Des stupéfiants dans le rectum et dans le soutien-gorge, Cécile réapprovisionnait son ex et son compagnon en prison

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Tous les trois sont toxicomanes. En lutte avec leurs addictions. Le 30 décembre, Cécile Veaux se rendait avec son fils au parloir de la maison d’arrêt de Reims. Cette femme de 31 ans au visage fatigué, salariée dans une maison de retraite, allait rendre visite à deux hommes : Anthony Taddéi, son ancien compagnon et père de son enfant, et Rémy Pirotte, son actuel compagnon, également derrière les barreaux.

À l’issue du parloir, ce dernier se fait pincer avec « une barre de cannabis de 15,4 grammes dans le rectum », a lu la présidente, hier, dans le cadre d’une comparution immédiate. Cécile, elle, se fait interpeller dans la foulée sous les yeux de son enfant avec une dose d’héroïne dans le soutien-gorge. Selon elle, cette dernière était destinée à Anthony Taddéi.

En revanche, elle refuse de donner le nom de celui qui a remis le cannabis à Rémy Pirotte. Face aux enquêteurs, elle reconnaît avoir introduit à plusieurs reprises des stupéfiants en maison d’arrêt. Elle a déjà été condamnée à deux reprises pour des infractions en lien avec les stupéfiants. 

À son domicile, les policiers retrouvent deux balances et quelques grammes de cannabis, héroïne et produit de coupe. Durant sa garde à vue, Rémy a, le 5 janvier, agressé et outragé un policier. La lecture des insultes par la présidente provoque des rires étouffés chez Anthony et Cécile. Leurs avocats soupirent.

À la barre, Anthony Taddéi, libérable en 2021 explique : « Non, je ne pensais pas que c’était si risqué que ça parce que Robespierre, c’est une passoire ! » Cécile renchérit : « Si vous saviez ce que je vois à Robespierre… » Rémy, condamné à treize reprises depuis 1995.

À l’issue du délibéré, les deux hommes sont condamnés à un an de prison avec maintien en détention. Cécile, elle, écope de huit mois de prison, peine qui sera exécutée avec un bracelet électronique.

L’Union

Gêné par un dépassement, il démolit le mur du cimetière

Mardi soir, une BMW circulant sur l’avenue de Champagne a défoncé l’enceinte du cimetière du Sud, à seulement quelques blocs de pierre du précédent accident qui avait fait voler le mur en éclats l’été dernier.

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Et dire que le mur venait d’être reconstruit… Mardi soir, une BMW circulant sur l’avenue de Champagne a défoncé l’enceinte du cimetière du Sud, à seulement quelques blocs de pierre du précédent accident qui avait fait voler le mur en éclats l’été dernier.

Ce nouveau dérapage incontrôlé s’est produit à 21 h 50, dans le sens Reims-Épernay. D’après ses déclarations, le conducteur de la BMW roulait sur la voie de droite lorsqu’une voiture lui a fait une queue de poisson à la sortie d’un virage. « Il a pilé pour l’éviter, sa BMW a glissé et foncé droit dans le mur du cimetière ».

Le conducteur de la BMW non plus n’a pu relever l’immatriculation. Son auto est bien abîmée. Deux tombes ont été partiellement recouvertes de gravats, avec de légers dégâts sur la plaque de l’une d’elles.

L’Union

Vols de sacs et chéquiers: Thierry cumule 90 chefs de prévention : un record !

lI volait des sacs à main et utilisait les chéquiers pour acheter des tickets de cinéma et des fleurs pour sa maman.

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Dans cette affaire, le procureur François Fournié a recensé 90 préventions. «  Je crois que je n’avais jamais vu ça encore  », commente-t-il dans ses réquisitions. Et encore, il précise que toutes les affaires n’ont pu être réunies en une seule audience, toutes ne sont même pas encore élucidées.

Entre avril et octobre dernier, Thierry Leroy, Carolomacérien de 58 ans, a fait du vol son «  mode de vie  ». Notamment ceux de sacs à mains, qui lui permettent de récupérer et d’utiliser des chéquiers. Jugé par le tribunal correctionel de Charleville-Mézières mercredi, il a été condamné à trois ans de prison dont un an ferme et est parti directement pour la maison d’arrêt de Charleville-Mézières.

L’Union

Il abusait sexuellement de ses petits frères avec la complicité de sa mère Sylviane

Trois années durant, le grand frère a transformé les petits en objets sexuels. La mère qui batifolait savait. Elle a attendu deux ans avant de porter plainte. 

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Il faut taire son nom et celui de sa mère pour protéger ce qu’il subsiste de famille. Mère et fils, les deux comparaissaient jeudi, devant le tribunal correctionnel de Laon. La mère pour n’avoir pas dénoncé ce que son aîné faisait subir au reste des enfants. À l’époque des faits, ils sont cinq à s’égayer sous le même toit, trois garçons, deux filles, dans une maison du quartier de Vaux. Le plus jeune n’a que trois ans.

La maman s’absente parfois le soir pour reparaître le matin. Elle va « prendre du bon temps », ironisera plus tard le vice-procureur Haquin. Sylviane a alors 40 ans, neuf enfants au total, issus de trois pères différents.

L’Union

Patrick menace ses voisins avec un sabre japonais et outrage les gendarmes

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«  Je ne les ai pas menacés, j’ai juste levé  » un sabre avec une lame en métal de 60 centimètres. C’est ce qu’assurait Patrick Fouré, jeudi, au tribunal correctionnel de Charleville-Mézières.

Il était jugé pour violence avec menace d’une arme, menace réitérée de destruction dangereuse et menace de crime et outrage à l’encontre des gendarmes qui sont venus le chercher cette nuit du 19 septembre dernier.

L’Union

Son pavillon cambriolé pendant les obsèques de son épouse

A Château-Thierry, Henri Pouillot a découvert vendredi sa maison cambriolée, le soir même des obsèques de son épouse Madeleine.

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Un retraité du quartier des Vaucrises a été victime d’un cambriolage, le jour même des obsèques de son épouse. Vendredi dernier, dès 13 h 30, Henri Pouillot quitte son domicile de la rue des Hérissons pour accompagner son épouse Madeleine à sa dernière demeure, en l’occurrence le cimetière de Nogentel. Une célébration à l’église Saint-Crépin de Château-Thierry a précédé l’inhumation.

Un peu plus tard, il sera convié à partager le repas du soir chez un neveu demeurant à Château-Thierry. « Je suis donc rentré vers 22 heures, tout était bousculé », se souvient-il. En cette journée déjà chargée au niveau de l’intensité dramatique, cet octogénaire comprend vite qu’il est frappé une nouvelle fois par un autre type de malheur. Les larmes aux yeux ce lundi après-midi, il confie avoir tout de même réussi à dormir durant cette nuit décidément très noire.

L’Union

Un bulgare agresse sexuellement une femme dans la rue

Une jeune femme a été agressée, vendredi soir, en plein centre-ville d’Avignon.

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Alors qu’elle marchait rue Guillaume-Puy, dans l’intra-muros, cette jeune femme a été abordée par un individu qui ni une, ni deux l’a violemment plaquée contre un mur avant de pratiquer divers attouchements sur l’ensemble de son corps.

Et l’agresseur est monté d’un cran dans l’obscénité, en se mettant soudainement à se masturber contre elle.

La jeune femme a eu le bon réflexe : elle a réussi à se dégager de son emprise en se débattant et a eu le temps de bien enregistrer le visage de son agresseur avant de s’enfuir. Les policiers ont alors très rapidement été alertés. Et à peine quelques minutes après les faits, les policiers de la Bac, en patrouille dans le secteur, sont tombés sur l’auteur présumé de cette agression à caractère sexuel et l’ont interpellé.

Agé de 47 ans, ce ressortissant bulgare a été placé en garde à vue. Hier soir, il était toujours entendu.

La Provence

Sa mère finit le « cubi » de vin, il la frappe

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Le fils a été déféré au parquet de Nîmes. Il sera jugé ce mardi 12 janvier en comparution immédiate.

Il avait offert un « cubi » de vin à sa mère, âgée de 74 ans. La semaine passée, à Beaucaire (Gard), au bout de cette soirée très alcoolisée, le fils a reproché à sa mère d’avoir vidé le cubitainer et l’a frappée.

 Interpellé, il a été déféré au parquet de Nîmes et écroué. Il devrait être jugé lors en comparution immédiate ce mardi 12 janvier.

 

Midi Libre

Un pasteur nigérian proxénète et ses drôles de paroissiennes condamnés

Philippe Enadeghe, un Nigerian de 40 ans, flamboyant pasteur de la Redeemed Christian Church of Victory God, organisait de singulières cérémonies religieuses dans des hôtels de Nice.

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Philippe Enadeghe, un Nigerian de 40 ans, flamboyant pasteur de la Redeemed Christian Church of Victory God, organisait de singulières cérémonies religieuses dans des hôtels de Nice.

Il en profitait pour percevoir, outre des offrandes sonnantes et trébuchantes pour son église, 10% des revenus de ses paroissiennes tirés de la prostitution.

Une quinzaine de filles, toutes nigerianes, arpentaient la semaine les trottoirs du secteur Gambetta et de l’Arenas à Nice. Le bon pasteur se chargeait de rapatrier l’argent au Nigeria.

La justice l’a condamné à cinq ans prison, peine assortie d’un maintien en détention et d’une interdiction définitive du territoire français.

Quatre autres nigerians, dont trois femmes chargées de surveiller les prostituées, ont également été condamnés à de la prison et à une interdiction du territoire.

Nice Matin

Francis jugé pour avoir assassiné deux femmes

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Au niveau judiciaire, l’affaire la plus attendue de cette année 2016 est sans nul doute celle du double assassinat de Thaon-les-Vosges. Au cours du second semestre, Francis Conte comparaîtra en effet face aux jurés de la cour d’assises des Vosges pour avoir tué Florence Parmentier et Celil Eren, tous deux âgés de 45 ans. Ce drame s’est déroulé une fin d’après-midi de juillet 2013, dans les rues de Thaon-les-Vosges. C’était très précisément le 4 juillet.

Prison à vie encourue

Ce soir-là, le quinquagénaire aurait tué ces deux habitants de la rue Foch de deux coups de carabine de chasse. Celil Eren, qui s’était interposé entre Francis Conte et Florence Parmentier, a succombé après avoir reçu une balle en pleine tête alors que Florence Parmentier a été mortellement touchée par un projectile au niveau de la mâchoire. L’acte fait froid dans le dos. Tout autant que le passé de cet homme de 57 ans qui, en 1992, avait déjà commis l’impensable en tuant son ex-compagne en plein centre-ville de Mirecourt, à l’aide d’un fusil à pompe.

Pourquoi Francis Conte a-t-il commis un tel geste alors qu’il était amoureux de Florence Parmentier ? A-t-il agi ainsi parce qu‘elle n’avait pas voulu de lui ? Et pourquoi se promenait-il avec une carabine de chasse à l’arrière de son véhicule s’il n’avait pas prémédité son acte ? Les questions sont nombreuses. Peut-être que le procès apportera des réponses aux proches des deux victimes…

Pour les accusations qui pèsent sur lui, Francis Conte encourt la réclusion criminelle à perpétuité. En 1995, il avait déjà écopé de 15 ans de prison pour le meurtre de son ex-compagne.

Vosges Matin

Etat d’urgence : 3021 perquisitions pour… 4 procédures antiterroristes

L’Assemblée nationale a mis en ligne un premier « bilan » chiffré des perquisitions et autres mesures mise en œuvre depuis la proclamation de l’état d’urgence, le 14 novembre: des résultats existent, mais en ratissant très large. Et ils peuvent paraitre bien faibles.

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Deux mois après son entrée en vigueur, des associations sont nombreuses à dénoncer divers abus: perquisitions ou assignations à résidence non justifiées, notamment. Des sites web, comme La Quadrature du Net, proposent aux internautes de lister les « abus », réels ou supposés: chaque personne qui estime avoir été victime d’un abus peut contester, en justice, la décision. 

En face, le président de la République François Hollande a expliqué, lors de ses vœux du 7 janvier aux forces de sécurité, que le dispositif a « permis des perquisitions administratives qui ont mis au jour vingt-cinq infractions en lien direct avec le terrorisme ».

Vingt-cinq infractions en lien avec le terrorisme, c’est déjà moins de 1% des 3021 perquisitions réalisées. Quand bien même celles-ci ont, aussi, permis de mettre au jour 464 infractions au total – trafice de stupéfiants, etc. L’Assemblée nationale a publié sur son site un bilan du « Contrôle parlementaire de l’état d’urgence« , qui donne les principaux chiffres.

Seulement 4 procédures antiterroristes

Mais comme le révèle Le Monde, la quasi totalité – 21 – de ces « 25 infractions » sont des affaires d’apologie du terrorisme. Il peut alors s’agir de simple publications sur Facebook ou sur des sites de rencontre de messages jugés comme « faisant l’apologie du terrorisme », conformément à la loi du 13 novembre 2014. Des actes certes répréhensibles, mais pas susceptibles de mener devant une cour d’assises.

Finalement, l’état d’urgence n’a permis l’ouverture que de… quatre procédures antiterroristes: trois enquêtes préliminaires ouvertes, et un homme mis en examen. Un bilan bien faible – sur 3021 perquisitions -, qui ne peut que donner du grain à moudre à tous ceux qui considèrent que la prolongation de l’état d’urgence est inutile pour lutter contre le terrorisme.

Pour Marc Trévidic, il faut sortir de l’état d’urgence

Parmi eux, même l’ex-juge antiterroriste Marc Trévidic a expliqué, ce lundi matin, sur RMC et BFM-TV, qu’il fallait sortir de l’état d’urgence: « L’état d’urgence est très intéressant sur des périodes très réduites, mais il n’a pas d’efficacité de façon pérenne. » Le risque est principalement qu’on « est dans un État où on a décidé qu’on pouvait se passer de preuves ». Le magistrat craint aussi une défiance des Français vis-à-vis de l’État.

Vosges Matin

 

Incendie de l’église de Fontainebleau : un proche de la paroisse en garde à vue

Dans la nuit de samedi à dimanche, l’église Saint-Denis de Fontainebleau avait été gravement endommagée par les flammes. Un incendie dont l’origine criminelle n’a rapidement pas fait de doute pour les enquêteurs. Un autel du XVIe siècle avait été entièrement détruit par le feu, le mobilier de la chapelle principale avait lui aussi été touché et un tabernacle avait été profané.

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Si la piste terroriste avait un temps été évoquée, les enquêteurs n’ont trouvé sur place aucun tag ou revendication. Il pourrait davantage s’agir d’un acte isolé et l’enquête s’oriente, comme l’expliquent nos confères du Parisien, vers un marginal, en conflit avec le personnel de la paroisse. Le suspect avait disparu depuis l’incendie mais il a été interpellé et placé en garde à vue. Il pourrait avoir agi par vengeance.

«Ce sans-abri, en conflit avec la paroisse, conteste toute implication», selon le procureur de Fontainebleau, Guillaume Lescaux.

Selon la police, le curé de la paroisse aurait eu une violente altercation le 19 décembre avec l’homme placé en garde à vue, qui l’avait menacé. Il était suivi en psychiatrie en consultations externes.

Le curé, José Antonini, affirme qu’il ne s’agit pas d’un sans-abri, «puisqu’il a un domicile», mais d’un «marginal avec des problèmes psychiatriques» et «d’alcool», proche de la communauté paroissiale depuis plusieurs années.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui s’est déplacé lundi sur les lieux, s’est dit «choqué» et a dénoncé un «acte abject».

«On peut parler de profanation car ils ont renversé des hosties par terre, et le ciboire a été volé», avait déclaré le curé en marge de cette visite.

Vosges Matin

Cologne : quand l’extrême droite diffuse de fausses images des agressions

Deux vidéos soi-disant tournées le 31 décembre en Allemagne circulent sur le Web. Elles ont en fait déjà été diffusées il y a quelques années, avec une autre description.

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Une semaine après les nombreuses agressions qui ont eu en Allemagne la nuit du 31 décembre, des vidéos qui montreraient des femmes se faisant agresser à Cologne ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Souvent relayées par le site Live Leaks, qui s’est spécialisé dans la diffusion de vidéos choquantes, on peut suivre l’instrumentalisation de vidéos sorties de leurs contextes puis relayées par les sites d’extrême droite.

La première, qui a été vue plus de 100 000 fois sur YouTube, est intitulée en anglais «Une femme à Cologne est traînée dans le métro par des migrants». On y voit une foule d’hommes emporter une femme seule dans ce qui semble être une bouche de métro, surplombée de graffitis en arabe et d’un panneau en anglais «Ne pas fumer». Cette première indication permet de douter de l’origine du lieu où a été tournée la vidéo. En remontant dans le fil de publication du site Live Leaks, on peut la retrouver sous différentes présentations, toutes postées cette semaine :

– «Une femme à Cologne est traînée dans le métro par des migrants», postée vers 2 heures du matin ce mardi

– «Des douzaines d’Arabes essaient de violer une femme européenne», postée vers 8 heures du matin ce mardi

– «Agression sexuelle islamiste au Caire, en Egypte», postée juste avant minuit lundi.

En recherchant cette vidéo sur YouTube, on trouve une version postée le 2 juillet 2013 sur la chaîne du site d’information égyptien Daily News Egypt et intitulée «Agression sexuelle sur la place Tahrir le 30 juin». Cette date correspond au début des manifestations qui ont eu lieu au Caire et qui réclamaient la démission du président Mohamed Morsi, qui fût chassé ensuite par les militaires le 3 juillet 2013.

On comprend donc que la «vidéo de Cologne» est un faux, et d’une certaine manière comment ces vidéos naissent. Une personne poste une ancienne vidéo au contexte similaire (ici, les agressions sexuelles en pleine rue), puis cette vidéo est repostée par un tiers sous un autre nom pour une actualité différente.

La deuxième a été postée dimanche. Son titre en anglais est très explicatif «Une fille de Cologne se fait tripoter et agresser sexuellement par des musulmans – FUCK ISLAM» et suffit pour décrire la vidéo. Pourtant elle non plus n’a pas été filmée à Cologne la nuit du 31 décembre. On retrouve cette vidéo sur le site Live Leaks, postée le 30 juin 2013, qui expliquait alors qu’elle montre l’agression d’une touriste néerlandaise sur la place Tahrir au Caire. Une personne l’a même repostée sur le site en précisant qu’il s’agissait d’un faux. Ce fact-checking courageux lui vaut des remarques sarcastiques dans les commentaires :«J’ignorais que Merkel avait un compte sur LL[abréviation de Live Leaks, ndlr]»

Libe

Les propos d’Elisabeth Badinter sur l’Islamophobie déchirent l’Observatoire de la Laïcité

A la suite de l’entretien donné par Elisabeth Badinter le 6 janvier dernier sur France Inter, le rapporteur général de l’Observatoire de la Laïcité, Nicolas Cadène, avait vertement critiqué sur Twitter les propos de la philosophe. La réaction ne s’est pas fait attendre. Trois personnalités, dont le député Jean Glavany, ont annoncé suspendre leur participation au travaux de l’Observatoire. Des tensions qui ne datent pas d’hier.

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Ambiance de scission au sein de l’Observatoire de la Laïcité. Le député socialiste Jean Glavany, Patrick Kessel, président du comité Laïcité République et ancien Grand Maître du Grand Orient de France, et Françoise Laborde, sénatrice (PRG) de Haute Garonne, ont annoncé dans un communiqué leur intention de suspendre leur participation aux travaux de l’institiution dirigée par Jean-Louis Bianco. En cause, ce tweet en date du 6 janvier de Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire, qui s’en prenait à la philosophe Elisabeth Badinter.

L’attaque du rapporteur général visait les propos tenues par la philosophe sur les ondes de France Inter le matin même. Elle en appelait à ne plus céder au politiquement correcte dans la défense de la laïcité : « On ferme le bec de toute discussion sur l’islam en particulier ou d’autres religions avec la condamnation absolue que personne ne supporte : ‘Vous êtes raciste ou vous êtes islamophobe, taisez-vous !’ Et c’est cela que les gens ne supportent plus : la peur, pour des gens de bonne foi, qu’on puisse penser que vous êtes raciste ou anti-musulman fait que vous vous taisez. C’est la meilleure arme qu’on pouvait trouver à l’égard des gens de bonne foi. »

Elisabeth Badinter : « Il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d’islamophobe »

Une sortie du rapporteur que n’ont pas franchement goûtée Jean Glavany, Patrick Kessel et Françoise Laborde. Dans ce communiqué publié le 11 janvier, ils dénoncent « la réaction du Rapporteur Général (…) dérisoire, risible et innaceptable ». Et d’ajouter : « Un petit Monsieur qui s’attaque à une grande dame, c’est dérisoire et risible ». Avant d’annoncer leur décision de « suspendre [leur] participation aux travaux de l’Observatoire de la Laïcité tant que le rapporteur général ne se sera pas excusé ou qu’il n’aura pas été désavoué ».

Jean-Louis Bianco de son côté, a réagi en dénonçant un « communiqué mensonger, dérisoire, risible et innaceptable » de la part du trio. Quant à Nicolas Cadène, il a déploré « une sorte de chasse à l’homme organisée par des gens qui osent se dire « laïques » et des identitaires du FN. La Laïcité, c’est le respect mutuel ».

Marianne

Plus de 200 casseurs d’extrême droite arrêtés à Leipzig

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La police allemande a annoncé mardi matin avoir interpellé 211 militants d’extrême droite ayant incendié des voitures et brisé des vitrines à Leipzig (est), en marge d’un rassemblement islamophobe.

Cinq membres des forces de l’ordre ont été légèrement blessés au cours des incidents, a précisé la police locale, sans plus de détails sur la nature des blessures.

Ces militants et hooligans de football se sont rendus lundi soir dans un quartier connu pour être un fief de militants de gauche, Connewitz, à l’heure où défilaient dans le calme ailleurs dans la ville quelque milliers de partisans de l’antenne locale du mouvement islamophobe Pegida.

Les casseurs ont brisé des vitrines à coups de pierre, tiré des engins pyrotechniques, incendié des voitures et des poubelles. Un étage d’un immeuble a aussi connu un départ de feu. Des militants de gauche ont pour leur part saccagé un bus affrété par l’extrême droite. Au total, 57 délits ont été commis dans la nuit, selon la police. La manifestation de la mouvance Pegida s’est elle déroulée sans incident.

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Un Kebab saccagé

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A Potsdam aussi (Brandebourg, est), des militants d’extrême droite et des policiers en sont venus aux mains dans la nuit de dimanche à lundi. Sept policiers ont été blessés, selon l’agence DPA.

L’Allemagne, avec l’arrivée record de plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015, a connu une hausse des délits et crimes attribués à l’extrême droite ainsi qu’une hausse dans les sondage de mouvements populistes. Le pays a aussi été choqué par les violences massives attribuées à des personnes d’origine immigrée la nuit du Nouvel An à Cologne. Plus de 500 plaintes ont été déposées dont 40% pour agressions sexuelles.

7sur7

Pour le compte de trafiquants, Freddy, condamné pour meurtre, a conservé du cannabis

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«J’ai fait la mule. » Le terme est davantage utilisé pour désigner ceux qui conservent sur eux des stupéfiants pour le compte de trafiquants. Freddy se qualifie ainsi car il a stocké dans sa cellule du centre pénitentiaire de Saint-Aubin-Routot du cannabis, une clé USB et des CD contenant du multimédia. Ils avaient été confiés par un autre prisonnier.

Prévenu devant le tribunal correctionnel du Havre, Freddy, 33 ans, est originaire de Soissons (02). Par la cour d’assises de l’Aisne, il a été condamné en 2010 à vingt-cinq années de réclusion criminelle. Le 27 avril 2007, une veuve de 79 ans a été retrouvée morte chez elle, une plaie au crâne causée par une arme blanche. Sa carte bancaire avait été volée. Sa maison avait été ensuite incendiée. Freddy y avait effectué des travaux de bâtiment par le passé. Consommateur d’héroïne, il était revenu ce jour d’avril. À l’époque, il avait un casier judiciaire vierge. Aujourd’hui, il comporte trois autres condamnations. En détention, il s’est rendu coupable d’incidents en 2012 et 2013 : possessions d’un téléphone portable et déjà de cannabis.

Le 21 septembre 2014, sa cellule de Saint-Aubin-Routot est fouillée. Dans un manteau : des morceaux de cannabis et le matériel informatique. Dans la poche d’un pantalon : un peu de shit supplémentaire. Dès le commencement, Freddy déclare conserver le tout pour autrui. «Vous refusez toujours de dire de quel autre détenu il s’agit ? », s’enquiert le président de la correctionnelle. La réponse du prévenu va surprendre. Il indique désormais un nom et un prénom. «Il n’est plus en prison », précise Freddy. « Dites l’identité plus fort, insiste le juge. Madame la greffière va la noter. Et, le procureur de la République pourra éventuellement engager des poursuites. » Sa sortie est prévue en 2027. Ce père de deux enfants écope de quatre mois de prison ferme supplémentaires.

Paris Normandie