Allemagne : Des néonazis responsables d’assassinats racistes travaillaient pour les services

Les services secrets allemands étaient-ils au courant des activités d’un groupe néo-nazi, soupçonné de plusieurs meurtres à caractère raciste dans les années 2000 ? Beate Zschäpe comparaît depuis bientôt trois ans devant la justice pour répondre de ces crimes. Elle est la seule survivante du trio qui composait le groupuscule ‘‘Clandestinité nationale-socialiste” (Nationalsozialistischer Untergrund). Ses deux complices présumés s‘étaient suicidés en 2011, en pleine cavale.

Lichtstadt.News - OLG München- INSIDE NSU - SymbolbildLe groupe est accusé d’avoir commis dix meurtres dans différentes villes d’Allemagne sur une durée de sept ans. La plupart des victimes étaient des immigrés turcs. Un Grec et une policière avaient également été tués.

Selon de nouvelles informations des médias allemands, deux des membres du groupe auraient travaillé, au moment des faits, pour un informateur des services secrets. Parmi eux, Beate Zschäpe, la seule de ce trio à faire face aujourd’hui à la justice, dans un procès long, et complexe. Elle nie toute responsabilité dans ces meurtres.

Euronews

« Pute à nègres », sanction levée pour le policier qui écoutait des chants néo-nazie

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Le tribunal administratif de Nantes a désavoué la mairie de Nantes, qui avait suspendu en juin 2013 un de ses policiers municipaux pendant trois jours pour avoir écouté une chanson néo-nazie.

Ce fonctionnaire qui réclamait 250 € pour les trois jours de salaire qu’il avait perdus – admettait avoir écouté la chanson « Pute à nègres » avec un collègue, mais seulement « dans le cadre de sa vie privée » et non pas pendant ses heures de service.

« Il ressort des pièces du dossier (…) qu’un agent de la police municipale a accusé un de ses collègues d’avoir écouté en service la chanson « Pute à nègres », dont il n’est pas contesté qu’elle contient des paroles incitant à la haine raciale », rappelle en préambule le tribunal administratif de Nantes. « L’agent accusé (…) a nié les faits reprochés (…) et a adressé un courriel à la direction des ressources humaines (…) mettant directement en cause » le requérant.

Toutefois, « les résultats de l’enquête administrative (…) reposent sur cet unique témoignage, peu circonstancié, qui au surplus émane de l’agent initialement accusé », observent les juges nantais. « Dans ces conditions, (…) la commune n’apporte pas la preuve, qui lui incombe, que le requérant a écouté cette chanson sur son lieu de travail. »

Le tribunal administratif de Nantes considère par ailleurs que la seule circonstance d’avoir écouté une chanson néo-nazie dans un cadre privé ne justifie pas une sanction disciplinaire, comme le soutenait la ville de Nantes. « La commune n’établit pas que ce fait a eu pour effet de perturber le bon déroulement du service ou de jeter le discrédit sur l’administration », tranchent les juges.

RCA Radio

Ouverture d’un salon de tatouage néo-nazi à Nancy

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Ce mardi 5 avril marque l’ouverture à Nancy du salon de tatouage « Sanctus Tattoo », où officieront (au moins) deux néo-nazis notoires. La simple vue du flyer annonçant l’ouverture du salon suffit à mettre la puce à l’oreille : parmi les 5 photos de tatouages retenues pour l’illustrer, le choix d’un imposant tatouage inspiré du film 300 n’est pas anodin. Beaucoup de nationalistes se rêvent ainsi, tels une poignée de Spartiates, dernier rempart contre des hordes perses fantasmées qui chercheraient à envahir l’Europe.

En cherchant un peu, on découvre très vite le pot aux roses : aucun doute à avoir, les deux tatoueurs du salon sont néo-nazis. Nous voilà fixés.

Tout d’abord, le propriétaire du salon, un certain Jérémy Felt (alias Jérémy FT sur Facebook : facebook.com/profile.php?id=100009049339721). Celui-ci, du haut de ses 30 ans, possède déjà une entreprise de rénovation, la SARL Thiébaut-Felt, qu’il a créée avec Kevin Thiébaut. Kevin Thiébaut qui, d’ailleurs, n’est pas non plus un inconnu dans la scène facho locale : il s’agissait du perceur de l’ancien salon « Au Cœur de l’Encre », aussi établi à Nancy, qu’il partageait avec Grégory Fleurance, un autre tatoueur néo-nazi du cru. Décidément…

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Un ex-membre du Front national belge fonde une organisation néo-nazi

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Dans les environs de Liège, un ex-membre du Front national belge a fondé la NS Wallonie. NS comme « National-Socialiste ». Ce groupuscule de fanatiques d’Adolf Hitler et de Léon Degrelle s’agite de plus en plus et multiplie ses relations avec des motards d’extrême droite belges et allemands.

Depuis plusieurs mois, un petit groupe néonazi s’active dans la province liégeoise. Formé de quelques individus, ce groupuscule est mené par Francis C, un ancien membre du service de sécurité interne du Front national belge, dit « FN réunifié » . Le journal RésistanceS.be avait déjà repéré Francis C, notamment lors de la dernière assemblée générale de ce FN, près de Charleroi, en octobre 2011.

Francis C et d’autres frontistes vont ensuite apporter leur soutien à Solidarité unitaire, un « parti citoyen » fondé par des dissidents du FN réunifié. C’est quelque temps après qu’ils mettront sur pied leur propre structure militante. Elle prendra le nom de « NS Wallonie »

Pour ce nouveau groupe néonazi : « l’unité de nos mouvements sera une priorité, nous éviterons tout conflit avec nos camarades issus d’autres tendances amies, nous devrons tous faire bloc contre l’ennemi commun » (sans préciser de qui il s’agit).

Si son style a des allures nostalgio-folkloriques et ses troupes sont maigrichonnes, néanmoins, la logorrhée du mouvement NS Wallonie démontre l’entretien d’une culture violente – de type néonazie – au coeur même de l’extrême droite belge francophone. Ses relations étroites avec d’autres groupes et mouvements politiques – en Belgique et en Allemagne – sont des preuves de l’existence d’alliances informelles entre les différentes composantes de la droite nationaliste radicale.

L’existence de la NS Wallonie rappelle que des « soldats politiques » se préparent toujours, y compris dans notre pays, à la « guerre des races ». Passeront-ils pour autant de leurs écrits aux actes ? A suivre de près…

Résistance

Un ex-leader du Ku Klux Klan pense que Trump va aider à réhabiliter Hitler

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Donald Trump aura au moins fait quelque chose de bien : il pourrait aider à réhabiliter l’image (un tantinet dégradée) d’Adolf Hitler, pense un ancien leader du Ku Klux Klan, David Duke, cité par The Daily Beast. Selon lui, les comparaisons entre Donald Trump et Hitler vont finir par tourner à l’avantage de second.«Le fait est qu’ils [les opposants à Trump] vont finir par réhabiliter le type avec une moustache en Allemagne, car j’ai vu une publicité contre Donald Trump, vraiment méchante, comparant ce que Donald Trump disait sur le fait de protéger l’Amérique et rendre l’Amérique grande à nouveau avec ce que disait Hitler sur le fait de protéger l’Allemagne et rendre l’Allemagne grande à nouveau sans se laisser faire par les communistes d’un côté, et par les capitalistes juifs de l’autre, qui dévalisaient le pays via le système bancaire.» Trump, qui prétend ne pas connaître David Duke, s’est désolidarisé de ces propos.

Libération

Le terroriste identitaire Anders Breivik fait le salut Nazi a l’ouverture de son procès

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L‘assassin d’extrême droite Anders Behring Breivik, qui a tué 77 personnes en Norvège en 2011, a donné le ton mardi au premier jour du procès qu’il a intenté contre l’État sur ses conditions de détention, en faisant un salut nazi à son arrivée.

Crâne totalement rasé, en costume sombre, chemise blanche et cravate dorée, Breivik est entré dans le prétoire, un gymnase de la prison de Skien (sud) transformé pour l’occasion, s’est tourné après quelques instants vers la presse, puis a tendu le bras droit, sans prononcer un mot.

Allégeance au national-socialisme

Ce faisant, il effectue une variante du salut nazi qu’il avait fait à plusieurs reprises pendant son propre procès en 2012: il avait alors porté son poing droit sur le coeur puis avait tendu le bras.
Dans une lettre envoyée à l’AFP le 27 octobre 2014, l’extrémiste aujourd’hui âgé de 37 ans, qui se disait jusqu’alors « militant nationaliste », avait annoncé son « allégeance au national-socialisme ».

Breivik accuse aujourd’hui l’État d’enfreindre deux dispositions de la convention européenne des droits de l’Homme, l’une interdisant les traitements « inhumains » ou « dégradants » et l’autre garantissant le « droit au respect de sa vie privée (…) et de sa correspondance ».

Le 22 juillet 2011, il avait tué 77 personnes, huit en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo et 69, des adolescents pour la plupart, en ouvrant le feu sur un camp d’été de la Jeunesse travailliste sur l’île d’Utøya.

Il a été condamné en 2012 à 21 ans de prison, peine susceptible d’être prolongée s’il reste considéré comme dangereux.

Sud Ouest

Gaël Rougemont, le néo nazi au fusil de calais interpellé avec d’autres militants

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80 individus de la mouvance identitaire ont réalisé une opération coup de poing hier dans les rues de Calais

Les 80 individus ont bloqué plusieurs points stratégiques de la ville : le premier, au croisement du boulevard de l’Égalité et de la rue Allende, a concentré le gros des troupes. Un deuxième rassemblement se tenait plus loin, à l’intersection des rues Mollien et de Bitche. « On a entendu comme des pétards », confiait une riveraine du boulevard de l’Égalité, observant le spectacle des arrestations en série.

Quelques minutes plus tôt, les membres du groupuscule bloquaient le pont et affichaient leurs slogans nationalistes et anti-migrants. Après avoir allumé des fumigènes et brûlé des pneus, les manifestants du jour ont été délogés par les forces de l’ordre. Les sapeurs-pompiers se sont eux aussi déplacés pour éteindre un feu de matériel incendié, et un camion transportant le matériel des manifestants a lui aussi été saisi par la police. Au total, 14 individus ont été interpellés.

Le retour de Gaël Rougemont

Parmi les interpellés, les policiers ont retrouvé une vieille connaissance en la personne de Gaël Rougemont. Pour mémoire, le Calaisien avait défrayé la chronique en pointant une arme face à des migrants en marge d’une manifestation. Le procureur de la République Jean-Pierre Valensi avait annoncé ces derniers jours qu’il n’engagerait pas de poursuites à son encontre. Le Calaisien aura mis moins de trois jours pour refaire parler de lui…

« Bernard Cazeneuve réaffirme la détermination du gouvernement à ne pas laisser quelques extrémistes instrumentaliser la question migratoire à Calais », notait, via un communiqué, le ministère de l’Intérieur.

En fin de journée, les 14 gardes à vue « ont été prolongées », confiait le parquet de Boulogne-sur-Mer. Le parquet évoquait également des « faits confus », ne permettant pas encore de déterminer les motifs d’éventuelles poursuites. Les charges doivent être précisées aujourd’hui.

« Vous vous rendez compte de l’image pour Calais ? », pestait un riverain témoin du blocage du boulevard de l’Égalité. « Tous ces gens s’en foutent de Calais, ils viennent juste balancer leurs idées nauséabondes. J’espère que la justice va intervenir cette fois-ci, je l’espère vraiment ! »

Nord Littoral

Slovaquie: percée néonazie, alimentée par la peur des migrants

Bratislava – La percée opérée aux législatives slovaques par un parti néonazi s’explique surtout par la peur des migrants et l’exploitation qu’en a fait le Premier ministre sortant Robert Fico, pensent des politologues à Bratislava.

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Pour l’analyste Samuel Abraham, le chef de Notre Slovaquie (LSNS), Marian Kotleba, « est un néonazi » ayant profité de la « rhétorique nationaliste » de M. Fico.

« Le soutien grandissant qu’il obtient ne me surprend pas, observe-t-il. Toute société compte entre 10 et 12% d’extrémistes et la Slovaquie ne fait pas exception« .

De fait, l’expansion de l‘extrême droite slovaque s’inscrit dans le contexte de l’arrivée de plus d’un million de personnes dans l’UE l’année dernière – même si la Slovaquie n’en accueille que 700, selon l’ONU – et de la montée du nationalisme en Europe, du Front National en France au Jobbik en Hongrie.

D’après les réactions des autres partis, le LSNS, qui entre pour la première fois au parlement, où il aura 14 députés, n’a aucune chance de participer à un gouvernement de coalition.

Les sociaux-démocrates de M. Fico, tout comme la droite, très fragmentée, refusent de l’envisager.

Et ce d’autant plus fermement que leur pays de 5,4 millions d’habitants, membre de la zone euro à la croissance économique solide, doit assumer la présidence tournante de l’Union européenne à partir de juillet.

L’Express

Des milliers de nationalistes ukrainiens défilent en l’honneur d’un collaborateur Nazi

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L’extrême droite ukrainienne a défilé aux flambeaux vendredi soir à Kiev pour commémorer l’anniversaire de la naissance du chef des nationalistes ukrainiens Stepan Bandera, célèbre pour avoir collaboré avec les nazi durant la seconde guerre mondiale.

Alors que les manifestants marchaient à travers le centre-ville jusqu’au Maïdan, la place centrale de Kiev et haut lieu des protestations qui ont conduit au renversement en février 2014 du président Viktor Ianoukovitch, ils ont scandé «Gloire à l’Ukraine! Gloire aux héros! Mort aux ennemis!».

Réunis à l’appel des partis d’extrême droite ultranationalistes et reprenant l’idéologie nazie Svoboda et Pravy Sektor, les protestataires brandissaient des drapeaux nationalistes rouge et noir ainsi que des portraits de Stepan Bandera (1909 – 1959).

«Aujourd’hui est un grand jour car la nation ukrainienne s’est battue pour ses droits et continue de se battre pour eux, afin de se sentir maître sur sa terre», a expliqué à l’AFP un manifestant, Vita Bichenko, qui exerce la profession d’avocat.

 

RT

Selon la tête de liste FN, Pierre-Charles Cherrier « la croix gammée n’est pas antisémite »

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Mercredi 9 décembre au matin, des tags racistes et antisémites ont été découverts à Brie-Comte-Robert. Mais, pour Pierre-Charles Cherrier, la croix gammée n’a rien d’antisémite !

La tête de liste FN pour le département, a vivement réagi, après la diffusion de notre article sur les tags racistes et antisémites découverts ce mercredi 9 décembre au matin, à Brie-Comte-Robert. Pourtant, sur l’un des bâtiments, une croix gammée a été dessinée.

“La croix gammée n’est pas antisémite, il s’agit d’une interprétation”, a-t-il déclaré.

L’occasion de rappeler donc l’origine de ce symbole qui, à la base, n’a rien de péjoratif. Dans la culture hindoue, la croix gammée est, en effet, bien un signe de chance. Mais force est de constater que, cette image, largement utilisée par les nazis, se transforme, au temps de la deuxième guerre mondiale, en signe antisémite.

Le contexte dans lequel la croix gammée a été taguée sur les murs d’une association communautaire laisse alors peu de doutes quant à son caractère raciste ET antisémite. N’en déplaise à Pierre-Charles Cherrier !

La République

Bernard, ancien militaire, condamné pour un trafic de drapeaux et objets NAZIS

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Un mois après son jugement devant la juge du tribunal d’instance de Castelsarrasin (notre édition du 11 octobre), le gérant de la société VMS diffusion dont le siège est implanté à Moissac depuis trois ans vient d’être condamné à une amende de 700 euros, une sanction légèrement inférieure aux réquisitions de la vice-procureur Véronique Benlafquih qui avait réclamé trois amendes de 500 € pour chacune des infractions relevées.

Plus lourd pour l’ancien militaire reconverti dans le négoce notamment de drapeaux des armées de la Seconde Guerre mondiale, la confiscation des objets saisis à titre de peine complémentaire. Une peine que Bernard L., 52 ans, qui s’était présenté sans avocat face au tribunal, avait tenté d’éviter au cours d’une défense maladroite et ambiguë.

La valeur de la saisie étant estimée à 3 000 euros. «Cela vingt ans que je fais ce commerce et je n’avais jamais été poursuivi pour cela. Il n’est d’ailleurs pas interdit ni de les acheter, ni de les vendre, seulement de les exhiber. Mais dîtes moi comment faire du business sans montrer la marchandise ?» avait lâché le quinquagénaire avant que la magistrate ne rappelle brièvement les faits.

.«En juin 2014 sur la bourse militaire de Sainte-Mère-l’Eglise, les gendarmes ont saisi sur votre stand des CD de musique nazi dont l’hymne du NSPAD (le parti d’Adolf Hitler, ndlr), des insignes des troupes de la waffen SS et des portraits de dirigeants du IIIe Reich comme Himmler.

Trois mois plus tard, les douanes ont saisi un colis qui vous était adressé des États-Unis contenant des drapeaux avec des croix gammées» attestait la juge.

Quelques jours plus tard, une perquisition des locaux de la petite entreprise moissagaise permettait aux gendarmes de la COB de Moissac de confirmer de nouvelles infractions sur le site internet. Des drapeaux et affiches qui étaient, hier, toujours en libre accès sur le site commercial de la société.

La Dépêche

Christophe Boudot, tête de liste FN, déclare qu’il aurait été pétainiste en 1940

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Au Front national, certains en disent du bien. Jean-Marie Le Pen peut en attester, lui qui a été exclu du parti pour avoir notamment défendu le maréchal dans la revue d’extrême droite Rivarol. C’est pourtant à cet exercice que se livre Christophe Boudot, tête de liste FN pour les régionales Rhône-Alpes-Auvergne.

Dans le numéro de novembre du magazine Lyon Capitale, Christophe Boudot répond à une question sur 1940 et le régime de Vichy, une date qu’il a déjà évoquée de lui-même peu avant en expliquant que la France avait connu « des fractures énormes en 1940 et 1968 ». Ce parallèle vous posant un personnage, on comprend où le frontiste veut en venir.

Il dit :

La droite nationale s’est séparée en deux en 1940. Mais beaucoup de pétainistes étaient germanophobes. Mais le dire, c’est défendre les pétainistes. Je ne suis pas nostalgique de Pétain. Comme une grande partie des Français, j’aurais été pétainiste en 1940, mais je serais rentré très vite dans la résistance.

De le dire, je vais passer pour un pétainiste. Tous les Français étaient pétainistes en 1940.

Christophe Boudot revendique le droit de pouvoir parler de Vichy sans être taxé de collabo. D’après le chef de file frontiste en Rhône-Alpes-auvergne, « les observateurs font trop d’idéologie« .

Au FN, certains se sont fait taper sur les doigts pour avoir tenu des propos sur ce thème. Jean-Marie Le Pen, lui, s’est carrément fait lourder après avoir largement défendu le maréchal Pétain – et un peu critiqué Florian Philippot. Ce qui ne se fait pas.

Europe 1

Jean-Marie Le Pen chante les louanges du parti néonazi grec Aube Dorée

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Dans une double page publiée le 25 juillet dernier dans le journal Empros («En Avant»), détenu par des cadres du parti, puis cinq jours plus tard dans Chryssi Avghi («Aube dorée»), le journal officiel du mouvement, Jean-Marie Le Pen compare sa situation à celle du parti grec sulfureux, et dont le chef de file est toujours poursuivi par la justice.

«Moi, les eurodéputés d’Aube dorée je les connais. Je leur serre la main. Ils se distinguent. Et je me réjouis car quand je salue les députés d’Aube dorée, les autres s’énervent», s’amuse aujourd’hui le fondateur du FN. Il juge que le parti compte parmi les leviers qui feront bouger l’Europe. Des flatteries que lui retourne le magazine d’extrême droite en présentant Jean-Marie Le Pen comme «l’un des politiciens les plus importants de sa génération»

Les ennuis avec la justice, une autre proximité entre Jean-Marie Le Pen et Aube Dorée. Le numéro 2 de ce parti, déclaré organisation criminelle par la justice grecque, est actuellement jugé après 18 mois de détention préventive, dans le cadre d’une enquête pour le meurtre d’un rappeur antifasciste en 2013.

«Je comprends ce que traverse Aube dorée, car j’ai été traqué et j’ai subi des injustices», explique Jean-Marie Le Pen. Une référence, non pas aux procès qui l’ont récemment opposé à la direction du FN, mais à celui portant sur ses propos sur les chambres à gaz, perdu en 1991.

Le Figaro