Alexandre Gabriac, l’ex-leader des Jeunesses nationalistes, condamné à 2 mois de prison

Alexandre Gabriac jeunesses nationalistes condamné

La condamnation d’Alexandre Gabriac a été confirmée en appel. L’ancien leader des Jeunesses nationalistes, groupuscule d’extrême droite dissous en 2013, écope de deux mois de prison pour avoir organisé une manifestation interdite en 2012 à Paris.

En revanche, le tribunal n’a pas confirmé les 4 000 euros d’amende prononcés en première instance, en mars 2015. Cinquante-sept personnes avaient été interpellées le 29 septembre 2012 après une tentative de rassemblement sur le parvis de Notre-Dame de militants qui entendaient protester contre les « zones de non-droit » et le « racisme anti-blanc », à l’appel des Jeunesses nationalistes. Cette manifestation avait été interdite par la préfecture de police de Paris.

Fin avril 2013, le tribunal correctionnel de Paris avait déjà condamné à une amende de 5.000 euros Yvan Benedetti, ancien président du groupuscule pétainiste « L’oeuvre française », également dissous en 2013, pour avoir participé à cette manifestation.

Les mouvements « Jeunesses nationalistes » et « L’oeuvre française » ont été dissous en juillet 2013 dans la foulée de la mort à Paris du militant antifasciste Clément Méric lors d’une bagarre avec des militants proches d’un autre mouvement d’extrême droite, « Troisième voie », qui a également été dissous.

Ouest France

Menace de mort et inscription nazie, le local du Parti Communiste de Biganos tagué

le-mur-du-local-tague_3900387_1000x500

Le local du Parti communiste français du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre a été tagué dans la nuit de jeudi à vendredi à Biganos

« Mort au PCF 1488 », voilà l’inscription que les les militants du Parti communiste français (PCF) du bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre ont découverte ce vendredi matin sur les murs de leur local à Biganos.

Le nombre 1488 étant un signe de ralliement xénophobe pour les nazis. « Les communistes du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre appellent à un rassemblement, ce samedi 25 juin à 11 heures, devant le local, 61 bis, avenue de La Libération, afin de dénoncer et condamner cet acte à caractère fasciste.

« Lancer une menace de mort est extrêmement grave et dangereux », explique Danielle Trannoy, la secrétaire de section en précisant qu’une plainte avait été déposée.

Sud Ouest

Euro 2016 : 11 hooligans espagnols arborant des insignes néo-nazis expulsés à Nice

1417883083_251007_1417897192_noticia_normal

Après un groupe de supporters russes, ce sont maintenant des Espagnols qui sont reconduits à la frontière.  Les Espagnols, originaires de différentes régions, devaient regagner l’Espagne en avion lundi, après un passage en centre de rétention, a précisé à l’AFP le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre.

Quatre d’entre eux auraient porté des coups à un gérant de supérette du Vieux-Nice qui refusait de leur vendre de l’alcool vendredi dernier. Ils seront convoqués devant le tribunal correctionnel de Nice à l’automne pour « vols avec violence et en réunion ».  Les 11 hommes avaient été interpellés vendredi après-midi, quelques heures avant le match Espagne-Turquie (3-0), avec l’aide de six policiers espagnols spécialisés dans les hooligans.

Les Espagnols très tatoués – l’un d’eux arbore une croix gammée, d’autres des portraits de dignitaires nazis comme Hitler ou Goebbels – semblent faire partie d’une mouvance ultra espagnole d’extrême-droite, a estimé la justice.  La vente d’alcool à emporter est interdite dans la ville les veilles et jours de match en vertu d’un arrêté préfectoral.

Ouest France

Saccages, agressions, menaces… l’étrange impunité dont bénéficie l’extrême droite a Aix

ece1cd09425709abfe91cdacd0ff5faa_XL

Des partis et mouvements de gauche et de défense des droits de l’homme s’inquiètent de l’absence de réponse judiciaire aux exactions de l’Action française

L’argument vaut un direct du gauche bien placé : « Si des syndicalistes mènent une action dans les locaux d’une organisation politique ou contre un siège social, cassent du matériel et cognent sur les gens, le quart d’heure d’après, ils sont en taule. »

C’est Luc Foulquier, du Parti communiste français (PCF) d’Aix-en-Provence, qui l’a asséné hier matin. Avec d’autres représentants d’associations et d’organisations syndicales et politiques locales – la Fédération syndicale unitaire (FSU), le Parti socialiste, la Ligue des droits de l’homme, Ensemble, Partit occitan – ils s’inquiètent de l’absence de réponses judiciaires aux exactions de l’Action française (AF).

Les diverses plaintes déposées contre ce groupuscule d’extrême droite n’ont toujours pas abouti. « Nous sommes dans une situation stupéfiante du point de vue du droit, estime David Tessier, de la FSU. C’est comme si l’extrême droite bénéficiait ici d’une forme d’impunité. »

Mais qu’est-il reproché à cette organisation royaliste très proche du Front national ? Rien moins que des rassemblements fracassants, une tentative d’incendie, des menaces de mort et des distributions de coups.

En novembre 2014, ses membres ont fait irruption dans les locaux aixois du PCF et blessé un militant des Jeunes communistes qui portera plainte – laquelle semble être toujours en cours de traitement (lire ci-dessous).

En décembre 2015, une conférence sur la montée de l’extrême droite est perturbée à l’Institut d’études politiques d’Aix. Puis c’est la cérémonie des voeux du député socialiste Jean-David Ciot qui est la cible d’une quinzaine de militants d’AF en janvier dernier. Enfin, mi-mai, les locaux du PCF d’Aix ont de nouveau été attaqués.

« Nous avons écrit au procureur de la République, mais nous n’avons pas eu de réponse », confie Rémy Jean, du mouvement Ensemble. En attendant, « au marché, quand ils vendent leur torchon (journal, Ndlr), ils crient ‘Mort à la juiverie internationale !' », soutient David Tessier.

La Provence

La triple parenthèse, le langage codé de l’extrême droite antisémite sur le Web

la-triple-parenthese-arme-sournoise-et-codee-des-antisemites-sur-le-web,M344459

Un curieux symbole, ((())), adopté dans les tweets et les commentaires de certains internautes, pullule sur les sites américains d’extrême-droite. C’est en fait une manière nauséabonde de désigner des personnes juives…

Ils appellent cela l’« écho ». Ils, ce sont des utilisateurs de Twitter, le plus souvent caché sous des pseudonymes, à entourer des patronymes de personnalités, notamment de journalistes, avec des triples parenthèses. Une graphie loin d’être innocente : elle leur sert à souligner la confession juive des personnes visées. Et par extension malheureuse à les menacer, sans même que celles-ci s’en rendent compte.

Comme raconté par le site tech Mic, l’origine de ce symbole ((())) remonte au moins en 2014, sur The Daily Shoah, un podcast particulièrement virulent, antisémite et proche du mouvement américain alt-right (« droite alternative », dont l’un des comptes principaux arbore une photo de Marion Maréchal-Le Pen en avatar).

A l’antenne, à chaque fois qu’un nom juif est cité, le son d’un écho se fait entendre « car ces patronymes résonnent à travers l’Histoire », explique, sans ciller, le blog d’extrême droite Right Stuff à Mic.

Lire la suite sur Telerama

Slovaquie : Xénophobe, nostalgique du IIIe Reich… la terrible ascension du néonazi « Vodca »

Marian Kotleba nazi slovaquie extreme droite

Dans ce pays, dirigé par le Parti social-démocrate, qui prendra la présidence de l’Union le 1er juillet prochain, une formation europhobe, xénophobe, ultranationaliste et nostalgique du IIIe Reich gagne du terrain sur les partis traditionnels… Reportage.

En ce week-end morne et pluvieux d’avril, il n’y a pas âme qui vive sur l’immense place Renaissance et baroque de Banska Bystrica, fief du néonazi relooké Marian Kotleba, dont le Parti populaire-Notre Slovaquie (LSNS) a fait une entrée remarquée au Parlement slovaque en mars dernier, avec 8 % des suffrages.

Pas un magasin n’est ouvert ce samedi après-midi, dans cette coquette ville de 79 000 habitants, située à 200 km au nord-est de la capitale Bratislava, où naquit, il y a soixante-douze ans, le soulèvement national slovaque (SNP) contre Hitler et son confetti local, l’Etat clérico-fasciste de Mgr Tiso (1939-1944). C’est sur cette place, dans un imposant bâtiment jaune, que siège l’administration de la région de Banska Bystrica (653 000 habitants), dirigée depuis 2013 par Marian Kotleba.

Un drapeau slovaque est fièrement planté au centre de sa façade, qui porte sur son flanc une plaque rappelant la visite de Jean Paul II, en 2003. En revanche, pas un drapeau européen, alors que la Slovaquie doit prendre la présidence de l’Union le 1er juillet. Nostalgique revendiqué du IIIe Reich, Kotleba est un pourfendeur déclaré de cette Europe dont il se plaît à dénoncer les « diktats de Bruxelles ».

Il n’apprécie pas non plus le souvenir du SNP, qui permit pourtant de ranger cette petite République alliée de Hitler dans le camp des vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. « Le SNP a signifié la fin de notre Etat slovaque indépendant », a ainsi déclaré le gouverneur de Banska Bystrica.

Lire la suite sur Marianne

La CGT obligée d’annuler un meeting en raison de la menace de « paramilitaires nationalistes »

2014-03-18-Manif-cgt

Un Meeting devait se tenir à 12 heures à Jean Jaurès ce lundi 20 juin. La Préfecture a confirmé par courrier à la CGT qu’elle n’assurera pas la sécurité extérieure à cette manifestation.

L’argument est que le rencontre Russie /Pays de Galles  du soir verra la présence de groupes « paramilitaires nationalistes dans les rues de Toulouse et recherchant l’affrontement, qui plus est avec les drapeaux rouges de la CGT ».

Dans de telles conditions, « notre responsabilité première est de ne pas exposer les salariés et les jeunes en lutte » a déclaré la CGT dans un communiqué.

France 3

Meurtre de la députée #JoCox : L’extrême droite française entre satisfaction et complotisme

Jox Cox meutre extreme droite Thomas Mair Tommy deputée attentat terrorisme brexit gauche islam

Le rappeur d’extrême droite Kroc Blanc se réjouit de de l’assassinat de la députée Jo Cox.

https://twitter.com/krocblanc/status/743501293323452416

Le blogueur identitaire Boris le Lay, plusieurs fois condamnés par la justice pour incitation a la haine, voit derrière ce meurtre la main des « oligarques ».

https://twitter.com/boris_lay/status/743495744489816065

L’ex carde du Front National Julien Rochedy renchérit a sa manière dans cette thèse complotiste.

Jo Cox : «Mort aux traîtres, liberté pour le Royaume-Uni», lance le meurtrier au tribunal

split-jo-cox-NEWS-large_trans++qVzuuqpFlyLIwiB6NTmJwfSVWeZ_vEN7c6bHu2jJnT8

« Mort aux traîtres, liberté pour le Royaume-Uni », a lancé le meurtrier présumé de Jo Cox, députée pro-UE, devant la justice ce samedi. Il comparaissait devant le tribunal de Westminster.

Thomas Mair, 52 ans, a été inculpé d’homicide volontaire sur la députée travailliste de 41 ans, tuée jeudi dans sa circonscription de Birstall, dans le nord de l’Angleterre, à une semaine du référendum britannique sur l’Union européenne.

20 Minutes


La députée britannique Jo Cox est décédée, son meurtrier Thomas Mair est un militant d’extrême droite

Thomas Mair aurait était un partisan de l’Alliance nationale qui prône un peuple exclusivement blanc et l’éradication des juifs.

L’homme soupçonné d’avoir tué la députée britannique travailliste pro-UE Jo Cox était un « partisan dévoué » d’un groupe néo-nazi basé aux Etats-Unis, a indiqué jeudi un groupe de défense des droits civiques.

Selon le Southern Poverty Law Centre, le tireur identifié par les médias britanniques comme Thomas Mair avait une « longue histoire avec le nationalisme blanc ». « D’après des archives obtenues par le Southern Poverty Law Centre, Mair était un partisan dévoué de l’Alliance nationale, qui a été pendant des dizaines d’années l’organisation néo-nazie la plus importante des Etats-Unis », a révélé sur son site internet le groupe de défense des droits.

Toujours selon le Southern Poverty Law Center, Thomas Mair aurait dépensé plus de 620 dollars (550 euros) dans des ouvrages de l’Alliance nationale, groupe qui a appelé à la création d’une nation peuplée exclusivement de Blancs et à l’éradication des juifs.

Europe 1


La députée travailliste britannique Jo Cox est décédée jeudi après-midi, quelques heures après avoir été grièvement blessée par balle et poignardée dans sa circonscription à Birstall, dans le nord de l’Angleterre.

Un homme âgé de 52 ans, selon les médias locaux, a été interpellé peu après les faits. Il a été identifié par les médias britanniques comme Thomas Mair, un militant d’extrême droite résidant à Birstall.

Est Républicain


Jo Cox, une députée du Labour en Angleterre, a été poignardée puis blessée par balles à Birstall (près de Leeds dans le nord de l’Angleterre), ce jeudi 16 juin, rapportent nos confrères du Huffington Post anglais.

La députée travailliste pro-européenne de la circonscription de Batley et Spen (West Yorkshire) a été touchée avant de s’effondrer, selon un témoin cité par l’agence Press Association. Elue en 2015, la mère de deux enfants aurait également été poignardée, selon plusieurs médias. Un témoin interrogé par Sky News explique que l’arme brandie par l’agresseur lui a fait pensé à une « arme de la première guerre mondiale » ou alors « une arme bricolée », qui n’a rien à voir avec les armes d’aujourd’hui ».

Selon la police citée par le Telegraph, un homme de 52 ans a été arrêté.

Huffington Post.


Selon des témoins cités par le Telegraph, l’assaillant aurait crié le slogan nationaliste « Britain First » (« La Grande-Bretagne d’abord »)

Telegraph


Houilles : Les scouts de France dénoncent un Hoax propagé par l’extrême droite

houilles_0

Suite à des agressions « anti-chrétiennes », les scouts de Houilles, dans les Yvelines, n’auraient plus le droit de porter leur uniforme dans les lieux publics. C’est une fausse rumeur lancée par l’extrême-droite.

La vidéo a été mise en ligne il y a déjà plus d’un mois, mais elle ne fait parler d’elle que depuis quelques jours. Selon Hervé Juvin -un essayiste proche de l’extrême-droite- qui parle dans cette vidéo, les scouts de Houilles auraient l’interdiction de porter leur uniforme dans les lieux publics. Une décision qui ferait suite à des “agressions anti-chrétiennes » perpétrées par des musulmans, « un racisme anti-blanc », un « terrorisme de civilisation ».

Les éléments de langage sont clairement ceux de l’extrême droite. La chaîne Youtube sur laquelle a été publiée la vidéo est, elle-aussi, proche de la fachosphère.

Sauf que…

Cette rumeur est totalement fausse. Face à l’ampleur qu’elle a pris sur les réseaux sociaux et sur internet, les scouts et guides de France ont eux-mêmes démenti sur Twitter, par la voix de leur délégué national François Mandil. Il n’y a jamais eu d’agressions et le mouvement déplore une “instrumentalisation” de l’extrême droite.

« Face à l’ampleur que prend cette vidéo, nous ne pouvons pas y répondre que par un haussement d’épaule. Nous démentons évidemment formellement toute interdiction, toute agression, toute insulte à notre encontre. Nous déplorons l’instrumentalisation qui est faite de notre histoire et de notre groupe à des fins politiques sordides », indiquent notamment les scouts de Houilles sur leur site internet.

France Info

Présumé terroriste d’extrême droite arrêté en Ukraine : Un 2ème suspect interpellé dans la Meuse

gregoire-moutaux-extreme-droite-attentat-ukraine

La juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy était informée fin mai par la direction centrale de la police judiciaire de l’interpellation d’un ressortissant français à la frontière Ukrainienne alors qu’il transportait de nombreuses armes à feu et notamment des fusils d’assaut, des explosifs, des lances-roquette anti-chars, ainsi que plusieurs cagoules.

Pour les autorités ukrainiennes, le Lorrain — proche de la mouvance d’extrême droite radicale- projetait de commettre une quinzaine d’attentats en France au cours de la compétition de foot de l’Euro. Une enquête préliminaire était alors confiée il y a plusieurs jours à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

Dans ce cadre, les enquêteurs ont été amenés, le 13 juin 2016, à interpeller et placer en garde à vue une personne, domiciliée dans la région de Bar-Le-Duc, susceptible d’avoir été en contact, en Ukraine, avec le ressortissant français qui y a été interpellé, et ce afin de déterminer la nature de leurs relations et son éventuelle implication dans un trafic d’armes à destination de la France. Une perquisition était réalisée lundi au domicile du gardé à vue par les fonctionnaires de la DCPJ, avec l’appui d’un chien spécialisé dans la recherche et la détection d’explosifs.

Une garde à vue qui a été levée aujourd’hui sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. Selon la JIRS de Nancy « la perquisition n’a pas permis de découvrir d’éléments de nature à confirmer la participation de l’intéressé à l’importation d’armes à feu. Toutefois, les investigations se poursuivent pour déterminer si ce trafic d’armes avait des relais actifs sur le territoire français ».

Ici Nancy

Un responsable d’extrême droite figure parmi les hooligans russes menacés d’expulsion

Alexandre Chpryguine neo nazi salut extreme droite russie hooligan euro 2016

Le président de l’Association des supporters russes, qui est aussi le collaborateur d’un député ultranationaliste, affirme être parmi les personnes contrôlées mardi dans le sud-est de la France, dont certaines vont être expulsées du pays par crainte de violences en marge de l’Euro.
« Nous sommes l’association officielle des supporters russes! C’est le cirque! (…) Tout le monde va être expulsé », affirme Alexandre Chpryguine sur son compte Twitter, où il enchaîne les messages sur les contrôles de mardi.

Chpryguine affirme être à Mandelieu-la-Napoule, où des vérifications d’identité auprès de 29 supporters russes sont en cours mardi. Ils séjournaient dans cette ville après avoir assisté au match Angleterre-Russie marqué par de graves incidents, samedi non loin de là à Marseille.

Les autorités françaises ont d’ores et déjà décidé de placer certains d’entre eux en centre de rétention en vue de leur expulsion, ont précisé les autorités locales.

Selon le journal indépendant Novaïa Gazeta, Chpryguine est l’attaché parlementaire d’Igor Lebedev, un député du parti d’extrême droite LDPR. Ce parti est dirigé par l’ultranationaliste Vladimir Jirinovksi, le père de Lebedev.

Par le passé, Chpryguine a été photographié en train de faire un salut nazi en compagnie d’un musicien d’un groupe de rock d’extrême droite russe. Il a nié être un sympathisant nazi et avoir des opinions racistes et préfère se qualifier de « patriote ».

Le député Igor Lebedev, avec lequel travaille Chpryguine, est un haut responsable de l’Union russe du Football (URF). Lundi, deux jours après les violents incidents en marge d’Angleterre-Russie, il a déclaré sur Twitter: « Je ne vois pas ce qu’il y a de mal avec le fait que des supporteurs se battent (…) C’est même plutôt le contraire, bravo les gars. Continuez! »,

« Je pense personnellement que si Moutko (le ministre des Sports russes, ndlr) était avec les supporteurs dans les tribunes et n’était pas un responsable politique, il serait aussi allé se battre contre les Anglais », a ajouté Lebedev dans un entretien au site d’informations Life Sport.

Le Parisien

Russes et anglais n’ont pas hésité à s’allier pour « attaquer les Arabes » confie un hooligan

MarseilleTrouble-xlarge_trans++eo_i_u9APj8RuoebjoAHt0k9u7HhRJvuo-ZLenGRumA

A Moscou, Vladimir est responsable de relations publiques pour une entreprise, a une femme et deux enfants. A Marseille, il était samedi soir l’un des hooligans russes qui ont participé aux bagarres dans le Vieux-Port et frappé des supporteurs anglais « pour le sport », raconte-t-il à l’AFP. « Nous sommes venus démontrer que les Anglais sont des fillettes », a-t-il ajouté, précisant qu’il reviendrait en France si la Russie va en finale.

Vladimir est fan du club moscovite Lokomotiv. Mais quand l’équipe nationale joue, le club de coeur des « ultras » russes n’a plus d’importance. « L’important, c’est qu’on vienne tous de Russie, que nous nous battions contre les Anglais! », résume-t-il. Au départ, les hooligans russes n’ont pas hésité à s’allier avec leurs ennemis anglais pour « attaquer les Arabes pour se venger », dit-il, sans préciser les raisons de cette vengeance. « Je ne dirais pas que c’est du racisme, mais c’est vrai que c’est plus facile pour les Russes et les Anglais de s’attaquer ensemble aux Arabes, c’est une sorte de solidarité », déclare-t-il.

Le hooliganisme russe va souvent de pair avec un racisme décomplexé: en 2014, des « ultras » du club Spartak Moscou ont lancé à plusieurs reprises des cris de singe contre le joueur brésilien Hulk, star du Zenit Saint-Pétersbourg, et des bananes ont plusieurs fois été jetées contre des joueurs noirs.

France TV

Espagne : le cerveau présumé de plusieurs attentats d’extrême droite, retrouvé au Brésil

drapeau espahnol espagne fasciste franco croix celtique

Un avocat espagnol, cerveau présumé d’un groupe d’extrême droite responsable d’attentats mortels dans la fin des années 1970, pendant la période de transition de l’après-Franco, a été retrouvé par le journal El Pais au Brésil, où il vit maintenant dans une favela et travaille comme cuisinier. « Vous êtes les premiers à arriver jusqu’ici. Comment m’avez-vous retrouvé? », a lancé Jose de las Heras Hurtado, 72 ans, au journaliste du Pais qui l’a retrouvé dans un modeste restaurant de Guaruja, une station balnéaire proche de Sao Paulo, où il vit.

Laissant derrière lui femme et enfants, l’avocat s’était enfui d’Espagne en 1984 alors qu’allait commencer son procès pour un attentat en 1979 dans un bar de Madrid qui avait fait un mort et une dizaine de blessés. S’affirmant innocent, l’ancien avocat devenu cuisinier a expliqué au journal qu’à l’époque, période de transition en Espagne après la mort du dictateur Francisco Franco, « des contacts m’ont dit que je n’aurais pas un procès équitable, que j’étais condamné d’avance ».

Les trois mandats d’arrêt internationaux à son encontre étant maintenant périmés, il a dit son intention de continuer à vivre au Brésil, avec son épouse brésilienne, dans une favela où il dit se trouver bien et s’entendre avec ses voisins.

Le Figaro

#Euro2016 : Les supporters turcs, prochaines cibles des hooligans d’extrême droite ?

Turkey fan waits before their Euro 2008 soccer match against Switzerland in Basel

C’est une liste non officielle, mais qui circule un peu partout dans les médias. Pour ce premier tour de l’Euro, cinq matchs sont classés « niveau 3 » sur une échelle de risques de 4 à cause du hooliganisme. On a malheureusement vu ce qu’il est advenu vendredi surtout samedi du premier, Angleterre-Russie, à Marseille. Le second, c’est Turquie-Croatie, dimanche, à Paris (15h). Et le climat s’annonce encore très tendu, notamment parce que les menaces se multiplient ces derniers jours envers les supporters turcs.

A quel point sont-elles sérieuses ? Un groupe Facebook renseignant les supporters turcs sur les horaires d’entraînement, de match et globalement tout de qui se passe autour de la sélection, a publié jeudi un message peu rassurant, accompagné d’un extrait de l’émission « Pièces à conviction » diffusé le même jour sur France 3.


Mais pourquoi la Turquie ? Principalement car elle est composée à 98 % de Musulmans, et que cela en fait une cible privilégiée des hooligans d’extrême droite de toute l’Europe. « Nous avons toutes les autres nations sur le dos depuis des années, mais nous le savons, c’est ce qui fait notre force. Beaucoup de vos supporteurs ont peur de nous et de nos supporteurs », dit au site Breizh-Info un membre des Carsi, groupe de supporteur de gauche du Besiktas Istanbul. C’est ainsi que des t-shirts «Turkey not welcome» se vendent parmi leurs adversaires les plus extrémistes.

Début juin, une note de la préfecture préconisant une fermeture de la fan-zone parisienne pour ce match a fuité dans la presse. Ce ne sera finalement pas le cas. « Nous n’avons pas eu de demande en ce sens, dit-on à la préfecture de police de Paris. Cette note était destinée au Ministre de l’intérieur, mais c’était un simple document de travail. Ce match ne donnera pas lieu à un dispositif exceptionnel. »

Le préfet de police sur les dents

La volonté de ne pas alarmer est évidente, mais les faits contredisent toutefois la version officielle. Selon L’Equipe, Michel Cadot s’est rendu au Parc des Princes à trois reprises, cette semaine, pour s’assurer que le dispositif de sécurité était à la hauteur. Un dispositif renforcé par rapport à ce qui était prévu. Quelque 1.000 policiers et 1.100 stadiers sont réquisitionnés pour cette rencontre.

20 Minutes