«On va te faire crever» le maïeur de Verviers menacé pour avoir embauché un adjoint musulman

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Muriel Targnion est confinée dans son bureau après avoir reçu un courrier suspect

« Pendant le temps de midi, ma secrétaire a ouvert une lettre anonyme contenant de la poudre blanche« , a confié la bourgmestre. « Elle m’a appelée et j’ai lu ce courrier ». Mme Targnion le qualifie de « plutôt d’extrême-droite ». « Dans cette lettre, on critique notamment le fait que mon collège compte un échevin musulman et que je serais, je cite, ‘responsable des Arabes présents à Verviers‘. » « On va te faire crever », conclut le courrier. « J’ai ensuite reposé la lettre. Mais de la poudre, sans doute mal scellée, s’en est échappée ». « A mon avis, elle ne contient rien de dangereux ». Ni la bourgmestre ni les membres de son cabinet ne présentent de symptômes particuliers.

L’hôtel de ville totalement bouclé
« Nous avons immédiatement prévenu le chef de corps de la police qui a enclenché la procédure prévue dans ces cas-là », a poursuivi Mme Targnion. L’hôtel de ville est totalement bouclé pour une durée indéterminée et la protection civile est sur place.

Personne ne peut enter ou sortir. A l’intérieur du bâtiment, la bourgmestre se trouve en compagnie des membres de son cabinet, du colonel des pompiers, de trois policiers ainsi que de sa fille « qui venait d’arriver et avec qui j’avais prévu de passer l’après-midi », a-t-elle indiqué.

L’hôtel de ville abritant uniquement le cabinet de la bourgmestre, les autres services de la Ville fonctionnent normalement.

7Sur7

Poutine forme des mercenaires pour combattre en Syrie via une société dirigé par un néo-nazi

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Si la Russie est une nation en guerre, le Kremlin a toujours veillé à limiter sa campagne en Syrie a une opération aérienne. Mis à part un nombre limité d’«instructeurs et conseillers militaires», les responsables russes ont déclaré à plusieurs reprises qu’ils ne doivent pas mettre «un pied au sol».

Le récit russe du conflit est sérieusement contesté par des russes qui affirment que la participation de leur pays en Syrie est beaucoup plus vaste et plus coûteux que quiconque dans l’administration du président Poutine n’est prêt à l’admettre.

Ces personnes ont révélé a Sky News qu’ils ont été recrutés par une société militaire privée appelée «Wagner» et déployés en Syrie à bord d’avions militaires russes. Pour l’équivalent de 3 500 € par mois, ils déclarent avoir été jetés das le champs de bataille syrien contre les factions rebelles, y compris l’Etat islamique.

Deux membres du groupe, Alexander et Dmitry, déclare a Sky News qu’ils se sentent chanceux d’être encore vivant. «C’est du 50-50, affirme Alexander. La plupart des gens qui y vont pour l’argent trouvent la mort, ceux qui se battent pour des idéaux, lutter contre les Américains ou une idéologie, ont une meilleure chance de survie. » « Entre 500 et 600 hommes y sont morts », affirme Dmitry.

image_28329L’homme qui dirige la société militaire « Wagner » est un ancien soldat des forces spéciales, Nikolai Utkin, dont la seule image connue a été publiée en début d’année par le journal basé à Saint-Pétersbourg « Fontanka » Le journal le décrit comme un admirateur de l’esthétique et de l’idéologie nazie du Troisième Reich.

Molkino est un petit village dans le sud de la Russie, qui abrite une base des forces spéciales. Une partie de la base a été alloué à « Wagner » pour le recrutement et la formation des combattants.

Alexander et Dmitry étaient stationnés dans la principale base russe sur la côte syrienne, avant d’être déployés pour reprendre la vile de Palmyre.

« Au cours des combats a Palmyre, nous étions utilisés comme de la chair à canon. Dans ma compagnie d’assaut, 18 sont mort. Après notre passage, l’armée d’Assad a suivi et a terminé le travail, mais nous avons fait le gros du boulot ».

Le nombre officiel de Russes tués en Syrie est de 19. Toutefois, si on comptabilise les combattants « Wagner » cela se chiffrerait probablement a des centaines.

Sky News

Royaume-Uni : des nazis menacent de commettre un attentat dans la mosquée de Rotherham

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Des néo nazis ont menacé de commettre un attentat dans une mosquée à Rotherham. La police a diligenté une enquête après la réception d’une lettre menaçante par la moquée « Jamia Masjid Abu Bakr ».

Dans la lettre signée avec les nombres symboliques nazis 14 88, on pouvait lire : «La prochaine fois ce sera une bombe, racaille musulmane. »

Daily 

Les nazis américains espèrent très fort une victoire de Donald Trump

Le président de l’American Nazi Party, Rocky Suhayda, estime qu’un succès du candidat républicain à la Maison-Blanche constituerait une véritable «opportunité» pour les «nationalistes blancs».

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Il y a encore des gens qui croient en une possible victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine, et même qui s’en réjouissent. Selon un document audio obtenu par BuzzFeed, le président de l’American Nazi Party, Rocky Suhayda, a déclaré lors du programme radio qu’il présente, le mois dernier, qu’une victoire du candidat républicain à la Maison-Blanche constituerait une véritable «opportunité» pour les «nationalistes blancs»:

«Je crois que Trump va gagner l’élection en novembre, pour de nombreuses raisons que je ne veux pas développer à nouveau. […] Donc, si Trump gagne, d’accord, cela constituera une vraie opportunité pour des gens comme les nationalistes blancs, agissant intelligemment pour construire à partir de cela […].»

Comme l’explique BuzzFeed, le même dirigeant avait tenu un discours assez proche en septembre 2015, peu après le lancement de la campagne de Trump:

«Nous avons une merveilleuse OPPORTUNITÉ ici les gars, qui pourrait ne jamais survenir à nouveau, au BON moment. Les déclarations de Donald Trump lors de sa campagne, pour ne parler que d’elles, ont MONTRÉ que notre “vision” n’est PAS aussi “impopulaire” que la foule du Politiquement Correct l’a affirmé partout!»

Comme l’explique le Washington Post, Suhayda est loin d’être le seul suprémaciste blanc à s’être prononcé en faveur de Donald Trump, au point que, comme nous l’expliquions récemment, il fait figure pour certains de «guerrier aryen venu sauver la blanchitude». Le plus célèbre est sans doute David Duke, un ancien dirigeant du Ku Klux Klan qui est actuellement candidat au poste de sénateur de Louisiane et qui a affirmé qu’il était «à 100%» derrière le programme du magnat de l’immobilier. «Donald Trump n’est pas raciste», avait-il expliqué. «La vérité, dans ce pays, c’est que si vous défendez simplement l’héritage des Américains d’origine européenne, alors vous êtes automatiquement qualifié de raciste.»

Créé en 1959, l’American Nazi Party explique sur son site internet, comme le relève le Guardian, être constitué de «nationaux-socialistes, même si nous utilisons l’appellation “nazi”, simplement parce que, à l’instant présent, la plupart des Américains ne comprendraient pas CE QU’EST un national-socialiste, le confondant avec un genre d’idéologie marxiste».

Slate

Une fuite d’e-mails révèle la présence de miliciens français d’extrême droite au Donbass

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La fuite de milliers d’e-mails d’une fonctionnaire de la République populaire de Donetsk, proclamée par les séparatistes pro-russes, démasque leur réseau de supporters français.

Le 3 août, un tweet rendait public le contenu de la messagerie électronique d’une certaine Tatiana Egorova, attachée au service de presse de l’autoproclamée République Populaire de Donetsk (DNR) – la zone tenue par les séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine. Une mine de 1 400 e-mails et autant de pièces jointes, reçus durant l’année passée, que Ouest-France a pu consulter.

Cette fuite, dont l’origine reste inconnue, révèle d’innombrables informations sur l’administration séparatiste, des histoires d’amour, des complots, des conflits internes, une paranoïa générale due à la peur d’espions étrangers… Mais, surtout, une présence importante de Français sur place.

Depuis l’été dernier, Laurent B, un Bourguignon installé à Donetsk, était par exemple chargé d’espionner les journalistes français, et de refuser la venue de ceux qui ne respectaient pas les éléments de langage imposés. Il en a mis un grand nombre sur liste noire – dont nos correspondants.

De nombreux « intellectuels », chercheurs, écrivains, tous proches de l’extrême droite, sont également venus légitimer la république séparatiste. Figurent dans les e-mails, deux proches du député lepéniste Gilbert Collard : l’avocat Josy-Jean Bousquet venu débusquer « les crimes de guerre ukrainiens » et Jacques Clostermann, délégué national du FN, de passage à Donetsk en janvier.

Les données personnelles de Français venus combattre aux côtés des séparatistes pro-russes apparaissent également dans ces messages. Dont un Rouennais, néonazi et membre de l’Unité continentale, mouvement ultranationaliste implanté à Donetsk.

Comme beaucoup, après s’être battu des mois contre l’armée ukrainienne, ce Normand est rentré en France… comme un simple touriste.

Enfin, il y a cette lettre, dans laquelle Pascal Ellul, le président des jeunes de la Droite populaire, le courant des Républicains animé par le député Thierry Mariani, propose un « partenariat » aux séparatistes et écrit : « Nous serions ravis et surtout très honorés de pouvoir constater par nous-mêmes la réalité du terrain et pouvoir être des relais en France de ceux qui se battent pour la liberté. »

Ouest France

Présidentielle américaine : Donald Trump qualifie les musulmans d’animaux

Connu pour ses opinions islamophobes envers les immigrés et les musulmans, le candidat républicain à la Maison Blanche, Donald Trump, vient de dépasser les limites du supportable en qualifiant les réfugiés « d’animaux ».

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En effet, lors d’un meeting politique tenu jeudi 4 août 2016 à Portland, dans le Maine (nord-est des Etats-Unis), Donald Trump s’est attaqué aux immigrés dont notamment les originaires des pays musulmans, estimant qu’ils représentent une menace terroriste réelle sur le territoire américain.

Selon Trump, il est grand temps de faire face à la vague de réfugiés, qui viennent des territoires terroristes et des pays les plus dangereux de la terre.

Pour étayer ses propos, le candidat républicain a cité l’affaire d’un étudiant marocain arrêté aux Etats-Unis pour un projet d’attentat. «Nous avons affaire à des animaux», a-t-il lancé. Et d’ajouter : «Vous avez le choix entre être intelligent, rusé et dur ou être très, très bête et aveugle»

Direct Matin

Terrorisme : un membre d’extrême-droite arrêté pour avoir projeté un attentat en Australie

Un Australien soupçonné de liens avec l’extrême-droite a été inculpé dimanche pour « préparation d’un acte terroriste » au lendemain de son arrestation à son domicile de Melbourne (sud), a-t-on appris auprès de la police fédérale.

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Âgé de 31 ans, l’homme identifié par les médias australiens comme un certain Phillip Galea, a été présenté dimanche à un tribunal de Melbourne qui lui a notifié son inculpation pour « préparation d’un acte de terrorisme » et « possession de documents en vue de la préparation d’un acte de terrorisme« .

Daniel Andrews, Premier ministre de l’Etat de Victoria, dont Melbourne est la capitale, a affirmé que cette arrestation ne renvoyait à « aucune menace imminente« , tout en ajoutant que les autorités demeuraient sur leurs gardes.

De son côté, Galea a affirmé au tribunal qu’il rejetait ces accusations, relevant selon lui d’un « complot contre le mouvement patriote« , a rapporté le quotidien The Age.

Interrogée par l’AFP, la police fédérale n’a pas confirmé des informations de presse liant Galea au collectif anti-islam « Reclaim Australia » (Reconquérir l’Australie), se contentant d’indiquer qu’il était lié « à diverses organisations« .

Affrontements à Melbourne

De violents affrontements avaient opposé en mai et juin à Melbourne des sympathisants de gauche et d’extrême-droite sur l’épineux dossier de l’immigration, ce qui avait conduit à un renforcement des pouvoirs de la police de l’Etat de Victoria.

Les responsables de « Reclaim Australia » avaient affirmé vouloir apporter « une réponse publique au choc provoqué par les atrocités des ‘radicaux de l’islam’ en Australie et à l’étranger« .

 

RTBF

Racisme, islamophobie : 19 supporters d’extrême droite israélienne inculpés pour tentative de meurtre

Dix-neuf membres d’un groupe de supporters d’extrême droite du club de football israélien Beitar Jérusalem (1re division), connus pour leurs dérapages racistes, ont été inculpés dimanche de tentative de meurtre, a indiqué la police israélienne. 

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Ces supporters arrêtés fin juillet et membres du groupe «La Familia» ont été inculpés pour «tentative de meurtre, de sabotage aggravé, de vol, de délits racistes, de possession illégale d’armes et de violation de la législation contre les violences dans le sport en Israël et à l’étranger», a précisé la police dans un communiqué. Parmi les violences attribuées à des membres de «La Familia» figurent des agressions contre des supporters d’équipes rivales.

Le procureur a demandé leur maintien en détention préventive jusqu’à la fin des procédures engagées contre eux.D’autres inculpations de membres de «La Familia» arrêtés puis libérés ces derniers jours devraient intervenir prochainement, a ajouté la police. En outre, neuf membres de l’organisation ont été inculpés pour trafic de drogue. 

Ultranationalistes juifs, les membres de La Familia qui seraient plusieurs centaines selon les médias israéliens, sont régulièrement impliqués dans des incidents et coutumiers d’insultes lancées contre les Arabes et les musulmans. Le Teddy Stadium à Jérusalem où évolue l’équipe qu’ils soutiennent est surnommé «l’enfer» en raison du climat d’hostilité et de violence envers les équipes adverses et leurs supporters. La police est régulièrement contrainte d’y déployer d’importants renforts lors des matchs.

Le 18 août, le Beitar Jérusalem y recevra le club français de l’AS Saint-Etienne en Ligue des champions lors du dernier tour des préliminaires. En 2013, le club a connu de très vives tensions à la suite du recrutement de deux footballeurs musulmans originaires de Tchétchénie, république caucasienne de Russie. Cette décision avait déclenché des réactions racistes d’une frange des supporters au point que l’équipe avait dû engager des gardes du corps pour les protéger. 

Les bureaux du club avaient été ensuite la cible d’un incendie criminel qui avait détruit tous les trophées remportés par l’équipeLe Beitar, qui puise ses fondements dans l’histoire de la droite nationaliste israélienne, n’a jamais recruté de joueur arabe, un cas unique en Israël, où les Arabes israéliens représentent plus de 17% de la population.

Le Figaro

L’ancien légionnaire et électeur FN voulait «tuer des musulmans», il échappe à la prison

Bonsoir Monsieur. Je vais me venger sur des musulmans. Des appels au 17 comme celui-ci, les fonctionnaires du commissariat de Poitiers en ont reçu quatre, dans la nuit du 22 au 23 juillet. Au bout du fil, c’était Nicolas, 44 ans, un ancien de la Légion étrangère.

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«  Peur des représailles  » : huis clos refusé
« Trop, c’est trop, je vais en descendre. S’il y a un Arabe qui se met en travers de mon chemin, je vais le tuer […] Je sens que je vais tuer […] Je vais me venger. J’irais en prison. Je ne sors plus sans une arme. La France est en danger. »

A un autre policier, à qui il confie voter « Front national depuis toujours », il insiste : « Demain ou après-demain, je vais tuer deux ou trois musulmans. »

Présenté la semaine dernière en comparution immédiate à la barre du tribunal correctionnel de Poitiers, Nicolas paraissait beaucoup moins sûr de mettre à exécution ses envies meurtrières. Après avoir tenté de demander un huis clos « par peur des représailles, si je suis amené à rejoindre le centre de détention » – refusé par le tribunal – ce « défenseur de la France », comme il se décrit, a simplement expliqué ses appels aux meurtres par une alcoolisation massive.

Le président du tribunal s’agace : « Est-ce que vous comprenez que ces propos sont choquants et interdits par la loi ? » « Oui. Mais vous savez, je n’ai jamais fait de mal à une mouche. » Voire.
Avec 17 mentions au casier judiciaire, dont 13 condamnations, le procureur a du mal à y croire. 

« Vous imaginez bien que le contexte national, conjugué aux antécédents judiciaires de Monsieur, sont une atteinte au vivre ensemble. Ses menaces sont exclusivement ciblées sur les Arabes et les musulmans. Nous sommes dans un amalgame extrêmement dangereux. »

Pour protéger la société, le procureur requiert trois mois de prison et l’incarcération. Les juges ont opté pour deux mois. Sans mandat de dépôt. Nicolas a évité de peu d’hypothétiques « représailles » au centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne.

La Nouvelles République

Belgique: Des militaires sur la sellette pour leur appartenance à un groupe d’extrême droite

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Depuis le début de l’année, la Sûreté de l’Etat et le service général du renseignement militaire SGRS s’intéressent de près aux sympathisants belges des « Soldats d’Odin », une milice d’extrême droite qui s’oppose à l’afflux migratoire et entend, selon ses propres termes, « défendre les valeurs occidentales », rapportent Het Belang van Limburg et Knack mercredi.

Au sein de la défense, quatre militaires en font partie. Les « Soldats d’Odin » ont été créés en Finlande en 2015. L’organisation dispose de ramifications dans plusieurs villes du pays et de sympathisants à l’étranger, dont en Belgique depuis le mois de janvier. Ses membres, des citoyens qui patrouillent dans les rues, se considèrent comme une extension de la police.

Selon la presse flamande, au moins quatre militaires belges en font partie et ont été appelés à rendre des comptes. Les services de renseignement tiennent également à l’oeil deux autres formations. Il s’agit de la section anversoise des « Fils d’Odin » et des « Combattants de Thor« .

Le Soir

Le journaliste à l’origine de l’interview polémique de l’imam de Nice, est proche du FN

Luca Steinmann, l’auteur de l’interview polémique de l’imam, « avait été chargé d’assurer les relations avec la presse française pour le compte de Marion Maréchal-Le Pen » à Milan.

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L’entretien devait être anodin, mais il pourrait avoird’importantes conséquences pour Abdelkader Sadouni. Le 16 juillet, à Nice, deux jours après l’attentat terroriste qui a tué quatre-vingt-quatre personnes, cet imam de la mosquée Attaqwa reçoit un journaliste italien dans sa librairie islamique.

Le reporter vient recueillir les impressions de l’imam, bien connu à Nice, sur la place de l’islam en France et la radicalisation de certains jeunes musulmans. Trois jours plus tard, l’interview est publiée sur le site Internet du quotidien Il Giornale, avec le titresuivant : « L’imam de Nice : “La laïcité française est responsable des attentats” ». L’intéressé nie avoir prononcé cette phrase, que l’on ne retrouve pas dans le corps de l’interview, tout comme il nie avoir tenu d’autres propos qui lui sont prêtés. Mais le mal est fait.

Le Front national, par la voix d’Olivier Bettati, conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, demande à Manuel Valls d’« expulser du territoire » cet imam,qui est de nationalité française. Une pétition est lancée par le FN pour réclamer la fermeture de la mosquée Attaqwa, et recueille plus de 9 000 signatures. La préfecture des Alpes-Maritimes prend l’affaire au sérieux, puisqu’un signalement est transmis, le 22 juillet, au parquet, qui ouvre une enquête. M. Sadouni est connu pour sa proximité avec les idées d’Hani Ramadan, petit-fils du fondateur des Frères musulmans. La menace d’une fermeture administrative de la mosquée est brandie.

Cabale du Front national

« Ce sont des propos que je n’ai jamais pensés, et encore moins prononcés. Je suis l’objet d’une cabale du Front national : ils ont monté une machination pour se venger de mes prises de position contre eux », se défend l’imam, qui avait notamment appelé à voter contre le parti d’extrême droite aux élections régionales, en 2015. L’intéressé a porté plainte pour diffamation, le 28 juillet, contre Il Giornale et son journaliste.

Contacté, Luca Steinmann, l’auteur de l’interview, est peu prolixe. « S’il dit qu’il est manipulé, c’est son droit », assure M. Steinmann, qui ne veut pas dire si l’entretien a été enregistré ou non. Le journaliste avait été chargé, en mars, d’assurer les relations avec la presse française pour le compte de Marion Maréchal-Le Pen, à l’occasion d’un déplacement effectué à Milan par la députée de Vaucluse.

« C’est un journaliste de droite qui a une proximité avec la Ligue du Nord [parti italien allié du FN]. »

Le Monde

« Et ta sœur, elle est cabossée ? » : la fine com du FN de Fréjus

Le chargé de communication de David Rachline, le maire FN de Fréjus, a insulté un internaute qui se plaignait sur Twitter du mauvais état d’une route.

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Au Front national, on ne s’embarrasse pas d’une com trop raffinée. Jeudi 28 juillet, comme l’a remarqué Le Canard enchaîné, un internaute interpelle sur Twitter le maire FN de Fréjus, dans le Var. Il s’agit de David Rachline, élu maire en 2014 avant de devenir sénateur dans la foulée. L’habitant demande des comptes au sujet d’une route abîmée de la commune. Les propos sont, certes, provocateurs, mais pas injurieux : « Dis David Rachline, la rue parallèle à celle du front de mer est bien cabossée. En voiture, c’est Paris-Dakar. Est-ce normal ? #GestionFN ».

 

Médusé, l’internaute, qui se fait appeler « Concupiscence » sur Twitter, va alors recevoir quelques minutes plus tard une réponse haute en couleur du chargé de com de Rachline, un certain Jérôme Cochet : « Et ta sœur ? Elle est cabossée, elle ? » S’ensuit une série de tweets dans laquelle l’internaute réclame des excuses. Il explique que sa mère paie des impôts pour son appartement de Fréjus, et qu’il est inadmissible d’être traité ainsi. Sur le ton de l’humour, le jeune homme ajoute : « Énerver ma mère est super dur, mais Jérôme Cochet et David Rachline l’ont brillamment fait. Elle est prof de russe à la fac. » Et David Rachline d’enfin accorder une réponse : « On tremble. »

Le point

 

Église Sainte Rita : Une « ZAD » d’extrême droite en plein Paris

Cela fait 2 ans que l’église Sainte Rita est menacée de destruction. Mais depuis octobre, les paroissiens ont laissé place à la crème de l’extrême droite parisienne. L’église squattée accueille catho’ tradis, islamophobes et « dissidents ».

Paris 15e, rue François-Bonvin – Pour entrer dans l’église Sainte Rita, mitoyenne aux bureaux de l’Unesco, il faut passer par une porte de chantier gardée par 2 hommes. L’un d’eux, le visage caché par un masque de V pour Vendetta, tend une pétition contre la démolition de cet édifice religieux néo-gothique.

Bohrt Mignolet, le vigile improvisé à l’accent belge prononcé, fait partie des « irréductibles » du Mouvement du 14 juillet. Dans la nuit du 5 au 6 octobre, une poignée de militants de ce collectif débarque pour « libérer » l’église promise à la démolition. Ils glissent une échelle au-dessus de la palissade et se faufilent par la fenêtre du 1er.

Ils s’ajoutent à la longue liste des défenseurs de l’église, connue par le passé pour ses bénédictions d’animaux. Ainsi, ex-mégrétiste, fondateurs de Riposte laïque, animateurs de Radio Courtoisie, « soralien » ou cathos tradis, se mobilisent au gré des opportunités pour sauver l’édifice. 2 ans déjà que l’église doit être détruite pour laisser place (link is external) à un parking et des logements sociaux.

Samedi 7 novembre, dans Sainte Rita « occupée », c’est « Faf-land ». Sur invitation de Nicolas Stoquer, les islamophobes de Riposte laïque et de Résistance républicaine organisent un hommage à l’avocat Joseph Scipilliti. Une dizaine de jours plus tôt, ce dernier entrait en trombe dans le bureau du bâtonnier de Melun (link is external) pour lui tirer 3 balles dans le buffet avant de retourner l’arme contre lui. Scipilliti est mort sur le coup, la victime gravement blessée.

Les proches de l’avocat d’extrême droite se succèdent à la tribune pour rendre hommage au « héros victime d’une forme de terrorisme ». « L’église Sainte Rita, c’est tout un symbole d’abord parce que c’est une église de la résistance », lance une Christine Tasin en larmes avant de laisser la place à son compagnon Pierre Cassen, ancien client de Scipilliti.

Dans l’assistance, sous tension, un homme d’une soixantaine d’années porte un drapeau français en cape. Certains se cachent le visage pour ne pas apparaître sur les images des quelques caméras de médias de « dissidents » qui filment la bénédiction. Pour clore la cérémonie, une Marseillaise est entonnée et diffusée dans tout le quartier grâce à des haut-parleurs. « Pour une fois qu’on nous entend, nous, les patriotes », murmure à Stoquer, Chritine Tasin, revivifiée.

Street Press

 

Un ex militant d’extrême droite arrêté avec une arme et un retraité menace de faire péter une mosquée

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Ce mardi, Stéphane B, 51 ans, cadre dans une société numérique du 6earrondissement, comparaît au tribunal pour détention illicite d’armes. Dimanche, en fin de journée, il a attiré l’attention d’une patrouille de police, avec une bosse suspecte sous son veston alors qu’il traversait le parvis de la primatiale Saint-Jean à Lyon 5e. Il a résisté, hurlé. Il camouflait un pistolet Glock chargé. De quoi provoquer un malentendu catastrophique, évité par le sang-froid des policiers. Les enquêteurs ont trouvé chez lui armes blanches et autres munitions.

Déjà condamné pour port d’armes en 2009, pincé en Croatie en passant des munitions, entendu l’année dernière dans un réseau démantelé à Rouen.

« J’ai commencé à avoir peur, peur pour ma vie, d’être sans défense », dit-il avec la voix un peu pâteuse d’un homme sous anxiolytique. Il a concédé avoir fait partie dans un lointain passé d’un syndicat étudiant d’extrême droite.

Menace anonyme contre la grande mosquée

Jeudi dernier, la grande mosquée de Lyon a reçu un appel inquiétant, sous numéro masqué. « Ça va péter dans cinq minutes », disait en substance l’interlocuteur anonyme. Dès le lendemain, la police a réussi à l’identifier. Un homme de 71 ans, retraité sans histoire, qui a avoué avoir voulu faire peur, dans une façon grossière de répercuter ses propres peurs.

Placé sous contrôle judiciaire, le retraité est prochainement convoqué au tribunal correctionnel pour « menace de commettre un crime en raison de l’appartenance vraie ou supposée de la religion de la victime ».

Le Progrès

 

Belgique: victime d’un accident, un ado subit des attaques racistes même après sa mort

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De nombreux responsables politiques flamands, dont deux ministres, se sont indigné mardi des commentaires racistes qui sont apparus sur les réseaux sociaux après de décès d’un adolescent d’origine marocaine lors de ses vacances au Maroc.

«  Les commentaires parfois haineux sur les médias sociaux montrent qu’il y a encore beaucoup de travail (à effectuer) pour parvenir à une citoyenneté partagée et à une société inclusive  », a indiqué le ministre-président flamand, Geert Bourgeois (N-VA), dans une réaction adressée à l’agence Belga.

Ramzi Mohammad Kaddouri, âgé de 15 ans et domicilié à Winterslag (Limbourg), est décédé samedi des suites d’un accident de quad survenu lors de ses vacances au Maroc.

Lundi, la page Facebook de la « Ligue de défense flamande » (Vlaamse Verdedigings Liga) a publié un article relatant le décès de l’adolescent avec ce commentaire : «  Est-ce que c’est cela le Flamand type aujourd’hui ?  »

Même si le post a depuis été supprimé, les commentaires ont déferlé. Édifiants. Des commentaires à connotation raciste ont fleuri sur les réseaux sociaux, affirmant notamment : «  Il était en congé dans son pays d’origine, il donne le bon exemple  » ou encore «  depuis quand un baiseur de chèvres est-il un Flamand ?  ».

Le Soir