Réagissant à une affiche diffusée par cette association étudiante frontiste, affirmant que Pierre Mendes France « voterait Front national » de nos jours, Tristan Mendes France s’était indigné que le FN puisse se revendiquer de son aïeul. Et notamment, parce que son fondateur Jean-Marie Le Pen n’avait pas hésité à l’attaquer dans les années 50 par des sous-entendus antisémites.
Signés « patriotes pur sang » ou « Français pur sang », ces courriers sont explicitement antisémites, barrés des mots « sale juif ». L’un d’entre eux cite nommément les propos de Jean-Marie Le Pen prononcés à l’Assemblée nationale en 1958. « Vous n’ignorez pas que vous cristallisez sur votre personnage un certain nombre de répulsions patriotiques et presque physiques », avait alors adressé le futur cofondateur du FN (qui n’était alors que député poujadiste) à Pierre Mendes France.
Julian King, le commissaire européen à la sécurité, s’inquiète de la « menace croissante » de violences d’extrême droite après les attentats djihadistes.
Julian King, le commissaire britannique, chargé de la sécurité, a participé à un événement de commémoration des attentats qui ont secoué Bruxelles le 22 mars 2016. Le commissaire a pris soin de faire remarquer que tous les attentats nationalistes n’étaient pas le résultat de la violence islamiste, mais a souligné qu’aujourd’hui aucun pays européen n’était à l’abri d’un attentat de l’extrême droite.
Le Britannique a notamment cité le massacre perpétré par Anders Breivik en Norvège en 2011, l’assassinat de la députée britannique Jo Cox durant la campagne précédant le référendum et les attaques visant les centres d’accueil des demandeurs d’asile en Suède et ailleurs en Europe pour souligner ce qu’il qualifie de menace « moins médiatisée ».
En marge de sa rencontre avec Vladimir Poutine ce vendredi, la présidente du FN a posé pour un selfie avec Vitaly Milonov, un député russe ouvertement homophobe et antisémite.
Ce député russe connu pour être à l’origine de la loi qui sanctionne la «propagande homosexuelle» en Russie, tient régulièrement des propos homophobes comme lorsqu’il a comparé les homosexuels à des personnes vivant «avec un chien». Il appelle aussi à l’instauration d’une «police des mœurs», et a organisé des «raids» dans des clubs gays.
Ce même député, qui pose fièrement à côté de la présidente frontiste, a aussi été accusé d’antisémitisme. En février dernier, il s’est violemment attaqué à deux élus du conseil municipal de Saint-Pétersbourg, tous les deux juifs, en déclarant notamment:
«Les chrétiens ont survécu malgré le fait que les ancêtres de Boris Vichnevski et de Maksim Reznik nous ont cuits dans des chaudrons et nous ont jetés pour être déchirés par des bêtes sauvages.»
Description de l’organisation OAS dont se revendique ce militant.
L’Organisation armée secrète, ou Organisation de l’armée secrète, surtout connue à travers le sigle OAS, est une organisation politico-militaire clandestine française, créée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie par tous les moyens, y compris le terrorisme à grande échelle.
Les faits ont eu lieu dans la nuit du lundi 20 au mardi 21. Notre camarade était attendu dans son bâtiment pour deux individus. Ceux-ci se sont ensuite introduit chez lui et l’ont attaqué avec un couteau et ce qui semble être une matraque. Le camarade s’est vu asséner cinq coups de couteau, dont deux tranchants et trois plantés.Il a également reçu une dizaine de coups de matraque.
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Pendant l’agression, il a été traité de « sale rouge », ce qui laisse peu de doutes quant à la motivation politique de l’acte. D’ailleurs, plusieurs sites, blogs et forum d’extrême-droite publient des articles et/ou des vidéos en ciblant particulièrement H. Sa photo accompagnée de son adresse ainsi que son lieu de travail y sont mis à disposition agrémentés d’encouragements à passer à l’action. Lundi soir la ligne a été franchie.
Un conseiller départemental Front national du Vaucluse a été condamné, mercredi 22 mars, à 6 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel d’Avignon (Vaucluse) pour avoir injurié le sénateur, Les Républicains, Alain Milon, rapporte France Bleu Vaucluse.
Sur le blog départemental du FN, Rémy Rayé avait qualifié le sénateur de « Dr Mengele des socialistes » en référence au médecin nazi qui a mené des expérimentations médicales meurtrières dans le camp d’Auschwitzpendant la Seconde Guerre mondiale. Rémy Rayé reprochait à Alain Milon d’avoir voté avec la gauche contre un amendement défavorable à l’ouverture de salles de shoot.
Au total, le patrimoine déclaré cette année par Marine Le Pen avoisine les 600 000 euros contre 500 000 euros en 2014, soit une hausse de 20%.
Le fisc de son coté estime à environ 1 million 350 000 euros le patrimoine de la candidate.Cette évaluation a conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire du Parquet national financier (PNF) saisi en décembre 2015 par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HAPTVP). LE HAPTVP pointait du doigt « la sous-évaluation manifeste de certains actifs immobiliers détenus en commun« .
Il s’était rendu de lui-même au commissariat. Un ex-militaire interpellé pour le meurtre au couteau d’un sexagénaire noir fait désormais l’objet de deux chefs d’inculpation pour acte de terrorisme, en plus de celui pour crime raciste, a indiqué lundi le bureau du procureur de Manhattan, à New York.
Le suspect, James Jackson, « a rôdé dans les rues de New York pendant trois jours à la recherche d’une personne noire à assassiner, afin de lancer une campagne terroristecontre les habitants de Manhattan et les valeurs que nous portons », a indiqué le procureur Cyrus Vance, dans un communiqué.
Lundi, James Harris Jackson, âgé de 28 ans, a poignardé à mort un homme à New York. Sa victime n’a pas été choisie au hasard puisqu’il s’agit d’un Afro-Américain. «Ses intentions étaient de s’en prendre à des hommes noirs», a expliqué en conférence de presse le chef de la police de Manhattan, William Aubry.
«La raison pour laquelle il a choisi New York pour agir, c’est parce qu’il s’agit de l’endroit le plus médiatisé du monde, il voulait envoyer un message», a-t-il ajouté. D’après le policier, James Harris Jackson, ancien soldat de l’armée américaine, envoyé en Afghanistan dans le passé, aurait commencé à haïr les personnes noires il y a au moins 10 ans.
Arrivé en bus à New York, le suspect aurait commencé à suivre des hommes noirs dans la rue. On peut notamment le voir sur des images de vidéosurveillance s’approcher très près de plusieurs personnes. Il est d’abord aperçu en train de suivre une première personne, avant de rebrousser chemin parce que, selon ses propres termes, «quelque chose lui a fait peur», indique le «New York Daily News».
Puis, il a trouvé Timothy Caughman, âgé de 66 ans et l’a poignardé. «Qu’est-ce que vous faites?», a hurlé la victime avant de l’implorer de ne pas le tuer. Il a été touché au niveau de la poitrine et du dos et a marché sur plusieurs mètres en se vidant de son sang, avant de s’écrouler.
Trois hommes d’une trentaine d’années ont été interpellés la semaine dernière dans la Manche et dans la banlieue de Rennes à la suite de violences commises le 20 janvier dernier en marge d’un meeting de Marion Maréchal-Le Pen à Fougères (Ille-et-Vilaine).
Sympathisants du Gud (Groupe d’union de défense), organisation étudiante d’extrême droite connue pour ses actions violentes, ils sont soupçonnés d’avoir agressé trois manifestants qui avaient participé à un rassemblement anti-FNce jour-là, rapporte Ouest-France.
Après avoir reçu des coups de poing et de pied, l’une des victimes avait été violemment projetée contre la devanture d’une bijouterie. Cela avait provoqué le déclenchement de l’alarme et avait fait fuir les agresseurs.
Les trois individus, déjà connus pour des faits de violence, seront convoqués le 12 juillet devant le tribunal de grande instance de Rennes pour violences en réunion.
D’après l’hebdomadaire satirique, qui titre en une « Ce néonazi que le FN salarie en cachette« , Frédéric Chatillon est depuis le 2 novembre chargé de mission dans la campagne de Marine Le Pen pour 2.550 euros brut mensuels pour un mi-temps avec des fonctions de « coordinateur technique du print et du web ».
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Dans un livre sorti mercredi, « Marine est au courant de tout » (Flammarion), relayé par Envoyé Spécial jeudi sur France 2, des témoignages, dont celui de l’eurodéputé ex-FN Aymeric Chauprade, accusent Frédéric Chatillon d’antisémitisme, voire de vouer une admiration pour le nazisme.
C’est un véritable séisme politique qu’a vécu le canton du Valais dimanche 19 mars. Figure de proue de la droite nationaliste en Suisse romande et vice-président de l’UDC suisse, Oskar Freysinger a été délogé de l’exécutif cantonal après une législature seulement.
Candidat le mieux élu il y a quatre ans, le trublion à la queue de cheval a dû se contenter de la sixième place, synonyme de non-réélection. Les électeurs lui ont préféré un novice en politique, le libéral-radical (centre-droit) Frédéric Favre, 38 ans. Une défaite historique, puisque cela faisait 80 ans qu’un candidat sortant n’avait pas été réélu dans le canton du Valais.
La justice, en appel, n’a pas considéré jeudi que la banderole déployée par plusieurs militants de Lorraine Nationaliste, un groupuscule d’extrême droite, fût une menace de mort ou un appel au meurtre visant les homosexuels. La cour d’appel de Nancy a relaxé deux militants de ce groupe qui ont été condamné en première instance à de la prison avec sursis. Ils avaient fait appel.
En 2014, à l’issue de la marche des fiertés, une banderole avait été déployée par plusieurs militants d’extrême droite sur le toit du parking du centre commercial Saint-Sébastien. «Allez brûler en enfer» note la banderole qui s’adresse ouvertement aux homosexuels qui sont alors rassemblés Place Charles III.
L’association Equinoxe Centre LGBT Sud Lorraine avait déposé une plainte et obtenu la condamnation des deux militants d’extrême droitede 22 et 25 ans respectivement contraints à 6 et 8 mois de prison avec sursis mais aussi un stage de citoyenneté.
Une enquête a été ouverte après la découverte de tags antisémites dans une aire de jeux pour enfants de la Petite Orangerie à Strasbourg. C’est le premier adjoint (PS) au maire Alain Fontanel qui a révélé l’information dimanche sur sa page Facebook.
Depuis, les inscriptions – une croix gammée et le mot « juif » ont été effacées par le service de la propreté urbaine de la ville.