Jacques, esclave pendant 30 ans, Gérard, son maître condamné à du sursis

Dans les Cévennes, une famille d’agriculteurs faisait travailler gratuitement un homme, allant jusqu’à lui ponctionner ses prestations sociales. Le mari a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis.

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Un matelas en mousse moisie. Un toit en tôle. Des murs et un sol en planches. Une ampoule au plafond. Et un tas graisseux de haillons pour seule garde-robe. C’est dans ce taudis de 3 mètres sur 3, sans eau ni chauffage, que Jacques passait ses nuits. Il avait 42 ans quand il s’est pour la première fois couché sur ce grabat humide ; il y a dormi jusqu’à ses 71 ans, sans draps, sans rien, avec pour seul compagnon un vieux réveille-matin, détail sordide, quand on sait que Jacques vivait ici, sur le terrain de la famille André, pour travailler chaque jour de l’année, du matin au soir. Il ne s’agissait donc pas de traînailler au lit… Quand il est parti d’ici, après trente ans de labeur, le dos de Jacques formait presque une équerre. Son compte en banque, lui, affichait une platitude totale : 1,48 euro d’économies. Le reste avait disparu dans la poche du couple André.

A Saint-Florent-sur-Auzonnet, le village cévenol dans lequel cette histoire d’esclavage moderne s’est écrite durant toutes ces années, personne n’a réalisé que Jacques, un brave gars simple et sans malice, était exploité par Gérard André.

La tranquille exploitation de cet homme va s’interrompre en mars 2014 : pour la seconde fois, Jacques est hospitalisé, il souffre d’un œdème pulmonaire. Paul-Michel Gaultier, un voisin,  va lui rendre visite. Jacques lui confie alors ce curieux secret : «Il ne faut pas que je dise que je vis dans la petite maison en bois.» Intrigué, le voisin décide d’aller voir cette maison en l’absence des André. «En découvrant ce taudis, j’ai compris que j’avais fait une grave erreur d’appréciation sur mes voisins : je n’avais pas affaire à la famille Groseille mais aux Thénardier. J’ai vomi en rentrant chez moi.»

Entre-temps, à l’hôpital, Jacques est interrogé sur sa situation administrative. Ne parvenant à obtenir aucune réponse claire, notamment sur ses revenus, une autre assistante sociale, celle de l’hôpital, commence à suspecter un vrai problème concernant ce patient squelettique qui a englouti trois plateaux-repas dès son arrivée. Un signalement est transmis au procureur. L’enquête va révéler que le RSA et la petite pension d’invalidité de Jacques sont retirés chaque mois, en liquide, par les André.

«Pendant trente ans, ils ont utilisé leur procuration pour ponctionner tous les revenus de Jacques, soit environ 850 euros par mois, tout en laissant un euro pour ne pas clôturer le compte, détaille Lionel Marzials, avocat de la victime. Pendant toutes ces années, Jacques n’a touché aucun salaire, et n’a pas fait un seul acte d’achat. Tous ses courriers administratifs ainsi que ses papiers d’identité étaient détenus par le couple André

Face aux gendarmes, Gérard André, 76 ans, ne se démonte pas. Non, la cabane n’est pas insalubre. D’ailleurs, il s’agit «d’une dépendance». De toute manière, c’est «mieux que sous un pont». L’hygiène ? Jacques n’avait qu’à faire ses besoins dans le jardin, «naturellement», «comme dans l’ancien temps».

Libe

Corse : un incendie ravage une salle de prière musulmane, la piste criminelle privilégiée

Un incendie a eu lieu samedi à l’aube dans une salle de prière musulmane à Ajaccio, en Corse-du-Sud.

BFM

 

Vaucluse: La justice ordonne que la mosquée de Sorgues redevienne un entrepôt

Deux associations musulmanes et leurs présidents de Sorgues, dans le Vaucluse, ont été condamnés mercredi par le tribunal correctionnel d’Avignon à remettre en état un entrepôt transformé en mosquée.

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Les associations La Renaissance culturelle sorguaise et La Sérénité ainsi que leurs présidents, Brahim Bouharrada et Jamel Mouloua, sont donc contraints de remettre en conformité les lieux, démolir les aménagements, la signalétique et abaisser la clôture dans un délai de deux mois avec une amende de 75 euros par jour de retard. Ils devront également acquitter une amende de 100 euros par m2 de surface construite.

Ils étaient poursuivis pour avoir réalisé sans autorisation des travaux pour transformer un entrepôt entouré d’un terrain de 2.600 m2 qu’ils avaient acheté 350.000 euros en août 2014, en lieu de culte et d’enseignement religieux. Deux pièces dédiées à la prière et des salles de classe ont été aménagées dans le hangar et le bâtiment de deux étages attenant. A l’extérieur, une rampe d’accès a été installée et le mur d’enceinte surélevé.

Accord verbal du maire

Lors de l’audience le 30 mars, les prévenus avaient assuré leur bonne foi, prétendant avoir obtenu lors de réunions l’accord verbal du maire, Thierry Lagneau (LR), qui leur avait, selon eux, garanti que le PLU serait modifié, la zone dans laquelle est située la parcelle interdisant tout bâtiment recevant du public.

Selon Me Lemaire, le maire avait dû revenir sur sa parole sous la pression des candidats du Front national de son canton quelques mois avant les élections départementales de mars 2015.

20 Minutes

Urfa Masood, première musulmane nommée magistrate en Australie

Mardi 26 avril, Urfa Masood, a été nommée magistrate à la Cour de Victoria en Australie. Elle est la première femme musulmane a accédé à ce poste, d’après un quotidien australien.

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Le procureur général Martin Pakula a nommé Urfa Masood, d’origine sri-lankaise à la Cour de la magistrature de la ville australienne de Victoria. Elle sera donc la première femme de confession musulmane à siéger sur le banc d’un tribunal australien.

«Mme Masood possède une vaste expérience en droit pénal, protection de l’enfance et de la famille, ainsi qu’avec le Service juridique autochtone de Victoria, elle se révélera précieuse dans son rôle en tant que magistrat» confie Martin Pakula à The Age.

Urfa Masood s’est lancée dans des études de droit en 2003, puis admise au Barreau de Victoria en nombre 2004.

Spécialisée dans le droit de la famille et des enfants, Urfa Masood, est depuis 2012, professeure de droits à l’université.

La France en retard ?

Une décision qui n’est pas sans rappeler les polémiques et débats que le voile suscite en France, à l’instar du Premier ministre, Manuel Valls, qui dans un entretien au journal Libération avait relancé le débat sur le port du voile à l’université en affirmant qu’il était favorable à une loi pour l’interdire à l’université.

Zaman

PEDIGA : 2 militants d’extrême droite condamnés pour participation a une manif interdite

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Trois hommes étaient jugés ce mardi matin devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer pour avoir manifesté à Calais le 6 février, à l’appel du mouvement islamophobe PEGIDA, malgré l’interdiction décidée par la préfecture du Pas-de-Calais. Deux d’entre eux ont été condamnés à des amendes, un troisième a été relaxé.

Les trois hommes ont comparu séparément devant le tribunal, ce mardi. Ils étaient poursuivis pour « participation sans arme à un attroupement après sommation de se disperser », lors de la manifestation organisée par le mouvement islamophobe PEGIDA, à Calais, le 6 février dernier.

D’autres participants à la manifestation doivent encore être jugés, en particulier le général Piquemal, dont le procès en comparution immédiate avait été reporté en raison de son état de santé : il aura lieu le 12 mai prochain.

La Voix du Nord

Meurtre cannibale: l’ex militaire Jérémy Rimbaud ne sera pas jugé

Jérémy Rimbaud cannibale

Le meurtre cannibale de Nouilhan (65) le 14 novembre 2013 ne sera pas jugé. La juge d’instruction paloise saisie du dossier a rendu une ordonnance qui doit conduire à déclarer Jérémy Rimbaud irresponsable de ses actes.

Le 14 novembre 2013, le jeune homme de 27 ans avait tué à coups de barre de fer un agriculteur de 90 ans à Nouilhan, dans les Hautes-Pyrénées. Il l’avait ensuite éventré avec un couteau, lui arrachant le cœur et la langue, qu’il avait mangés avec des haricots trouvés dans le réfrigérateur de la victime. Il avait également agressé un autre habitant au cours de sa fuite.

Il avait mangé le cœur et la langue avec des haricots trouvés dans le réfrigérateur de la victime

Jérémy Rimbaud, ancien militaire traumatisé après un séjour en Afghanistan, avait été interpellé quelques minutes plus tard et placé en garde à vue. Le jeune homme avait rapidement été placé en hôpital psychiatrique du fait de l’incongruité de ses explications.

Mis en examen des chefs d’assassinat et tentative d’assassinat, l’ancien militaire est depuis lors hospitalisé d’office dans l’unité pour malades difficiles de Cadillac (33). L’instruction a suivi son cours.

En mars 2015, un premier collège d’experts psychiatres avait conclu à un trouble ayant aboli son discernement. Un second collège a émis des conclusions identiques. C’est cette confirmation qui a conduit la juge à rendre son ordonnance.

Ouest France

Des escrocs franco-israéliens se font passer pour Le Drian pour dépouiller des dignitaires africains

Une information judiciaire vise des escrocs franco-israéliens. Ils usurpaient l’identité du ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian pour dépouiller des dignitaires africains.

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« Ne quittez pas, je vous passe le ministre… » Au téléphone, un des trois plus proches collaborateurs de Jean-Yves Le Drian s’est chargé de préparer le terrain. Le sujet est sensible et ne doit surtout pas être ébruité. Il est question d’argent, de millions d’euros à verser discrètement sur un compte à Hongkong. Il s’agit bien sûr d’une avance, la France remboursera par le biais de l’aide au développement…

Cette scène peut être insérée dans les deux scénarios qui auraient, selon nos informations, été élaborés par des malfrats ayant décidé d’usurper l’identité du ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian pour dépouiller des dignitaires africains.

Il y a d’abord celui de l’agent secret français enlevé par des djihadistes. La ligne officielle de la France étant de ne pas verser de rançon, il faudrait que quelqu’un paie à sa place. Le second porte sur des contrats d’armement, notamment sur l’achat d’hélicoptères de combat Tigre. Une occasion à saisir. « Le ministre va vous expliquer…

Une imitation « bluffante » de la voix du ministre

Selon l’hebdomadaire Jeune Afrique, les présidents Macky Sall (Sénégal), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Paul Biya (Cameroun), Ali Bongo Ondimba (Gabon), Ismaïl Omar Guelleh (Djibouti), Joseph Kabila (RD Congo), Catherine Samba-Panza (Centrafrique) et même Hage Geingob (Namibie) auraient ainsi été approchés pour des requêtes variant de 5 à 9 millions de dollars. À une occasion, preuve que l’arnaque a été soigneusement préparée, les escrocs sont entrés en contact avec un chef d’État africain directement sur sa ligne personnelle. Et, selon plusieurs sources concordantes, l’imitation de la voix de Jean-Yves le Drian était paraît-il « bluffante ».

«Ne quittez pas, je vous passe le ministre…»

Le nombre de tentatives d’escroquerie similaires reste secret mais les malfaiteurs se sont aussi attaqués, depuis l’été 2015, à plusieurs ambassades, grandes entreprises françaises actives sur le continent africain, fondations et même associations humanitaires. Combien se sont fait berner? À deux reprises, des virements ont bien été effectués pour un total de 22 millions d’euros. Mais, selon une source judiciaire, les fonds ont pu être en grande partie bloqués et récupérés. De nouvelles tentatives auraient encore été enregistrées le mois dernier.

Un dossier baptisé « Tigre »

Déjà saisis d’une enquête préliminaire depuis le dépôt de plainte du ministre de la Défense l’été dernier, les policiers de l’OCRGDF (Office central pour la répression de la grande délinquance financière) se voient désormais chargés, sous l’auto rité de juges d’instruction, d’une information judiciaire ouverte vendredi par le parquet de Paris pour « escroqueries et tentatives d’escroquerie en bande organisée, blanchiment d’escroquerie en bande organisée et usurpation d’identité et de qualité ». Le dossier, baptisé « Tigre » en référence aux hélicoptères de combat, s’oriente vers Israël et ceux que la presse locale a qualifiés de « Loups de Tel-Aviv », en référence au film de Martin Scorsese sur les traders sans scrupule de Wall Street…

«Il faut bien comprendre que ces escroqueries relèvent de la criminalité organisée»

Le coup des agents secrets n’est en effet pas sans rappeler l’incroyable scénario imaginé, sur fond de lutte antiterroriste, par Gilbert Chikli, le « père » des « escroqueries au président », voilà plus de dix ans. Condamné en 2015, Chikli – immortalisé au cinéma dans le film Je compte sur vous – vit toujours en Israël, hors de portée de la justice française. Comme ces dizaines d’autres Franco-Israéliens qui se sont spécialisés, après le « casse du siècle » de l’escroquerie à la taxe carbone, dans les arnaques aux faux ordres de virement (fovi) – 500 millions d’euros de préjudice depuis 2010 – ou dans les escroqueries au Forex, qui auraient d’ores et déjà rapporté à leurs auteurs quelque 4 milliards d’euros.

Le JDD

Un ex-prêtre mis en examen pour agression sexuelle aggravée sur mineur

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Un ex-prêtre du Tarn-et-Garonne, venu du diocèse de Lyon et aujourd’hui revenu à la vie laïque, a été mis en examen samedi à Montauban pour « agression sexuelle aggravée sur mineur« , a-t-on appris de source judiciaire. L’homme, Jean-Marc Desperon, 62 ans, a été placé sous mandat de dépôt et « sa mise en examen est conforme à ce qu’avait demandé le substitut du procureur », selon la même source.

L’ex-prêtre avait disparu à la suite de la publication il y a une dizaine de jours d’un article par Mediapart faisant état de la plainte d’un père pour « faits d’emprise » sur son fils, ce qui avait entraîné l’ouverture d’une enquête préliminaire du parquet. Dans cet article, il était aussi fait état d’attouchements de l’homme, alors qu’il était encore prêtre, sur un adolescent de Toulouse.

Interpellé chez lui vendredi

C’est une amie du suspect qui avait signalé sa disparition. Elle a aussi fait état aux autorités d’une confession de l’homme relative à des attouchements dans sa sphère familiale sur un mineur de 15 ans à Toulouse en 2005. Ce que Jean-Marc Desperon a ensuite reconnu. L’homme a finalement été retrouvé épuisé et endormi chez lui vendredi après-midi dans la petite commune de Finhan, près de Montauban, et a été interpellé.

Selon Mediapart, l’ancien prêtre aurait été « exfiltré » en 1994 du diocèse de Lyon, dont l’archevêque, le cardinal Philippe Barbarin, est accusé d’avoir gardé le silence sur des agressions sexuelles commises par des religieux dépendant de son diocèse.

BFM

USA: une étudiante violée menacée de sanction par son université car elle a enfreint le «code religieux»

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Il y a quelques semaines, Madi Barney, étudiante de seconde année au sein de l’établissement, est violée dans son studio situé en dehors du campus alors qu’elle avait rendez-vous avec un garçon. Cette dernière dépose plainte auprès des autorités compétentes. Mais surprise, quelques jours plus tard, Madi est convoquée pour un conseil disciplinaire par son université en raison du fait qu’elle aurait transgressé le «code d’honneur» de l’établissement de par son comportement. 

Le règlement interdit d’avoir un membre du sexe opposé dans sa chambre

Lors du dépôt de sa plainte, un shérif adjoint du comté de l’Utah (ami de l’accusé) a directement transmis son rapport à l’université de Brigham Young. Au courant du viol, l’établissement invite la jeune femme à répondre de ses actes, elle qui a «enfreint de par son comportement le code d’honneur de l’université». Ce règlement religieux interdit les étudiants de cette institution mormone, de boire de l’alcool ou d’avoir un membre du sexe opposé dans sa chambre.

Afin de ne pas se mettre juridiquement en danger, l’étudiante n’a pas assisté au conseil disciplinaire. Elle n’a plus le droit de s’inscrire à de nouveaux cours, ni même d’en changer en raison des investigations. Les administrateurs de l’université assurent que le viol ne peut être attesté faute de preuves. La jeune femme de 19 ans a fait connaître publiquement son cas la semaine dernière et lancé une pétition qui rassemble actuellement plus de 100 000 signatures, demandant l’immunité concernant le code d’honneur pour les victimes d’agressions sexuelles. Cette dernière a également mis en avant l’un des droits civiques fédéraux édité par l’amendement sur l’éducation américaine.

Le Figaro

 

 

Une médecin «ne veut pas de femmes voilées dans son cabinet», la justice classe la plainte

Le 12 mai prochain, une médecin généraliste filmée en train de revendiquer le droit de ne pas soigner les femmes voilées passera en conseil de discipline devant l’ordre des médecins. Elle était également poursuivie en justice, mais le parquet a décidé de classer la plainte.

Les faits ont eu lieu il y a un an. Le 16 juin 2015, Fatima, qui a demandé à ce que son prénom soit modifié «pour garantir sa sécurité et celle de ses enfants», se rend chez son médecin en Isère pour des problèmes de tension.

«J’avais une très faible tension depuis quelques jours, je suis allée aux consultations sans rendez-vous, mais le docteur habituel était en congé. C’est sa remplaçante qui m’a reçue», témoigne cette mère de quatre enfants. La docteure Marie, dont nous avons aussi modifié le prénom, la reçoit pour l’examiner.

Musulmane, Fatima porte un petit foulard rose pour couvrir ses cheveux, mais précise «l’avoir retiré une fois installée dans le cabinet». Elle raconte la suite:

«La médecin semblait un peu pressée. Elle m’a pris la tension sans relever ma manche et ne m’a pas examinée davantage alors que je voulais comprendre pourquoi je me sentais mal depuis un moment.»

Juste après cette altercation, Fatima se rend à la gendarmerie pour déposer plainte, mais est transportée d’urgence à l’hôpital après avoir fait un malaise.

La plainte que nous avons pu nous procurer sera donc enregistrée le 17 juin à 14h50. Fatima fait retranscrire également aux gendarmes ses trois vidéos et donne l’attestation d’un autre docteur présent au cabinet la veille et témoin de la scène, qui a confirmé à BuzzFeed News le déroulé de la scène. Mais le 4 novembre dernier, le parquet de Chambéry, qui n’a pas donné suite à nos appels, décide de classer sans suite.


Contactée par BuzzFeed News, la médecin habituelle du cabinet qui s’était faite remplacer par le docteur Marie précise avoir immédiatement mis fin au contrat de remplacement après avoir été informée de ce qu’il s’était passé. «Je ne la connaissais pas, elle me remplaçait quelques semaines», explique-t-elle. Et d’ajouter:

«Dès que j’ai été mise au courant de cet incident, par ma secrétaire qui était très choquée, j’ai mis fin à son contrat, ce qu’elle a d’ailleurs accepté. Je ne pouvais pas la garder, cela ne correspond en rien à mes valeurs.»

Un médecin d’un autre cabinet de la région (qui souhaite garder l’anonymat) dénonce l’attitude du Conseil de l’ordre. «Cette docteure est connue comme le loup blanc ici. Ce n’est pas la première fois qu’il y des problèmes entre elle et ses patients. Je me demande pourquoi l’ordre des médecins n’agit toujours pas. Ce qui la sauve, c’est qu’elle fait des remplacements de courte durée un peu partout, mais tout ça est très grave», dénonce-t-il.

Buzz Feed

La Norvège obligée de verser 36 000 euros à Anders Breivik, victime de «traitement inhumain»

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D’après le verdict d’un tribunal norvégien, Anders Breivik, qui a tué de sang-froid 77 personnes en 2011, a gagné son procès lors duquel il a accusé l’Etat d’avoir violé ses droits de l’Homme et créé des conditions inhumaines à son emprisonnement.

«L’interdiction des traitements inhumains et dégradants représente une valeur fondamentale dans une société démocratique. Cette obligation s’applique quels que soient le cas, y compris la façon dont sont traités les terroristes ou les meurtriers», a déclaré la juge Helen Andenaes Sekulic, obligeant les autorités du pays à indemniser Anders Breivik à hauteur de 331 mille couronnes (environ 36 000 d’euros) pour les frais de justice.

 

RT

Allemagne: 5 identitaires arrêtés pour tentative de meurtre, coups et blessures et fabrication d’engins explosifs

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Cinq membres présumés d’une organisation violente d’extrême droite, notamment soupçonnée d’avoir attaqué des foyers de réfugiés en Saxe (est de l’Allemagne), ont été arrêtés par la police, a annoncé mardi le parquet fédéral.

Tous de nationalité allemande et âgés entre 18 et 39 ans, les suspects sont soupçonnés d’avoir fait partie d’une organisation baptisée «Gruppe Freital» (du nom d’une commune de la proche banlieue de Dresde) menée par deux autres Allemands identifiés comme Timo S., 27 ans, et Patrick F., 24 ans.

Ces deux hommes ainsi qu’un autre membre présumé du groupe avaient déjà été interpellés.

Les membres du «Gruppe Freital» sont mis en cause pour tentative de meurtre, coups et blessures ainsi que fabrication d’engins explosifs.

Selon les enquêteurs, ce groupe aurait lancé un engin explosif à travers la fenêtre d’un foyer d’accueil de réfugiés à Freital, dans la nuit du 19 au 20 septembre dernier. Personne ne se trouvait dans la pièce où avait été lancé l’engin qui n’avait provoqué que des dégâts matériels, a précisé le parquet général dans un communiqué.

Ils auraient également pris pour cible, dans la nuit du 18 au 19 octobre, un projet d’habitat associatif à Dresde ainsi que, de nouveau, un foyer de réfugiés à Freital, dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, avec des engins explosifs qui, en faisant voler en éclats les fenêtres du foyer, avaient cette fois blessé un résident, selon la même source.

Les enquêteurs estiment en outre que le groupe a pu se rendre coupable d’autres actions violentes.

La ville est située à quelques kilomètres de Dresde, berceau du mouvement islamophobe et antiréfugiés Pegida.

Libe

Insultes racistes et menaces : 10 mois de prison avec sursis requis contre Alain

Le procureur a requis mardi soir devant le tribunal correctionnel de Bruxelles une peine de dix mois de prison avec sursis et une amende de mille euros à l’encontre d’Alain B., un Liégeois poursuivi pour avoir tenu des propos racistes et haineux à l’encontre de la députée bruxelloise Mahinur Ozdemir. L’intéressé avait été cité directement par la partie civile devant le juge du fond.

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En novembre 2015, les propos d’Alain Bnet avaient été d’une violence inouïe. En seulement quelques captures d’écran, Ozdemir avait en sa possession un dossier pour amener le promoteur liégeois devant le tribunal pour des motifs aussi graves qu’incitation à la haine raciale ou incitation à la violence.

On pouvait ainsi lire les publications de Binet au sujet d’Ozdemir : Florilège… «  Mais qu’est ce qu’elle fout encore dans notre pays cette salo**  » ou «  Comment cette salo** qui fait vacciner son sale petit fils turc chez nous n’a pas encore été abattue ?  »

La Meuse

Pédophilie dans l’Eglise : une victime dénonce le silence du lycée jésuite Saint-Louis-de-Gonzague à Paris

Nouvelle affaire de pédophilie au sein de l’Eglise. Les faits se seraient déroulé cette fois au prestigieux lycée jésuite Saint-Louis de Gonzague, dans le XVIe arrondissement de Paris.

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France Info a recueilli et diffusé, mardi 19 avril, le témoignage de Jean-Pierre Martin-Vallas, un ancien élève de cet établissement prestigieux de la rue Franklin. Lors d’une colonie de vacances organisée dans les années 60, le père L, l’un des responsables jésuites de l’établissement, se serait livré à des attouchements.

« Il s’est mis dans mon lit, il a commencé à me caresser le torse en passant ses mains sous ma veste de pyjama et à un moment »

Agé aujourd’hui de 70 ans, Jean-­Pierre Martin­-Vallas était alors de 8 ans au moment des faits. Jusqu’à 2010, il s’est toujours tu. Il a attendu la disparition de ses parents, qui étaient des proches du père jésuite, pour révéler cette agression.

Une dizaine de témoignages accablants

Persuadé qu’il n’était pas la seule victime, il a alors contacté près de 1 000 anciens élèves pour recueillir d’autres témoignages, et assure en avoir reçu une dizaine particulièrement accablants. Il alerte donc l’établissement et réclame une enquête interne. Mais la direction de l’établissement la lui refuse.

France Tv

«Idiot de Noir», un entraîneur slovène licencié après une insulte raciste

Marko Nikolic, qui avait qualifié dimanche dernier l’un de ses joueurs «d’idiot de Noir», a été congédié par son club, l’Olimpija Ljubjana, leader du championnat de Slovénie.

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Marko Nikolic (36 ans) avait traité Blessing Eleke «d’idiot de Noir» après la célébration de ce dernier, auteur du but égalisateur dans le temps additionnel (1-1) contre le club de Zavrc, dimanche dernier. L’entraîneur estimait qu’en manifestant sa joie de la sorte, le Nigérian avait fait perdre de précieuses secondes à l’Olimpija pour tenter de remporter le match.
Dans un premier temps, Nikolic s’était excusé («je ne voulais offenser personne») et ses dirigeants l’avaient protégé («nous ne voulons pas affecter la carrière d’un entraîneur jeune et talentueux»). Le président du club, Milan Mandaric, a finalement changé d’avis ce lundi.

«Nous sommes tombés d’accord avec Marko Nikolic sur sa démission du poste d’entraîneur. C’est un bon entraîneur, quelqu’un de bien, mais il a fait une erreur et doit payer pour ça», a-t-il déclaré. Nikolic, recruté par l’Olimpija en janvier dernier, ne terminera donc pas l’exercice à la tête de l’actuel leader du Championnat de Slovénie.

15 viols et tentatives de viols : 20 ans de réclusion requis contre Arnaud ex hooligan

Vingt ans de réclusion ont été requis ce mercredi à Nancy (Meurthe-et-Moselle) à l’encontre d’Arnaud Hopfner, un quadragénaire jugé à huis clos pour six viols et huit tentatives de viols, commis en deux ans sous la menace d’une arme dans l’Est de la France. Le parquet a aussi réclamé une période de sûreté des deux tiers, ainsi que 20 ans de suivi socio-judiciaire, à l’encontre de ce chauffeur-livreur domicilié près de Nancy.

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Le Parisien


« Agresser des femmes ça m’excitait », Arnaud  ex hooligan jugé pour 15 viols et tentatives de viols

C’est un délinquant sexuel hors du commun qui prend place, ce lundi, dans le box des accusés de la cour d’assises de Nancy. C’est son tableau de chasse qui fait sortir Arnaud Hopfner du lot des violeurs et agresseurs sexuels. Ce chauffeur routier de 40 ans sera en effet jugé pour quinze viols ou tentatives de viols commis dans les environs de Nancy ou en Meuse, entre janvier 2008 et janvier 2010.

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Le quadragénaire a sévi en toute impunité durant des mois et des annéesC’est le sens de l’observation d’une de ses victimes qui a permis de le mettre hors d’état de nuire. Cela s’est déroulé le 7 mars 2012, au Luxembourg. Une joggeuse avait été attaquée par un homme cagoulé et muni d’un couteau. La jeune femme avait hurlé, s’était débattue et avait mis son agresseur en fuite. Elle avait aussi et surtout repéré, une demi-heure avant, une camionnette grise immatriculée en France. Ce qui a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à Arnaud Hopfner qui, à l’époque, vivait à Laxou.

« Le fait d’agresser des femmes inconnues, ça m’excitait »

Le quadragénaire nancéien a, tout d’abord, un passé de hooligan. Il a longtemps été membre des supporters ultra de l’AS Nancy-Lorraine. Sous l’effet de l’alcool, il pouvait être violent et il a été plusieurs fois interdit de stade de foot.

Il a avoué avoir cédé à des pulsions troubles : « Le fait d’agresser des femmes inconnues, ça m’excitait ; cela faisait monter l’adrénaline », a-t-il lâché aux enquêteurs. Défendu par Me  Isabelle Baumann, le violeur en série risque 20 ans de prison au cours d’un procès qui devrait se dérouler à huis clos.

Est Républicain