Violente agression islamophobe à Bruxelles : une femme insultée et frappée par un homme

Jeudi dernier, une femme de confession musulmane s’est fait insulter et frapper dans le métro bruxellois. Souhaitant conserver son anonymat, elle met tout de même en garde les autres femmes sur les réseaux sociaux.

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La jeune femme a été insultée parce qu’elle était musulmane.

Ce jeudi 28 juillet, une jeune femme de confession musulmane aurait été agressée dans le métro bruxellois. C’est ce qu’annonce une publication Facebook, nous expliquant que cette dernière aurait été agressée en quittant son travail et en rentrant chez elle.

 

Nous avons tenté de joindre quelqu’un qui connaissait la victime, mais cette dernière a préféré garder l’anonymat. Elle cherche néanmoins à mettre en garde les femmes qui se baladent seules. «  J’étais dans le métro vers 18h, et il y avait un type qui insultait tous les étrangers et il s’est approché de moi. Je me suis levée pour m’éloigner de lui et là il m’a dit ‘où tu vas’?  », peut-on lire sur la publication Facebook.

Mais, le post ne s’arrête pas là. «  Je n’ai pas répondu et il m’a suivi en me disant : ‘Tu n’es qu’une sale arabe, tu mérites là mort’. Je lui ai dit qu’il devait me laisser tranquille, qu’il me faisait peur et là il m’a frappé d’un coup de poing au visage. Mais je ne veux pas attiser la haine, je veux juste mettre en garde », conclut-elle dans le message publié sur la toile.

Résultat de l’altercation : contusions intrabuccales et au massif facial et mandibule déplacée comme l’atteste un certificat médical fait à l’hôpital Erasmo.

La Capitale

« Sale arabe, sale islamiste » un jeune musulman agressé à cause de sa religion

Depuis les attentats, la communauté musulmane craint les amalgames. À La Louvière, Idriss, un jeune musulman de 15 ans en a d’ailleurs fait les frais… Il s’est fait insulté et agressé physiquement par un élève de son école. Cela en raison de ses origines algériennes et de sa religion.

« Sale arabe, sale islamiste »

Mardi, alors que les élèves discutent avec leur professeur de français des évènements tragiques qui viennent de se produire, un élève prend Idriss à partie et l’insulte. « L’élève m’a regardé et m’a accusé. Il a commencé à me dire des insultes racistes comme « sale arabe, sale islamiste ». Je n’ai pas aimé, mais je suis resté calme. » explique le garçon.

Une douleur plus morale que physique 

Mais les évènements ne s’arrêtent pas là. Une fois les cours finis, l‘élève, qui avait insulté Idriss, le met à terre et le frappe au visage et sur le reste du corps. Bilan : le jeune homme a le nez partiellement fracturé, des hématomes dans le dos et sur les bras ainsi qu’un œil au beurre noir.

Mais si quelques jours après les faits, les blessures physiques ont pratiquement disparues, la douleur psychologique est encore bien présente. Les faits ont extrêmement marqué Idriss, de nature plutôt timide et réservée. « J’ai trouvé un jeune garçon complètement perdu. Je me demandais ce qui s’était passé. Dans ma tête c’était une bagarre de jeunes, mais non c’était justement des insultes. » raconte Véronique Simonet, la maman.

Les parents décident de se rendre à l’école, mais, selon la mère, l’établissement prend à peine le temps de la recevoir. Elle n’a pas l’impression d’être soutenue par la direction. L’école, qui n’a pas souhaité nous rencontrer, affirme qu’elle condamne fermement les faits et qu’elle ne laissera pas les évènements impunis.

La famille porte plainte

Mais Idriss et sa famille ont décidé de ne pas s’arrêter là. Ils ont porté plainte à la police. Ils souhaitent marquer le coup et dénoncer officiellement ce type d’agression qui, selon eux, se reproduira. « On sait qu’il va y avoir des agressions et des amalgames. On le sait très bien » confie Véronique Simonet. Mais elle trouve cela d’autant plus terrible lorsqu’il s’agit d’enfants.

Plusieurs jours après les faits, Idriss a encore du mal à parler de ce qui lui est arrivé. C’est un garçon très blessé que nous avons rencontré qui voit cela, purement et simplement comme une injustice.

RTBF

Bruxelles : des hooligans proche de l’extrême droite perturbent l’hommage rendu aux victimes des attentats

Des hooligans agressent un jeune noir lors de l’hommage rendu aux victimes des attentats de Bruxelles 


 

Salut nazi, fumigène : plus de 400 hooligans envahissent place de la bourse


 

Plus de 400 Hooligans ont envahi place de la bourse à Bruxelles en faisant des saluts nazis

Des Hooligans perturbent l’hommage rendu aux victimes des attentats par des saluts Nazis 

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Les Belges, privés de leur « marche contre la peur » en raison de la menace terroriste toujours élevée et de la traque des suspects après les attentats les plus meurtriers depuis 1945 en Belgique, continuent malgré tout à rendre hommage aux victimes.

Des supporters de football à la gare du Nord

Quelque 450 supporters de football habillés de noir sont arrivés dimanche après-midi à la gare de Bruxelles-Nord en provenance de la gare de Vilvorde, a appris l’agence Belga de source policière. Ils sont actuellement à la Bourse de Bruxelles, encadrés par la police, malgré l’interdiction de manifester.

Ces supporters, certains encagoulés et alcoolisés, scandent «Belgian hooligans. On est chez nous.» La tension est palpable, constate l’agence Belga sur place.

Le Soir

Pas d’amalgames ? 11 travailleurs privés d’accès à la centrale de Tihange suite aux attentats

Ce jeudi matin, la “RTBF” annonçait que 11 personnes attachées à la centrale nucléaire de Tihange s’étaient vues retirer leur habilitation de sécurité nécessaire pour accéder au site: les sept premières suite à la fusillade de Forest, les quatre autres dans la foulée des attentats de Zaventem et de la station Maelbeek.

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L’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) confirme que quatre habilitations de sécurité ont bel et bien été retirées à Tihange. En revanche, l’AFCN réfute “tout lien direct” entre ces retraits et les événements de ces derniers jours.

“Dans le courant de la semaine passée, quatre habilitations de sécurité ont été retirées à Tihange. Je ne sais pas d’où vient ce chiffre de onze personnes, explique Sébastien Berg, porte-parole de l’AFCN. Par ailleurs, ces quatre retraits n’ont rien à voir avec la fusillade de Forest. C’est un processus qui prend du temps et qui avait été entamé bien avant” .

Il est, en tout cas, très compliqué de savoir quelles raisons ont poussé au retrait de ces quatre habilitations. Est-ce dû à des signes de radicalisation des personnes concernées ou bien y-a-t-il une autre explication?

“Nous ne pouvons donner aucune information, déclare Sébastien Berg. Le retrait d’une habilitation peut se justifier pour un tas de raisons. De la mort de la personne à la découverte de signes de radicalisation…”.

Du côté d’Electrabel, on refuse également de communiquer des informations à ce sujet. Pour des raisons de “respect de la vie privée” et “parce que c’est l’Autorité nationale de sécurité qui délivre et retire les habilitations”.

Il faut savoir que toute personne voulant accéder à un site nucléaire doit recevoir une autorisation: soit une habilitation de sécurité, soit une attestation de sécurité. La première, renouvelable tous les cinq ans mais retirable à tout moment, est délivrée par l’Autorité nationale de sécrurité. La seconde, délivrée de façon provisoire ou aux personnes devant accéder de façon ponctuel à un site nucléaire, est délivrée par l’Agence fédérale de contrôle nucléaire.

La Libre