Présenté mercredi par l’Autorité Israélienne des Antiquités, ce papyrus soulève beaucoup d’interrogations…

Un papyrus d’une valeur inestimanble ou un simple faux ? Il a été présenté comme l’objet portant la plus ancienne mention non religieuse de Jérusalem. Mais le papyrus saisi en 2012 et présenté mercredi par l’Autorité Israélienne des Antiquités (AIA) comme datant du VIIe siècle avant J.-C.a soulevé bien des doute chez plusieurs archéologues.
«Une carte-postale du passé adressée à l’Unesco»
Ce document avait été présenté quelques heures après l’adoption par l’Unesco d’une résolution sur Jérusalem-Est qui, selon des responsables israéliens, ignore « le lien millénaire entre les juifs et la ville sainte », en reconnaissant les sites de Jerusalem par leur appellation arabe.
Netanyahu avait affirmé que ce papyrus constitue «une carte-postale du passé adressée à l’Unesco» et sa ministre de la Culture, Miri Regev, l’avait qualifié de «preuve que Jérusalem a été et restera toujours la capitale éternelle du peuple juif».
Mais «comment peut-on savoir qu’il ne s’agit pas d’un faux destiné au marché des antiquités?», se demandait pourtant vendredi dans le quotidien Haaretz le professeur Aren Maier, spécialiste d’archéologie à l’université de Bar Ilan. Il a critiqué l’AIA pour avoir rendu public ce document «alors qu’il était clair à l’avance qu’il susciterait une controverse».
La datation au carbone insuffisante
Pour lui, la datation au carbone 14 est insuffisante: «Il y a de nombreux exemples d’inscriptions rajoutées sur d’anciens supports». Christopher Rollston, professeur à l’université américaine George Washington, a souligné que l’on pouvait facilement acquérir sur internet d’anciens papyrus et y ajouter une inscription.





















