Tenues islamiques : une militante anti-racisme appelle au boycott d’Elisabeth Badinter

La philosophe s’est élevé samedi contre la « tenue islamique ». Pour une militante, « on ne peut pas se baser sur les fantasmes d’une femme clairement islamophobe ».

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Polémique autour des tenues dites « islamiques ». Après la ministre du Droit des femmes, Laurence Rossignol, c’est au tour d’Elisabeth Badinter d’estimer « qu’on ne peut pas défendre le port du voile et se dire féministe ». La philosophe appelle au boycott des enseignes qui en font un commerce comme H&M, Uniqlo ou encore Dolce & Gabbana. Au micro d’Europe 1, dimanche matin, Siham Assbague, militante anti-racisme, appelle, elle aussi au boycott mais d’Elisabeth Badinter.Elle « assume son islamophobie »« J »invite les médias à boycotter Elisabeth Badinter« , glisse la militante anti-racisme, créant une sorte d’effet miroir. La jeune femme s’insurge : « Elisabeth Badinter distribue des bons points en matière de féminisme. Il y a les mauvaises et les bonnes, ça devient ridicule. Qu’est-ce qu’elle y connaît ? On ne peut pas se baser sur les fantasmes d’une femme qui est clairement islamophobe et qui assume en plus son islamophobie« , lâche la militante.

« Il n’y a pas une seule manière d’être féministe ». La jeune femme regrette que la notion de féminisme soit aujourd’hui « dévoyée ». « Comment ça les féministes musulmanes restent à la maison ? Il y a des femmes aujourd’hui en France qui ont décidé, musulmanes ou non, d’être au foyer. C’est leur choix. Il y a des femmes qui travaillent, qui sont étudiantes, qui font d’autres choix. Il n’y a pas une seule manière d’être féministe, d’être libre contrairement à ce que l’on veut nous imposer. » La jeune femme ne comprend pas non plus « l’obsession française sur les marques ou les vêtements des musulmanes. » 

Europe 1

Deux filles voilées agressées par 5 personnes dans la rue à Bucarest

Un enquête pénale a été ouverte aujourd’hui à Bucarest après l’agression mercredi, sur un boulevard fréquenté de la capitale, de deux musulmanes qui portaient le voile, une première selon la police. 

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« Les deux adolescentes ont été accostées sur la Calea Mosilor par un groupe de cinq personnes inconnues, qui leur ont arraché leur voile du visage et les ont agressées physiquement en leur tirant les cheveux« , indique un communiqué du parquet du 2e arrondissement de Bucarest. Les deux victimes n’ont pas eu besoin de soins médicaux et n’ont pas déposé plainte.

« C’est la première fois que je rencontre ce genre de situation à Bucarest », a expliqué à l’AFP un responsable de la police de Bucarest, en parlant du caractère religieux de l’agression. Les agresseurs, trois garçons et deux filles, étaient âgées de 16 à 18 ans, selon le témoignage des deux victimes. L’association des soeurs musulmanes de Bucarest s’est déclarée profondément inquiète et a accusé les médias de faire l’amalgame entre « terroristes et simples musulmans », dans un communiqué.

Sur ses vingt millions d’habitants, la Roumanie compte 65 000 musulmans, principalement d’origine tatare et turque. Ils sont dans leur grande majorité installés sur les bords de la Mer Noire depuis plusieurs générations.

Le Figaro

« Nègres » « voile » l’humoriste Kevin Razy réagit « Les nègres commencent à fatiguer »

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Hypersexualisation, attentats, racisme… Kevin Razy fait de l’actualité le coeur de ses sketchs, mais aussi de ses coups de gueule. Aujourd’hui, l’humoriste a dévoilé une nouvelle vidéo sur sa page Facebook dans laquelle il exprime sa colère, mais aussi sa lassitude.

« Ça commence à fatiguer là un peu le manque de respect qu’on a pour la communauté noire en France.

C’est incroyable quand même, en France, on est dans un pays où on peut traiter une ministre qui vient d’Outre mer de singe et lui lancer des bananes sans que personne ne monte au créneau, où on peut utiliser le mot nègre dans le plus grand des calmes à la télévision, sans que la personne derrière ne soit inquiétée. ».

Vous l’aurez compris, l’humoriste fait ici référence au dérapage de Laurence Rossignol sur les « nègres », qui a également suscité la colère de Jhon Rachid.

Pour rappel, la ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes a fait le rapprochement entre le port du voile par les musulmanes et l’esclavage, suscitant ainsi la polémique. « On n’est pas à l’abri que le mot bamboula revienne à la mode », s’exprime-t-il, revenant ensuite sur l’excuse que la ministre a donné et qu’il considère comme « une excuse de merde » :

« Le mot nègre est un mot péjoratif qui ne s’emploie plus que pour évoquer l’esclavage en référence à l’ouvrage abolitionniste de Montesquieu. », se justifiait-elle. « On dirait Nadine Morano qui se justifie en parlant de De Gaulle. (…) Excusez-moi madame la ministre, mais là c’est première à droite, porte à gauche, ça dégage. », lui balance-t-il sans détour.

« Mais respectez-là un peu ! », lance-t-il en parlant de la communauté noire en France. « ça suffit les sorties, les dérapages à outrance. Là je préfère vous le dire, les nègres commencent à fatiguer ».

Melty

Mode islamique : Aïda Touihri dénonce l’approche colonialiste du sujet

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 Une partie de l’émission Le Grand 8 du jeudi 31 mars a été consacrée par un débat autour de la « mode islamique » après les propos de Laurence Rossignol. Les chroniqueuses se sont livrées à une passe d’armes pendant près de dix minutes. Deux camps se distinguaient très rapidement : Hapsatou Sy et Aïda Touihri d’un côté, et Roselyne Bachelot et Elisabeth Bost de l’autre.

Hapsatou Sy a défendu l’aspect universaliste de la mode sensée répondre aux envies des femmes au Sénégal, en Inde ou ailleurs. Elisabeth Bost lui a répondu expliquant que la mode devait « libérer les femmes ». Roselyne Bachelot a, quant à elle, mis en garde contre la banalisation d’une démarche « qui n’est pas marquée par la liberté ».

En face, Aïda Touihri estime qu’on ne laisse pas les femmes voilées s’exprimer sur le sujet. « Il y a une approche colonialiste du problème. (…) j’invite nos téléspectateurs et téléspectatrices à lire les témoignages de ces femmes parce qu’autour de cette table, il n’y en a pas qui parle ».

La journaliste ajoute qu’« aujourd’hui, en France, porter un voile, ce n’est pas facile quand vous vous faites insulter, agresser », avant de regretter que les féministes ne prennent pas plus la défense de ces femmes. Un débat que la présentatrice Laurence Ferrari a préféré clore en montrant aux téléspectateurs, sans commentaires, le dessin de Plantu caricaturant les femmes voilées en terroristes.

SaphirNews

« Nègres » « franco-musulmans » le parti communiste dénonce les propos de Laurence Rossignol

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L’épisode de la déchéance de la nationalité  à peine refermé,  le mauvais feuilleton aux relents racistes continue : Ce mercredi 30 mars,  interrogée sur des maisons de mode qui commercialisent des voiles ou des foulards sur BFMTV, Laurence Rossignol, ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes a comparé les femmes qui choisissent de porter le voile aux « nègres américains qui étaient pour l’esclavage » en inventant, au passage, une nouvelle bi-nationalité : les franco-musulmans comme s’il existait des franco-juifs ou des franco-protestants.

Quelle ironie d’entendre  de telles paroles d’une des fondatrices de SOS Racisme et alors que le gouvernement vient de lancer la campagne « Tous Unis Contre la Haine ?

Est-ce digne et juste venant d’une Ministre de la République qui se dit soucieuse de la condition des femmes musulmanes ?

Affirmer que la traite négrière, cet asservissement reconnu comme crime contre l’humanité ait pu se faire avec le consentement des victimes relève du négationnisme. Quelle terrible insulte  pour des millions d’hommes, de femmes, d’enfants déportés, tués en masse et soumis aux travaux forcés ?

Quelle terrible comparaison pour ces femmes traitées une fois de plus en objets et non en sujets. La stigmatisation, la diabolisation des musulmans encore et encore !

Il est urgent que cela cesse !

Parti Communiste Français

 

L’homme qui avait placé une bombe factice devant une mosquée a été arrêté

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Le 27 décembre 2015, un homme a déposé un colis suspect devant la mosquée Al Buraq à Malines. Dans une boîte orange l’individu avait placé un lecteur de cassette entouré de câbles et des rubans adhésifs.

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Après l’avis de recherche que nous avons aussi relayé (Avis de recherche d’un homme ayant placé une bombe factice devant une mosquée) l’homme a été appréhendé et entendu par la police.

Il a reconnu les faits et dit avoir agi suite aux attentats de Paris. L’homme de 57 ans vivant à Malines a un casier judiciaire vierge et dit regretter son geste.

Le parquet a décidé de le relâcher après l’avoir entendu, mais l’homme sera quand même suivi par le parquet

Islamic Events

Une femme voilée rouée de coups par 4 hommes suite aux attentats de Bruxelles

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Soumaya dit avoir été victime d’une attaque raciste, mardi à Willebroek.

Soumaya en était encore choquée, hier après-midi, au moment de témoigner. Quelques larmes et surtout la volonté de raconter son inacceptable agression, qui s’est déroulée devant témoins. Selon elle, quatre hommes qui ne se connaissaient pas ont allié leurs forces pour la frapper. Avec à la clé, une incapacité de travail, assez importante, de 7 jours.

Il est 15h50, mardi, quand Soumaya Aouami Regragi, une Belge 37 ans, sort du supermarché Delhaize de la chaussée de Termonde, à Willebroek, la commune où elle est propriétaire d’une maison. Avec ses deux jeunes sœurs, cette employée, voilée, se dépêche de ranger ses courses avant d’aller chercher ses deux enfants à la garderie.

La suite, elle la raconte :

« Un homme dans une berline, peut-être une Opel, s’approche tout près de moi. Il a une cinquantaine d’années. Je lui fais signe de s’écarter. Alors il fait vrombir son moteur et me touche légèrement à la cuisse. Je suis excédée et donne un coup sur le capot avec ma pochette. Il sort alors de sa voiture, on s’insulte mutuellement et on se crache dessus. Il me traite, en français, de ‘sale macaque, sale bougnoule« , décrit-elle. La situation, déjà gênante, n‘a pas encore dégénéré en violences physiques.

C’est alors que, selon la victime et ses deux sœurs, trois autres hommes, également âgés de la cinquantaine, sortent de leurs voitures respectives et interviennent. « L’un d’eux, qui conduisait une Austin Mini, m’attrape à la gorge et serre sa main. Pendant ce temps, un autre me donne des coups de poing sur la tête. »

Il a fallu, selon les témoins, qu’un jeune homme lâche ses courses et crie aux quatre hommes d’arrêter de frapper une femme, à quatre contre un. Le conducteur de la Mini aurait ensuite, toujours selon la victime, fait le signe de la moustache d’Hitler avec deux doigts, sous les félicitations de sa compagne.

La zone de police Willebroek-Mechelen a confirmé hier le dépôt de plainte et indique que l’enquête est en cours. Aucune arrestation n’aurait encore eu lieu.

Dh Be

L’extrême droite allemande appelle a fermer et à interdire toutes les mosquées

L’aile droite du département bavarois du parti eurosceptique Alternative pour l’Allemagne (Alternative für Deutschland, AfD) a préparé un rapport où elle appelle à « mettre fin à l’utilisation et à la construction des mosquées ».

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Ce document de 45 pages est un projet additionnel au programme qui sera discuté lors du congrès du parti qui se tiendra fin avril 2016, rapporte le journal allemand Die Welt.

Le parti AfD se dit une force politique critique envers l’islam. Selon les auteurs du projet, « l’islam n’a rien à voir avec l’Allemagne » et « le mosquées servent non seulement à la prière commune, mais aussi à la diffusion des enseignements de cette religion, basés sur l’élimination de notre ordre juridique ».

« L’islam se dirige vers l’hégémonie mondiale et est présent dans 57 des 190 pays du monde », affirment les auteurs du projet, qui exhortent à corriger l’article de la Constitution qui porte sur la liberté de conscience.

« Les créateurs de la constitution n’ont pas pris en compte les religions dont les adeptes appellent à commettre des crimes et à tendre vers l’hégémonie mondiale », précisent les auteurs du projet.

Cependant, le chef du département bavarois du parti Petr Bystron a pris ses distances avec ce document. D’après M.Bystron, il s’agit d’un projet alternatif, car beaucoup de membres du parti ne sont pas d’accord avec la ligne de ses dirigeants.

Sputnik News

Deux têtes de porc accrochées sur le portail de la résidence de l’ambassadeur du Maroc

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Deux têtes de porc sur les grilles de la résidence de l’ambassadeur du Maroc, Chakib Benmoussa, située à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Ce sont les membres du service de sécurité de l’ambassadeur qui auraient vu les premiers les têtes des animaux, vers 9 heures, rapporte Le Parisien.

Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman (CFCM) et du Rassemblement des musulmans de France (RMF), fédération de mosquées liée au Maroc, a dénoncé de son côté « une ambiance malsaine, où les musulmans font l’objet d’actes de stigmatisation ». 

Plusieurs mosquées ont fait l’objet de profanations à la tête de porc ces dernières années, notamment à Montauban, Besançon, Liévin ou dans la banlieue de Dijon.

L’Express

Plantu compare la mode islamique au terrorisme

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La caricature du dessinateur Plantu, mettant côte à côte une musulmane voilée et une autre portant une ceinture d’explosif, a déclenché une vague de commentaires indignés sur les réseaux sociaux.

Au lendemain de la Une polémique de Charlie Hebdo sur les attentats de Bruxelles et quelques heures seulement après le dérapage de la ministre Laurence Rossignol -qui a évoqué « des nègres pour l’esclavage » pour expliquer que des femmes portent le voile-, c’est cette fois Plantu qui a déclenché une vague de commentaires indignés.

En cause, une caricature du dessinateur publiée ce mercredi sur son compte Twitter. Sur ce dernier, deux femmes voilées, dont l’une portant une ceinture explosive, accompagnées du titre « Dolce & Gabbana lance une collection de hidjabs, à quand la fashion ceinture? ». Sur la gauche, une femme cheveux au vent, une larme à l’oeil.

L’Express

Le CRAN dénonce les propos racistes, islamophobes et sexistes de Laurence Rossignol

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Le CRAN a été interpellé ce jour par une avalanche de messages d’internautes concernant Laurence Rossignol. En effet, interrogée sur RMC, la ministre de la famille, de l’enfance et des droits des femmes a estimé que les musulmanes qui choisissent de porter le voile étaient comparables aux « nègres afri… américains qui étaient pour l’esclavage ».

La ministre a commis selon le CRAN une quadruple faute. Premièrement, l’usage du mot nègre, personne ne l’ignore, est tout à fait injurieux aujourd’hui, sauf dans certains contextes très particuliers, militants et revendicatifs, lorsque Aimé Césaire, par exemple, affirme : « Nègre je suis, nègre je resterai ». En dehors de ces contextes, le mot « nègre » est évidemment une insulte raciste, tout le monde le sait.

Deuxièmement, en évoquant les « nègres afri… américains qui étaient pour l’esclavage »,  Laurence Rossignol s’est comportée comme les antisémites qui passent leur temps à affirmer que certains Juifs ont collaboré avec les Nazis, voire étaient dans la Wermach. On ne connaît que trop ces stratégies rhétoriques abjectes qui visent à rendre les victimes d’un crime contre l’humanité responsables de leur propre malheur.

Troisièmement, en faisant l’amalgame entre les femmes qui sont forcées de porter le voile intégral et celles qui choisissent librement de porter le foulard islamique, la ministre a fait comme si La-Femme-Musulmane était en soi un être incapable d’intelligence et de libre arbitre, révélant ainsi le caractère sexiste de sa réflexion, ce qui est fâcheux pour une ministre des droits des femmes. En outre, le propos apparaît évidemment comme une affirmation islamophobe, quatrième grief reproché à Laurence Rossignol, ce qui fait tout de même beaucoup, il faut le reconnaître.

Louis-Georges Tin, président du CRAN, a réagi à ces propos en ces termes : « Si la ministre est un jour invitée à rencontrer Barack Obama, ce qui heureusement pour nous a peu de chances d’arriver, dira-t-elle :  »Hello, Negro » ? Le gouvernement vient justement de lancer une campagne dont le slogan est  »le racisme, ça commence par des mots ». Cela est fort bien dit, et c’est pourquoi nous demandons la démission immédiate de Laurence Rossignol ».

En outre, la ministre a affirmé que « nous avons le devoir de garantir à tous ceux qui vivent en France, et aux Franco-musulmans, qu’ils y vivent bien ». Le CRAN s’interroge sur ces « Franco-musulmans ». « Je connaissais les Franco-Algériens, les Franco-Marocains, les Franco-Sénégalais, mais je n’avais jamais rencontré de Franco-musulmans, a commenté Louis-Georges Tin. Peut-être s’agit-il de Français originaires de  »musulmanie » ? Nicolas Sarkozy nous avait appris le concept de « musulmans d’apparence », maintenant nous découvrons les « Français d’origine musulmane ». Décidément, sur les musulmans, grâce à nos dirigeants, on en apprend tous les jours » a ajouté le président du CRAN.

Quoi qu’il en soit, le CRAN a saisi le CSA sur ce dossier, dans la mesure où Jean-Jacques Bourdin, comme Elice Lucet dans l’affaire Guerlain en 2010, n’a pas du tout réagi à ce dérapage. Or l’exigence de maîtrise de l’antenne, telle qu’elle figure dans le contrat signé par RMC avec le CSA, implique que le présentateur réagisse en pareil cas.

En outre, le CRAN a saisi le Procureur de la République sur la base de la loi de 1881 et de la loi Taubira, pour dénoncer cette atteinte à la mémoire et à la dignité des personnes d’ascendance africaine.

Enfin, le CRAN, qui représente officiellement Jesse Jackson en France, a commencé à discuter de cette affaire avec les associations africaines-américaines, qui ont apprécié le propos, et qui sont d’ores et déjà curieuses de savoir quelle sera la réaction du président de la République française concernant les propos de sa ministre sur les « nègres américains qui étaient pour l’esclavage ».

Conseil Représentatif des Instituons Noires

 

« Laurence Rossignol réécrit l’histoire de manière odieuse et l’utilise contre des femmes ! »

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Les propos tenus par la ministre des Droits des femmes, comparant les femmes qui portent le voile aux « nègres américains qui étaient pour l’esclavage » suscitent l’indignation sur les réseaux sociaux, où a émergé le hashtag #RossignolDemission.

Sur Twitter, les internautes ont vivement réagi et ce, à plusieurs titres. Tout d’abord, l’emploi du mot « nègre », hérité du colonialisme et appartenant au champ lexical raciste, dans la bouche d’une des fondatrices de SOS Racisme, alors que le gouvernement a récemment lancé la campagne « Tous Unis Contre la Haine ».

La ministre Laurence Rossignol s’est ensuite défendue auprès de Buzzfeed d’avoir employé ce terme en référence à Montesquieu… relançant d’autant plus les critiques.

De l’indignation à la démission ?

Autre motif d’indignation, la comparaison entre les femmes voilées et une forme d’esclavage volontaire, qui relativise de ce fait la liberté de se vêtir comme chacun souhaite. Pour dénoncer ce jugement, certains Twittos se sont notamment appuyés sur des exemples de femmes voilées très respectées, comme Latifa Ibn Ziaten, mère d’Imad, militaire et première victime de Mohamed Merah en 2012, récompensée par John Kerry mardi à Washington pour son action contre la radicalisation des jeunes. Ou encore Mariam al-Mansouri, pilote de chasse des Émirats arabes unis qui se bat contre l’État islamique.

Certains ont rapidement demandé la démission de la ministre via le hashtag #RossignolDemission. Sihame Assbague, porte-parole du collectif « Stop le contrôle au faciés » a fait savoir qu’une pétition allait être créée pour réclamer le départ de la ministre nommée en février 2016 à la tête du ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, dont l’appelation avait elle aussi créé la polémique.

D’autres invitent également à interpeller le CSA ou encore harceler le standard du ministère.

Ramy, chauffeur RATP, menacé de mort: “On viendra dans les banlieues pour vous égorger”

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Depuis près de 9 ans, Ramy*, à la barbe apparente, se rend chaque jour à la RATP en tant que chauffeur de bus. En près d’une décennie de carrière, jamais Ramy, avant ce 10 mars 2016, n’aurait imaginé qu’une haine aussi aveugle et gratuite puisse se diriger contre lui.

Au moment de démarrer à Gare-Saint-Lazare, Ramy entend un passager du bus qui commence à se plaindre de l’attente. Les commentaires s’expriment avec une véhémence et une hostilité grandissante.

Ramy lui demande de bien vouloir garder ses commentaires. Ce à quoi lui répond le passager Vous me connaissez pas, ne me parlez pas, avant de revenir à la charge: vous verrez dans un an, elle va vous redresser”. Ramy reste silencieux. 10 minutes plus tard, l’individu, descend par les portes arrières.

L’homme ne s’arrête pas à cette évasive menace, puis s’empresse de marcher jusqu’au niveau de la porte-avant pour préciser, enfin, le fond de sa pensée:

Vous verrez dans un an quand Marine Le Pen va passer, on viendra dans les banlieues pour vous égorger”.

L’individu s’éloigne, visiblement satisfait d’avoir extériorisé sa haine.

Ramy s’immobilise et déclenche l’alarme discrète, tendu, il ne se sent pas bien. Une voiture secteur intervient et ramène le bus au dépôt. Après ce premier choc, Ramy doit désormais se confronter à l’indifférence générale des passagers: au moment de demander qui accepterait de témoigner de la scène qui vient de se produire, absolument personne ne réagit.

Ramy est allé au commissariat pour déposer plainte. Il a ensuite contacté le service juridique du CCIF qui l’aidera dans ses démarches juridiques.

10 jours après l’agression verbale dont a été victime Ramy, le mouvement “Printemps Républicain”, rassemblant des personnalités se réclamant « de gauche », relayait le discours suivant lors de son lancement:  “Dans le nord de Paris, il y a une ligne de bus où il est difficile de rentrer si on est pas barbu” #PrintRep:

Après enquête par des journalistes, il s’avérait que c’était une pure polémique sans fondement, comme tant d’autres émergeant cycliquement dans le paysage public français, visant le plus souvent des migrants, des Noirs, des Roms ou des Musulmans.

Pour Ramy, c’est au contraire parce qu’il a été identifié pour son apparence, et notamment sa barbe, qu’il craint désormais de se rendre quotidiennement sur son lieu de travail en tant que chauffeur de la RATP.

*Le prénom est fictif.

Collectif Contre l’Islamophobie

Avec Laurence Rossignol, on entre dans l’idéologie de « Ton corps m’appartient »

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Après le droit individuel et l’égalité pour tous, voici venu le temps du bonheur pour tous que nous promet le transhumanisme.

Alors qu’elle n’était pas encore ministre « des Familles », Laurence Rossignol avait affirmé sur un plateau de télévision que les enfants n’appartenaient pas à leurs parents, une évidence, mais à l’État.

Pour beaucoup, ce n’était guère une surprise. On reniflait déjà l’idéologie qui traînait sa guenille un peu partout en France, mais peut-être pensions-nous, là, qu’il ne s’agissait que du moyen d’arracher la personne à ses racines pour mieux la déconstruire, alors que leur ambition dépassait largement la simple acquisition de notre esprit.

Après la défense d’un droit biaisé – celui de son corps -, prenant bien soin de confisquer tout débat, voici venu le temps de la promotion d’un autre droit : celui du corps d’autrui.
Les sujets changent, pas la stratégie : ils s’érigent en défenseurs d’une liberté absolue pour mieux nous la confisquer, prenant soin de déconstruire au passage les fondements de notre société.
Ils ont commencé par l’esprit, ils attaquent notre chair. Ce n’est plus « mon corps m’appartient » mais « ton corps m’appartient ».
La possibilité de choisir a cédé sa place à l’obligation de ne plus choisir. Ce sont les quotas d’avortement obligatoires glissés dans la dernière loi de Santé que l’on impose aux agences régionales de santé.
Ce sont les promoteurs de la GPA, dont certains de nos ministres qui font leurs tours de France pour vendre le ventre de leurs esclaves, promettant aux uns d’arrondir leurs fins de mois (tout en affichant leur combat contre le libéralisme économique), aux autres d’assouvir leurs besoins d’enfants.
Ce sont ces pétitions des vieilles cannes télévisuelles qui réclament le droit à mourir pour les autres, alors qu’elles-mêmes s’arc-boutent à leur vie médiatique, parfois même jusqu’à l’acharnement thérapeutique.
En appliquant l’idéologie de la déconstruction jusqu’à s’octroyer le droit de vivre ou de mourir, l’ère du progrès pour aider apparaît chaque jour davantage comme un darwinisme d’État, dans une société où le faible est vite considéré, pour son bien, comme sacrifiable.