La Slovaquie surveillera tous ses musulmans

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Après les attentats de Paris, le Premier ministre populiste Robert Fico veut tous les faire « surveiller ». Au grand dam des associations de défense des droits de l’Homme.

L’histoire

Robert Fico n’a décidément pas peur des amalgames. « Nous surveillons chaque musulman de Slovaquie », a déclaré le Premier ministre slovaque, un populiste de centre-gauche, dans la foulée des attentats de Paris. Il justifie ainsi sa décision : « À chaque fois qu’il y a eu une attaque terroriste en Europe, des musulmans en étaient responsables ». Ce serait donc son devoir « de vérifier si les musulmans qui vivent dans notre pays ont des contacts avec des gens suspects ».

Croissant vert ?

La Slovaquie, petit pays d’Europe centrale à majorité chrétienne, selon les estimations, compte entre 2 000 et 5 000 musulmans, essentiellement des immigrés albanais, bosniaques et afghans. Soit moins de 1 % de sa population. Et pas une seule mosquée.

Le Premier ministre, qui briguera un troisième mandat aux législatives de mars 2016, a aussi précisé que « les camps de réfugiés en Slovaquie allaient être eux davantage surveillés »,établissant ainsi un lien direct entre migrants et terroristes. Et la presse le soutient soutien. « Fermer les yeux sur la réalité est peut-être politiquement correct mais c’est absolument irresponsable » assure ainsi le quotidien Pravda.

La Fondation islamique slovaque se dit profondément choquée que le chef du gouvernement veuille placer sous surveillance « non pas des radicaux ou des extrémistes » déjà condamnés par la justice, mais « chaque musulman » qu’il considère comme une menace en raison de sa foi. « Les musulmans de Slovaquie, demande l’organisation, devront-ils bientôt porter le croissant vert, comme les juifs furent contraints de porter l’étoile jaune ? »

« Terroristes à mort », des croix : Tags sur une mosquée en chantier à Caen

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Une mosquée en construction, dans le quartier de La Guérinière à Caen (Calvados), a été la cible d’un tag, probablement le week-end dernier, 21 et 22 novembre 2015.

 Message politique ou amalgame idiot ? L’inscription « Terroristes à mort », avec des croix au milieu des O (signe parfois utilisé par l’extrême-droite), a été réalisée à la bombe, sur un des murs extérieurs.
Les responsables de la mosquée ont réuni des éléments pour déposer plainte. C’est la première fois que le futur lieu de culte est l’objet d’une telle dégradation.

Le parquet requiert la démolition de la mosquée de Fréjus déjà construite

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Le procureur de la République de Draguignan a requis mardi après-midi la démolition de la mosquée de Fréjus dont les travaux s’étaient achevés en avril dernier, dont la validité du permis de construire est contestée. 

Le tribunal rendra son jugement le 26 février à 13h30.

Saisi à la suite d’une plainte déposée en octobre 2013 par la commune de Saint-Raphaël, voisine de celle de Fréjus, le tribunal correctionnel doit statuer sur le caractère frauduleux ou non de l’obtention d’un permis de construire par l’association El Fath, à l’origine de cette construction, et sur la complicité du maire de l’époque, Élie Brun (ex-UMP), dans la délivrance de cette autorisation administrative.

Dans son réquisitoire, le procureur de la République a cherché à démontrer que l’association El Fath, qui a construit cette mosquée au coeur d’un ensemble immobilier où est présente une forte communauté d’origine maghrébine, n’était pas propriétaire de l’intégralité des terrains au moment où elle a déposé sa demande.

Montage juridique

Ce n’est qu’ensuite, à la faveur d’un montage juridique, a estimé le représentant du parquet, qu’elle est devenue propriétaire desdits terrains.

Le procureur, qui n’a demandé que des peines d’amende pour l’association El Fath (60.000 euros) et pour son président, Driss Maaroufi (30.000 euros), a en revanche accablé l’ancien maire Elie Brun, pour lequel il a demandé 18 mois d’emprisonnement avec sursis et 150.000 euros d’amende.

M. Brun n’était pas présent à l’audience.

Le procureur a demandé également des mesures de « restitution », c’est-à-dire la démolition de cette mosquée de 1.500 m2, pouvant accueillir au moins 700 personnes, dans un délai de six mois avec une astreinte de 500 euros par jour de retard.

La mosquée n’a jamais obtenu d’autorisation d’ouverture

Depuis son achèvement en avril dernier, cette mosquée n’a jamais obtenu d’autorisation d’ouverture de la part de la municipalité de Fréjus, dirigée par le sénateur-maire FN David Rachline.

La commune s’est portée partie civile et son avocat a demandé lui aussi la démolition du bâtiment.

« Démolir une mosquée, c’est un réquisitoire sans précédent », s’est élevé dans sa plaidoirie Me Moad Nefati, avocat de l’association El Fath.

« Ce sont des réquisitions que même en Espagne et en Andalousie au XVe siècle on n’aurait pas envisagées », a-t-il pointé, en avertissant le tribunal: « Vous êtes devant un dossier de liberté fondamentale, une atteinte grave à la liberté de culte », une liberté que la justice est justement là, selon lui, pour protéger.

Var Matin

Des policiers se plaignent des perquisitions de « communication » ordonneés par le préfet

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« On ne fait pas mouche à tous les coups, loin de là. Le principe de ces perquisitions , c’est de taper large » justifie le préfet, Yannick Blanc. La liste des objectifs est établie lors de réunions avec tous les services.

Cela n’empêche pas un nombre croissant de policiers de douter de l’utilité de ces opérations très consommatrices en temps et en effectifs. « C’est de la communication », commente un haut responsable policier à Paris.Et le risque de dommages collatéraux n’est jamais très loin.

A Nice, vendredi 20 novembre, une fillette de 6 ans a été légèrement blessée lors d’une perquisition administrative menée dans le centre. Victime de « plaies multiples superficielles au cou et à l’oreille gauche », elle a été hospitalisée quelques heures. Les policiers, qui sont intervenus peu avant 5 heures du matin, avaient enfoncé la mauvaise porte.

Le Monde

Cache d’armes découverte, Julien, Thomas, Marie-Pierre et Aurélie condamnés

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La DPIJ de Lille a procédé à la saisie d’une vingtaine d’armes, mercredi dernier à Wavrechain-sous-Denain. Les personnes interpellées ne sont pas en lien avec les mouvements islamistes.

Neuf fusils dont un datant de 1874, deux carabines, trois revolvers de défense, un revolver, diverses armes blanches ainsi qu’une grenade à plâtre (inoffensive) ont été trouvés la semaine dernière dans une maison de Wavrechain-sous-Denain occupée par deux frères, Julien et Thomas B.. La police a procédé à cette perquisition suite à un renseignement anonyme.

Les deux jeunes hommes et deux autres personnes ont été placés en garde à vue immédiatement.

Julien B, 26 ans, qui était le détenteur du stock d’armes a indiqué que ces armes provenaient d’un héritage. Il savait qu’il était impossible de détenir ces armes ; Thomas B., 23 ans, a aidé son frère à transporter les armes ; Marie-Pierre B., 42 ans, voisine de l’un de frères, avait accepté de cacher les armes à son domicile ; Aurélie M., 29 ans, proche des frères, a également accepté de cacher un temps les armes chez elle.

Ces quatre personnes ont été déférées au parquet le 20 novembre en vue d’une CRPC (procédure dite du plaider coupable). Les condamnations suivantes ont été acceptées par les prévenus et homologuées par le juge : Julien B., 8 mois d’emprisonnement avec sursis ; Thomas B., 6 mois d’emprisonnement avec sursis ; Marie-Pierre B., 2 mois d’emprisonnement avec sursis ; Aurélie M., 2 mois d’emprisonnement avec sursis.

La Voix du Nord

Racisme: Soissons qualifié de « Bamako-sur-Aisne » par une section locale du FN

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Après avoir posé avec des familles africaines en habits traditionnels lors de la confédération syndicale des familles organisée dans sa ville le week-end du 21 novembre, le maire a vu sa photo postée sur Facebook par le Front national de Soissons avec le commentaire suivant, renommant au passage Soissons (Aisne) par « Bamako-sur-Aisne » :

Alain Crémont, maire de Bamako-sur-Aisne, célébrant le ‘bien vivre ensemble’ de ‘Soissons en couleurs’… on n’aurait pas dit mieux !

Dans un tweet posté le 24 novembre, l’édile a dénoncé le « vrai visage du FN » expliquant que « l’escroquerie de la dédiabolisation [était] démasquée« .

Contacté par l’Union Ardennais, le maire va plus loin et parle d' »incitation à la haine raciale ».

Europe 1

Jean Dominique, un religieux à nouveau condamné pour agressions sexuelles

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Un religieux, déjà condamné à 8 ans d’emprisonnement par les assises de Saône-et-Loire en mai, a de nouveau été condamné à 14 mois de prison ferme pour agressions sexuelles.

 Jean-Dominique Lefèvre, 66 ans, a été extrait de sa cellule ce mardi afin d’être jugé pour des agressions sexuelles commises à l’été 1991, à La Chaise-Dieu (Haute-Loire).

La victime, alors âgée de six ans, avait été confiée au prévenu par sa grand-mère, venue chercher du réconfort dans cette communauté, après la mort de l’un de ses fils.

Le religieux qui s’occupait alors de la catéchèse, avait profité de l’absence de la grand-mère pour commettre des attouchements sur le sexe de la petite fille. 

« J’ai cédé à des impulsions »

A la barre, le sexagénaire a reconnu les faits, même s’il ne s’en « rappelle pas très bien »« j’ai cédé à des impulsions, à des désirs mauvais », a déclaré le religieux, expliquant « qu’il avait du mal avec sa sexualité, à respecter son vœu de chasteté ».

Le président: « Pourquoi des petites filles? » Le prévenu: « Parce que j’étais attiré par leur pureté, leur innocence »

Ouest France

Le Secours populaire de Saint-Sébastien ciblé par l’extrême-droite

Le mur du vestiaire du secours Populaire de Saint-Sébastien-sur-Loire tagué.

Un collectif anti-migrants s’attaque de nuit aux locaux des associations humanitaires en mettant de la colle dans les serrures et signe son acte par un tag.

 #On ferme est leur signature. Ce groupe d’activistes d’extrême-droite s’attaque aux associations caritatives parce qu’elles apportent de l’aide aux réfugiés.

Ils sévissent dans toute la France et revendiquent leurs actes de vandalisme sur les réseaux sociaux, photos à l’appui. Le 11 novembre, le Secours populaire de Saint-Sébastien-sur-Loire était leur cible. De nuit, ils ont encollé une serrure et signé leur méfait par un tag.

Ce n’était pas une porte habituellement empruntée, aussi les bénévoles ont mis quelques jours à comprendre qu’ils avaient eu des visiteurs. La secrétaire générale du comité sébastiennais vient de porter plainte.

« Nous luttons contre la pauvreté et l’exclusion sans distinction d’origine, de confession, ni d’opinions et nous continuerons à œuvrer pour nos valeurs sans nous laisser intimider », déclare-t-elle.

« Le Secours populaire français est une association laïque, reconnue d’utilité publique et grande cause nationale, dont l’unique but est la solidarité. »

Ouest France

Daoud, 21 ans, aveugle et handicapé, assigné à résidence par le préfet

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Après les attentats, David a été dénoncé par ses voisins. S’ensuivit une perquisition qui chamboula tous ses repères d’aveugle : l’appartement fut en effet mi sens-dessus-dessous. Son ordinateur braille et son téléphone furent saisis.

Sa canne blanche disparue sous des monticules d’affaires, il ne pouvait alors plus se déplacer. Selon son avocat, les policiers lui ont aussi confisqué sa carte bleue, ajoutant de la difficulté aux autres difficultés. David fut emmené pour une garde-à-vue de 48 heures.

A sa sortie, on lui signifia une assignation à résidence, qui le contraint, lui handicapé visuel, à devoir se rendre trois fois par jour au commissariat, situé à cinq kilomètres de chez lui : à 8h, à 15h et à 19h. Pour s’y rendre, David doit prendre plusieurs bus différents pour espérer marcher le moins possible. Un retard, et c’est la volée de bois vert de la part des fonctionnaires de police. Qu’il refuse de pointer au commissariat et David écopera de six mois d’emprisonnement.

David, victime de l’agenda politicien de Manuel Valls, est le symbole de l’acharnement d’un Premier ministre contre des femmes, des hommes, des enfants qui ont le seul tort d’être musulmans.

L’équipe de Barakacity a rencontré David, qui a par ailleurs pu recevoir une aide précieuse grâce à une mobilisation sur Twitter et Facebook. Dans les prochaines heures ou les prochains jours, le jeune homme livrera le récit de cette douloureuse expérience. Une interview vidéo sera en effet mise en ligne in cha’a-Llah.

Al Kanz

 

Des « Suprémacistes blancs » tirent sur 5 noirs lors d’une manifestation. Sont-ils terroristes?

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Cinq personnes ont été blessé par balle lors d’une manifestation intitulée « Les vies des noirs ne comptent pas » dans le Minnesota, par des prétendus « militants racistes ».

Alors que la police a confirmé mardi que qu’elle recherchait trois hommes blancs dans le cadre de l’attaque, un porte-parole de la manifestation a affirmé que les hommes étaient des « suprémacistes  blancs »

Alors que la police n’a pas encore confirmé l’identité et le motif des assaillants, des témoins ont rapporté avoir vu entre trois et quatre personnes de race blanche cachant leurs visages avec des masques, portant des gilets pare-balles et portant des armes.

Le Minneapolis City Pages a rapporté que la semaine dernière, des suprémacistes blancs armés avaient menacé les manifestants dans une  vidéo montrant deux hommes masqués dans une voiture en brandissant un fusil chargé.

Independent

Une boulangère défigurée par Brandon et ses copains pour 67,90 €

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Les propos de la procureure font refléter la bêtise des trois garçons fécampois qui se sont attaqués à une boulangerie du quartier Ramponneau. Ils ont mis la salariée KO pour 67,90 €. Et le seul majeur jugé par le tribunal correctionnel du Havre était lui-même un client des lieux.

Brandon « est connu comme le loup blanc à Fécamp », peint son avocate. « Les policiers, le boulanger, le charcutier le connaissent. » Le 4 avril dernier, ce père de famille de 19 ans et ses deux copains mineurs se rendent chez le charcutier, à 6 h, totalement ivres. Ils achètent un saucisson.

« J’ai aussitôt reçu un coup de poing au visage. » Le geste est si intense que le nez saigne. Les lunettes de la femme de 48 ans éclatent. Elle souffre de deux énormes yeux au beurre noir et d’une fracture. Mais ça, les deux voleurs n’en ont que faire. Ils partent avec les 67,90 € et attrapent au passage le sac à la main de la blessée. Ils rejoignent Brandon qui faisait le guet. Ils se partagent « le butin », formule le prévenu. « Chacun a fait ça pour un malheureux billet de 20 € ! ».

Paris Normandie

Perquisitions abusives, arrestations injustifiées : les abus de l’état d’urgence

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Mickaël, 27 ans, regardait un film d’action dans le TGV Marseille-Rennes, vendredi 20 novembre, en compagnie d’un autre homme. Mal lui en a pris, selon Sud-Ouest : en gare de Massy (Essonne), la police évacue le train et lui saute dessus pour l’arrêter. Des passagers auraient trouvé suspects son comportement et son aspect : le jeune homme est barbu et il portait des gants. Choqué, il a été libéré au bout de quatre heures.

Cette histoire n’est qu’un exemple des nombreux cas relevés cette semaine par la presse locale : la France est en état d’urgence. Un état administratif qui donne aux forces de l’ordre de larges moyens d’action. Mais aussi un état collectif prompt à l’emballement.

Une fillette de 6 ans blessée

Autre histoire édifiante, celle que raconte La Voix du Nord sur ce jeune homme, dont le père de 67 ans a été interpellé manu militari, mardi 17 novembre, à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Sophiane avait accompagné son père à la préfecture la veille pour une démarche administrative. Les forces de l’ordre l’auraient alors repéré prenant des photos, ce qu’il dément. Résultat : la police enfonce la porte du domicile familial, fouille l’appartement de fond en comble, et arrête son père, qui passe la nuit en garde à vue.

A Quévrechain, dans le Nord, Fatima et sa fille ont subi une brusque perquisition de nuit au motif qu’un homme, que les autorités suspectaient de détenir des armes de guerre, avait habité dans la maison par le passé. La jeune fille raconte les lasers dans l’appartement, la porte qui vole en éclats, sa mère de 43 ans menottée… pour une perquisition qui n’a rien donné.

Les victimes des bavures sont parfois très jeunes et impressionnables : à Nice (Alpes-Maritimes), une petite fille de 6 ans a été blessée par des éclats au cou, lors d’une perquisition jeudi. A 4 h 30 du matin, les policiers d’élite du RAID enfoncent la porte de l’appartement familial, plaquent le père au sol. Les voisins évoquent des tirs dans les serrures, que la police dément, mais c’est bien par des éclats de bois qu’a été blessée la fillette, touchée alors qu’elle dormait dans la chambre d’à côté. Et le tout pour rien : la police s’est trompée de porte, elle visait en fait le voisin. Hospitalisée, la petite fille n’a rien de grave et la police a reconnu une « erreur rare ».

Le musicien Ibrahim Maalouf retenu sans motif

Ibrahim Maalouf, trompettiste français renommé, qui a rendu un hommage aux victimes des attentats sur le plateau du « Grand Journal » de Canal+ le 16 novembre, a raconté au site spécialisé Clique avoir été retenu plusieurs heures par des policiers, gare du Nord à Paris, avant de monter dans un train Eurostar pour Londres.

Le natif de Beyrouth (Liban) aurait alors appris que son passeport avait fait l’objet d’un signalement auprès de l’organisme de coopération policière Interpol. Papiers confisqués, interrogatoire… Une fois relâché, il raconte sur son compte Facebook sa mésaventure relayée aussitôt sur Le Parisien, qui impute la responsabilité à la douane au lieu de la police. Le musicien prend ensuite son train, avant d’être invité à en descendre par « trois agents de la douane », fâchés d’avoir été associés à l’épisode. S’il dit comprendre l’attitude de la police face au signalement d’Interpol (dont il ne saisit pas la raison), Ibrahim Maalouf reproche aux douaniers d’avoir « dépassé les limites en [le] traitant comme un terroriste potentiel devant tout un wagon juste parce qu’un journaliste a écrit par erreur qu’ils [l]’avaient arrêté ».

« Acharnement contre un lieu sacré »

Les riverains de la mosquée d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), eux, sont scandalisés par l’état du bâtiment laissé par la police après sa perquisition musclée, dans la nuit du 16 au 17 novembre. Un des responsables de la mosquée a assuré avoir proposé les clés à la police, qui a refusé, « préférant forcer la porte ». Un adjoint au maire d’Aubervilliers, Sofienne Karroumi, a posté sur sa page Facebook des photos des dégradations subies par le lieu de culte, qu’il qualifie d« acharnement contre un lieu sacré ».

Ces personnes pourront-elles obtenir réparation ? En théorie, elles peuvent porter plainte pour violation de domicile et voie de fait, sans garantie, bien entendu, d’obtenir réparation. Il est même possible, si les dommages causés ont été reconnus par la police, d’invoquer la responsabilité de l’Etat, et d’adresser les factures au ministère. Dans certains cas, les forces de police ou les préfectures ont déjà indiqué qu’elles indemniseraient les personnes concernées.

Le Monde

Martine et Murielle jugées pour avoir volé plus de 900 000€ à une vieille dame

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Deux auxiliaires de vie, Martine et Murielle Bacquart, deux sœurs âgées de 56 et 59 ans, originaires de Bourg-Achard, viennent d’être jugés devant le tribunal correctionnel pour avoir abusé financièrement d’une vieille dame, Claude, âgée de 85 ans (lire nos éditions précédentes).

Les deux quinquagénaires sont soupçonnées d’avoir soustrait plus de 900 000 € à son insu entre 2010 et 2013.

Paris Normandie

 

Mathieu brise son bracelet électronique et s’évade pour aller au Kebab

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Matthieu S., 26 ans, les dreadlocks dignes d’un zadiste, n’a pas trop compris ce qui lui est arrivé entre le 6 et le 17 novembre dernier. Son incompréhension se solde par trois mois de prison et un retour à la prison Bonne-Nouvelle.

L’affaire commence en… 2009, quand il est condamné par défaut pour une infraction à la législation sur les stupéfiants. Mais les sept mois de prison ne sont pas mis à exécution avant 2015, faute pour la justice d’avoir retrouvé le prévenu. Après quelques semaines d’incarcération pour cette vieille affaire, le juge de l’application des peines (JAP) accède à la demande du prévenu et lui fait bénéficier d’un bracelet électronique.

Celui-ci est souvent en retard au bas de son immeuble. Le service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) rappelle souvent à l’ordre Matthieu S. mais, quand dans la nuit du 5 au 6 novembre, le prévenu ne rentre qu’à 2 h du matin, c’est le JAP qui est prévenu. Il suspend le bracelet, demande au prévenu de réintégrer la maison d’arrêt.

Matthieu S. croit qu’il va devoir retourner des mois en prison, brise son bracelet et s’évapore dans la nature jusqu’à son interpellation à Canteleu le 17 novembre.

« Ce soir-là, j’étais allé au kebab », plaide Matthieu S. « Quand le SPIP m’a téléphoné, j’ai cru que je devais retourner en prison pendant des mois pour une affaire de drogue datant de 2009.

Paris Normandie