Sarthe : un habitant saisit la justice pour faire retirer une croix au nom de la laïcité

En vertu de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, un habitant conteste l’installation de cette croix sur la voie publique. Une croix particulière, à trois bras, dont l’origine serait mystérieuse. Faux, répond celui qui a décidé de saisir le tribunal administratif.

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Jacques Micouin se définit comme un citoyen « laïc ». Pour lui, cette croix plantée au milieu d’une route départementale (domaine du conseil départemental) est une violation de la loi de 1905 dite de séparation de l’Eglise et de l’Etat : « On a utilisé un espace public pour planter un emblème de la religion catholique… C’est interdit ! La république est laïque, alors pourquoi on privilégierait une religion à une autre ? » Le citoyen, tout comme la fédération sarthois de la Libre Pensée qui soutient sa démarche, brandissent plus particulièrement l’article 28 de cette loi selon lequel « il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. »

« Un panneau indicateur ? Mensonge ! »

Cette croix « à trois bras » est présente à ce carrefour depuis au moins 1820. Elle a occupé différents emplacements au bord de la route, mais toujours sur une parcelle privée. Jusqu’à ce que l’Association de sauvegarde du patrimoine de Laigné propose à la commune de la refaire à neuf. Et de l’installer au milieu du rond point public. Pour autant, ses membres se disent incapables d’expliquer son origine : « On n’a rien trouvé sur l’origine, ni le caractère religieux de cette croix. Il pourrait tout aussi bien s’agir d’un panneau indicateur ». Une hypothèse « ridicule » selon Jacques Micouin, qui dénonce un « mensonge » de l’association : « C’est un calvaire référencé sur un plan du cadastre de 1934, cette croix est bien religieuse, ce n’est même pas discutable ! » Son origine, en revanche, ainsi que la signification de ces « trois bras » restent mystérieuses.

La mairie garde le silence

Jacques Micouin a d’abord écrit à la mairie pour avoir une explication sur cette violation de la loi. Faute de réponse, il a écrit à la préfecture, qui n’a pas répondu non plus. « Je voulais au moins qu’on me réponde, qu’on ait une discussion, explique-t-il, mais comme je n’aime pas qu’on prenne les citoyens pour des idiots, eh bien j’irai au bout ! » Il a donc déposé cet été au tribunal administratif de Nantes une requête pour exiger le respect de la loi. Une démarche approuvée par la Libre Pensée : « On se bat pour qu’il n’y ait pas de signes religieux dans l’espace public donc on soutient la démarche du citoyen, explique sa trésorière Mathilde Roux, s’il faut faire une réunion à Laigné-en-Belin pour en discuter, on le fera, et on mettra tout en oeuvre pour que cette croix soit retirée rapidement. »

France Bleu

Laïcité : Le Conseil d’État autorise les crèches de Noël dans les bâtiments publics

Le Conseil d’État a estimé mercredi 9 novembre que des crèches de Noël pouvaient être installées dans des bâtiments publics tels que des mairies, mais seulement sous certaines conditions, selon un communiqué. 

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La plus haute autorité administrative a jugé que « dans les bâtiments publics, sièges d’une collectivité publique ou d’un service public, une crèche de Noël ne peut pas être installée, sauf si des circonstances particulières montrent que cette installation présente un caractère culturel, artistique ou festif ». Elle appelle également à vérifier si une telle installation répond ou non à un « usage local ».

Midi Libre

L’islamophobie est une «imposture» : L’Observatoire contre l’islamophobie du CFCM cesse le contact avec la Licra

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La Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), au travers de son président Alain Jakubowicz, veut « reprendre le combat contre cette imposture qu’est le concept d’islamophobie »

A ses yeux, « le concept d’islamophobie est un détournement de la lutte contre le racisme antimusulman qui n’a rien à voir avec l’antiracisme ». Ces mots, extraits de tweets publiés samedi 5 novembre, ont été relayés lors du colloque « Faux amis de la laïcité et idiots utiles » organisé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale par le Comité Laïcité et République et la Licra.

Depuis, les critiques pleuvent contre l’organisation antiraciste. L’Observatoire national contre l’islamophobie, rattaché au Conseil français du culte musulman (CFCM) a réagi, mardi 8 novembre, pour dénoncer une « phrase-bombe » de la Licra « qui risque d’ouvrir un fossé entre les différentes composantes de notre pays et de construire un mur, principalement entre les citoyens français de confession ou de culture musulmane d’une part et les citoyens français de confession ou de culture juive d’autre part ». L’instance annonce « cesser, à partir de ce jour, tout échange ou contact avec la LICRA tant qu’elle ne revient pas sur sa position qui a soulevé au sein des associations musulmanes et autres, un tollé général ».

« Il se permet de nier le phénomène réel »

Selon le président Abdallah Zekri, Alain Jakubowicz « n’est plus désormais crédible pour parler du racisme, car il fait une distinction entre les formes de discrimination. Il se permet de nier le phénomène réel et combien (il est) inquiétant. Le président de la LICRA a-t-il oublié que son rôle est de réunir le plus grand nombre de citoyens contre tous les racismes et non de cliver l’opinion et de diviser les différentes communautés culturelles ? ».

 


L’islamophobie est une «imposture» : le président de la Licra fait polémique

Dans une série de tweets postés ce week-end, le président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme condamne le concept d’islamophobie…

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L’islamophobie : réalité ou vue de l’esprit ? Ce week-end, un tweet publié par le président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a mis le feu aux poudres. Sur le réseau social, Alain Jakubowicz appelle à « reprendre le combat contre cette imposture qu’est le concept d’islamophobie ». Des propos qui n’ont pas manqué de susciter la controverse.

Un débat sémantique qui fait débat

Pour le président de la Licra, il faudrait, pour être juste sur le plan sémantique, parler de « racisme anti-musulmans », l’islamophobie n’étant à son sens pas une notion évidente, mais plutôt « un détournement de la lutte contre le racisme anti-musulmans qui n’a rien à voir avec l’antiracisme ».

Si le président de la Licra rejette en bloc la notion d’islamophobie, pour la Ligue des droits de l’homme (LDH), le terme, « bien qu’il provoque un certain nombre de polémiques, est assez largement utilisé et compris dans le débat public, souligne Françoise Dumont, la présidente de l’association. Ce terme est même utilisé par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), qui n’est pas réputée pour sa complaisance ou son impartialité. » D’ailleurs, l’association indique utiliser ce terme : « si cela permet de mieux décrire un certain nombre d’actes violents, discriminants ou stigmatisants à l’égard des Français de confession musulmane, je ne vois pas où est le problème », poursuit Françoise Dumont.

Du côté de l’Observatoire de la laïcité, l’instance placée sous l’autorité de Matignon, on se refuse à « entrer dans un débat sémantique sur l’islamophobie – typiquement français – qui éloigne des véritables problèmes, estime son rapporteur général, Nicolas Cadène. En revanche, il n’est pas question de transiger sur le fait que l’on doit condamner toutes les violences à l’égard des Français au motif qu’ils sont musulmans ».

« C’est jeter de l’huile sur le feu »

Dans le milieu des associations antiracistes, le positionnement d’Alain Jakubowicz passe mal et laisse perplexe. « Dans le contexte actuel, c’est jeter de l’huile sur le feu », regrette Françoise Dumont. D’autant que, pour la présidente de la LDH, « lancer de telles polémiques sur Twitter, où les messages courts sont forcément lapidaires, est totalement inapproprié en général, et en particulier de la part du président de la Licra. Qu’il refuse d’utiliser ce terme est une chose, qu’il se lance dans une polémique sur ce réseau social en est une autre. »

Dans un contexte « extrêmement tendu par rapport à ces questions-là, il faut être conscient qu’il ne faut pas tenir de propos risquant d’attiser davantage les tensions, recommande Françoise Dumont. Depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, la communauté musulmane a été très visée. Quand on est animé par le vivre ensemble, il ne faut pas jouer avec ça ».

Outré par le positionnement d’Alain Jakubowicz, le journaliste Claude Askolovitch lui a fait savoir sa façon de penser sur Twitter.

Pour les défenseurs de la laïcité ou des droits de l’homme, ce débat sémantique ne doit pas nier la réalité des actes antimusulmans ni la souffrance des musulmans de France. Que l’on parle d’islamophobie ou de racisme antimusulman, « la stigmatisation de la communauté musulmane, en particulier des femmes voilées, n’est pas une simple vue de l’esprit, elle est réelle », insiste Françoise Dumont. « De fait, les actes antimusulmans sont en hausse, rappelle Nicolas Cadène. Il faut lutter contre au même titre qu’il faut lutter contre les actes racistes et antisémites ».

20 Minutes

Pédophilie dans l’Eglise: «A tour de rôle, les prêtres passaient dans ma chambre»

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62% des Suisses estiment que l’islam et les musulmans n’ont pas leur place en Suisse

Une demande de reconnaissance de l’islam comme religion officielle en Suisse est loin de trouver une majorité auprès des citoyens helvétiques, révèle un sondage publié dimanche. 

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Seules 39% des personnes interrogées approuveraient une telle mesure. A la question de savoir s’il est judicieux de placer l’islam au même niveau que le christianisme et le judaïsme en Suisse, 61% des sondés répondent «non» ou «plutôt non», indique une enquête du Matin Dimanche et de la SonntagsZeitung. Dix-neuf pour cent disent «oui» et 20% «plutôt oui».

Une majorité de 62% des Suisses estiment que l’islam n’a pas sa place en Suisse. Trente-huit pour cent pensent le contraire. Pour 80% des Helvètes, les valeurs chrétiennes font partie de l’identité suisse.

Le sondage a été réalisé en ligne en se basant sur 15.617 réponses pondérées selon des variables démographiques, géographiques et politiques. La marge d’erreur est de +/-1,2%.

La Libre

L’ONU exhorte la Suisse à ne pas discriminer les femmes musulmanes

La CEDAW a demandé à la Suisse d’exposer sa politique antidiscriminatoire envers les femmes, notamment musulmanes. Le Bureau fédéral de l’égalité affirme veiller à son respect.

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En mars dernier, l’Organisation des Nations Unies prévenait la Suisse que l’interdiction « de grande envergure » du voile était « illégitime. » Ce mercredi, l’ONU étudiait à nouveau le cas du pays helvétique, de façon plus globale sur les discriminations faites aux femmes. Devant la CEDAW, la Suisse a donc tenté d’expliquer sa politique en vue d’améliorer la condition des femmes. La crise des réfugiés en Europe et la recrudescence des actes terroristes ont provoqué, comme en France, un débat national sur l’Islam. En Suisse, on parle actuellement de l’interdiction du voile intégral, appliqué depuis plusieurs années déjà en France. Inquiète de la discrimination religieuse qui pourrait en résulter, la CEDAW a demandé à la Suisse des comptes. Selon Sylvie Durrer, directrice du Bureau fédéral de l’égalité (BFE), les femmes musulmanes ne vont pour autant pas être discriminées.

DES DISCRIMINATIONS DANS LES ENTREPRISES

Une promesse qui demandera encore beaucoup de travail, et un peu de temps. Un rapport d’Amnesty International cite en effet plusieurs fois la Suisse, rappelant notamment qu’en 2012, « un grand parti politique (l’Union démocratique du centre, ndlr) a réussi, à l’issue d’une campagne, à faire interdire la construction de minarets » ou encore « certains employeurs ont mis en place des directives internes, ou une politique non écrite, interdisant le port de tenues ou de signes culturels et religieux. » L’UDC, dans son programme, indiquait même que les immigrés musulmans «  sont souvent originaires de pays qui ne connaissent pas la démocratie. Ils amènent donc dans leurs bagages des conceptions du droit et de l’ordre qui sont incompatibles avec notre système juridique. » Quatre ans plus tôt, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale remarquait, en Suisse, une « absence de progrès tangible dans la lutte contre les attitudes racistes et xénophobes envers certaines minorités », dont les musulmans.

Info

Italie. Un prêtre qualifie les séismes de «punition divine» en raison des unions homosexuelles

La terre tremble en Italie et c’est, pour un prêtre italien, les conséquences d’une « punition divine » après la création d’un statut d’union civile pour les couples de même sexe. Des déclarations réfutées par le Vatican.

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Le prêtre italien avait qualifié les récents tremblements de terre survenus en Italie de «punition divine» liée aux unions homosexuelles : il s’est attiré les foudres du Vatican jugeant ses déclarations offensantes pour croyants et athées.

Les médias italiens ont précisé samedi que le père Giovanni Cavalcoli, vieux théologien d’une faculté, connu pour ses positions extrêmes, s’était exprimé dimanche 30 octobre, jour du puissant séisme de 6,5 qui a frappé la région centrale de l’Ombrie.

Une « vision païenne » 

Les secousses sismiques constituent une « punition divine » pour « l’offense à la famille et à la dignité du mariage, en particulier à travers les unions civiles », a-t-il déclaré sur « Radio Maria », qui a dû quelques jours plus tard prendre ses distances avec le prêtre.

Le Vatican a réagi vendredi soir de manière particulièrement cinglante, en jugeant que la notion d’un Dieu vengeur était « une vision païenne » remontant « à l’ère pré-chrétienne ».

Les propos du prêtre sont « offensants pour les croyants et scandaleux pour les non-croyants », a fustigé l’archevêque italien Angelo Becciu, numéro deux de la Secrétarie d’État du Vatican (plus important « ministère » assistant le pape), selon des propos rapportés dans les médias.

« Qu’ils révisent leur catéchisme »

Demandant « pardon » aux victimes des tremblements de terre, il a rappelé qu’ils avaient « la solidarité et le soutien » du pape François.

Pas de quoi ébranler le père dans ses convictions : il a répété dans la foulée au micro d’une autre radio que les tremblements de terre était bien provoqués par « les pêchés de l’Homme ». « Le Vatican ? Qu’ils révisent leur catéchisme ! ». 

L’Italie, dernier grand pays d’Europe occidentale qui n’accordait aucun statut aux couples de même sexe – avec une forte opposition de l’Église catholique – a opté fin juillet pour l’union civile, distincte du mariage.

Ouest France

Fermeture d’une mosquée à Villiers-sur-Marne: le maire LR dénonce «un coup de pub» de Cazeneuve

Le maire Les Républicains de Villiers-sur-Marne dans le Val-de-Marne a dénoncé jeudi la fermeture d’une mosquée de la ville après des soupçons de radicalisation. Pour lui, cette fermeture risque également de créer « un trouble à l’ordre public ». L’opposition critique quant à elle « l’aveuglement » du maire.

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Un prêtre arrêté pour agressions sexuelles sur 4 femmes et une fillette

Un prêtre de Palerme a été arrêté ce vendredi. Il est accusé d’abus sexuels pendant les séances d’exorcisme. 

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Comment faire accepter d’enlever son voile en classes si l’on tolère le santon de Jésus dans les mairies ?

La laïcité à géométrie variable est toujours un mauvais signal. Comment faire accepter d’enlever son voile en classes si l’on tolère le santon de Jésus dans les mairies?

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La loi de 1905 n’interdit à aucune famille de reproduire cette magie de Noël, chez elle ou au marché. La question est de savoir s’il faut mimer la naissance de Jésus, sur fonds publics, dans nos maisons communes que sont les Mairies ou les Conseils généraux ? La réponse est non.

La loi de 1905

Même aux Etats-Unis, cette pratique est jugée contraire au « Mur de Séparation ». En France, la loi de 1905 et son article 28 sont très clairs : « Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics« .

C’est pour défendre cette séparation, notre laïcité commune, que la Libre Pensée a porté plainte contre plusieurs mairies et conseils généraux violant la loi. Un tribunal administratif lui a donné raison contre le Conseil Général de Vendée. Depuis des années, il choisit d’exposer dans son hall, sur fonds publics, deux statues géantes de Jésus et Marie...

Une gifle à la Séparation que l’on doit à Philippe de Villiers, parfait ambassadeur de cette Vendée cléricale et anti-laïque, sauf bien sûr s’il s’agit de guerroyer contre l’Islam. Toujours un peu rétif à accepter la loi des hommes, le vicomte a qualifié le rappel à la loi républicaine de « totalitaire ».

Quant au maire de Béziers, Robert Ménard, il a carrément appelé à la « désobéissance civile » et installé une crèche de Noël dans sa mairie.

Dans ces deux cas, au moins, les choses sont claires. En bafouant la loi de 1905, en traitant la République de dictature anti-chrétienne lorsqu’elle veut faire respecter la Séparation, l’extrême droite et la droite cléricale se dévoilent… Leur conversion tardive à la laïcité n’est qu’un leurre et une conviction uniquement valable pour l’Islam. Autant dire une imposture parfaite.

Mais d’autres citoyens, de bonne foi cette fois, ne voient pas où est le problème. Ceux-là doivent lever leurs yeux des santons et voir plus loin. Car c’est tout l’équilibre de la Séparation que menacent l’ouverture du bal des accommodements. Si on fait une exception pour le petit Jésus, pourquoi ne pas le faire pour d’autres ?

En cédant à la mode sympathique des crèches de Noël, la France risque de mettre le doigt dans un engrenage de revendications et de rivalités communautaires sans fin.

La laïcité à géométrie variable est toujours un mauvais signal. Comment faire accepter d’enlever son voile en classes si l’on tolère le santon de Jésus dans les mairies ?

En matière d’égalité des religions, il n’existe que deux chemins. Soit vous veillez à ne pas privilégier une religion sur une autre par la Séparation, soit vous les reconnaissez toutes et c’est la course aux dérogations. Ce qu’il nous faut, c’est une règle claire et valable pour tous.

 

Huffington Post

Canada : une deuxième mosquée vandalisée en une semaine

La mosquée Ranchlands au nord-ouest de Calgary a été la cible d’actes de vandalisme cette fin de semaine. Bien que ce soit le deuxième incident de ce type à survenir dans une mosquée en l’espace d’une semaine, la communauté musulmane ne veut pas se laisser atteindre par ces gestes haineux.

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Les membres de la mosquée ont découvert une fenêtre brisée à l’avant de l’immeuble samedi matin.

Pour rappel, la semaine dernière, une fenêtre a aussi été cassée, un livre du Coran brûlé et des messages haineux ont été inscrits sur une autre mosquée au sud-est de Queensland, à Calgary.

Mohamed Abbasi de l’Association musulmane du nord-ouest de Calgary (IANWC) dit que l’acte de vandalisme a été signalé à la police, mais que la motivation derrière ce geste reste encore inconnue. « C’est triste et décevant », regrette-t-il cependant.

Au cours des dernières semaines, des affiches islamophobes ont aussi été placardéessur le campus de l’Université de l’Alberta et d’autres ont été distribuées dans des boîtes aux lettres à Edmonton.

Marine Le Pen : L’interdiction des signes religieux ostentatoires concerne que…. le voile et la kippa

L’énorme raccourci de Marine Le Pen qui explique que c’est la religion catholique qui a inventé la laïcité

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Marine Le Pen et Jean-Jacques Bourdin sont un tout petit peu fâchés depuis que la première a cru que le second avait assimilé le Front national et Daesh. Mais cela n’empêche pas la présidente du FN de prendre parfois son téléphone et d’appeler le journaliste pour intervenir en direct à la radio pour préciser ses propos.

C’est exactement ce qu’il se passe ce lundi 17 octobre sur RMC. Jean-Jacques Bourdin est en train de parler de la proposition du FN d’interdire les signes religieux ostentatoires dans l’espace public. Les auditeurs débattent lorsque la cheffe frontiste débarque sur l’antenne pour préciser ses propos.

« Il est temps d’élargir la loi de 2004 [qui interdit le port de signes religieux à l’école, NDLR] pour nous permettre d’interdire au nom de la laïcité tous les signes ostentatoires dans l’espace public, ce qui permettra également de les interdire dans les entreprises », dit Marine Le Pen avant de préciser sa pensée : soyons clairs, cette interdiction concerne le voile et la kippa. Et c’est tout. Elle dit :

Les grandes croix, ça n’existe pas. Je vais vous expliquer quelque chose : la religion catholique n’a pas de signe ostentatoire et pour une raison simple, c’est peut-être parce c’est elle qui a inventé en réalité la laïcité. Il faut rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César. Donc il n’existe pas de signe ostentatoire de la religion catholique.

S’il faut rendre à César ce qui est à César, il faut peut-être en faire de même avec les Cercopes, ces frères jumeaux qui excellaient dans l’art de l’intox. Car Marine Le Pen dit un tout petit peu n’importe quoi ce lundi matin sur RMC. Car même si la phrase « rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » est bien tirée des Évangiles, attribuée à Jésus Christ, elle ne saurait établir les règles de la laïcité.

On pourra ainsi rétorquer que non, la laïcité, à savoir la séparation de l’Église et de l’État, n’a pas été inventée par la religion catholique mais fut élaborée au travers des siècles par des penseurs de toute obédience.

On pense notamment à Averroès. Ce philosophe andalou musulman du XIIe siècle est considéré comme l’un des précurseurs de la pensée laïque, pile poil au moment où l’Europe était en proie à des guerres de religieux. La notion fut portée par d’autres penseurs comme John Locke, Voltaire, Diderot ou Albert Einstein, qui n’étaient pas franchement de fervents catholiques (alerte litote).

Selon l’historien Georges Weill, quatre courants de pensée ont participé à la conception de la laïcité : les catholiques héritiers de la tradition gallicane de la monarchie d’Ancien Régime ; les protestants libéraux ; les déistes de toutes les sensibilités ; enfin, les libres-penseurs et les athées.

Le Lab

Interdiction du port de la kippa: MLP appelle les Juifs à un «sacrifice nécessaire contre l’islam politique»

La président du Front national (FN), Marine Le Pen, a indiqué dimanche qu’elle interdirait « les signes (religieux) ostensibles dans l’espace public », si elle est élue présidente de la République.

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« Je vais interdire les signes ostensibles dans l’espace public. Je vais prendre la loi de 2004 qui est la loi qui a interdit les signes ostensibles à l’école, et je vais l’étendre dans l’espace public », a-t-elle déclaré sur BFMTV.

« Je sais que c’est un sacrifice, mais je crois que la situation est trop grave aujourd’hui (…) Je pense que chacun des Français, y compris nos compatriotes juifs, peuvent comprendre que si on leur demande un sacrifice pour lutter contre l’avancée de cet islam politique (…) ils feront cet effort, ils le comprendront, j’en suis absolument convaincue parce que ce sera dans l’intérêt supérieur de la nation », a expliqué la dirigeante frontiste, précisant que cette interdiction ne concernera pas le « personnel religieux », qui pourra « évidemment » être en habit religieux, mais elle touchera indistinctement le voile ou la kippa.

En 2012 déjà, Mme Le Pen avait appelé à une interdiction des signes religieux dans l’espace public, tout en considérant que la kippa ne posait pas de problème.

« Il est évident que la kippa ne pose pas de problème dans notre pays, mais notre pays a changé et cet équilibre fragile que nous avions trouvé dans l’exercice des religions a été bouleversé par une immigration massive, depuis maintenant une vingtaine d’années, qui a changé la donne », avait-elle déclaré sur TF1.

« Je demande à nos compatriotes juifs, ce petit effort, ce petit sacrifice sûrement, mais qui permet une égalité entre les exigences que l’on demande aux uns et aux autres. Je suis sûre qu’une grande partie d’entre eux sont tout à fait prêts à faire ce petit sacrifice », avait ajouté la présidente du FN.

Dans cet entretien, la dirigeante frontiste avait fait valoir que si elle avait « demandé que cette interdiction ne frappe que le voile », alors « évidemment, immédiatement (elle) aurait été brûlée en place de Grèves pour islamophobie ».

Le Monde Juif

Nadine Morano tente d’empêcher Rachid Nekkaz de payer une amende pour port de niqab, la police la pousse

ALTERCATION – L’ex-ministre Nadine Morano s’est invitée vendredi devant le centre des impôts de Toul pour tenter d’empêcher l’homme d’affaires Rachid Nekkaz de venir payer l’amende d’une contrevenante à la loi anti-niqab. « Tu ne passeras pas », a-t-elle lancé à son interlocuteur.

 

Comme à son habitude, l’homme d’affaires d’algérien Rachid Nekkaz s’est rendu vendredi dans un centre des impôts pour régler l’amende d’une femme verbalisée pour port du niqab. Mais c’était sans compter sur la députée européenne Nadine Morano, qui n’a pas vraiment apprécié que le provocateur se présente dans son fief de Toul (Meurthe-et-Moselle).

L’ex-ministre, qui l’attendait face au centre des impôts avec une vingtaine de sympathisants, a tenté de faire barrage de son corps pour l’empêcher d’aller régler la contravention. Dans un tweet, vendredi après-midi, elle accuse au passage Bernard Cazeneuve et le préfet du département d’avoir fourni à l’homme d’affaires une « protection policière ».

Rachid Nekkaz, qui avait annoncé sa venue sur Facebook, est arrivé au centre des finances publiques vers 15 heures. Il a brandi une enveloppe contenant le chèque pour régler « la 1170e amende » depuis la loi de 2010 interdisant le port du voile intégral. Nadine Morano a refusé de serrer la main de quelqu’un « qui ne respecte pas la loi ».

« Tu ne passeras pas », a lancé l’ancienne ministre. « Ne me touchez pas », a-t-elle aussi lancé à des personnes qui l’entouraient, « vous savez que j’ai l’immunité parlementaire ». L’altercation a déclenché l’intervention de la police, qui a demandé à l’élue de faire un passage à Rachid Nekkaz.

« Je ne représente aucun trouble à l’ordre public », a répondu l’homme d’affaires, qui a affirmé s’inscrire dans une « position voltairienne et pacifiste », répétant être « opposé à titre personnel au port du niqab ».

« Vous détournez la loi (…) Personne n’est dupe de la manière dont vous êtes en train de répandre l’islam en France », lui a rétorqué l’eurodéputée, qui réclame « l’expulsion immédiate » du militant et « le blocage de ses comptes bancaires ». Rachid Nekkaz a pu quitter l’hôtel des impôts par une autre porte de sortie.

LCI

56% des Français estiment que les politiques parlent trop de l’islam

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Selon un sondage de l’Institut français d’opinion publique (Ifop) commandé par le collectif « Vivre Ensemble », lancé par l’entrepreneur franco-algérien Mohamed Skander, les questions relatives à l’Islam occupent trop de place dans le débat public en France. TSA diffuse les principaux enseignements de cette enquête.

Des polémiques stériles

Une majorité de Français estiment que les politiques de leur pays parlent « trop » des questions relatives à l’Islam en France (56%). Un chiffre qui révèle une saturation causée par les nombreuses polémiques.

À titre d’exemple, 70% des Français estiment que les politiques ont trop parlé de la polémique des « Gaulois » ; 69% ont le même avis au sujet de la question du « burkini ». Idem pour la polémique de la Marianne, soulevée par le Premier ministre français, Manuel Valls, avec 51% des Français estimant que les politiques ont trop parlé de ce sujet.

Les hommes politiques français en font « trop » sur l’Islam

Parmi les personnalités politiques ayant trop exploité ces questions, l’on retrouve Nicolas Sarkozy, avec 65% des Français affirmant qu’il a trop parlé d’Islam. On retrouve cette tendance (52%) au sein-même des sympathisants de son parti, « Les Républicains ». Marine Le Pen, présidente parti d’extrême-droite du Front national, obtient un score sensiblement similaire : 66%.

Par ailleurs, preuve que l’Islam ne figure pas parmi les priorités des Français, selon les initiateurs du sondage, seuls 9% des électeurs déclarent que les questions relatives à l’Islam constitueront un des deux facteurs déterminant leur vote à la prochaine élection présidentielle de 2017.

Stigmatisation des musulmans

Par ailleurs, l’un des enseignements majeurs de cette étude est lié à la perception des citoyens Français de confession musulmane par le reste de la population. Ainsi, les polémiques récentes autour de cette religion pourraient créer un sentiment de stigmatisation chez les ressortissants musulmans en France, estiment une grande majorité des sondés (81%).

Enfin, l’Ifop révèle que 80% de ceux qui côtoient des musulmans, pensent que l’on parle trop d’Islam. À l’inverse, ceux qui n’ont pas de contact avec des personnes de confession musulmane estiment le contraire.

L’intégralité du sondage, réalisé auprès d’un échantillon de 2.000 personnes, représentatif de la population française, est a consulté ici.

TSA

Le prêtre d’une église radicale placé en garde à vue suite à la découverte d’une cache de bonbonnes de gaz

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Après réflexion, le parquet a finalement décidé qu’ils devaient être placés en garde à vue. « Ils », ce sont cet homme de 38 ans, qui avait acheté vingt bonbonnes de gaz lundi soir, dans un supermarché nantais et cet abbé de 65 ans qui avait prêté un hangar au premier, afin qu’il puisse y stocker ses « achats ».

Le contexte national a pesé dans cette décision, assurément. Mais pas seulement , selon un proche de l’enquête : « dans cette affaire, les versions divergeaient », indique-on, en coulisses. « L’un assurait vouloir chauffer sa maison dans le Maine-et-Loire, l’autre assurait que ce gaz était destiné aux nécessiteux ». Ces contradictions ont intrigué, un peu plus encore, les enquêteurs, qui les ont donc placés en garde à vue pour « mise en danger de la vie d’autrui », à 19 h mardi soir.

Une perquisition a été menée au domicile de l’acheteur et des vérifications effectuées, autour de sa personnalité notamment. « L’objectif était de s’assurer qu’aucun projet dangereux n’était fomenté». L’inquiétude semblait levée ce mercredi, en fin d’après-midi. Les deux amis ont été remis en liberté dans la journée, sans autre forme de poursuite.

Presse Océan

La « petite chapelle nantaise » en question est un lieu très particulier. Cet endroit porte un nom : la « Chapelle du Christ Roi ». Elle est l’un des rares lieux en France et dans le monde à abriter un lieu de culte « sédévacantiste ».

De quoi s’agit-il ? Les sédévacantistes sont les catholiques ultras, la ligne la plus extrême des croyants traditionalistes. Plus radicaux que les intégristes, ils ne reconnaissent pas le Pape, considéré comme trop « moderniste ».

La communauté, particulièrement bien implantée à Nantes, dispose d’une école, qui va de la maternelle à la 4e. Groupusculaire, ce courant ultra-radical du traditionalisme religieux – d’influence maurrassienne et royaliste – possède 20 lieux de cultes en France. Dont 3 dans la région nantaise.

La Horde