Report de la Conférence de Paix : l’Elysée recule-t-il face à Israël ?

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Les Français vont-ils parvenir à lancer leur initiative de paix israélo-palestinienne ou le projet est-il déjà mort-né ? Même si les choses restent confuses, le Quai d’Orsay semble y croire encore. Mais la séquence des derniers jours est désastreuse.

Jean-Marc Ayrault décide de monter l’opération en deux temps : une conférence, le 30 mai, à laquelle participeraient les membres du Quartette (Russie, Etats-Unis, UE, ONU) et ceux de la Ligue arabe, à l’exception des Israéliens et Palestinien.

L’Etat hébreu réagit très vite, clamant son hostilité à ce qu’il considère comme une ingérence, l’idée de la communauté internationale étant de le contraindre à renoncer à son plan de colonisation des Territoires palestiniens, jugé illégal par l’ONU.

Résultat, quand Jean-Marc Ayrault débarque en Israël ce week-end, il se prend une volée de bois vert par le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui accuse Paris de «partialité» à la suite du vote récent, par le conseil exécutif de l’Unesco (où figure la France) d’une résolution sur la «Palestine occupée» visant à «sauvegarder le patrimoine culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem-Est». 

Mardi matin, Hollande annonce sur Europe 1 que la conférence est reportée à l’été, ce qui sent l’enterrement de première classe. Aux dernières nouvelles, Ayrault essaierait juste de trouver un créneau pour que son homologue américain soit présent. Mais il faut que ce soit avant le début du ramadan, donc avant le 6 juin. Pas gagné.

Libe

Depardieu: « J’ai honte d’être français »

Gérard Depardieu était de retour dimanche sur la Croisette avec « Tour de France ». Présenté dans la sélection parallèle de la Quinzaine des réalisateurs, ce second film de Rachid Djaïdani -après « Rengaine », fiction coup de poing sur le racisme entre Noirs et Arabes remarquée à Cannes en 2012- a été abondamment applaudi dimanche. « J’ai honte d’être français », a lancé, chancelant, le monstre sacré du cinéma français en évoquant les souffrances causées en Algérie et en Indochine.

BFM

5 mai 1889. La France expose fièrement ses «nègres», Kanaks et Annamites à l’Expo universelle

Les Français se précipitent pour visiter le village indigène reconstitué sous la tour Eiffel.

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Le 5 mai 1889, quelque quatre cents Africains et Asiatiques prennent possession du Champ-de-Mars. Ce n’est pas une manif de sans-papiers avant la lettre, ni une réunion de rappeurs, mais les habitants du village indigène de l’Exposition universelle dont l’ouverture officielle est pour le lendemain. Attraction phare de l’Exposition, ces Africains, Kanaks et Annamites ont l’immense honneur (!) d’être les habitants du premier « village indigène » organisé dans le cadre d’une « exhibition ethnologique ». Plusieurs expositions précédentes en Europe et en Amérique ont déjà montré de petits groupes.

Le Point

Le centre culturel russe à Paris, un Kremlin-sur-Seine ?

La justice a débouté la compagnie pétrolière Ioukos, dans le collimateur de Poutine, qui avait tenté de saisir le bâtiment en chantier. Le tribunal de grande instance a reconnu que Moscou bénéficiait d’un «droit de chapelle» sur le centre.

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Le futur Centre culturel et spirituel orthodoxe, actuellement en chantier à proximité de la tour Eiffel, va «assurer le rayonnement de la Fédération de Russie» et à ce titre «relèvera directement de la souveraineté de l’Etat russe».

Ainsi en a décidé en fin de semaine dernière le tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Les anciens actionnaires de la compagnie Ioukos avaient tenté de saisir ce bien (terrain et murs en construction, dans les anciens locaux de Météo France) en vertu d’une sentence arbitrale internationale, que la Russie a temporairement réussi à annuler. Ils plaidaient que cet ensemble ne relèverait pas d’un bien diplomatique – impossible à saisir en tant que tel – mais d’une activité parallèle ne relevant pas de sa «souveraineté». Raté.

Ce centre sera composé d’une église orthodoxe (dont le spectaculaire dôme vient d’être posé par hélicoptère), d’une salle de concert, d’une école bilingue francorusse pouvant accueillir 150 enfants. Et d’une«cafétéria à la russe», prétexte pour y déceler une démarche plus commerciale que diplomatique… En face, la Russie plaidait l’application du «droit de chapelle», consacré par une antique jurisprudence française. Soit «le privilège de faire construire une chapelle pour la mission diplomatique et d’en faire usage, admis par un arrêt de la cour d’appel de Paris dès 1924.» Bouygues, en charge du chantier, plaidait également la frontière poreuse entre l’Eglise et l’Etat russe : «Mettre en œuvre des activités culturelles, éducatives et religieuses relève de la souveraineté

«Un caractère éminemment cultuel»

En ligne avec la position du parquet, le TGI a ainsi validé cette vision extensive du champ diplomatique (tout comme un récent cavalier législatif glissé dans la loi Sapin) : «L’ensemble immobilier à construire revêt un caractère éminemment cultuel, qui vise indéniablement à permettre à la Fédération de Russie d’exercer sa souveraineté d’Etat

Libe

En 1918, l’armée américaine demandait aux Français d’être racistes avec les soldats noirs

La différence entre l’accueil des Français et la ségrégation imposée par les lois Jim Crow aux États-Unis inquiétait les officiers blancs américains.

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Dans une circulaire publiée en 1919 par William Edward Burghardt Du Bois –un historien et sociologue militant pour les droits civiques– dans le magazine de la NAACP, un agent de liaison français conseille les officiers sur la façon de gérer les troupes noires américaines.

Le memo, signé par le lieutenant-colonel Jean-Louis Albert Linard, fait part des inquiétudes de l’Amérique blanche sur le traitement «familier et indulgent» que reçoivent les officiers et soldats en France. Selon l’archiviste Benjamin Doizelet, l’officier français n’est pas vraiment l’auteur de ce document, dicté par les autorités américaines.

À l’époque, des unités de soldats noirs américains étaient affectées en France aux côtés des troupes françaises. Les Français étaient généralement accueillants, en les intégrant socialement. La différence entre ses conditions et la ségrégation imposée par les lois Jim Crow aux États-Unis inquiétait les officiers et soldats blancs américains, qui ont tenté par de nombreuses façons de recréer des séparations raciales: en placardant des affiches «Réservé aux blancs» dans les bases militaires, en imposant des couvre-feu et en édictant d’autres réglementations pour que les soldats noirs restent dans le rang.

Accusations de viol et de lâcheté

Pendant la Première Guerre mondiale, des rumeurs racistes selon lesquelles les soldats noirs n’étaient pas assez performants et qu’ils représentaient un danger pour les femmes françaises circulaient en abondance. L’enquête menée par William Edward Burghardt Du Bois était justement en partie sensée réfuter ces allégations.

Dans L’Encyclopédie de l’histoire afro-américaine, l’historien Cary De Cordova Wintz écrit que Du Bois «a conclu que les noirs étaient souvent dirigés par des officiers et sous-officiers blancs racistes qui assuraient un mauvais leadership et envoyaient des troupes mal équipées sur le champ de bataille, puis se défendaient en reportant la faute sur les troupes noires».

L’historien ajoute que Robert Russa Moton, à l’époque directeur adjoint de l’institut Tuskegee ­—un établissement d’enseignement afro-américain en Alabama—, s’est rendu en France en 1918 pour enquêter sur les comportements des troupes noires, et «a constaté que les accusations de viols et de lâcheté [portées à l’encontre des soldats noirs] faisaient l’objet d’une sérieuse exagération».

Slate

Robert Ménard, Marion Maréchal-Le Pen… invités d’honneur d’un colloque anti-républicain

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Dans un premier temps, nous établirons les constats et l’analyse des causes de la crise du système actuel. L’Homme révolté de 1789 a-t-il accouché d’un Homme libre ? La crise anthropologique est-elle irrémédiable ? Peut-on vivre la « fraternité » dans une société qui a tué le(s) père(s) ?

Puis nous tenterons de définir les fameuses « valeurs républicaines » si souvent invoquées mais jamais expliquées. La République a-t-elle trahi les espoirs la Révolution française ? Devons-nous sauver la République ou la France ? Que reste-t-il des « droits de l’Homme » et de la devise républicaine ?

Enfin, nous imaginerons comment restaurer la France. Le changement de régime est-il possible ? Est-il souhaitable ? Le réenchantement de la politique peut-il passer par le retour du Roi ? Un Roi pour quelle monarchie ? Finalement, la monarchie n’est-elle pas la meilleure des républiques ?

Je Suis Royaliste

La Suisse est-elle raciste envers les migrants Français ?

Marie Maurisse est une journaliste française installée en Suisse depuis 2008. Elle vient de publier un livre sur les différences culturelles entre les Suisses et les Français. Selon elle, la vie sur place frôle parfois le cauchemar.

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La Suisse est devenue la première terre d’immigration du peuple français. Ils sont près de 400 000 à travailler en Suisse, et 200 000 à y vivre. Si bien que notre pays abrite la plus grande communauté française, hors du territoire, devant celle de New York ou de Pékin. En période de marasme économique, la Confédération leur apparaît comme un nouvel eldorado. Marie Maurisse, correspondante en Suisse pour Le Monde, et collaboratrice de L’Hebdo, a écrit une enquête fouillée pour leur dessiller les yeux.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Pour digérer ces sept ans passés en Suisse. Je suis arrivée au bout d’un cycle d’acculturation. Aujourd’hui, je m’y sens chez moi. Mais cela n’a pas toujours été facile. Ce livre m’a permis de tirer des leçons, de prendre du recul. Et cela me tenait à cœur de raconter la vraie vie des Français venus en Suisse pour des raisons économiques, et qui sont victimes de discrimination.

Justement, à vous lire, les immigrés français seraient l’objet d’incivilités et de racisme en Suisse.

J’ai pu observer que de plus en plus de Français voulaient venir en Suisse, qu’ils considéraient comme un eldorado. Et j’ai constaté le rejet parfois assez fort de la part des Suisses.

Il y a peu d’études sur le sujet. Cela me semblait important de dire aux Suisses : attention ! Le discours antifrançais n’est pas différent d’un discours antiarabe ou antichinois. Il faut être prudent avec ce genre d’approche, même si c’est formulé sur le ton de l’humour.

Quand on dit qu’on est français, on nous soupçonne aussitôt d’aller faire nos courses en France voisine, de compter nos sous… (soupir), c’est pénible. Le Français qui vient ici pour travailler met le poing dans la poche. Il est déjà perçu comme un « emmerdeur ».

Vous écrivez que les Français sont en Suisse ce que les Roms sont en Italie…

Oui, le Français est le bouc émissaire du Suisse. Cela peut aller de la taquinerie au véritable agacement, jusqu’à l’agressivité. Pour moi, c’est du racisme. Plus généralement, l’étranger est un sujet problématique pour la Suisse, aujourd’hui. Mais rares sont les gens qui s’en offusquent publiquement. On laisse l’agacement s’exprimer librement, y compris par rapport au Français. Je n’aimerais pas donner de leçons, la France non plus n’est pas exemplaire dans le domaine… Mais il faudrait que la Suisse, pourtant multiculturelle, admette qu’elle a un problème avec ses étrangers.

Ce racisme a pu aller jusqu’au meurtre. Vous revenez ainsi sur un fait divers genevois, l’assassinat d’Alexandre Gatti, que vous vous gardez d’ailleurs pudiquement de nommer dans le livre.

Oui. C’est le cas de ce Lyonnais, cadre des transports publics genevois assassiné par un partisan du MCG. Le chapitre qui lui est consacré est pour moi le plus important du livre. Je voulais montrer que le racisme ambiant peut parfois déboucher sur quelque chose de plus violent. Mais il n’y a pas beaucoup d’exemples. La Suisse, ce n’est pas non plus le Ku Klux Klan ! Toutefois, sous ses dehors tranquilles et paradisiaques, ce pays peut se révéler violent pour les immigrés français. Dans ce cas précis, on ne peut pas dire que ce soit un meurtre racial, et pourtant le contexte politique antifrontalier que l’on rencontre à Genève a beaucoup joué dans cette histoire.

Une étude existe, à ce propos, qui prouve que les employés français subissent plus d’incivilités dans les entreprises suisses que les autochtones. Le meurtrier, pour revenir à lui, a reçu de nombreuses lettres de soutien pour avoir abattu un frontalier.

Pensez-vous que c’est la première fois dans l’histoire que les Français se trouvent dans la position d’immigrants peu qualifiés ? Comme les Maghrébins qui immigrent en France…

Il me semble que c’est une première, en effet. Les Français ont émigré pendant la colonisation. Mais ils étaient en position de force. La France a changé et elle doit en prendre conscience. Il faut qu’elle réalise que certains de ses citoyens sont aujourd’hui obligés d’aller travailler en Suisse pour survivre. Longtemps, les migrants français qui venaient ici étaient des experts. Des chirurgiens, des ingénieurs, des professeurs d’université, etc. Ces dernières années, il y a eu un afflux de Français peu formés, voire pas formés, ou dans des branches dans lesquelles il existe une concurrence forte. Ces gens bossent, ils ne font pas semblant ! Ils sont moins payés que les Suisses, et en plus on les rabroue.

Courrier International

Un prêtre du diocèse de Clermont jugé pour viols et agressions sexuelles en Centrafrique

Le diocèse de Clermont a reconnu le 26 avril une « erreur d’appréciation » dans sa gestion d’un prêtre soupçonné de pédophilie. Il risque les assises pour un viol et des agressions sexuelles sur mineurs commis en Centrafrique.

Croix

La cour d’appel de Riom (Puy-de-Dôme) doit se prononcer mardi 26 avril sur l’éventuel renvoi du religieux devant les assises pour les faits reprochés, un viol et des agressions sexuelles sur mineurs, qui auraient été commis en Centrafrique entre 2007 et 2010.

Le prêtre se dénonce à son retour d’Afrique

Six mois après son retour de Centrafrique, où il a exercé son ministère pendant trois ans, l’ecclésiastique avait confessé les faits à l’archevêque de Clermont, Mgr Hippolyte Simon. C’est sous ses conseils que le prêtre, avait ensuite adressé lui-même un courrier au procureur de la République de Clermont-Ferrand le 31 janvier 2011, pour se dénoncer.

Saisi en avril 2011, l’Office central pour la répression des violences aux personnes basé à Nanterre a ensuite enquêté en Centrafrique, identifiant trois victimes mineures dont une de moins de 15 ans.

Prêtre dans le diocèse de Clermont depuis 1995, à Issoire puis à Clermont même où il s’est occupé des aumôneries des jeunes, le prêtre avait été nommé pendant l’enquête dans une paroisse de Riom, avant que toute activité ne lui soit finalement retirée lors de sa mise en examen pour viol et agressions sexuelles sur mineurs en septembre 2012.

Placé  alors en détention provisoire et incarcéré à Saint-Étienne, il a été libéré et placé sous contrôle judiciaire quelques jours plus tard.

France 3

11 ans de prison pour une russe ayant démembré et brûlé un industriel français

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Une Russe a été condamnée à 11 ans de prison à Saint-Pétersbourg (nord-ouest) pour avoir tué son compagnon, un industriel français, dont elle avait ensuite démembré et brûlé le cadavre, a rapporté lundi le Comité d’enquête local.

« Dina Sissoïeva, âgée de 35 ans, a été condamnée à 11 ans de prison pour assassinat et escroquerie », a précisé le service de presse du Comité d’enquête local. Elle a été reconnue coupable d’avoir tué Christophe Sion, propriétaire d’une usine dans le nord de la France et âgé de 51 ans, avec qui elle avait eu une petite fille.

 

L’Orient Le Jour

Des escrocs franco-israéliens se font passer pour Le Drian pour dépouiller des dignitaires africains

Une information judiciaire vise des escrocs franco-israéliens. Ils usurpaient l’identité du ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian pour dépouiller des dignitaires africains.

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« Ne quittez pas, je vous passe le ministre… » Au téléphone, un des trois plus proches collaborateurs de Jean-Yves Le Drian s’est chargé de préparer le terrain. Le sujet est sensible et ne doit surtout pas être ébruité. Il est question d’argent, de millions d’euros à verser discrètement sur un compte à Hongkong. Il s’agit bien sûr d’une avance, la France remboursera par le biais de l’aide au développement…

Cette scène peut être insérée dans les deux scénarios qui auraient, selon nos informations, été élaborés par des malfrats ayant décidé d’usurper l’identité du ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian pour dépouiller des dignitaires africains.

Il y a d’abord celui de l’agent secret français enlevé par des djihadistes. La ligne officielle de la France étant de ne pas verser de rançon, il faudrait que quelqu’un paie à sa place. Le second porte sur des contrats d’armement, notamment sur l’achat d’hélicoptères de combat Tigre. Une occasion à saisir. « Le ministre va vous expliquer…

Une imitation « bluffante » de la voix du ministre

Selon l’hebdomadaire Jeune Afrique, les présidents Macky Sall (Sénégal), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Paul Biya (Cameroun), Ali Bongo Ondimba (Gabon), Ismaïl Omar Guelleh (Djibouti), Joseph Kabila (RD Congo), Catherine Samba-Panza (Centrafrique) et même Hage Geingob (Namibie) auraient ainsi été approchés pour des requêtes variant de 5 à 9 millions de dollars. À une occasion, preuve que l’arnaque a été soigneusement préparée, les escrocs sont entrés en contact avec un chef d’État africain directement sur sa ligne personnelle. Et, selon plusieurs sources concordantes, l’imitation de la voix de Jean-Yves le Drian était paraît-il « bluffante ».

«Ne quittez pas, je vous passe le ministre…»

Le nombre de tentatives d’escroquerie similaires reste secret mais les malfaiteurs se sont aussi attaqués, depuis l’été 2015, à plusieurs ambassades, grandes entreprises françaises actives sur le continent africain, fondations et même associations humanitaires. Combien se sont fait berner? À deux reprises, des virements ont bien été effectués pour un total de 22 millions d’euros. Mais, selon une source judiciaire, les fonds ont pu être en grande partie bloqués et récupérés. De nouvelles tentatives auraient encore été enregistrées le mois dernier.

Un dossier baptisé « Tigre »

Déjà saisis d’une enquête préliminaire depuis le dépôt de plainte du ministre de la Défense l’été dernier, les policiers de l’OCRGDF (Office central pour la répression de la grande délinquance financière) se voient désormais chargés, sous l’auto rité de juges d’instruction, d’une information judiciaire ouverte vendredi par le parquet de Paris pour « escroqueries et tentatives d’escroquerie en bande organisée, blanchiment d’escroquerie en bande organisée et usurpation d’identité et de qualité ». Le dossier, baptisé « Tigre » en référence aux hélicoptères de combat, s’oriente vers Israël et ceux que la presse locale a qualifiés de « Loups de Tel-Aviv », en référence au film de Martin Scorsese sur les traders sans scrupule de Wall Street…

«Il faut bien comprendre que ces escroqueries relèvent de la criminalité organisée»

Le coup des agents secrets n’est en effet pas sans rappeler l’incroyable scénario imaginé, sur fond de lutte antiterroriste, par Gilbert Chikli, le « père » des « escroqueries au président », voilà plus de dix ans. Condamné en 2015, Chikli – immortalisé au cinéma dans le film Je compte sur vous – vit toujours en Israël, hors de portée de la justice française. Comme ces dizaines d’autres Franco-Israéliens qui se sont spécialisés, après le « casse du siècle » de l’escroquerie à la taxe carbone, dans les arnaques aux faux ordres de virement (fovi) – 500 millions d’euros de préjudice depuis 2010 – ou dans les escroqueries au Forex, qui auraient d’ores et déjà rapporté à leurs auteurs quelque 4 milliards d’euros.

Le JDD

L’extrême droite allemande veut une zone euro sans la France

Ils assurent « ne pas vouloir expulser la France », mais les populistes allemands qualifient cette dernière de « problème politique » de la zone euro.

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Le parti populiste allemand AfD, en plein essor dans l’opinion, plaide pour la création d’une union monétaire réduite à quelques pays en Europe, dont ne ferait pas partie la France, qu’il juge trop laxiste budgétairement. « Nous pouvons avoir une monnaie commune avec les Pays-Bas, l’Autriche, la Finlande ou les États baltes.

Ils ont la même culture de la stabilité que nous. Mais les Français en ont une autre, sans parler des Italiens, des Espagnols, des Portugais et des Grecs. Ils ne veulent pas entendre parler d’austérité », estime le coprésident du parti Jörg Meuthen, dans une interview au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, à paraître lundi.

« Personne ne veut expulser la France. Mais la France est naturellement un problème politique » dans la zone euro, a renchéri le vice-président de l’AfD Alexander Gauland dans ce même entretien.

Alexander Gauland, dont le parti a enregistré des scores record lors d’élections régionales en mars et se positionne entre droite décomplexée et extrême droite, a concédé qu’avoir les Français au sein de la zone euro est en principe une bonne chose. « Mais s’ils ne peuvent ou ne veulent pas se le permettre économiquement, on doit trouver d’autres constructions », a-t-il poursuivi.

Le Point

Dakar: une jeune française devient musulmane et sa mère décide de porter plainte

C’est l’histoire d’une famille d’origine française établie à Ouakam –Dakar-. Une sexagénaire, maman de deux jumelles dit avoir constaté que ses deux filles sont en train d’être «perverties» par une certaine fréquentation. Elle ne supporte pas de voir sa fille sous le voile islamique Récit …

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L’une des deux jumelles s’est convertie à l’islam et pratique à la lettre les recommandations de sa nouvelle religion. Elle a même contracté un maître coranique qui lui apprend les versets du coran.

Le voile et le maître coranique, véritable « horreur » pour la maman

Très choquée de voir sa fille porter le voile, la maman rejette tout sur le dos du jeune homme qui enseigne « le coran » à son enfant. Elle décide alors de porter plainte contre lui pour qu’il s’éloigne d’elle. Selon la mère française, le  maître coranique  a perverti sa fille.

« Il dit lui apprendre le coran mais c’est archi faux, il emmène ma fille dans toutes les plages de Dakar », s’écrit la maman qui est dans tous ses états. Elle va plus loin lorsqu’elle accuse les forces de l’ordre de non-assistance à une personne en danger. « Je suis française et je suis en terre sénégalaise, ma famille a le droit d’être protégée par le Sénégal ». Pour elle, sa fille est en danger à coté de cet homme.

L’une musulmane et l’autre «ivrogne»

Si l’une des jumelles a décidé d’être musulmane l’autre a opté pour l’alcool et de suivre ce que son cœur lui dicte de faire. Elle ne s’intéresse à aucune religion mais ne s’intéresse non plus aux membres de sa famille. Les exigences et recommandations de sa mère la laisse de marbre. Elle ne s’occupe que de sa propre vie et de ses sentiments.

« J’ai choisi d’être musulmane de mon propre grès »

La nouvelle convertie à l’islam dit avoir agi de sa volonté personnelle. Non sous la diction ou influence de son maître coranique comme le prétend sa mère. « J’ai 24 ans et le Sénégal est un Etat laïque donc aucune loi ne m’interdit d’être musulmane », confie la jeune fille dans un air jovial.

SeneNews

« Il y a bien une islamophobie sociale rampante »

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Par Pierre Merle, sociologue

La philosophe Elisabeth Badinter a suscité la polémique par son appel au boycott des marques qui se sont lancées dans la fabrication de « vêtements islamiques ». Elle fait référence à la loi, et elle a raison  : « Nous voulons que les lois de la République s’appliquent à tous et d’abord à toutes. » Justement, que prescrit la loi française ? Elle interdit le port de la burqa et du niqab. La Cour européenne des droits de l’homme a validé cette interdiction, en mentionnant cependant un « risque de contribuer à consolider des stéréotypes affectant certaines catégories de personnes et d’encourager l’expression de l’intolérance ».

Contrairement à la burqa et au niqab, le port du foulard islamique n’est pas interdit en France, sauf à l’intérieur des établissements scolaires. Appeler au boycott des sociétés qui fabriquent de tels foulards risque, selon la Cour européenne, « d’encourager l’expression de l’intolérance ». Un citoyen soucieux du respect des droits humains serait plus inspiré en appelant au boycott des entreprises employant des enfants dans leurs usines asiatiques.

Une condamnation du foulard islamique peut-elle être fondée sur le principe de l’égalité hommes-femmes  ? Sauf à pouvoir démontrer que le port du foulard islamique relève de la contrainte (les femmes concernées parlent d’un choix) ; ou qu’il constitue une inégalité, respecter les lois de la République ne permet pas de s’opposer à cette pratique. Les femmes ont le droit de couvrir leurs cheveux d’un foulard, que ce soit pour des raisons religieuses ou esthétiques. Cette question ne devrait pas faire débat.

Aussi, lorsque le premier ministre Manuel Valls considère que « le voile n’est pas un phénomène de mode, c’est un asservissement de la femme » et propose d’interdire le port du foulard dans l’enseignement supérieur, son propos va à l’encontre des libertés.

La majorité des pays européens autorisent d’ailleurs le voile islamique dans les établissements scolaires. La République française a indiscutablement une législation particulière. Il faut l’oxymore « laïcité intolérante » pour définir la conception stricte de la laïcité à la française.

Laïcité et anticléricalisme

À côté des 8 500 établissements catholiques existent 282 écoles juives, dont 148 sont en cours de contractualisation, et une trentaine d’établissements privés musulmans (plus une vingtaine d’écoles en cours de création).

Dans ces écoles, le port du foulard islamique est la règle en raison de leur orientation confessionnelle. L’existence d’une norme religieuse dominante est contraire à l’esprit de la laïcité fondée sur la reconnaissance de la pluralité des croyances. Le communautarisme est ainsi favorisé par le refus de l’altérité dans l’école publique et le choix d’une laïcité qui ne reconnaît pas la diversité et se confond avec la pensée anticléricale.

Le communautarisme se développe aussi en raison de discriminations larvées. Loïc du Parquet, Thomas Brodaty et Pascale Petit (La discrimination à l’entrée des établissements privés  : les résultats d’une expérience contrôlée2013) ont montré que près de 20 % des établissements privés catholiques ont recours à la discrimination ethnique dans leur politique de recrutement en préférant les dossiers scolaires dont les noms ont une consonance française plutôt que maghrébine.

Dans le monde professionnel, la recherche de Marie-Anne Valfort montre que les diplômés d’origine maghrébine et de confession musulmane sont particulièrement discriminés, surtout ceux dont le CV est le plus brillant. La stigmatisation et la discrimination sont susceptibles de favoriser le repli communautariste. Il existe bien une islamophobie rampante de la société. La nier constitue un aveuglement favorable à sa diffusion.

Montrer l’existence de cette islamophobie à partir d’études indiscutables ne relève pas, pour reprendre les expressions de Mme Badinter, de réactions « d’islamo-gauchistes » coupés du « pays réel », terme révélateur d’un état d’esprit   : l’islamo-gauchiste est une version contemporaine de l’hérétique. La simplification et l’anathème constituent un des travers de la société et de ses élites, un des obstacles à surmonter pour que la société soit à la hauteur de ses idéaux, une nation ouverte sur le monde, capable d’intégrer la richesse de sa diversité culturelle.

La France « islamophobe » et « antisémite » selon Washington

Le rapport mondial annuel sur les droits de l’homme, présenté jeudi par le chef de la diplomatie américaine John Kerry, reprend nombre de reproches qu’il est possible de faire à la France depuis l’extérieur.

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A l’international, on reproche parfois à la France son côté donneuse de leçons. Cette fois-ci, on ne peut pas dire que ce soit le cas. Par la voix du chef du département d’État chargé des Affaires étrangères John Kerry, les Etats-Unis n’épargnent pas la France jeudi dans leur rapport mondial annuel sur les droits de l’homme :

Entre autres reproches, la montée de l’islamophobie et de l’antisémitisme, les violences de la police française contre des migrants, ou encore les abus sexuels de soldats français en Afrique.

John Kerry fait état d’un « nombre croissant d’incidents islamophobes » (insultes, agressions, attaques de lieux de culte) l’an dernier en France, en progression de 281% au cours des six premiers mois de 2015 par rapport à 2014.

Le rapport américain cite l’Observatoire contre l’islamophobie du Conseil français du culte musulman (CFCM).

Du côté des actes antisémites, ils se seraient propagés après l’attentat de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Washington s’appuie sur les chiffres du Service de protection de la communauté juive (SPCJ) qui dénombre 508 dans les cinq premiers mois de 2015, en hausse de 84% par rapport à la même période en 2014. Sur l’ensemble de l’année cependant, ces actes ont diminué, passant de 851 à 808 actions et menaces.

Parmi les autres points noirs de la France niveau droits de l’homme, la diplomatie américaine pointe aussi du doigt « les expulsions de camps illégaux de Roms » ainsi que des incidents où les forces de l’ordre françaises auraient été trop violentes. Le rapport note que la police française a « battu, frappé et utilisé des gaz irritants contre des migrants et des demandeurs d’asile dans le port de Calais ».

John Kerry n’oublie pas de mentionner l’enquête de l’ONU ouverte sur les accusations de viols d’enfants par des militaires Français en Centrafrique en janvier 2016, ni la surpopulation carcérale, les violences contre les femmes, le trafic d’êtres humains, ou encore les discriminations à l’embauche.

Atlantico

Israël: un ministre refuse de serrer la main à Marisol Touraine

Ultraorthodoxe et leader du parti religieux Agoudath Israel, le ministre de la Santé israélien, Yaakov Litzman a refusé de serrer la main de son homologue Marisol Touraine en visite au Proche-Orient.

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En tournée au Proche-Orient, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la santé, est reçue, le 31 mars, par son homologue israélien, Yaakov LitzmanAu menu de la rencontre, un sujet brûlant: comment gérer l’afflux de victimes en cas d’attentats? Mais Litzman, ultraorthodoxe et leader du parti religieux Agoudath Israel, refuse de serrer la main de la ministre, prévenue de cette attitude par les services français du protocole.

Une visite impromptue à l’Assemblée

Une semaine plus tard, c’est au tour du ministre israélien de se rendre à Paris. Il participe à un colloque à l’Assemblée nationale. A la fin de cet événement, il décide – sans en avoir prévenu personne – d’assister à la séance des questions au gouvernement. Panique du personnel de l’Assemblée: « Ils vont où? », « Ils restent là longtemps? »

Litzman, ses collaborateurs et ses gardes du corps sont guidés par Meyer Habib, député des Français de l’étranger. La petite troupe finit par monter au deuxième étage et débarque dans la tribune réservée aux journalistes. Un huissier, embarrassé, laisse passer le ministre. Non sans lui avoir rappelé un point du règlement: l’obligation de retirer son chapeau. 

L’Express