l’islamophobie est à l’origine de toutes les dérives, y compris le terrorisme islamiste.

À partir de cette certitude, tout musulman est une victime ou un innocent. Appliqué au foot, cette démarche perverse autorise Eric Cantona a expliqué sans tressaillir que les mises à l’écart de Benzema et de Ben Arfa répondent aux exigences de l’islamophobie et du racisme anti-maghrébin. En l’occurrence, c’est absurde, mais les islamo-gauchistes, et leur nouvelle recrue Eric Cantona, n’en démordront pas pour autant.

Enfin pour se rallier à la filière « Indigènes de la République » de l’islamo-gauchisme, Eric Cantona ne manque pas d’exprimer un solide racisme anti-blanc. Un monument de stupidités de la part d’un beauf idéologique qu’il interprète à merveille: « Deschamps, il a un nom très français. Peut-être qu’il est le seul en France à avoir un nom vraiment français. Personne dans sa famille ne s’est mélangé avec quelqu’un. Comme les Mormons en Amérique ». Faut-il seulement prendre la peine de commenter et psychologiser un tel monceau de stupidités xénophobes?

Il va de soi qu’Eric Cantona, nouveau porte-voix de la secte islamo-gauchiste, ne pouvait en finir sans agonir la cible prioritaire de ses nouveaux « camarades »: Manuel Valls que ceux-ci qualifient volontiers de « raciste »,  « fasciste », « pétainiste », entre autres gracieusetés. Si Didier Deschamps a fini par éloigner Karim Benzema de l’équipe de France, c’est qu’il en a obtenu l’autorisation du… Premier ministre, lequel avait en effet précisé qu’à son sens Benzema ne pouvait plus porter le maillot de France tant que l’affaire judiciaire ne sera pas soldée.

Nous ferions volontiers remarquer à Cantona que le « raciste » Deschamps vient de remplacer en équipe de France un « Black », Raphaël Varanne (blessé) par un « beur », Adil Rami, qui, il y a quelques jours encore, disait de lui pis que pendre. Un comportement plutôt classe pour un « raciste ». La classe et la distinction, dans la pensée cela va de soi, ce n’est pas un signe distinctif chez Eric Cantona.

Challenges

Entre racisme et sexisme, les femmes musulmanes paient le prix fort de l’islamophobie en Europe

Sur la base de l’origine, du genre et de la religion, c’est « une triple peine » à laquelle peuvent faire facilement face les femmes musulmanes. L’ENAR, réseau européen liant divers mouvements antiracistes, a travaillé pendant un an, entre décembre 2014 à décembre 2015, autour de l’impact de l’islamophobie en Europe sur les femmes de confession musulmane. 
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Intitulé « Forgotten Women : the impact of Islamophobia on Muslim Women », le rapport, présenté jeudi 26 mai lors d’un symposium à Bruxelles, comporte 50 pages proposant une lecture à l’intersection du racisme et du sexisme. L’enquête, basée sur des recherches documentaires, des table-rondes et des entretiens, porte sur huit pays européens : l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Royaume Uni et la Suède.

Les femmes musulmanes face aux stéréotypes

La représentation médiatique des femmes musulmanes est le premier des points abordés par l’ENAR, qui rappelle leur sous-représentation dans les médias. « Leurs voix sont réduites au silence. On ne leur accorde aucun crédit et elles sont rarement invitées à parler pour elles-mêmes », souligne l’organisation, ajoutant qu’en France ou en Italie, « elles apparaissent dans les médias principalement comme des victimes, impliquées dans des incidents ou des procédures judiciaires ».
L’ENAR pointe du doigt la tendance qu’ont les médias mainstream d’imposer le stéréotype de « la femme musulmane voilée » à travers des couvertures et éditoriaux des hebdomadaires tels que Le Point, L’Express ou Valeurs Actuelles en France.
Les sondages d’opinion reflètent l’existence de ces stéréotypes sur les femmes musulmanes, perçues comme « un groupe homogène qui soutient la violence domestique, le terrorisme, l’homophobie et le sexisme ». « Alors qu’aucune communauté ou société n’est immunisée contre le racisme, le sexisme et la violence, pointer du doigt un groupe entier contribue à nourrir les préjugés », explique le rapport.

Soulignant que les mouvements féministes mainstream se déchirent sur la question de l’islam, le rapport indique que ce sont souvent les vieilles générations de féministes qui voient dans les vêtements dits islamiques un instrument d’oppression incompatible avec le principe d’égalité des sexes. Même constat du côté des partis politiques, notamment ceux de gauche.

En France, « certains politiciens de gauche, se présentant comme humanistes, laïques et féministes se révèlent belliqueux envers la liberté des femmes à se vêtir selon leur choix », affirme l’ENAR, citant l’actuel Premier ministre Manuel Valls qui faisait valoir en 2013 que le voile est « un combat essentiel » pour la République.

De gros obstacles dans le marché de l’emploi

Côté emploi, la discrimination est un phénomène répandu pour les femmes musulmanes et « est souvent liée à la perception d’ »islamité » (…). Cela est confirmé par les testings sur base de CV et les enquêtes de victimisation ». Au Royaume-Uni, 50 % des femmes interrogées portant un foulard ressentent qu’elles ont « manqué des opportunités de progression à cause de la discrimination religieuse, et que le port du voile a été un des facteurs ».

Le cadre n’est cependant pas appliqué de manière cohérente, en particulier à cause de régulations régionales et nationales dans certains pays de l’Union Européenne (UE) qui ont tendance à exclure les femmes musulmanes de l’emploi à cause de leur interprétation exclusive des concepts de « laïcité » ou « neutralité ».

Ce type de discrimination dans les régulations juridiques est qualifié de « discrimination légale » par l’Agence des Droits fondamentaux de l’UE », fait savoir l’ENAR, qui appelle les entreprises à adopter, d’une part, des chartes de la diversité qui reconnaissent toutes les formes de discrimination et leurs conséquences et à cesser, d’autre part, l’adoption de règlements intérieurs interdisant totalement le port de signes religieux.

Mieux penser l’approche intersectionnelle de l’islamophobie

Une autre constante en Europe : les femmes musulmanes sont les principales victimes des attaques physiques et verbales (81,5 % en France selon le CCIF.

« Molenbeek sur-Seine »: Les habitants de Saint Denis lancent une pétition contre Le Figaro

Que le Figaro Magazine reconnaisse ses mensonges sur Saint-Denis

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Nous demandons à la direction du Figaro Magazine de:

– s’excuser pour l’article du 20 mai 2016 stigmatisant Saint-Denis, ses habitant-es, notamment les musulman-es ;

– corriger les erreurs, manipulations et mensonges qui émaillent ce texte ;

– publier dans un prochain numéro les textes de référence de la déontologie du journalisme, dont de nombreux points ont été transgressés par la direction du journal quand elle a commandé, publié et défendu ce texte.

« Nous publions en complément de cette pétition l’analyse rédigée par des habitant-es de Saint-Denis, qui prouve que l’article ne répond pas aux règles du journalisme, est dictée par une idéologie d’ignorance et de haine envers les musulman-es et vise par ailleurs à invisibiliser la réalité sociale de Saint-Denis et les luttes qui y sont menées. Nous renvoyons par ailleurs aux nombreuses réactions et contre-enquêtes déjà menées. Il s’agit pour nous de lutter à la fois contre la stigmatisation des quartiers populaires, celle des musulman-es, contre l’invisibilisation de nos luttes, et contre le dévoiement du journalisme. »

Chang.Org

Malaise en Belgique: un site cartographie la population musulmane

Combien y a-t-il de musulmans dans votre commune, en Belgique? Le site d’information belge Sudinfo.be répond à cette question avec une carte interactive qui fait polémique, ce mercredi.

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Après les no-go zones de Fox News, la « carte interactive des 781 887 musulmans vivant en Belgique » de Sudinfo.be. Le site d’information belge a publié ce mercredi un article dans lequel il répertorie, « commune par commune », les « 7% de la population musulmane » dans le pays. L’initiative suscite une vive polémique.

Une méthode approximative et douteuse

Le site explique s’être appuyé sur les observations réalisées par un sociologue, la Belgique « n’organisant pas de recensement religieux ». La méthode de Jan Hertogen est approximative, il en convient. Elle « ne permet pas de prendre en compte les musulmans belges dont les parents, grands-parents ou arrière-grands-parents ne sont pas issus de l’immigration ».

Jan Hertogen fonde en effet son calcul sur le nombre d’habitants issus de l’immigration et installé en Belgique depuis 1945, ainsi que le degré de religiosité ou de laïcité selon l’origine. Une démarche douteuse. Mais selon lui, il ne s’agirait que d’un simple comptage à partir des gens issus de l’immigration qui « répond à un besoin public qui est celui de savoir avec qui chacun d’entre nous cohabite ».

L’Express

Vidéo : « Les black qui puent… » Marc-Olivier Fogiel explique pourquoi il est en froid avec Brigitte Bardot

En 2003, Marc-Olivier Fogiel recevait Brigitte Bardot sur le plateau de son émission « On ne peut pas plaire à tout le monde ». Quelques jours avant sa venue sur France 3, l’ancien mannequin avait publié « Un cri dans la nuit ». Un ouvrage dans lequel Brigitte Bardot faisait part de son avis bien tranché sur certains sujets sensibles. L’animateur, choqué par le contenu raciste du livre, n’avait alors pas manqué de le faire savoir.

Invité dans Media People sur Non Stop People, Marc-Olivier Fogiel s’est expliqué sur sa dispute avec l’actrice : « Elle a sorti un livre qui n’était pas prévu (…) C’était dans un tiroir et un éditeur a profité de la diffusion de l’émission pour le sortir (…) Elle le savait, elle m’a demandé de le lire, je l’ai lu ».

« Quand vous lisez le livre encore aujourd’hui… Elle a même été condamnée pour ça, des propos racistes », a-t-il poursuivi avant de livrer son ressenti sur ces écrits : « Elle est double cette femme. Je préfère garder la Brigitte Bardot lunaire plutôt que celle -que je ne respecte pas pour être clair- capable de dire que les infirmières black qui puent dans les hôpitaux doivent rentrer chez elles. Je ne peux pas respecter ça ».

Marc-Olivier Fogiel a de là tenté de comprendre cet « aspect sombre » : « Elle vit recluse à La Madrague. Elle ne regardait à l’époque que TF1 à travers ’52 sur la Une’ qui était une émission un peu racoleuse. Elle avait une vision de la société très tronquée à travers ce que voulait bien lui montrer une émission très particulière de TF1. Donc je ne sais pas si je lui en veux ou pas ». Et de conclure : « On ne s’est jamais reparlé ».

Non Stop People

Système « raciste » au Canada : Surreprésentation des Noirs et Autochtones dans les prisons

Yvan Attal : «Oui, je pense que la France garde un fond d’antisémitisme»

Dans son nouveau film « Ils sont partout », Yvan Attal a choisi de s’attaquer avec humour aux clichés véhiculés sur les juifs.

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« Les juifs ont de l’argent », « les juifs complotent », les juifs ont tué Jésus »… Dans son nouveau film Ils sont partout, dont Europe 1 est partenaire, le réalisateur et comédien Yvan Attal tente de démonter un à un les nombreux clichés qui persistent sur cette communauté en France.

L’antisémitisme français. Si le sujet est traité avec humour, Yvan Attal n’en est pas moins inquiet. « Oui, je pense que la France garde un fond d’antisémitisme« , a-t-il affirmé sur Europe 1 vendredi matin. « Mon but n’est pas de culpabiliser les gens. Mon but c’est de demander ‘où est cette France qui se mobilisait quand un cimetière était profané‘ ».

Après les attentats de janvier et ceux perpétrés par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban, le réalisateur aurait souhaité voir un soutien plus massif à la communauté juive. Quant au rassemblement du 11 janvier, il s’interroge : « S’il n’y avait pas eu Charlie Hebdo, je me demande ce qu’on aurait fait de l’Hypercasher ».

La déception cannoise. Le film Ils sont partout a été particulièrement difficile à financer pour Yvan Attal. Dernier coup dur : le film ne sera pas présenté au festival de Cannes. « Je ne peux pas dire que je ne suis pas à Cannes parce que c’est un film sur les juifs », souligne-t-il. « Mais quand on fait un film engagé, on espère avoir le soutien de gens qui prônent l’engagement« . Un choix, une tendance, qui agacent le réalisateur. « On dit que les films présentés au festival de Cannes sont le miroir du monde. Mais cette année, ce n’est même pas le miroir de la France », a-t-il pesté.

Europe 1

Booba : « Moi j’aime la France, c’est la France qui ne m’aime pas »

Dans le magazine de TF1 « 7 à 8 », Booba a fendu l’arme pour se confier comme jamais. Racisme, misogynie, annulation du concert de Black M à Verdun, le rappeur n’a éludé aucune question.

Le Duc de Boulogne s’est aussi confié sur la polémique concernant le concert de Black M qui aurait dû avoir lieu à Verdun dans le cadre des commémorations des batailles de la Première Guerre mondiale. « Aucun noir célèbre, ni Omar Sy ni Yannick Noah, personne n’a réagi. Ce que je trouve affligeant et incroyable c’est qu’une personne de couleur qui chante pour la commémoration de Verdun, on trouve ça insultant (…) alors qu’on se souvient des tirailleurs sénégalais qui se sont battus pour la France » a indiqué le rappeur.

L’interprète de « Walabok » a également donné son ressenti sur le racisme qui l’a touché depuis son enfance : « Moi j’aime la France, c’est la France qui ne m’aime pas. Je suis né en France, comme tout enfant j’étais innocent. Le racisme, les portes fermées, ça m’est tombé dessus en grandissant. Ce n’est pas moi qui l’ai cherché« .

 

 

Le travail des enfants en Europe : « On sait que ça existe mais on ne veut pas le voir »

C’est au détour d’un café dans les rues de Naples, que Cécile Allegra est confrontée au travail des enfants. Un jeune adolescent, les bras chargé d’un plateau aussi lourd que lui, sillonne entre les tables pour distribuer des boissons. Pour cette grande reporter qui sort d’une longue immersion dans la police napolitaine, c’est la fin d’une enquête et le début d’une autre. Entretien. 

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Palerme

Son travail l’a menée en Bulgarie, en Italie, en Angleterre, et même plus près, en France. Elle a rapporté des témoignages et en a fait un documentaire pour Arte. Dans son livre, Le salaire des enfants, elle relate le parcours de Giovanni, de Giultena ou de la Française Léna, qui travaillent trop tôtUn scandale ignoré.

 

Estelle Bertrand : Comment avez-vous fait témoigner ces enfants et leurs familles ? Vous dites dans votre livre que parler c’est risquer de perdre son emploi voire plus.

Cécile Allegra : Il faut souvent un médiateur et surtout une technique d’approche assez douce. A Naples, avec le petit Giovanni, les parents, ce qui était compliqué c’était de circuler dans le quartier de manière discrète. J’ai commencé par aller le voir de temps en temps un peu comme une marraine. Au fil des jours ma présence passait inaperçue. Pour les autres mineurs italiens dont je parle, ils étaient sous la tutelle de Giovanni, un éducateur. C’est donc grâce à lui et à son travail dans le quartier, que nous avons pu entrer dans ce périmètre.

En ce qui concerne la France j’ai tout simplement demandé si ces jeunes avaient envie d’en parler. Il me fallait évidemment l’autorisation des parents. Étant très engagés aux côtés de leurs enfants, et très remontés par rapport à ce qu’ils ont vécu, il a été facile de les convaincre. Quant à la Grande Bretagne c’est grâce à une assistante sociale que j’ai pu approcher cette réalité.

Selon vous en France, l’apprentissage serait devenu une sorte de « permis d’exploitation » ? 

Je ne veux pas dire que tous les commerçants et artisans exploitent les apprentis, mais on ne peut pas demander à un adolescent de faire le travail d’un adulte. L’Europe a été pionnière dans la lutte contre le travail des enfants et là on assiste à véritable marche arrière.

Marie Claire