Axel, le cambrioleur piégé par l’alarme-smartphone

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Le 10 juillet 2015, dans une ville proche de Rouen, Axel Z. 18 ans veut de l’argent à tout prix.

Il s’introduit dans une maison et vole une télévision, qu’il essaiera de revendre le lendemain sur un site de vente en ligne.

Manque de chance pour lui la maison était bien sécurisée. Il se retrouve devant le tribunal correctionnel de Rouen. L’alarme, très discrète, prévient immédiatement le fils des propriétaires sur son portable de l’intrusion, il se rend sur place et constate le vol. La gendarmerie fait son travail et localise le terminal ayant permis de mettre l’annonce en ligne. Il est localisé chez la mère du prévenu.

Pendant sa garde à vue, Axel Z. avoue tout. « Comment fait-on pour consommer du cannabis tous les jours quand on n’a pas d’argent? », demande le tribunal. « On me dépannait. », « On vous dépanne ou vous cambriolez ? »

Pour Axel Z. pas d’amende à payer, mais 4 mois avec sursis prononcés qui planeront au-dessus de sa tête pendant 5 ans.

Paris Normandie

Le négationniste Vincent Reynouard débouté devant le Conseil constitutionnel

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Le Conseil constitutionnel a validé ce vendredi le texte réprimant la contestation des crimes contre l’Humanité commis pendant la Seconde Guerre mondiale, introduit par la loi Gayssot. Saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) du négationniste normand Vincent Reynouard, qui estimait que la loi impliquait une discrimination injustifiée entre les victimes et une atteinte aux libertés d’expression et d’opinion, le Conseil constitutionnel a écarté ces deux griefs.

Introduit par la loi Gayssot du 13 juillet 1990, l’article 24 bis de la loi sur la presse fait référence aux crimes contre l’Humanité définis par le statut du tribunal militaire international de Nuremberg, visant ainsi la Shoah. Dans sa décision rendue vendredi, le Conseil constitutionnel estime que « la négation des crimes contre l’Humanité commis durant la Seconde Guerre mondiale, en partie sur le territoire national, a par elle-même une portée raciste et antisémite ».

Le Conseil constitutionnel souligne que «seule la négation, implicite ou explicite, ou la minoration outrancière de ces crimes est prohibée, et que les dispositions contestées n’ont ni pour objet ni pour effet d’interdire les débats historiques ».

Qualifiant son client « d’historien amateur », l’avocat de Vincent Reynouard, Me Wilfrid Paris, avait souhaité lors de l’audience une «immunité mémorielle pour les historiens », « à condition de ne pas provoquer à la haine ». Se revendiquant « national-socialiste», Vincent Reynouard, 46 ans, a déjà purgé un total de deux ans de prison.

Plusieurs condamnations à son actif

Cet ancien enseignant a notamment été condamné à un an de prison et 10 000 euros d’amende en 2007 pour la diffusion d’une brochure contestant l’Holocauste. Début 2014, il avait posté une vidéo de 45 minutes sur un site d’extrême droite, dans laquelle il s’insurgeait contre la «propagande » diffusée selon lui à l’occasion du 70e anniversaire du Débarquement en Normandie. Il a pour cela été condamné le 17 juin dernier à un an de prison par la cour d’appel de Caen.

Paris Normandie

Une Normande tuée sauvagement par un colombien en Equateur le soir du Nouvel An

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Originaire d’une petite commune de l’Orne, Loré, Hélène Derouault, a trouvé la mort dans la nuit du 31 décembre 2015 au 1er janvier 2016 en Equateur. La jeune femme âgée de 23 ans, passait le réveillon du Nouvel An, à Atacames, une station balnéaire de l’Équateur, avec l’une de ses amies françaises, Marion Bruneel.

Hélène Derouault a disparu dans la nuit. Inquiète de ne pas la voir dès le 1er janvier, son amie a donné l’alerte. Son corps, sans vie, a été retrouvé le dimanche 3 janvier dans le fleuve qui traverse la ville et qui se jette dans la mer.

Le meurtrier présumé d’Hélène Derouault a été interpellé quelques jours plus tard. Le quotidien équatorien La Hora annonce l’interpellation d’un homme, âgé de 24 ans, originaire de Colombie. Au cours de sa garde à vue, Fabián Andrés A.S a reconnu le meurtre de la touriste normande. Il a indiqué avoir étranglé, puis noyé Hélène Derouault avant de se débarrasser du corps en le jetant dans le fleuve. Il a indiqué aux policiers de la province d’Esmeraldas, chargés de l’enquête, qu’il a fait la connaissance de la Française dans un bar.

Mort violente

Selon les premiers éléments confiés aux policiers par les médecins, chargés de l’autopsie, Hélène Derouault est décédée d’une hémorragie. Les médecins ont relevé une forte contusion sur la partie gauche de la tête. Éléments plus troublants et plus effroyables si l’on en croit les informations recueillies par La Hora, « les yeux et les lèvres » de la jeune femme ont disparu.

Toujours selon La Hora, Hélène Derouault aurait été victime de violences sexuelles. Les conclusions de l’autopsie, attendues dans les jours à venir, devraient permettre aux policiers d’Esmelradas de définir les conditions exactes du meurtre de la touriste normande.

« Hélène effectuait un voyage itinérant avec une amie d’enfance depuis novembre 2014, témoigne Philippe Derouault, son père dans un quotidien régional. Elles avaient commencé par l’Espagne et venaient de passer six mois en Colombie. Elles étaient en Équateur depuis deux jours. »

Paris Normandie

Emmanuelle et son fils Kévin agressent les voisins et les gendarmes et écopent d’un sursis

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« La scène a été sauvage, impressionnante, ubuesque », scande le tribunal pour décrire ce qui s’est passé ce soir-là.

Une femme de 39 ans faisait sa pendaison de crémaillère en compagnie de son fils, d’amis, et de vagues connaissances. Pendant tout l’après-midi, l’alcool coule à gros bouillons et, vers minuit, après d’interminables nuisances, le ton monte. Un groupe d’une dizaine de personnes, la responsable de la crémaillère en tête, va chez les voisins, défonce le portail, frappe les personnes présentes et saccage les abords de la maison.

« Ça a été une nuit terrible pour moi et ma famille », témoigne un jeune père de famille. Sa femme était enceinte : elle a été frappée. Un enfant en bas âge était présent : il a été exfiltré chez d’autres voisins pour le mettre en sécurité tandis que le groupe vociférant tentait d’entrer de force dans le domicile.« Heureusement qu’on a réussi à s’enfermer ».

Une première intervention de la gendarmerie calme le jeu mais, plus d’une heure plus tard, les fêtards continuent de multiplier les nuisances et les militaires sont obligés de revenir. Ils interpellent la mère de famille, en complet état d’ivresse et qui les injurie, et la violence monte d’un cran.

Casque et hachette contre tasers

Les gendarmes sont pris pour cibles par des fêtards au premier étage de la maison qui jettent des projectiles. Ils répliquent avec des gaz lacrymogènes, sortent leurs tasers. Un des prévenus sort avec un casque vissé sur la tête et une hachette à la main. Un autre a une batte de base-ball. Un gendarme a été légèrement blessé.

Devant le tribunal, l’indigence des justifications des prévenus laisse pantois. « J’avais bu et ça me donne mauvais caractère », grommelle Emmanuelle D., la responsable de la crémaillère. « Je ne sais pas pourquoi je suis allée chez les voisins, pourquoi j’ai insulté les gendarmes et pourquoi ça a dégénéré ». Son fils, Kévin P., 19 ans, qui a été reconnu comme ayant porté le casque et la hachette, comme étant le plus excité de la bande : « Moi, j’ai tapé le voisin, c’est tout ». « Et la poubelle, qu’avec d’autres vous avez lancée en l’air ? », demande le tribunal. 

Allant au-delà des réquisitions du procureur de la République, le tribunal a condamné les prévenus tout en les admonestant : « Ne riez pas, à la prochaine comparution, avec des sursis avec mise à l’épreuve délivrés aujourd’hui, vous irez en prison ».

Paris Normandie

Nestlé est poursuivi en justice pour utilisation d’enfants esclaves en Afrique

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Le plus grand producteur alimentaire du monde Nestlé vient d’être poursuivi suite aux allégations selon lesquelles il a utilisé des enfants-esclaves pour récolter le cacao en Côte-d’Ivoire.

La Cour suprême américaine a rejeté l’appel de Nestlé et deux autres sociétés suite aux plaintes déposées à la Haute Cour en Décembre 2014, selon Reuters.

Les plaignants, originaire du Mali, disent que les entreprises ont aidé et encouragé les violations des droits de l’homme à travers l’achat de cacao en Côte-d’Ivoire. Les entreprises auraient été au courant du problème de l’esclavage des enfants dans la région et continuaient à fournir une assistance financière aux agriculteurs locaux pour obtenir le produit le moins cher.

Citant un rapport du Département américain du Travail parrainé depuis Juillet 2015, il ya 2,12 millions d’enfants travailleurs en Côte d’Ivoire et au Ghana, employés dans la production de cacao, une forte augmentation d’environ 1 million.

Independent

Un curé jugé pour avoir détourné plus de 700.000 euros à sa paroisse

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L’ex-curé de Saint-Lizier, désormais octogénaire, comparaîtra ce mardi pour avoir empoché les dons des paroissiens. Près de 700.00 euros dormaient sur ses comptes

Il va devoir répondre de ses péchés devant la justice des hommes. René Heuillet, curé à la retraite désormais octogénaire, comparaîtra le mardi 12 janvier devant le tribunal correctionnel de Foix pour « abus de confiance ».

Dans sa paroisse ariégeoise de Saint-Lizier, le prêtre a systématiquement détourné, de 1987 à 2013, les dons des paroissiens et les bénéfices des ventes de bougies votives, sans oublier de piocher abondamment dans le denier du culte.

L’argent retrouvé sur ses comptes bancaires

Le pot aux roses a été découvert en février 2013 par le successeur de René Heuillet. Depuis, l’enquête a permis de retrouver la quasi-totalité des fonds, soit plus de 700.000 euros, sur des comptes bancaires. Le curé, dont toute une paroisse attend la confession, n’a donc pas dépensé l’argent. Il l’a juste épargné.

Le diocèse de Pamiers, « très choqué » par le procédé, est partie civile au procès. « Ce genre d’affaires ne doit pas ternir notre relation de confiance avec les fidèles, compte tenu de l’appel aux dons », s’inquiète son avocat, Ludovic Sérée-de-Roch.

20 Minutes

Yannick Caron, un maire adjoint condamné pour agressions sexuelles sur un mineur

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Le maire adjoint chargé de l’animation, Yannick Caron a été condamné à 14 mois de prison ferme pour des faits d’agressions sexuels sur un mineur de moins de 15 ans. Il risque deux ans de prison supplémentaires s’il ne respecte pas un suivi socio-judiciaire stricte, comprenant notamment l’obligation de ne plus travailler avec des mineurs.

L’histoire commence pour les parents du jeune homme (13 ans) victime des faits, par un coup de téléphone lors de l’été 2014. D’un parent qui veut avertir qu’un maire adjoint a eu un comportement inadapté avec son propre fils. Et que son enfant a aussi évoqué qu’un autre jeune adolescent est aussi victime de ce qui va vite être caractérisé comme une agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans. Et ce garçon, c’est leur fils.

En premier des baisers sur la bouche, puis des caresses sur le sexe, après des masturbations mutuelles et enfin, une fellation pratiquée par le prévenu sur le jeune homme. Tout cela, l’ancien commerçant dont le magasin a été liquidé cette année, le reconnaît.

Aisne Nouvelle

Plus de 230 enfants violés et maltraités par l’église catholique Allemande

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Au moins 231 enfants du choeur de Ratisbonne (Bavière) ont été victimes de maltraitance, parmi lesquelles des agressions sexuelles et des viols entre 1945 et le début des années 1990, a déclaré vendredi Ulrich Weber, l’avocat chargé par l’église catholique de faire la lumière sur cette affaire. Un chiffre largement supérieur aux 72 victimes reconnues en février 2015 par les autorités catholiques locales, qui avaient proposé d’offrir 2.500 euros en compensation à chacune d’entre elles.

L’affaire, qui avait éclaté en 2010, faisait état de maltraitances qui se seraient produites alors que le frère de l’ancien pape Benoit XVI, Mgr Georg Ratzinger, dirigeait le célèbre choeur de petits chanteurs, entre 1964 et 1994. Ce dernier, aujourd’hui âgé de 91 ans, avait assuré n’avoir jamais eu connaissance d’abus sexuels.

Les faits couvrent un spectre allant de la privation de nourriture au viol en passant par des coups jusqu' »au sang » ou des agressions sexuelles, indique Ulrich Weber, qui s’est entretenu avec 70 victimes et parle d’un « climat de peur » au sein du choeur.

En 2010, l’un des anciens membres de la chorale, le chef d’orchestre et compositeur allemand Franz Wittenbrink, avait témoigné auprès du magazine « Der Spiegel » de la violence dont était capable Georg Ratzinger, évoquant plus largement un « système de punitions sadiques relié au plaisir sexuel ».

L’Obs

Un homme tué d’une balle dans la tête par Claude Legay

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Valérie Cadignan, procureure de la République de Dieppe, a ouvert une information judiciaire pour « meurtre », « tentative de meurtre » et « modification de la scène de crime », après le décès d’un homme de 43 ans, survenu mercredi soir dans un appartement, au 3 rue de la Rade, près du port de plaisance à Dieppe (lire nos éditions d’hier). Deux hommes ont été présentés, hier en fin de journée, à un juge d’instruction à Rouen. Ils devaient être mis en examen dans la soirée.

Le locataire de l’appartement où le drame s’est noué, Claude Legay, âgé de 35 ans, est soupçonné d’avoir tué avec un fusil de chasse le quadragénaire. Selon nos informations, il lui a tiré dessus avec une cartouche de calibre 14 mm. L’arme a été retrouvée chez lui, dissimulée dans une trappe.

Le parquet de Dieppe a également requis, hier, le placement en détention provisoire des deux personnes gardées à vue. L’instruction qui démarre, devrait établir plus clairement les rôles de chacun dans cet homicide.

Paris Normandie

Alexis traîne son ex-amie par les jambes pour la sortir d’un bar à chicha

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« Qu’il ait eu le verbe haut, c’est certainement évident. Qu’il ait attrapé son ancienne petite amie par le bras, c’est éventuellement possible », clame l’avocat du Havrais à la barre de la correctionnelle. Mais le prévenu conteste tout acte de violence. Ou alors « je n’ai pas voulu les conséquences », nuance Alexis en état de récidive légale. Les deux victimes au dossier ont souffert de dix et trente-trois jours d’incapacité.

Un sac et une montre volés

Dans la nuit du 27 au 28 mai 2013, Alexis se rend dans un bar à chicha, rue de Fleurus, au Havre. Il y croise son ex-copine et la sœur de celle-ci. Il va vers elles « pour parler », promet-il au juge. Seulement, il aperçoit au bras de la première jeune femme un sac et une montre qui ressemblent à ceux dérobés à sa mère au cours d’un cambriolage à leur domicile. Alexis voit rouge par la même occasion. Il saisit par le bras son ancienne petite amie pour l’entraîner jusqu’à l’extérieur de l’établissement.

Parce qu’elle ne veut pas le suivre, il la traîne par les jambes. Un témoin tente de s’interposer. Puis, la sœur de la malmenée s’en mêle. Le Havrais avoue pratiquer sur elle un « croche-patte ». La plaignante évoque plutôt une « balayette » qui la fait chuter. Elle souffre alors d’une entorse au poignet. Les deux victimes sont conduites aux urgences. Après les soins, elles retrouvent un ami qui les raccompagne chez elles.

Devant l’hôpital, Alexis est également présent. « Parce que je m’inquiétais pour elles. » Les jeunes femmes et leur conducteur relatent qu’ils sont suivis en voiture par le prévenu. Il finit par dépasser leur véhicule. Il se porte à sa hauteur afin de les menacer de représailles si une plainte est déposée concernant les violences au bar à chicha. Alexis maintient qu’il n’a saisi son ex-copine que par le col. Difficulté, parmi les cinq condamnations à son casier judiciaire, deux sont relatives à de précédentes violences. En réponse, le Havrais écope de quatre mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve.

Paris Normandie

Un concierge roué de coups par Brian et Guillaume car excédé par le bruit

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À 9 h 20, la soirée se termine dans la confusion. Le plus petit des deux prévenus à la barre reconnaît du « chahutage » comme il dit, avec les gardiens de l’immeuble où ils faisaient la fête. Son compère parle de « corps à corps » avec les policiers. L’un des plaignants a tout de même subi cinq jours d’incapacité de travail« Nous sommes dans une soirée qui se termine bien tard », énonce le juge. Le 6 juillet dernier, Brian et Guillaume âgés de 23 et 25 ans font donc encore la fête à 9 h passée dans un appartement du Havre.

Excédés par le bruit engendré, les gardiens de l’immeuble interviennent. Rapidement, un coup de poing est porté au concierge masculin qui finit au sol. Il y reçoit de nouveaux coups à la tête. Sa collègue est aussi bousculée. Les policiers arrivent sur les lieux pour interpeller le duo. Brian s’est réfugié sur le balcon. « Il faut aller le chercher alors qu’il s’y agrippe, afin de le ramener dans le logement », décrit la procureure.

Brian se débat et ne se laisse pas menotter. Pareil chez Guillaume qui se plaint d’avoir eu le bras tordu. Les deux garçons, collègues de travail, maintiennent leur version de simple tohu-bohu.

Le juge devra démêler les versions avant le 4 février prochain, date où il rendra son délibéré. Le parquet a requis de la prison avec sursis à l’encontre de prévenus

Paris Normandie

Lydia Guirous en 2014 : « les femmes musulmanes sont contraintes à porter le voile, le hijab, le niqab ou la burqa »

Pour Lydia Guirous, la réaction de Najat Vallaud-Belkacem à la polémique déclenchée par Nadine Morano prouve la lâcheté de la ministre des Droits des Femmes, qui, au nom du politiquement correct et du relativisme culturel, renonce à ses valeurs féministes.

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Madame La Ministre des Droits des Femmes,

J’ai été très surprise par votre approche du Droit des Femmes et de l’égalité hommes-femmes, après la polémique soulevée par Nadine Morano. Surprise, déçue et inquiète pour la cause des femmes en France, que vous êtes pourtant censée incarner.

En tant que femme et féministe, face à une femme voilée, en pantalon, tunique à manches longues sur une plage, ou en burqa, je ne peux m’empêcher de ressentir un sentiment d’injustice, de révolte, et de peine.

Les Droits des Femmes ne concerneraient donc plus les femmes musulmanes de France. En somme, vous nous proposez donc un Ministère des Droits de certaines Femmes, dont seraient exclues les femmes musulmanes qui souffrent en silence, contraintes à porter le voile, le hijab, le niqab ou la burqa…

Vous me direz que ces femmes ont «choisi» de porter le voile ou la burqa librement… Le croyez-vous? Sincèrement? Peut-on parler de choix libre et éclairé lorsque celui-ci résulte de pressions continues, quotidiennes, de la communauté et des religieux qui sont de plus en plus présents dans les quartiers oubliés de la République? Croyez-vous comme Esther Benbassa que les «femmes mettent le voile pour être tranquilles dans leur cité» ont vraiment fait un choix?

Le voile ou les insultes, le voile ou les agressions…jusqu’à ce qu’elles cèdent… Il ne s’agit pas de choix, il s’agit de renoncement et de peurs…Et tout cela se passe chez nous en France!

Ces femmes ont été abandonnées par des politiques lâches et incapables de se saisir de ces sujets par crainte d’être insultés d’islamophobe, de raciste, voire de colonialiste.

Le Figaro

Lydia Guirous en 2012 : Comment des musulmans ont-ils pu se dresser contre d’autres musulmans de France ?

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Non, tous les hommes musulmans ne sont pas des pervers sexuels qui abusent des femmes et les voilent de force dans des cités HLM !

Non, toutes les femmes voilées ne sont pas les victimes éplorées de la domination masculine de quelques exaltés barbus !

Non, toutes les femmes musulmanes ne sont pas forcées lors des rapports sexuels !

Non, toutes les femmes maghrébines n’ont pas besoin de la condescendance des associations de gauche sur leur souffrance prétendue… comme chacun le sait, à l’instar des droits de l’homme en Afrique, seuls les bobos ressentent vraiment la souffrance vécue par les autres !

Petite mise au point :

Tous les maghrébins de France ne vivent pas en ZUS.

Tous les maghrébins de France ne portent pas un bleu de travail. Certains ont su depuis longtemps remplacer leur marteau-piqueur par un stylo Mont-Blanc (environ 30 ans!!).

La plupart des jeunes femmes maghrébines nées en France et de confession musulmane portent des mini-jupes, sortent en boîte de nuit et ont plusieurs partenaires sexuels avant leur mariage… comme toutes les jeunes femmes de leur génération.

Alors pourquoi ce mensonge collectif ?

Pourquoi certaines associations, comme Ni putes ni soumises (NPNS), pourtant de gauche, se sont senties le droit de mentir aux Français, en portant à grands renforts de communication, une image mensongère des musulmans et particulièrement des hommes ? Cela est d’autant plus paradoxal que cette association comprend en son sein de nombreux musulmans, notamment parmi ses fondateurs.

Comment des musulmans ont-ils pu se dresser contre d’autres musulmans de France ? En clivant les musulmans, NPNS a clivé l’espace républicain et fait rejaillir le misérabilisme social et culturel du communautarisme, reproduisant le modèle des États-Unis. Quel était l’intérêt pour ces associations (OLF, NPNS…) de stigmatiser l’ensemble de la population maghrébine en se servant successivement de faits divers, certes dramatiques, mais ponctuels (tournante, immolation, burqa et niqab) ? Est-il honnête d’aborder les inégalités hommes-femmes dans la société musulmane en se servant de la burqa, pratique religieuse ultra-minoritaire ?

Pourquoi les pouvoirs publics ont-ils laissé faire ces associations, qui, tous les jours, n’ont eu de cesse d’offrir une caricature de la vie des musulmans de France ? Comment a-t-on pu les laisser s’arroger le débat sur la laïcité en France, laïcité qui est un chemin de pacification et d’apaisement de l’espace social et non une course à la stigmatisation, au clivage et à l’ambition ? Avoir accepté le discours de ces associations sur les rapports hommes-femmes dans la société musulmane, c’est avoir fait le jeu du communautarisme et du populisme.

A qui profite le crime ?


Certains chasseurs de voix qui espèrent récupérer celles du Front national au second tour.
Certains apôtres aussi, de l’ultra-laïcité, qui finalement se sont servis de cette valeur républicaine pour asseoir leurs réseaux et paradoxalement se placer en leaders communautaristes.

Mea culpa et réconciliation 

La République française ne doit pas se construire sur un patchwork d’amalgames, de mensonges et de peurs. La République française est un espace de réconciliation et d’acceptation des différences entre les individus autour de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

Atlantico

L’ex-porte-parole des Républicains s’en prend au Grand Journal qui «défend le voile»

Invitée dans On n’est pas couché pour promouvoir son livre #Je suis Marianne, Lydia Guirous a expliqué que les médias, notamment l’émission de Maïtena Biraben, promouvaient le port du voile.

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Évincée il y a quelques jours du poste de porte-parole des Républicains, Lydia Guirous a insisté à plusieurs reprises, samedi soir dans On n’est pas couché (France 2), sur sa liberté de ton retrouvée. Mais les chroniqueurs ont, quant à eux, préféré mettre en évidence la langue de bois de Madame Guirous lorsqu’il s’agissait de parler de politique.

Pour évoquer la laïcité, en revanche, Lydia Guirous était plus prolixe, n’hésitant pas à critiquer notamment Le Grand Journal de Canal+ qui accorde, selon elle, trop de place aux femmes musulmanes voilées. En s’appuyant sur le livre de Lydia Guirous avec un regard critique, la journaliste et chroniqueuse Léa Salamé déclame ainsi: «Vous avez des certitudes sur ce que doit être la laïcité et vous les assénez. Et vous assénez donc à travers ce livre-là […] que Madame Maïtena Biraben doit apporter ses excuses parce que toutes les semaines dans Le Grand Journal, il y a un sujet qui défend le voile».

Et l’invitée de commenter: «Je n’aime pas l’image que donnent les médias de la femme musulmane, systématiquement voilée. Et oui, au Grand Journal, notamment après les attentats du 13 novembre, ils ont invité une étudiante, qui représentait une association d’étudiants musulmans. Et bien, c’était pas une étudiante dévoilée, c’était une étudiante musulmane absolument voilée. Je trouve que ça donne une image déplorable.»

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Au-delà de cette critique, la présence de Lydia Guirous a suscité des réactions. Que ce soit sur le plateau, où les chroniqueurs ont difficilement caché leur agacement après la lecture du livre, ou même sur Twitter. Les internautes ont ainsi été parfois très virulents en découvrant la séquence.

Le Figaro

 

«Salam, je viens en paix»… Une manifestante musulmane expulsée d’un meeting de Donald Trump

Une femme musulmane a été priée de quitter un meeting de Donald Trump après s’être levée pour protester en silence contre le candidat à la Maison Blanche, son vêtement portant en grandes lettres les inscriptions: «Salam, je viens en paix».

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Les images télévisées du meeting, qui avait lieu vendredi à Rock Hill en Caroline du Sud (sud-est), montrent une femme escortée dans le calme vers la sortie par un policier, tandis que des partisans du candidat aux primaires républicaines agitent des pancartes et crient dans sa direction, avec véhémence pour certains.

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«C’est très vite devenu méchant, c’est effrayant», a ensuite dit à CNN la manifestante, Rose Hamid, une hôtesse de l’air de 56 ans, qui porte le hijab et avait accroché à son vêtement une étoile jaune marquée «musulmane». Elle était assise dans les gradins situés derrière le podium du candidat.

L’action silencieuse de Rose Hamid est une réponse au discours anti-musulmans de Donald Trump, qui a proposé de fermer les frontières aux musulmans après les attentats de Paris (130 morts) et de San Bernardino (14 morts), commis par des jihadistes.

«La haine contre nous est incroyable», a dit Donald Trump après l’expulsion de la manifestante. «C’est leur haine, pas notre haine».

20 Minutes

Islamophobie: « En France, critiquer les musulmans est devenu le sport national »

Il y a un an, la France connaissait une explosion des actes islamophobes après les attentats de janvier. Depuis, la communauté musulmane de France s’inquiète. Entretien avec Marwan Mohammed, sociologue, chargé de recherche au CNRS, à l’occasion de la journée portes ouvertes organisées dans les mosquées ce week-end, à l’appel du Conseil français du culte musulman (CFCM).

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Comment mesure-t-on l’islamophobie en France

Pour évaluer les perceptions de l’islam en France, nous avons deux grands repères: les enquêtes d’opinion commandées et analysées chaque année par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), et l’observation du traitement de l’islam et de la présence musulmane dans les médias. Sur le premier point, même si ces enquêtes ont leurs limites, elles pointent un mouvement durable de dégradation de l’image des musulmans, y compris à travers des opinions négatives sur des actes rituels (comme la pratique du ramadan) qui ne provoquaient pas autant de rejet il y a encore une dizaine d’années.

Quel impact ont les médias sur la question? 

 La construction médiatique d’un « problème musulman » va en s’intensifiant, notamment depuis la séquence politique sur l’identité nationale. Dans le même temps, et assez paradoxalement, de plus en plus de journalistes semblent mieux maîtriser ce sujet et sont susceptibles de produire une information de qualité. Ils ne pèsent toutefois pas bien lourd au regard du règne d’un certain simplisme, de la banalisation d’une série de préjugés sur l’islam et les musulmans, notamment dans des émissions à forte audience.

Sauf rares exceptions, la qualité du traitement de l’islam semble inversement proportionnelle à l’audience. Ce n’est pas non plus un hasard si Eric ZemmourAlain Finkielkraut et Michel Houellebecq ont vendu presque un million d’ouvrages à eux trois. Et cette tendance, plutôt négative, ne peut être réduite à la succession de tueries commises au nom de l’islam, depuis Mohamed Merah jusqu’à celles de novembre dernier. Elle est plus ancienne et profonde.

Justement, quel a été l’impact des attentats de janvier

Il est trop tôt pour mesurer sérieusement un impact durable des attentats de janvier selon moi, même si un sondage d’opinion réalisé il y a quelques mois affirme que la défiance vis-à-vis de l’islam a reculé depuis deux ans. Attendons au moins la parution du prochain rapport au mois de mars 2016 pour se faire une première idée.

La situation est-elle différente en ce qui concerne les attentats du 13 novembre

Ce qui change entre janvier et novembre -outre l’ampleur des attentats et la nature des cibles– c’est la réaction politique. En janvier, l’exécutif avait préféré répondre par un discours rassembleur qui se voulait inclusif, même si tout n’a pas été sans ambiguïté et que cette rhétorique unanimiste s’est accompagnée d’une répression des actes et paroles s’écartant du mot d’ordre dominant.

En novembre, le gouvernement, le chef de l’Etat et la plupart des parlementaires ont privilégié un discours belliciste. Comme tout discours guerrier, cela polarise et implique une désignation de l’ennemi. Cette désignation peut-être explicite en pointant « l’islamisme radical » ou « Daech ». Elle a également été implicite par le déploiement de l’état d’urgence à travers des milliers de perquisitions administratives qui ont essentiellement visé des institutions ou des citoyens de confession musulmane. Des milliers de perquisitions, dans des milliers de quartiers, cela touche, au regard de la densité de population, des centaines de milliers de personnes qui connaissent directement ou indirectement les perquisitionnés.

Dans une interview accordée à l’Express, le président du CCIF parle de « traumatisme » de la communauté musulmane, tant à cause des attentats que de l’augmentation de l’islamophobie…

Lorsque vous interrogez les citoyens de confession musulmane, ils pointent trois peurs, parfois quatre: la peur des attentats, celle des représailles islamophobes qu’elles soient violentes et explicites ou bien plus discrètes, peu détectables, la peur de l’avenir ainsi que, pour certains parents, la peur que leurs enfants soient la cible du discours « djihadiste ». Ce n’est pas la sérénité qui domine.

Etant donné les récents événements en Corse, pensez-vous que la parole islamophobe s’est libérée au cours de l’année 2015? 

Contrairement à ce que certains racontent, il n’est pas impossible de critiquer l’islam et les musulmans. C’est devenu un « sport national » auquel s’adonnent beaucoup de professionnels de la parole publique ou de simples citoyens. C’est même l’un des rares sujets où l’ignorance n’empêche pas l’expertise et où les médias dominants s’autorisent à consacrer comme représentants les individus les moins légitimes, s’ils ne sont pas tout simplement détestés.

Ce qui s’est passé à Ajaccio est différent: des civils bien structurés par des militants ont entrepris d’appliquer une sorte de punition collective aux habitants d’un quartier populaire où des pompiers et des policiers ont été blessés. Le fait de cibler les musulmans et de proférer, face caméra et en présence de policiers, des menaces de mort et des insultes racistes, est un événement rare qui devrait inquiéter. Un drame peut vite arriver, avec des conséquences imprévisibles.

Face à cette évolution de l’islamophobie, comment lutter? 

Au regard de sa profondeur sociale et de son évolution, l’islamophobie n’exprime pas une crise temporaire. Elle révèle une remise en question de la légitimité politique, et même présentielle des musulmans sur notre territoire. L’islamophobie reflète également un refus de l’égalité, sans parler du mépris de classe qui la nourrit. Ce phénomène pose donc des questions de fond auxquelles nos élites politiques, médiatiques ou administratives doivent répondre. Il sera à terme difficile de projeter symboliquement ou politiquement un « nous » qui n’est pas totalement assumé, défendu et affirmé sincèrement.

Marwan Mohammed est sociologue, chargé de recherche au CNRS et co-auteur (avec Abdellali Hajjat) de Islamophobie: la construction d’un racisme légitime (aux éditions La découverte). 

L’Express