Un élu du Puy-de-Dôme menacé de mort après son coup de gueule contre le vote FN

Son texte publié sur Facebook après le 1er tour de la présidentielle fait le buzz sur la toile. Eric Gold, adjoint à Saint-Priest-Bramefant voulait mettre les électeurs FN de sa commune face à leurs contradictions. Il a depuis reçu beaucoup de soutiens, mais aussi des insultes et menaces de mort.

L’élu a choisi le second degré et met les électeurs frontistes face à leurs contradictions en s’adressant directement à eux : « A toi, Pierrick, qui pense que l’on ne peut plus sortir tranquille, je veux simplement te rappeler que la dernière fois que quelqu’un s’est fait molester à Saint-Priest tu n’étais pas né… A toi Emile, qui pestes contre toutes ces aides sociales, je te rappelle que tu es celui qui a bénéficié des plus gros montants au titre de l’aide de la collectivité pour l’habitat et que ta mère perçoit l’APA.

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« Dans la foulée de sa publication, Eric Gold va recevoir des encouragements et des soutiens, d’anonymes comme d’élus, puis tout s’emballe avec la publication en première page du Canard Enchaîné, d’extraits de son texte. L’histoire est reprise par les médias nationaux et l’élu assiste alors à un déferlement de haine. « Collabo », « délateur », les insultes fusent sur les réseaux sociaux et les commentaires haineux arrivent d’internautes de toute la France. Les menaces arrivent jusque chez lui, courrier, coups de fil au point qu’Eric Gold a alerté la police.

France Bleu

Florian Famchon, élu FN dans le Nord, claque la porte et dénonce un parti qui n’a jamais cessé d’être « d’extrême droite »

À 18 ans, Florian Famchon était un peu la fierté de son village. À Ambleteuse, il s’engageait dans la liste d’Arnaud Lelièvre du Brœuille, élu maire en mars 2014. Il était l’un des plus jeunes conseillers du Boulonnais.

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Voilà que trois ans plus tard, quelques jours après l’éviction de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, il a décidé de quitter le Front National. Il s’en explique dans un communiqué :

« Le manque flagrant de communication, le désintérêt de la fédération départementale et les égos de certains élus et cadres locaux du parti m’ont poussé à agir ainsi. De plus, les positionnements du parti sur certains sujets ne me correspondent plus et sont pour la plupart dangereux s’ils étaient mis en place dans notre pays.

J’ai constaté que le FN était bel et bien un parti d’extrême droite. Les dérapages nauséabonds, qu’ils soient télévisés ou non, durant la campagne présidentielle n’ont fait qu’accroître mes soupçons.

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Les élections législatives à venir seront cruciales. Je prendrai parti pour un(e) candidat(e) dans la 6e circonscription du Pas-de-Calais et je m’engagerai pour dénoncer les fourberies du programme proposé par le FN.

La Voix du Nord

Perpignan : un proche de Louis Aliot claque la porte et dénonce « l’illusion » du FN

Jean-François Fons a décidé de quitter le Rassemblement Bleu Marine qu’il avait rejoint en 2015. Proche de longue date de Louis Aliot, il explique ne plus vouloir « être assimilé à ces gens-là ».

L’annonce risque de faire grand bruit dans le milieu politique perpignanais. Jean-François Fons, ami intime de Louis Aliot, compagnon de Marine Le Pen, a décidé de quitter le Rassemblement Bleu Marine qu’il avait rejoint en 2015 et dénonce « l’illusion » du Front National dans des propos rapportés par L’Indépendant ce mercredi 10 mai.

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« Très sincèrement, à l’époque j’y ai cru. A tel point que je n’ai pas hésité à mettre un terme à ma carrière professionnelle pour pouvoir me consacrer entièrement à mon nouveau mandat politique. J’ai pensé que je pourrais inverser le cours des choses. En tout cas, j’ai essayé » explique l’ancien adjoint au maire UMP de Perpignan avant de confier sa « désillusion » au milieu « d’un océan, sans cap, sans capitaine et, surtout, sans boussole, entouré (presque) de fantômes. » Après avoir prévenu Louis Aliot qu’il quitterait le Rassemblement Bleu Marine à défaut de changements, il a donc décidé de quitter le groupe FN parce qu’il ne s’y sentait « plus à l’aise ».

Midi Libre

Poitiers : Un président d’université menacé de mort après avoir appelé à voter contre le FN

Cherbourg le 07 avril 2014. Collage contre la venue de Marine Le Pen.

Le président de l’Université de Poitiers, qui avait appelé les étudiants à voter contre Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, a porté plainte après des menaces de mort proférées par des internautes sur un site identitaire, suggérant notamment « une balle dans la tête ». 

« Il me semble essentiel de porter plainte après ces menaces, qui sont réellement une incitation à la haine », a déclaré ce mercredi Yves Jean, le président de l’Université, qui a confirmé avoir déposé plainte contre X mardi auprès du procureur de la République à Poitiers.

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Ces appels avaient été relayés par maints médias, dont le site « Blanche Europe », qui se présente comme défenseur d’un « nationalisme sans concession » et de la « race blanche ». Certains commentaires d’internautes postés sur le site avaient fustigé l’appel électoral des universitaires : « J’ai quelque chose pour eux (…) une balle dans la tête. Si, si, une suffit; il s’agit de ne pas gâcher les munitions », écrivait un internaute.

« Une balle, un homme est la politique que nous devons mener », appuyait un autre. « Il est impensable dans ce pays de lire de telles choses proférées« , a déclaré Yves Jean, précisant ne pas être inquiet à titre personnel, même si « cela peut être troublant ». « La meilleure chose à faire est de le diffuser, de faire savoir que ce genre de choses existe », a-t-il dit.

Charente Libre

Comment journaux télévisés et chaînes d’information contribuent à la montée du Front National

Comment la télévision biaise-t-elle notre regard sur la société ? Quelle est son influence sur nos choix politiques, en cette période électorale ? Obsession sécuritaire des médias, reportages et micro-trottoirs contribuant à la banalisation de FN, journalistes acquis au néolibéralisme, éditorialistes convaincus de savoir ce que pensent les Français… Samuel Gontier, journaliste à Télérama et animateur du blog « Ma vie au poste », dresse le portrait de ce paysage télévisuel français, fortement droitisé, incapable de prendre du recul sur les idéologies qu’il distille à longueur d’antenne, et se nourrissant de son propre discours.

Basta ! : Avec 10,5 millions de voix au 2ème tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen double le score de son père en 2002. Dans quelle mesure la télévision a-t-elle, selon vous, contribué à ce résultat ?

Samuel Gontier [1]. : Depuis 2002, le paysage médiatique a énormément changé, notamment avec les chaînes d’information en continu. BFMTV se vante en ce moment d’être « la chaîne présidentielle » et consacre à peu près 99 % de son temps d’antenne à la politique. D’un point de vue structurel, cela implique énormément de temps dévolu au Front national, à ses idées et à ses personnalités. C’est le cas toute l’année, mais c’est particulièrement flagrant en cette période électorale, surtout durant l’entre-deux-tours : le Front national avait 50 % du temps d’antenne ! Florian Philippot est d’ailleurs souvent caricaturé en reporter de BFMTV, tellement il est présent à l’antenne…

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Déçus par la défaite, des partisans de Marine Le Pen souhaitent des attentats terroristes