Zemmour condamné à 3000 € d’amende pour «provocation à la haine envers les musulmans»

Ce jeudi, la cour d’appel de Paris a condamné le polémiste Eric Zemmour, jugé pour des propos envers les musulmans de France prononcés en 2014, à une amende de 3000 euros.

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Les magistrats ont confirmé la peine de 3000 euros d’amende, prononcée en première instance contre le polémiste Eric Zemmour.La cour d’appel de Paris a rendu son jugement, ce jeudi, dans le procès de l’ancien chroniqueur de France 2, jugé pour « provocation à la haine envers les musulmans ». En première instance, le parquet avait requis 10 000 euros d’amende. Le polémiste devrait également verser 1000 euros à trois associations, pour leur préjudice moral, et 1 euros à deux autres associations.

En octobre 2014, dans un entretien donné au journal italien Corriere Della Sera, Eric Zemmour avait considéré que les musulmans « ont leur code civil, c’est le Coran », mais aussi qu’ils « vivent entre eux, dans les banlieues » en refusant selon lui de vivre « à la française », en « mangeant par exemple du fromage » ou en « plaisantant dans les cafés et en faisant la cour aux jeunes filles ». « Les Français ont été obligés de s’en aller », avait commenté le polémiste, selon qui, le Front national est « trop à gauche du point de vue social » et « pas assez engagé contre le mariage homosexuel ».

L’hypothèse de la déportation des musulmans français

Dans cette interview, Eric Zemmour avait aussi estimé que l’hypothèse de la déportation des cinq millions de musulmans français, bien que « irréaliste », peut se comparer avec « les cinq ou six millions d’Allemands qui ont dû quitter l’Europe centrale après la guerre » ou avec l’expulsion d »‘un million de pieds-noirs » d’Afrique du Nord dans les années 60.

« L’histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 que vingt ans après, un million de pieds-noirs allaient devoir quitter l’Algérie pour rentrer en France? », soulignait-il. Ces propos avaient été repérés et fustigés par Jean-Luc Mélenchon. SOS Racisme et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) avaient notamment porté plainte.

L’Express

La « France sans islam » de Philippe de Villiers: « Un racisme à peine déguisé »

Dans un entretien au magazine Valeurs Actuelles, le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers évoque sa volonté de voir « une France sans islam ». Notre contributeur, l’avocat et directeur du site Cultures&Croyances Asif Arif, met en garde devant le danger que représentent de tels propos.

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Depuis quelques semaines, on sentait une certaine accalmie sur la question tumultueuse de l’islam en France ou l’islam de France. Les médias étaient préoccupés par la montée de Donald Trump et par la question migratoire, sauf Valeurs Actuelles qui, en couverture de son dernier numéro, proposait un entretien exclusif avec Philippe de Villiers évoquant « [sa] France sans islam ».

Lecteur du Coran à ses heures perdues, Philippe de Villiers ne semble pas avoir tiré grand-chose des enseignements fraternels qui en découlent. Au contraire, il semble que ses conceptions moyenâgeuses de la France ont fait résurgence sur son caractère. Bien plus que commenter ses opinions sur l’islam, il s’agit en réalité de penser, aussi intellectuellement que possible, une France sans l’islam.

Viser l’islam, mais pas les musulmans

Ce titre se pose de multiples questions. Que veut-il dire par là? Parle-t-il d’un pays sans mosquée, sans patrimoine culturel oriental? Faut-il s’en baser seulement au Puy du Fou? Comment concevoir une France sans islam mais avec des musulmans? Cela revient étrangement à faire choisir les musulmans entre islam et République, alors que les deux sont compatibles.

La République offre à l’islam une palette de libertés qu’elle ne saurait gérer sans remettre en cause ses fondements: la liberté de conscience et la liberté de religion. Penser un pays comme la France sans islam, c’est rêver, comme Donald Trump, d’une Amérique sans migrants! Outre l’écho populiste que trouve cette affirmation de Philippe de Villiers, elle ne porte que très peu d’intérêt pratique.

Une affirmation illicite

Il est impossible de concevoir une telle France: l’islam fait partie intégrante du patrimoine religieux du pays. Cette sortie fait suite à beaucoup d’autres, toutes preuves d’un racisme à peine déguisé contre les populations immigrées ou nées sur le territoire français et d’origine africaine ou maghrébine.  

Il faut que ces Unes cessent, car elles portent atteinte à notre pacte républicain. Elles sont une atteinte continue à l’un des piliers de notre société, à savoir, la fraternité. Pas un seul discours politique ne fait l’effort de prendre le recul nécessaire et proportionné nécessaire au traitement du fait religieux. Cette hystérie continuelle dans les débats politiques ne peut plus durer.

Elle enlève toute crédibilité aux partis républicains et donne de la force à deux entités redoutées par la République: Daech d’un côté et le Front national de l’autre, l’avers et l’envers de la même pièce. Ils contribuent, tous les deux, à diviser notre société en faisant croître et en montant en épingle nos différences. Il est urgent que la République prenne le dessus et que de tels propos soient sanctionnés, au nom de notre fraternité républicaine.

L’Express

La fausse histoire du «sapin de Noël massacré par des musulmans» en France ou en Suède

Des internautes diffusent une vidéo censée montrer des musulmans détruire un sapin de Noël en France ou en Suède. C’est faux.

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Une vidéo censée montrer des musulmans en train d’attaquer un sapin de Noël a largement circulé sur les réseaux sociaux depuis le début du mois de novembre. Certains internautes et sites Internet d’extrême droite laissent entendre plus ou moins directement qu’elle aurait été tournée en France ou en Suède et la présentent comme une insulte aux coutumes occidentales. Ces images ont en réalité été complètement détournées de leur contexte.

« Voilà le respect […] envers la France et nos coutumes », lit-on par exemple dans un post Facebook accompagné de la vidéo, visionné près de 2 millions de fois depuis le 2 novembre.

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Une autre version, véhiculée par les sites d’extrême droite resistancerepublicaine.eudreuz.info ou lesobservateurs.ch, indique que la vidéo aurait été tournée en Suède, avec les mêmes conclusions : « Eux se permettent de s’attaquer à nos croyances, à nos traditions, à nos coutumes… » 

Cette rumeur a également largement circulé sur les réseaux sociaux aux Etats-Unis. « C’est pour cela que nous ne voulons pas de musulmans en Amérique », s’insurge ainsi cet internaute nationaliste dans un message partagé des milliers de fois sur Twitter.

Ces présentations sont en réalité complètement erronées. La première occurrence de la vidéo que nous avons pu retrouver sur les réseaux sociaux a été publiée le 4 janvier 2016 sur YouTube. L’auteur affirme alors qu’elle a été tournée au centre commercial Mall of Arabia, au Caire (Egypte).

A l’image, on voit une foule bruyante massée autour d’un sapin. Plusieurs personnes grimpent sur celui-ci et lancent des objets. La vidéo s’interrompt au bout d’une minute et trente-six secondes, sans intervention de personnels de sécurité. Le sapin est alors toujours debout et décoré.

Des enfants qui ont enlevé des décorations de l’arbre

Le centre commercial Mall of Arabia du Caire confirme au Monde que cette scène s’est bien déroulée dans son enceinte lors de la période des fêtes de Noël 2015. On nous précise en revanche que l’incident n’est pas allé plus loin que ce que l’on peut voir à l’image :
« Il s’agissait d’enfants qui ne savaient pas ce qu’ils faisaient et notre équipe de sécurité s’en est occupée dès qu’elle les a vus. »
On est donc bien loin du prétendu « massacre » de sapin de Noël par une population hostile aux valeurs occidentales.

Le Monde

États-Unis : Les crimes islamophobes ont augmenté de 67% en 2015

Les crimes haineux contre la communauté musulmane américaine a augmenté de 67 % en 2015, selon les statistiques compilées par le FBI et dévoilées lundi.

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Le nombre de crimes haineux de tout acabit a augmenté de 6,7 % l’année dernière aux États-Unis, tirés à la hausse largement par les crimes islamophobes qui ont augmenté dix fois plus, toujours selon les chiffres de la police fédérale américaine.

Des groupes de défense des droits de la personne se disaient l’an dernier inquiets d’un sentiment anti-musulman grandissant aux États-Unis, et ce avant les attaques de Paris (13 novembre) et de San Bernardino en Californie (2 décembre).

Si ces statistiques ont été compilées durant l’année 2015, elles sont dévoilées dans une période d’inquiétudes croissantes pour les musulmans américains après l’élection à la Maison-Blanche la semaine dernière de Donald Trump, qui a utilisé une rhétorique islamophobe durant sa campagne électorale n’hésitant pas à faire des amalgames entre terroristes et musulmans et proposant même d’interdire temporairement l’entrée des musulmans sur le territoire américain « jusqu’à ce que les élus comprennent ce qui se passe », déclarait-il dans un communiqué diffusé en décembre 2015.

En 2015, 257 incidents anti-musulmans ont été comptabilisés aux États-Unis contre 184 l’année précédente. Il s’agit du deuxième plus haut total d’événements islamophobes depuis 2001, année qui avait connu une hausse marquée du genre après les attentats du 11-Septembre.

Selon le FBI, la hausse en 2015 pourrait être due en partie à une plus grande dénonciation de ces cas par les victimes et à une meilleure prise en charge de ces présumés crimes par les forces de l’ordre, bien que le nombre de corps policiers transférant ses données au FBI aient décliné de 3 % entre 2014 et 2015.

En tout et pour tout, le nombre de crimes haineux est passé de 5479 en 2014 à 5850 l’année dernière, et les crimes motivés par une haine religieuse ont augmenté de 23 % durant la même période. Ce sont les juifs et les institutions judaïques qui demeurent les cibles privilégiées des criminels haineux, alors que les Américains de confession juive sont victimes de 53 % de tous les crimes haineux commis au pays de l’oncle Sam.

Les crimes antisémites ont augmenté de 9 % en 2015.

La Presse

Tourcoing : une croix gammée et «white power» tagués sur le volet de la mosquée

Très mauvaise surprise dimanche pour les fidèles de la mosquée Er-Rhama, installée dans une maison, rue Gambetta. En effet, dans la nuit de samedi à dimanche, ont été taguées sur les volets une croix gammée et une croix celtique représentant le « white power ».

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Selon les représentants de la mosquée, qui ont porté plainte ce lundi matin, du jambon a également été retrouvé sur la porte.

La police scientifique est venue faire les relevés d’usage en fin de matinée, avant que ne soient effacés ces tags nauséabonds.

Les anciens ont été particulièrement choqués après la découverte des tags, dans un contexte difficile pour les musulmans. «  On n’a jamais eu de problèmes jusque-là  », explique un représentant de la mosquée, évoquant peut-être une plaisanterie de très mauvais goût de quelques jeunes manquant (sérieusement) de connaissances et de culture.

La Voix Du Nord

 

L’islamophobie est une «imposture» : L’Observatoire contre l’islamophobie du CFCM cesse le contact avec la Licra

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La Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), au travers de son président Alain Jakubowicz, veut « reprendre le combat contre cette imposture qu’est le concept d’islamophobie »

A ses yeux, « le concept d’islamophobie est un détournement de la lutte contre le racisme antimusulman qui n’a rien à voir avec l’antiracisme ». Ces mots, extraits de tweets publiés samedi 5 novembre, ont été relayés lors du colloque « Faux amis de la laïcité et idiots utiles » organisé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale par le Comité Laïcité et République et la Licra.

Depuis, les critiques pleuvent contre l’organisation antiraciste. L’Observatoire national contre l’islamophobie, rattaché au Conseil français du culte musulman (CFCM) a réagi, mardi 8 novembre, pour dénoncer une « phrase-bombe » de la Licra « qui risque d’ouvrir un fossé entre les différentes composantes de notre pays et de construire un mur, principalement entre les citoyens français de confession ou de culture musulmane d’une part et les citoyens français de confession ou de culture juive d’autre part ». L’instance annonce « cesser, à partir de ce jour, tout échange ou contact avec la LICRA tant qu’elle ne revient pas sur sa position qui a soulevé au sein des associations musulmanes et autres, un tollé général ».

« Il se permet de nier le phénomène réel »

Selon le président Abdallah Zekri, Alain Jakubowicz « n’est plus désormais crédible pour parler du racisme, car il fait une distinction entre les formes de discrimination. Il se permet de nier le phénomène réel et combien (il est) inquiétant. Le président de la LICRA a-t-il oublié que son rôle est de réunir le plus grand nombre de citoyens contre tous les racismes et non de cliver l’opinion et de diviser les différentes communautés culturelles ? ».

 


L’islamophobie est une «imposture» : le président de la Licra fait polémique

Dans une série de tweets postés ce week-end, le président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme condamne le concept d’islamophobie…

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L’islamophobie : réalité ou vue de l’esprit ? Ce week-end, un tweet publié par le président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a mis le feu aux poudres. Sur le réseau social, Alain Jakubowicz appelle à « reprendre le combat contre cette imposture qu’est le concept d’islamophobie ». Des propos qui n’ont pas manqué de susciter la controverse.

Un débat sémantique qui fait débat

Pour le président de la Licra, il faudrait, pour être juste sur le plan sémantique, parler de « racisme anti-musulmans », l’islamophobie n’étant à son sens pas une notion évidente, mais plutôt « un détournement de la lutte contre le racisme anti-musulmans qui n’a rien à voir avec l’antiracisme ».

Si le président de la Licra rejette en bloc la notion d’islamophobie, pour la Ligue des droits de l’homme (LDH), le terme, « bien qu’il provoque un certain nombre de polémiques, est assez largement utilisé et compris dans le débat public, souligne Françoise Dumont, la présidente de l’association. Ce terme est même utilisé par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), qui n’est pas réputée pour sa complaisance ou son impartialité. » D’ailleurs, l’association indique utiliser ce terme : « si cela permet de mieux décrire un certain nombre d’actes violents, discriminants ou stigmatisants à l’égard des Français de confession musulmane, je ne vois pas où est le problème », poursuit Françoise Dumont.

Du côté de l’Observatoire de la laïcité, l’instance placée sous l’autorité de Matignon, on se refuse à « entrer dans un débat sémantique sur l’islamophobie – typiquement français – qui éloigne des véritables problèmes, estime son rapporteur général, Nicolas Cadène. En revanche, il n’est pas question de transiger sur le fait que l’on doit condamner toutes les violences à l’égard des Français au motif qu’ils sont musulmans ».

« C’est jeter de l’huile sur le feu »

Dans le milieu des associations antiracistes, le positionnement d’Alain Jakubowicz passe mal et laisse perplexe. « Dans le contexte actuel, c’est jeter de l’huile sur le feu », regrette Françoise Dumont. D’autant que, pour la présidente de la LDH, « lancer de telles polémiques sur Twitter, où les messages courts sont forcément lapidaires, est totalement inapproprié en général, et en particulier de la part du président de la Licra. Qu’il refuse d’utiliser ce terme est une chose, qu’il se lance dans une polémique sur ce réseau social en est une autre. »

Dans un contexte « extrêmement tendu par rapport à ces questions-là, il faut être conscient qu’il ne faut pas tenir de propos risquant d’attiser davantage les tensions, recommande Françoise Dumont. Depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, la communauté musulmane a été très visée. Quand on est animé par le vivre ensemble, il ne faut pas jouer avec ça ».

Outré par le positionnement d’Alain Jakubowicz, le journaliste Claude Askolovitch lui a fait savoir sa façon de penser sur Twitter.

Pour les défenseurs de la laïcité ou des droits de l’homme, ce débat sémantique ne doit pas nier la réalité des actes antimusulmans ni la souffrance des musulmans de France. Que l’on parle d’islamophobie ou de racisme antimusulman, « la stigmatisation de la communauté musulmane, en particulier des femmes voilées, n’est pas une simple vue de l’esprit, elle est réelle », insiste Françoise Dumont. « De fait, les actes antimusulmans sont en hausse, rappelle Nicolas Cadène. Il faut lutter contre au même titre qu’il faut lutter contre les actes racistes et antisémites ».

20 Minutes

Manifestation du mouvement Islamophobe PEGIDA : il n’y avait qu’un seul participant… l’organisateur

Alors que le précédent rassemblement du mouvement islamophobe PEGIDA à Calais, en février, s’était soldé par l’arrestation d’une vingtaine de personnes qui avaient bravé l’interdiction préfectorale de manifester, le nouveau rendez-vous annoncé samedi par le mouvement n’a pas rassemblé. L’organisateur se serait même retrouvé… seul.

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62% des Suisses estiment que l’islam et les musulmans n’ont pas leur place en Suisse

Une demande de reconnaissance de l’islam comme religion officielle en Suisse est loin de trouver une majorité auprès des citoyens helvétiques, révèle un sondage publié dimanche. 

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Seules 39% des personnes interrogées approuveraient une telle mesure. A la question de savoir s’il est judicieux de placer l’islam au même niveau que le christianisme et le judaïsme en Suisse, 61% des sondés répondent «non» ou «plutôt non», indique une enquête du Matin Dimanche et de la SonntagsZeitung. Dix-neuf pour cent disent «oui» et 20% «plutôt oui».

Une majorité de 62% des Suisses estiment que l’islam n’a pas sa place en Suisse. Trente-huit pour cent pensent le contraire. Pour 80% des Helvètes, les valeurs chrétiennes font partie de l’identité suisse.

Le sondage a été réalisé en ligne en se basant sur 15.617 réponses pondérées selon des variables démographiques, géographiques et politiques. La marge d’erreur est de +/-1,2%.

La Libre

Première mondiale : le Canada vote à l’unanimité une motion condamnant l’Islamophobie

Les gestes islamophobes sont en croissance partout au pays, mais le Forum musulman canadien refuse de baisser les bras et se réjouit de la motion adoptée pour contrer l’islamophobie.

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Vendredi soir, plus de 400 personnes étaient présentes au 9e Banquet de l’organisme du Forum musulman canadien. Parmi les invités on comptait des députés, maires, policiers, le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard et plusieurs activistes. «Il y a tellement de politiciens dans la salle, qu’on pourrait régler plusieurs dossiers», a dit à la blague le chef Picard.

Soutenir la communauté musulmane et prouver leur sincérité de leur démarche pour freiner les crimes à caractère haineux étaient les principales raisons de leur présence.

Première mondiale

Le 26 octobre dernier, une motion pour contrer l’islamophobie a été adoptée à l’unanimité. Selon la porte-parole du Forum musulman canadien, Samah Jebbari, l’adoption par des leaders parlementaires d’une motion pour contrer l’islamophobie serait une première mondiale.

Cette motion tarde depuis 2010, alors que le député bloquiste Réal Nadeau l’avait proposée. Refusée à l’époque, elle a été soumise à nouveau au début du mois d’octobre dernier par le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair. Premièrement refusée par les Conservateurs, puis adoptée à l’unanimité le 26 octobre, après les saccages commis à la mosquée de Sept-Îles.

Pour Mulcair, toute forme de racisme ou de discrimination n’a pas sa place dans un pays comme le Canada. Né dans une famille catholique pratiquante, le respect de toutes les religions était de mise. «J’ai été moi-même élevé avec ces propres valeurs et nous avons élevé nos enfants avec ces mêmes valeurs» a dit le chef du NPD.

Éducation

Pour Samah Jebbari, la haine véhiculée par les islamophobes est alimentée par le manque d’éducation et l’ignorance.

Elle raconte que lors des attentats qui sont survenus à Paris, une enseignante avait discuté avec ses élèves. Pendant cette discussion un garçon s’était retourné et avait dit à une petite fille musulmane: «Hey toi, retourne chez toi !» Pour la jeune fille, retourner chez elle signifiait retourner dans sa maison au Québec et non dans le pays d’origine de ses parents, car elle est née ici. «C’est un exemple d’intolérance dont la victime est un enfant qui ne connaît rien de rien», a souligné madame Jebbari.

Derrière l’écran
Les médias sociaux faciliteraient également à propager la haine. «Avant l’arrivée des médias sociaux, vous n’auriez jamais vu une quinzaine de personnes sur un coin de rue parler contre un groupe ethnique, maintenant on peut facilement retrouver ce même groupe sur les réseaux sociaux», a conclu le chef du NPD, Thomas Mulcair.

Journal De Montreal

La manifestation du mouvement islamophobe PEGIDA annoncée ce samedi interdite

Les militants de PEGIDA France ne pourront pas manifester dans les rues de Calais ce samedi. La préfecture du Pas-de-Calais a pris un arrêté interdisant tout rassemblement de ce vendredi soir minuit jusqu’à samedi minuit à Calais.

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La préfecture s’est basée sur des messages postés sur les comptes Facebook de PEGIDA France et de son président Loïc Perdriel, appelant à un rassemblement à 14 h devant la gare, puis à manifester dans les rues calaisiennes, pour justifier son arrêté. «  La manifestation n’a fait l’objet d’aucune demande officielle  », précise-t-elle.

Cet arrêté concerne également le Groupe antifasciste calaisien qui avait appelé, également sur Facebook, à un rassemblement devant le parc Richelieu à 14 h.

D’importantes forces de police sont prévues pour faire respecter cet arrêté et éviter d’éventuels affrontements. Le 6 février dernier, le mouvement PEGIDA avait déjà manifesté devant la gare de Calais, pour s’opposer à la présence de migrants à Calais. Déjà interdite, la manifestation avait débouché sur une vingtaine d’interpellations, dont celle du général Piquemal.

La Voix Du Nord

2 migrants polonais condamnés à 8 mois ferme pour avoir profané une mosquée et agressé des fidèles

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Londres. Piotr Czak-Zukowski et Mateusz Pawlikowski, tout deux migrants polonais comparaissaient pour leur irruption fracassante dans la mosquée Al-Rahman début octobre, s’en prenant violemment à plusieurs fidèles, hurlant des propos islamophobes et racistes, tout en dispersant du lard sur le sol de la salle de prière.

Conduits derrière les barreaux pour y croupir pendant huit mois, au cours desquels ils auront tout loisir de méditer la portée de leur acte anti-musulmans et le trouble à l’ordre public, aggravé par des motivations religieuses.

«Belhanda n’est plus trop un joueur de foot, il prie beaucoup», Younes Belhanda ulcéré par les propos de RMC

Lors d’une interview accordée à l’Equipe, Younes Belhanda est revenu sur des propos polémiques qu’un journaliste de RMC a tenus concernant sa pratique religieuse. L’international marocain a dû attendre presque trois mois avant de réagir. Les détails.

Au mois d’août dernier, le journaliste Daniel Riolo avait déclaré sur les ondes de RMC que Nice a fait une « grosse erreur » en recrutant Younes Belhanda. « Belhanda n’est plus trop un joueur de foot. Il a un peu vrillé. Je ne sais pas si c’est encore un joueur de foot. Bref, il prie beaucoup quoi. Il est parti dans un autre monde », a lancé le journaliste.

Pour répondre, le Lion de l’Atlas a saisi l’occasion de l’entretien accrodé à l’Equipe pour éclaircir les choses. « C’est petit. Pourquoi parler de ça alors que je suis footballeur ? », demande Belhanda, avant de poursuivre: « Je suis musulman. Quel est le rapport ? Je suis quoi ? Terroriste ? Je suis musulman, je pratique l’islam, quel est le rapport ? »

Sport

Extrême droite : le député islamophobe Geert Wilders jugé après 6 400 plaintes pour incitation à la haine raciale

Le procès du controversé député néerlandais Geert Wilders pour discrimination et incitation à la haine s’est ouvert lundi matin, en son absence, à quelques mois des élections législatives.

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Le député d’extrême droite néerlandais Geert Wilders change de tactique : il a annoncé qu’il serait absent du procès qui lui a été intenté, suite au dépôt de quelque 6 400 plaintes, pour discrimination, incitation à la haine et insultes. Les audiences prévues – une douzaine au total – devaient commencer lundi 30 octobre, dans un tribunal hautement sécurisé de Schiphol.

Alors qu’il se présentait jusque-là comme l’apôtre de la « parole libre » et devait, pensait-on, utiliser ce procès pour défendre son projet anti-immigration et anti-islam, le dirigeant du Parti pour la liberté (PVV) a indiqué qu’il serait seulement représenté par son avocat. Le ministère public pourrait toutefois exiger sa comparution s’il la jugeait indispensable.

M. Wilders dénonce le « procès politique » qui lui a été intenté et entend seulement s’expliquer devant ses collègues du Parlement de La Haye. Il affirme, en outre, que ce qui lui est reproché – vouloir « moins de Marocains » aux Pays-Bas – figure depuis longtemps dans le programme de son parti. Dans une lettre diffusée vendredi 28 octobre, il écrivait :

« C’est mon droit et mon devoir, en tant qu’homme politique, de parler des problèmes de notre pays. » 

« Je n’ai rien dit de mal, des millions de Néerlandais – 43 % de la population – veulent moins de Marocains, poursuit l’allié du Front national au Parlement européen. Pas parce qu’ils détestent les Marocains ou veulent qu’ils quittent tous le pays, mais parce qu’ils en ont assez de la terreur que font régnertellement de Marocains. » Ce qu’il a rappelé lundi matin avant l’ouverture de son procès dans un message en néerlandais et en anglais diffusé sur Twitter : « Les Pays-Bas ont un mégaproblème avec les Marocains. Se taire à ce propos est lâche. » Une sorte de pied-de-nez au tribunal, qui a indiqué qu’il rendrait son arrêt le 9 décembre.

« Figure carnavalesque »

Le procès porte, en fait, sur des propos tenus en mars 2014, à La Haye. M. Wilders avait demandé à ses militants s’ils voulaient « plus ou moins de Marocains dans (leur) ville et aux Pays-Bas ». Face à une foule scandant « Moins ! Moins ! Moins ! », il avait répondu en souriant : « Nous allons nous en charger ».

Acquitté lors d’un autre procès pour racisme, en 2011, le dirigeant populiste n’a, en tout cas, pas changé de cap. Au cours des derniers mois, il a répété que son objectif était de faire fermer toutes les mosquées des Pays-Bas et interdire le Coran. Cela lui a attiré les foudres de tous les partis, mais pas la disgrâce des électeurs potentiels : des sondages organisés en vue des législatives, qui auront lieu en mars 2017, affirment que le PVV reste la première formation du pays, devant le parti libéral du premier ministre Mark Rutte.

Il apparaît toutefois de plus en plus improbable que la formation populiste de M. Wilders puisse arriver un jour au pouvoir, même si son chef, qui se voit premier ministre, affirme l’inverse. Tous les partis rejettent désormais l’idée de gouverneravec lui. M. Rutte avait tenté de bâtir, en 2010, une coalition soutenue de l’extérieur par M. Wilders. Il a dû rapidement constater son erreur.

Le dirigeant du PVV encourt une peine maximale de deux ans d’emprisonnement, une amende de plus de 20 000 euros ou un peine de travaild’intérêt général. « S’il est acquitté, comme la première fois, cela renforcera certainement sa popularité, mais s’il est jugé coupable, cela découragera les gens de voter pour lui », a expliqué à l’AFP Meindert Fennema, auteur d’une biographie (non traduite) du dirigeant.

« Le PVV est un parti protestataire et sa chance de revenir au pouvoir m’apparaît nulle, écrit quant à lui l’historien et commentateur Maarten van Rossem. Wilders n’est plus un politique sérieux, mais seulement une figure carnavalesque, ce qu’il a, en fait toujours été. Cela n’empêche pas que l’on doive se demander d’où vient la colère qui anime ses supporteurs. »

Le Monde