Centrafrique: 5 militaires français pourraient être radiés après avoir violemment agressé un vendeur de rue

Cinq soldats français vont être entendus ce jeudi par leur hiérarchie après avoir violemment agressé un vendeur de rue en Centrafrique. Pour tenter d’expliquer cet accès de violence, la défense des militaires invoque l’impact de l’opération Sangaris sur le mental des soldats.

l-operation-sangaris-a-ete-lancee-en-decembre-2013-2-000_2705247_800x400.jpg

Centrafrique: le parquet ouvre une enquête contre des militaires français pour violences

Cinq soldats de la force Sangaris sont soupçonnés d’avoir violemment agressé deux civils à Bangui, en 2014.

4935221_3_19c5_des-soldats-francais-en-centrafrique_a35e51a4d936e698bb3a8f242603ca26

Le parquet de Paris a ouvert la semaine dernière une enquête préliminaire sur cinq anciens soldats de la force Sangaris. Ils sont soupçonnés d’avoir passé à tabac des civils centrafricains, alors qu’ils gardaient un poste de contrôle à Bangui, début 2014. Les chefs d’accusation font état de «violences volontaires en réunion» ayant entraîné une incapacité totale de travail de plus de huit jours, «séquestration avec libération volontaire», «menaces avec armes» et non-assistance à victime.

C’est en avril dernier que le chef de corps du 2e Régiment d’infanterie de marine, basé près du Mans (Sarthe), soupçonnant plusieurs de ses subordonnés d’avoir commis des sévices en Centrafrique, alerte le ministère de la Défense. Le rapport de commandement, transmis à la justice, a été confié à la gendarmerie prévôtale, chargée des investigations sur les crimes et délits commis par des militaires lors d’opérations extérieures.

L’enquête va tenter de faire la lumière sur les raisons qui ont poussé ces soldats à s’en prendre à des Centrafricains. Elle devra également expliquer pourquoi le ou les officiers présents n’ont pas empêché les violences. «Les premières investigations vont s’attacher à rechercher et identifier les victimes», a précisé une source judiciaire.

La force Sangaris, présente en Centrafrique, a déjà fait l’objet d’accusation, à caractère sexuel cette fois, sur des civils locaux. Des militaires sont visés par trois enquêtes judiciaires en cours à Paris: une information judiciaire confiée à un juge d’instruction et deux enquêtes préliminaires du parquet doivent faire la lumière sur ces accusations portées contre des soldats. Dans le cadre de l’information judiciaire, cinq militaires ont été entendus à ce stade et aucun n’a été mis en examen.

 

Le Figaro

Des soldats français accusés de sévices physiques sur des Centrafricains

Une procédure disciplinaire a été engagée à l’encontre de cinq soldats français, accusés de sévices physiques sur deux Centrafricains, a annoncé samedi 4 juin le ministère de la défense français.

4935221_3_19c5_des-soldats-francais-en-centrafrique_a35e51a4d936e698bb3a8f242603ca26.jpg

« Au vu de la gravité des faits, des mesures de suspension ont été prononcées à l’égard de cinq militaires, auteurs de violences ou responsables hiérarchiques ayant assisté et laissé faire ces violences », indique le ministère. « Simultanément, a été engagée une procédure disciplinaire (…) préalable à toute éviction de l’institution », a-t-il ajouté.

Un officier parmi les cinq militaires

Selon le quotidien régional, « c’est l’actuel chef de corps du régiment manceau (qui ne commandait pas l’unité au moment des faits) qui a alerté, le 28 avril dernier, le chef d’état-major de l’armée de terre […], le général Bosser. Il suspectait plusieurs de ses subordonnés d’avoir commis des sévices physiques graves, à Bangui, dans un poste au point kilométrique 12 […], au cours des premiers mois de 2014 ». L’un des cinq militaires impliqués est un officier.

Les troupes françaises déployées dans le cadre de l’opération « Sangaris » en République centrafricaine ont aussi été accusées depuis le printemps 2015 de viols et d’agressions sexuelles contre des civils.

Le Monde

 

Un prêtre du diocèse de Clermont jugé pour viols et agressions sexuelles en Centrafrique

Le diocèse de Clermont a reconnu le 26 avril une « erreur d’appréciation » dans sa gestion d’un prêtre soupçonné de pédophilie. Il risque les assises pour un viol et des agressions sexuelles sur mineurs commis en Centrafrique.

Croix

La cour d’appel de Riom (Puy-de-Dôme) doit se prononcer mardi 26 avril sur l’éventuel renvoi du religieux devant les assises pour les faits reprochés, un viol et des agressions sexuelles sur mineurs, qui auraient été commis en Centrafrique entre 2007 et 2010.

Le prêtre se dénonce à son retour d’Afrique

Six mois après son retour de Centrafrique, où il a exercé son ministère pendant trois ans, l’ecclésiastique avait confessé les faits à l’archevêque de Clermont, Mgr Hippolyte Simon. C’est sous ses conseils que le prêtre, avait ensuite adressé lui-même un courrier au procureur de la République de Clermont-Ferrand le 31 janvier 2011, pour se dénoncer.

Saisi en avril 2011, l’Office central pour la répression des violences aux personnes basé à Nanterre a ensuite enquêté en Centrafrique, identifiant trois victimes mineures dont une de moins de 15 ans.

Prêtre dans le diocèse de Clermont depuis 1995, à Issoire puis à Clermont même où il s’est occupé des aumôneries des jeunes, le prêtre avait été nommé pendant l’enquête dans une paroisse de Riom, avant que toute activité ne lui soit finalement retirée lors de sa mise en examen pour viol et agressions sexuelles sur mineurs en septembre 2012.

Placé  alors en détention provisoire et incarcéré à Saint-Étienne, il a été libéré et placé sous contrôle judiciaire quelques jours plus tard.

France 3

Centrafrique: un casque bleu marocain tué par la LRA, milice chrétienne radicale

Un casque bleu marocain de la Minusca, la mission des Nations Unies en République centrafricaine, a été tué dimanche lors d’une attaque menée par des « membres présumés de l’Armée de résistance du Seigneur », a annoncé lundi l’ONU. L’attaque s’est produite dans la ville de Rafai, dans la préfecture de Mbomou.

623cb2689d73779b8f10289b0e72d.jpg

L’Armée de résistance du Seigneur, la LRA, est une guérilla qui s’est rendue tristement célèbre par ses rapts d’enfants, transformés en soldats ou esclaves, ses mutilations et massacres de civils en Afrique centrale. Elle est aujourd’hui traquée et dispersée mais selon l’ONU, depuis l’arrestation en janvier en Centrafrique de Dominic Ongwen, un de ses principaux commandants, elle a intensifié les attaques de villages à la frontière entre la RDC et la RCA.

Dominic Ongwen a été transféré à la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre présumés, devenant le premier membre de la LRA à comparaître devant la CPI.

BFM

Jeunes filles forcées à la zoophilie en Centrafrique : des militaires français visés par une enquête

procureur-enquete-sangaris.jpg

Le parquet de Paris a ouvert une nouvelle enquête, ce mardi, concernant des soupçons d’abus sexuels qui auraient été perpétrés par des militaires français en Centrafrique.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire ce mardi sur de nouveaux soupçons d’abus sexuels évoqués par l’ONU la semaine dernière et visant des militaires français basés en Centrafrique.

Le parquet a reçu via le ministère de la Défense une dénonciation des Nations unies sur des soupçons d’exploitation et d’abus sexuels, de 2013 à 2015 à Dékoa, impliquant des militaires français. Selon cette source, ce signalement ne donne pas de précision sur le nombre de victimes, leur âge, ou le nombre de militaires impliqués.

De nouveaux soupçons

La semaine dernière, l’ONU a révélé avoir reçu de nouveaux soupçons, faisant état d’informations selon lesquelles des soldats français de Sangaris auraient forcé en 2014 des jeunes filles à avoir des rapports sexuels avec des animaux en échange d’une petite somme d’argent. 

L’Express

 

Centrafrique : des soldats français auraient forcé des jeunes filles à des actes zoophiles

Si les faits sont avérés, ont atteindrait le summum de l’abjection. De nouvelles allégations «extrêmement troublantes» de violences sexuelles exercées par des soldats de la force français Sangaris et de l’ONU en Centrafrique sont parvenues aux Nations unies, a indiqué mercredi l’ONU. Ce n’est pas la première fois que les soldats français ou de l’ONU sont accusés d’abus sexuels dans le pays.

5675775_sangaris.jpg

«Nous avons reçu des rapports sur des cas de bestialité impliquant des soldats français, mais à ce stade nous n’avons pas de confirmation», a t-il précisé . «Le nombre exact et la nature de ces allégations extrêmement troublantes restent à déterminer», a de son côté indiqué un communiqué de l’ONU. Une équipe de l’ONU a été envoyée sur place pour des entretiens avec les victimes et pour recueillir des informations.

La France veut faire «toute la lumière»

Selon un rapport de l’ONG AIDS-Free World, trois jeunes filles ont affirmé à un officier des Nations unies qu’en 2014 elles avaient été «déshabillées et attachées par un militaire de Sangaris à l’intérieur d’un camp» et auraient été forcées d’avoir des relations sexuelles avec un chien. Chacune a ensuite reçu de l’argent, selon l’ONG, qui évoque le montant de 5000 francs CFA (7,5 euros, NDLR). Une quatrième victime serait quant à elle décédée.

Le Parisien

Centrafrique : la justice enquête sur de nouvelles accusations de viols par des soldats français

Cette fois, les accusations sont portées par une sœur et un frère centrafricains de 7 et 9 ans. La justice française enquête sur de nouveaux soupçons de viols commis par des soldats de la force française Sangaris en Centrafrique, a indiqué, lundi 8 février, une source judiciaire.

7832362

Cette procédure fait suite aux déclarations des deux enfants, recueillies et révélées, fin janvier, par l’ONU. Elles font état de fellations sur des militaires non identifiés, selon une source proche du dossier. Des viols qui auraient été commis en échange d’eau et de biscuits, selon le récit de l’ONU.

Ces faits se seraient produits en 2014 et auraient pour théâtre le camp de M’Poko, près de l’aéroport de Bangui. Selon les propos des deux enfants, d’autres enfants auraient été abusés de la même manière lors d’incidents répétés impliquant plusieurs soldats français. A la suite de ces témoignages, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a saisi la justice.

Cinq soldats entendus après d’autres accusations

Des investigations sont déjà menées par les gendarmes français après que d’autres enfants ont porté des accusations sur quatorze soldats français. Dans ce premier volet de l’enquête, cinq soldats français de Sangaris ont été entendus en décembre, sans être mis en examen.

Ils ont indiqué avoir donné des rations alimentaires à des enfants, mais ont réfuté avoir demandé quoi que ce soit en retour et nié tout abus sexuel, selon une source proche du dossier.

Les investigations n’ont pour l’instant pas permis de trancher. Les déclarations des enfants ont varié et le nombre de plaignants a augmenté, a par ailleurs indiqué cette source.

France Tv Info