Depuis 3 ans, la piscine de Sarcelles est réservée les dimanches aux femmes juives

DEPUIS trois ans, la piscine de Sarcelles est réservée une partie du dimanche après-midi à l’association des femmes loubavitchs, des juives orthodoxes à qui leur culte impose de se baigner sans présence masculine.

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Devront-elles bientôt renoncer ? « Cela doit cesser au plus vite, s’insurge dans un communiqué le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Sarcelles. Nous demandons la suppression des créneaux communautaires afin de mettre fin à ce que nous appelons l’exception cultuelle sarcelloise, en contradiction avec le principe de la laïcité. » « A Lille, Martine Aubry, qui avait accordé de tels créneaux dans ses piscines aux femmes musulmanes, avait fini par rebrousser chemin après avoir été montrée du doigt et vertement tancée par la commission Stasi sur la laïcité », précise Rachid Adda, le conseiller régional MRC à l’origine de la démarche.

Oui, mais voilà, le maire PS de Sarcelles, François Pupponi, qui avait accordé à l’association cette autorisation de se servir de l’équipement à l’époque communal, passé depuis dans le giron de la communauté d’agglomération Val de France, ne l’entend pas de cette oreille. D’autant qu’il occupe également aujourd’hui la fonction de vice-président de Val de France, chargé des sports et de l’habitat. « Ce que demande Rachid Adda est illégal et contraire au principe de la laïcité, martèle-t-il.

Quand une association de la ville demande à utiliser un équipement communal, quel qu’il soit, le maire n’a pas le droit de refuser en invoquant l’appartenance religieuse des utilisateurs. Cette analyse juridique m’a d’ailleurs été confirmée par la commission Stasi. De plus, il ne s’agit en l’occurrence pas de créneaux horaires qui léseraient la population, mais de vacations, à des horaires où l’équipement est fermé au public.

Cette association de femmes loubavitchs ne bénéficie pas, en outre, du personnel municipal, mais occupe la piscine avec ses propres maîtres-nageurs et assure elle-même la sécurité. » Au-delà de la querelle politique locale, d’autres enjeux viennent peser sur cette affaire : la Direction départementale de la jeunesse et des sports envisage très sérieusement d’installer, à la fin de l’année à la piscine de Sarcelles, un pôle national de formation aux métiers nautiques et de maîtres nageurs.

Le Parisien

Au Mexique, un juge refuse le droit d’avorter à une adolescente de 14 ans violée

Un juge de l’État mexicain de Sonora (nord-est) a empêché, par un biais légal, l’avortement d’une jeune adolescente. Cette dernière est tombée enceinte après avoir été violée. Cette situation a été dénoncée lundi par le Groupe d’information sur le choix reproductif (GIRE). 

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La mineure, âgée de 14 ans et issue d’une famille indigène, avait été sexuellement abusée en mai par un homme de sa famille. « Le procureur avait qualifié cette affaire de viol, mais le juge, par une manoeuvre légale, a transformé ce crime en attentat à la pudeur, ce qui est un délit mineur », a expliqué Alex Alí Méndez, avocat du GIRE. « Cela retire à cette jeune fille le droit à l’avortement, qui est autorisé par le code pénal de Sonora en cas de viol.

Des droits inégaux face au viol au Mexique

L’adolescente qui vient de fêter ses 14 ans est sous la garde de son père, favorable à l’avortement de sa fille. L’association GIRE et leurs avocats examinent la possibilité d’un recours contre le juge. Depuis 2007, seule la capitale fédérale de Mexico autorise l’avortement sans restrictions au cours des douze premières semaines de grossesse, mais l’IVG est autorisée dans certains autres États mexicains en cas de viols ou de danger pour la santé.

En juin, la Cour suprême avait rejeté un projet visant à supprimer les peines de cinq ans prison prévues en cas d’avortement illégal. La Cour avait néanmoins appelé à un débat sur la question de l’avortement, très sensible dans ce pays très catholique.

L’Express

Au moins 20 actes islamophobes en France depuis le 14 juillet

Comme après les attentats de Paris et Montrouge en janvier 2015 et comme après ceux de Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015, les attaques de Nice, le 14 juillet, puis plus encore celle de Saint-Etienne-du-Rouvray, le 26 juillet, semblent avoir servi de prétexte à de nouveaux actes islamophobes.

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Des propos de Nadine Morano sur RMC à l’agression d’un homme près de Rouen, en passant par de nombreuses dégradations de lieux de cultes, nous avons tenté de les répertorier, sans prétendre à l’exhaustivité, sur cette page. Pour nous signaler un acte qui ne serait pas listé, envoyez un mail à temoignages@libe.fr.

Libe

Anderlecht : une pétition islamophobe appelle les catholiques à brûler des mosquées

Eric Tomas (PS), bourgmestre d’Anderlecht, a demandé à la police d’enquêter sur une pétition appelant les musulmans à « rentrer dans leur pays d’origine ». Le texte fait explicitement référence à l’assassinat du curé de Saint-Étienne-du-Rouvray, nous apprend La Capitale.

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« Aux Belges habitant à Anderlecht et partout ailleurs en Belgique, il nous faut rester vigilants et constater que nous devenons, par la force des choses, islamophobes », lit-on sur cette pétition. « Si vous estimez que nous devons convaincre les musulmans de rentrer dans leur pays d’origine, signez ci-dessous cette pétition« , poursuit le texte.

La pétition appelle ensuite clairement à commettre un acte islamophobe: « Si le petit belge ne se bouge pas le cul, rien ne changera. Si un catholique a le cul de foutre le feux à une mosquée, qu’il réalise son désir » (sic).

Cette pétition islamophobe a notamment été distribuée et placardée dans le quartier Marius Renard, selon la RTBF. « Nos policiers enquêtent sur l’origine de la pétition et les lieux où elle circule », précise Marie Verbeke, porte-parole de la police.

« Notre cellule radicalisme a ouvert une enquête. Nous sommes à la recherche des responsables et des lieux où la pétition a été diffusée », explique encore la porte-parole.

7Sur7

Violente agression islamophobe à Bruxelles : une femme insultée et frappée par un homme

Jeudi dernier, une femme de confession musulmane s’est fait insulter et frapper dans le métro bruxellois. Souhaitant conserver son anonymat, elle met tout de même en garde les autres femmes sur les réseaux sociaux.

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La jeune femme a été insultée parce qu’elle était musulmane.

Ce jeudi 28 juillet, une jeune femme de confession musulmane aurait été agressée dans le métro bruxellois. C’est ce qu’annonce une publication Facebook, nous expliquant que cette dernière aurait été agressée en quittant son travail et en rentrant chez elle.

 

Nous avons tenté de joindre quelqu’un qui connaissait la victime, mais cette dernière a préféré garder l’anonymat. Elle cherche néanmoins à mettre en garde les femmes qui se baladent seules. «  J’étais dans le métro vers 18h, et il y avait un type qui insultait tous les étrangers et il s’est approché de moi. Je me suis levée pour m’éloigner de lui et là il m’a dit ‘où tu vas’?  », peut-on lire sur la publication Facebook.

Mais, le post ne s’arrête pas là. «  Je n’ai pas répondu et il m’a suivi en me disant : ‘Tu n’es qu’une sale arabe, tu mérites là mort’. Je lui ai dit qu’il devait me laisser tranquille, qu’il me faisait peur et là il m’a frappé d’un coup de poing au visage. Mais je ne veux pas attiser la haine, je veux juste mettre en garde », conclut-elle dans le message publié sur la toile.

Résultat de l’altercation : contusions intrabuccales et au massif facial et mandibule déplacée comme l’atteste un certificat médical fait à l’hôpital Erasmo.

La Capitale

«Sale noir si je descends c’est pour t’égorger», un retraité musulman violemment agressé à Rouen

Septuagénaire musulman agressé à Rouen : le procès de l’agresseur reporté au.. 4 octobre

L’agresseur du septuagénaire musulman, en menaçant de l’égorger, au lendemain de l’attentat jihadiste dans une église de Saint-Etienne du Rouvray (Seine-Maritime), a été présenté vendredi en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Rouen mais son procès a été reporté au 4 octobre.

Le Parisien


Une famille dénonce l’agression raciste dont, selon eux, leur père, d’origine sénégalaise, a été victime au lendemain de l’attaque terroriste contre un prêtre à Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen. Blessé, le septuagénaire a déposé plainte. Une enquête est en cours.

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«Notre père musulman s’est fait agresser physiquement près de chez lui, raconte l’une des filles de la victime. Celui qui a fait cela, l’a aussi insulté et a tenu des propos racistes à son encontre. Il lui a dit : “Sale noir, c’est pas parce que t’es en robe et avec un chapeau que tout t’est permis. Si je descends, c’est pas pour te taper, c’est pour t’égorger”». (Sic).

Les faits se passent mercredi matin, dans un quartier populaire de Barentin, près de Rouen, au lendemain de la prise d’otage terroriste de Saint-Étienne-du-Rouvray. La victime, un septuagénaire musulman d’origine sénégalaise, portant djellaba et chechia, raccompagne ses deux filles en bas de sa barre d’immeuble. Il est 6 h du matin.

« Mes deux sœurs repartaient en voiture à Paris, mon père les aidait à charger leurs bagages dans le coffre, confie la deuxième de cette fratrie de neuf enfants. Un jeune homme qui passait à ce moment-là en voiture, a klaxonné et a commencé à les provoquer.»

« Je vais t’égorger comme vous nous faites »

Selon le musulman pratiquant qui a été hospitalisé, le jeune homme lui a dit : « Qu’est-ce que vous faites là ? » Avant de lui lancer des insultes à caractère raciste. Pour ses filles dont deux étaient présentes au moment des faits, « il ne fait aucun doute que ces violences sont liées aux événements de Saint-Étienne-du-Rouvray. Il lui a dit qu’il l’égorgerait comme eux l’ont fait. Et mon père était clairement identifié comme musulman, il portait sa tenue religieuse ».

Pensant que ça allait dégénérer, la victime demande à ses filles de partir. « Son agresseur a tenté de lui foncer dessus à deux reprises au volant de sa voiture, explique sa seconde fille, âgée de 37 ans. Notre père a récupéré dans la cave de l’immeuble, une marmite pour se défendre. Il sentait qu’il allait être agresséIl n’a pas le temps de fermer les portes de l’ascenseur que l’individu se jette sur lui. « Mes autres frères et sœurs l’ont retrouvé presque inconscient. Il se plaignait de sa gorge. Il nous a expliqué que le mis en cause lui avait serré le cou

Victime d’un traumatisme crânien, le septuagénaire qui habite le quartier depuis cinquante ans avec sa famille, a été transporté au CHU de Rouen. Il en est ressorti hier et a été entendu par les gendarmes de la brigade de Pavilly. Une enquête a été ouverte pour « violences volontaires ».

Ce retraité, ancien ouvrier dans une usine de textile à Barentin, a eu trois jours d’incapacité totale de travail (ITT). Choqué, il bénéficie d’un suivi psychologique. Par pudeur, il ne souhaite pas que son nom apparaisse dans les médias.

Paris Normandie

«J’ai mis une bombe tu vas sauter salope» Yannick menace un hôpital après avoir regardé BFM

Dans un contexte tendu, où les attentats se multiplient, les juges ont condamné lourdement ce vendredi l’auteur d’une fausse alerte à la bombe mercredi dans un hôpital à Maubeuge (Nord). 

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Le 27 juillet, au lendemain de l’attaque dans une église de Saint-Etienne, Yannick Delepine, 48 ans, a passé aux environs de 20 heures un appel anonyme au centre hospitalier de la ville nordiste de Maubeuge pour lancer une fausse alerte à la bombe, raconte La Voix du Nord.

Un important dispositif de sécurité avait été mis en place, 22 policiers fouillant chaque étage, chaque couloir, chaque pièce de l’hôpital. Le personnel médical avait été évacué et huit militaires de l’opération Sentinelle avaient été envoyés en renfort protéger les lieux. La brigade de chiens renifleurs avait également été dépêchée sur place mais n’avait pas trouvé le moindre engin explosif. Au final, plus de peur que de mal pour le personnel et les patients de l’hôpital.

« Tu vas sauter, salope »

Agé de 48 ans, alcoolisé au moment de son coup de fil,  l’homme qui avait lancé  « J’ai mis une bombe dans ton établissement, tu vas sauter, salope» était jugé ce vendredi après-midi en comparution immédiate par le tribunal d’Avesnes. Le responsable de cette fausse alerte a été condamné à six mois de prison ferme, avec mandat de dépôt.

Même sentence que pour une femme qui voulait retarder l’avion de son mari, à l’aéroport de Genève. A l’audience, la présidente du tribunal, Anne-Florence Spilette, ne l’a pas ménagé : « Est-ce que vous imaginez, dans le contexte actuel, avec le plan Vigipirate, les dégâts causés de manière gratuite ? »

Des litres de rosé

Le soir de l’appel, Yannick Delepine a passé la journée « à boire», posté  devant sa télévision à regarder la chaîne «BFM qui parlaient du prêtre». «Ça m’a bouleversé, je ne sais pas ce qui m’a pris, franchement ». L’homme a également précisé consommer pas moins… de 5 litres de rosé par jour .

Le fautif est récidiviste, déjà condamné deux fois pour dénonciations mensongères. Il a été employé aux urgences mais licencié en 1997. L’avocate de l’hôpital avait évalué à 2 000 euros de préjudice pour l’établissement. Dans un contexte d’«état d’urgence, deux jours après un attentat », le parquet avait pour sa part réclamé «deux ans de prison ferme».

Le Parisien

«Je n’ai pas une tête d’arabe comme toi» : Outrages racistes envers un policier à Lisieux

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 28 au 29 juillet 2016 à Lisieux (Calvados). Placé en en garde à vue, l’homme a reconnu être raciste « depuis toujours ».

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« Je n’ai pas une tête d’arabe comme toi, je ne m’appelle pas Mohammed. » C’est en ces termes fleuris qu’un homme s’est adressé à un fonctionnaire de police de Lisieux (Calvados) d’origine maghrébine.

Cet homme d’une cinquantaine d’années, vivant à Lisieux sans domicile fixe, venait de se faire contrôler par une patrouille, dans la nuit du jeudi 28 au vendredi 29 juillet 2016. Interpellé au rond-point des droits humains en plein centre-ville, il était alcoolisé.

Placé en cellule de dégrisement, puis en garde à vue, il a reconnu être raciste « depuis toujours ». Son ressentiment envers la police est né après un retrait de permis pour conduite en état d’ivresse. Il est convoqué devant le tribunal le 8 novembre 2016.

Le Pays D’auge

Une tête de porc déposée sur la mosquée de Béthune pour la sixième fois

En janvier 2015, après l’attentat de Charlie Hebdo, les tôles entourant le chantier de la future mosquée, rue Jean-Baptiste-Lebas, avaient été taguées d’un violent « Dehors les Arabes » agrémenté du dessin d’une tête de cochon. Ce mercredi matin, c’est une vraie tête de porcelet qui a été découverte au même endroit, au lendemain de l’acte terroriste de Saint-Étienne-du-Rouvray.

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« On est encore sous le choc, explique Yassine Brahim de l’Association musulmane de l’agglomération béthunoise (AMAB). On le redoutait, on a déjà eu tête, pieds et queue de cochon. C’est la sixième fois en deux ans. » Si dans le quartier les personnes de confession musulmane ne cachent pas leur tristesse, elles ne veulent pas en dire plus, de peur de tout « amalgame ».

Yassine Brahim voit, lui, « le contrecoup d’un climat extrêmement tendu ». Se disant attristé « de l’acte ignoble, de l’assassinat d’un homme de culte », il défend « l’attachement de la petite communauté béthunoise qui se retrouve sous pression au principe du vivre ensemble de la République » et répète que « le terrorisme n’est pas musulman. Il n’a pas de religion, c’est le contraire : haineux, contre la réflexion et l’humanisme ».

Si aucune plainte n’avait encore été déposée en fin d’après-midi (ce qui devrait être fait ce soir ou demain), le parquet de Béthune a ouvert une enquête pour « provocation publique à la haine raciale », confiée aux policiers béthunois qui ont, dès mercredi matin, effectué les constatations techniques et lancé les investigations.

La voix Du Nord

Australie : enquête sur des violences et humiliations subies par des mineurs autochtones

 

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Un jeune détenu plaqué au sol et mis violemment à nu par ses gardiens, un adolescent de 17 ans attaché durant deux heures sur une chaise, avec une cagoule sur la tête, un autre aspergé dans l’obscurité de gaz lacrymogène… Les images choquantes diffusées lundi soir par la chaîne publique australienne ABC pointent en particulier les conditions de détention du centre pour délinquants juvéniles Don Dale, près de Darwin, dans le Territoire du Nord.

Des humiliations, des traitements dégradants émanent des scènes captées par les caméras de surveillance du centre en 2014 notamment. Les séquences diffusées montrent le cas particulier d’un jeune garçon qui alterne les périodes de détention depuis ses 11 ans et qui se trouve aujourd’hui, dans une prison pour adultes. Sur les images, on découvre un adolescent qui menace de se faire du mal et qui reçoit en réponse, des coups. Sur d’autres, on peut entendre le personnel rire et prononcer des débuts d’insultes.

Le Territoire du Nord a l’un des taux de criminalité les plus élevés d’Australie et les aborigènes y représentent plus des deux tiers de la population carcérale. D’après Amnesty International, les enfants aborigènes ont 26 fois plus de risques de se retrouver en prison que les autres enfants, dans un contexte de lacunes d’éducation, de chômage élevé et de toxicomanie.

L’ONG Human Rights Watch (HRW) a expliqué qu’elle demandait depuis longtemps au gouvernement de réagir aux abus commis dans les centres de détention pour jeunes délinquants. La situation dans le Territoire du Nord n’est que la partie émergée de l’iceberg, selon elle. Pour Elaine Pearson, directrice pour l’Australie de HRW, ce qui se passe à Don Dale est « l’exemple classique de ce qu’il ne faut pas faire avec les jeunes en difficulté ».

« L’utilisation excessive de la force, l’isolement et les fers sont barbares et inhumains », dénonce Elaine Pearson. « La force excessive est un abus et ceux qui commettent ces abus doivent répondre de leurs actes ».

Le Parisien

Rama Yade appelle a manifester contre la corrida, elle est victime d’injures racistes

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Ils étaient près de 1 000 à défiler samedi dans les rues de Mont-de-Marsan (Landes) pour dénoncer la barbarie de la corrida. Une manifestation qui s’est déroulé sans heurts et à laquelle se sont ralliés de nombreux locaux. La présence de Rama Yade, dont la venue avait été largement relayée sur les réseaux sociaux, n’a pas échappé aux amateurs de corrida, raillant le déplacement de la ministre dans des messages à caractère raciste, diffusés sur le net

. « Soyons forts face à la pression des uns et des autres » a-t-elle estimé, ajoutant que ces détracteurs défendent « une tradition surannée et inhumaine ». La candidate à la présidence de la République, qui multiplie les déclarations en faveur des droits des animaux, a qualifié son combat de « moral », invoquant Simone Veil et Michel Rocard qui tous les deux avaient rejoint la FLAC (Fédération pour l’abolition des corridas).

Paris Match

Nice : Ils confondent une serviette aux couleurs de la Vendée avec.. le drapeau de Daesh

Des voisins, rue de Rivoli, à Nice, se sont émus d’apercevoir sur un balcon, au dernier étage d’un immeuble, un drapeau noir et blanc qui semblait être l’étendard de Daesh.

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La photo qu’ils en ont faite est effectivement troublante. Vérification faite, il s’agit en fait d’une fausse alerte.

Ce n’était pas un drapeau de Daesh mais une serviette aux couleurs de la Vendée.

Nice Matin

Tentative d’incendie d’une mosquée à Valence

Dans la nuit de samedi à dimanche, les locaux de la mosquée turque de Valence (Drôme) ont été victimes d’un début d’incendie criminel. Les images des caméras de vidéosurveillance montrent que deux hommes en train de provoquer l’incendie vers 3h du matin.

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Fort heureusement, personne n’était à l’intérieur de la mosquée à cette heure tardive de la nuit.

« Cette nuit notre association à été victime d’un incendie criminel de la part des lâches, l’incendie n’a causé que des dégâts matériaux, on remercie ALLAH. On voit par cela que cette association dérange une minorité mal intentionnée, par les actions et activités qu’elle mène. En aucun cas cela affectera notre unité et notre motivation, bien au contraire », écrit la mosquée dans une publication postée sur sa page Facebook.

L’Association Franco-Turque de Valence qui gère le lieu de culte appelle à un rassemblement devant la mosquée à 18h30 (50-52, rue Ferdinand de Lesseps).

D & M

Une européenne convertie à l’islam et sa fillette menacées de mort par des automobilistes

Après l’attentat de Nice, certaines haines ont ressurgi. Une Saint-Quentinoise d’origine européenne, convertie à l’islam et voilée, en fait l’amère expérience.

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Deux balades à vélo ont tourné court pour cette jeune mère de famille. Elle s’est convertie à l’islam il y a huit ans et porte le voile. Samedi 16 juillet, alors que la Saint-Quentinoise et sa fille de 18 mois arrivent sur le parvis de la gare et attendent de traverser au passage piéton, une voiture s’arrête sur ledit passage. «  Il y avait deux hommes à l’intérieur qui m’ont regardé très méchamment  », déplore la jeune femme qui préfère rester anonyme. «  Dès que je sors, au minimum, on me regarde de travers… Il y a eu les attentats de Paris. Maintenant l’attentat de Nice…  »

Le lendemain, dimanche 17 juillet, la jeune mère est avec son autre fille. Elles viennent de traverser le parc d’Isle, toujours à vélo. À Rouvroy, une voiture s’arrête. Deux hommes pointent leurs doigts en simulant un pistolet. Ils crient «  Pan  ». Une fois vers la mère, une autre vers la fille. « Quand c’est comme ça, on pense au pire. Je fais en sorte que mes filles ne voient pas ce qui se passe… Comme lorsque je me fais insulter sur le chemin de l’école et que je chatouille ma fille pour qu’elle ne se rende compte de rien.  »

La jeune femme de 25 ans sort systématiquement voilée. Un choix qu’elle a fait quelques années après sa conversion en 2008. Installée sur son canapé, dans l’appartement d’un quartier populaire de Saint-Quentin, elle explique sans complexe. « Je ne me suis pas convertie pour faire plaisir à mon mari. Il ne m’a jamais demandé de porter le voile. C’est un choix  », assure-t-elle. La Saint-Quentinoise a rencontré son mari, maghrébin d’origine, quand elle avait 17 ans. «  Il parlait beaucoup de religion avec ses amis. J’ai voulu connaître la religion de l’homme avec qui j’étais. » Elle s’est convertie. Son mari en est le dernier averti. «  Dans l’islam, tel que je le vois et tel qu’il est, j’ai trouvé des valeurs de calme et de paix. J’étais en guerre avec moi-même à cette époque. Ça m’a apporté une paix intérieure et une autre vision du monde.»

Suite à l’attentat de Nice, une nouvelle ambiance pesante s’est installée. «  Nous vivons la double peine. Je suis écœurée de tout ce qui se passe. Autour de moi, il n’y a pas un musulman qui s’en réjouit. Et, dans la rue, nous devons marcher la tête baissée comme si nous étions coupables. »

Pourtant la Saint-Quentinoise ne veut pas se victimiser. «  J’ai l’impression que pour les femmes voilées d’origine européenne, c’est encore pire. Les converties font encore plus peur. » Pour elle, beaucoup de malentendus viennent de la méconnaissance : «  Ce serait mieux de venir discuter plutôt que de lancer des regards méchants. »

Sur la plage, mardi midi, un témoin a entendu les commentaires désobligeants allant bon train sur la femme voilée avec ses enfants qui ne faisaient que se promener. Sur cette même plage, une des filles a reçu un gâteau de la part d’une passante. «  Ça m’a fait tellement plaisir. Ce n’est qu’un petit geste, je ne compte plus moi-même tous les gâteaux que j’ai donné à des enfants mais là, ça m’a vraiment fait chaud au cœur

L’Union

Une quinquagénaire voilée dépose son sac dans une parfumerie, le centre commercial évacué

L’histoire est évidemment à lire dans le contexte d’inquiétude et de vigilance qui règne en France depuis quelques jours et quelques mois… Ce jeudi, le centre commercial Carrefour d’Auchy-les-Mines a été complètement évacué pour une fausse alerte, à cause d’un faux colis suspect. Les démineurs ont été appelés, la police s’est rendu sur place, des personnes ont été entendues au commissariat. 

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A l’origine, un malentendu. Une femme voilée, âgée d’une cinquantaine d’années selon La Voix du Nord, fait ses courses dans la galerie marchande, puis entre dans une parfumerie Nocibé. Un commerce qu’elle fréquente régulièrementElle demande à une vendeuse si elle peut déposer son sac de courses près de la caisse. La vendeuse, qui ne connaît pas cette cliente habituée, accepte. Mais elle pense que c’est juste le temps de faire ses courses… dans Nocibé. En fait, la quinquagénaire, elle, part tranquillement faire ses courses à Carrefour.

Du coup, le temps paraît bien long à la vendeuse qui, ne voyant pas revenir la cliente, finit par trouver le sac suspect. elle appelle les agents de sécurité qui préviennent la police, qui alerte les démineurs.

Le quiproquo entraîne l’évacuation du centre commercial. Heureusement, rapidement, en entendant un appel au micro, la cliente se manifeste auprès des policiers et leur indique que le sac lui appartient. Il ne contient que des vêtements et des chaussures. Fausse alerte. La venue des démineurs est annulée, les clients peuvent retourner dans le magasin.

La cliente quinquagénaire, originaire de Douvrin, est gênée et désolée de ce qui s’est passé. Elle est quand même emmenée au commissariat pour être entendue. Les policiers ont pu vérifier qu’il n’y avait bien aucune intention malveillante. Les vendeuses de Nocibé ont également été auditionnées. L’affaire de la fausse alerte d’Auchy-les-Mines en reste là…

France 3

Agressions sexuelles: le président de Fox News contraint de démissionner avec une prime de 40 millions de $

Le co-fondateur et directeur de Fox News Roger Ailes a dû démissionner face à des accusations d’agression sexuelle sur des journalistes de la chaîne. Le vice-président actuel de la chaîne Rupert Murdoch prendra la place laissée vacante.

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La démission de Roger Ailes, déposée le 21 juillet, fait suite à des accusations formulées par l’ancienne présentatrice de Fox News Gretchen Carlson, ainsi que par d’autres employées. Rupert Murdoch, président exécutif de la 21st Century Fox, deviendra le président-directeur général de Fox News à la suite de cette démission.

Gretchen Carlson a porté plainte contre Fox News, affirmant qu’elle avait été licenciée pour avoir refusé de coucher avec Roger Ailes, en qualifiant en sus l’environnement de travail de discriminatoire. Au moins six autres femmes ont aussi accusé leur supérieur d’avoir eu un comportement similaire au cours de sa longue carrière.

«Toi et moi aurions dû avoir une relation sexuelle il y a bien longtemps, et tu aurais été bonne et meilleure, et j’aurai été bon et meilleur. […] Parfois les problèmes sont plus faciles à régler ainsi», aurait déclaré Roger Ailes à Gretchen Carlson, selon la plainte déposée par celle-ci. La présentatrice a été par la suite rétrogradée dans une émission moins regardée, a vu son salaire réduit, avant d’être finalement licenciée.

L’homme de 76 ans a démenti les accusations, mais la 21st Century Fox a néanmoins décidé, après avoir étudié les faits, que Roger Ailes ne pouvait être maintenu à son poste, moyennant une prime de départ de 40 millions de dollars. 

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