Samuel Potier, investi par le FN aux législatives en Loire-Atlantique, malgré des propos islamophobes et antisémites

Comme l’a repéré le Scan du Figaro ce dimanche 16 avril, le FN a ainsi investi Samuel Potier dans la 10e circonscription de la Loire-Atlantique.

Ce conseiller régional des Pays de la Loire, tête de liste en Loire-Atlantique lors des régionales en 2015, est pourtant connu pour ses propos islamophobes et antisémites tenus sur les réseaux sociaux ces dernières années. En octobre 2014, il assimilait ainsi une jeune femme voilée à une dinde. En août 2015, il comparait l’islam à « une lisse lame ». Entre autres propos du même genre, comme l’avait relevé Le Lab en septembre 2015.

Comme le rappelle le Scan du Figaro, en décembre 2014, Samuel Potier avait tweeté « sans commentaires » et le hashtag « #Jesuispartout » (le nom d’un hebdomadaire collaborationniste et antisémite sous l’occupation nazie, ndlr) en réaction à un tweet du CRIF « les juifs de France sont chez eux partout, et les antisémites ne sont chez eux nulle part ».

L’ancien secrétaire départemental du FN en Loire-Atlantique, jusqu’en octobre 2016, avait aussi trouvé « lamentable » une affiche du congrès des notaires de France datée de novembre 2013 « osant représenter deux homos tenant par la main deux enfants ».

Europe 1

«Chinetoque» «Niakoué»: les «Asiatiques de France» diffusent un clip pour dénoncer les clichés

« Discrets, _t_ravailleurs« . « Jacky Chan« . «  »Niakoué ». Chinetoque ». Autant de clichés, de surnoms auxquels s’attaque la page Facebook « Asiatiques de France » et le clip vu plus de 740 000 fois sur Facebook.

Dans ce clip, des personnalités comme la chanteuse Anggun, le cuisinier Pierre Sang ou encore le comédien Frédéric Chau. Mais aussi des artistes, sportifs, journalistes et anonymes dénoncent ces petites phrases, ces petits mots qui sonnent comme des blagues pour celui qui les prononce, mais comme de la discrimination pour celui qui les entend.

Le clip rappelle le parcours des premières générations d’asiatiques arrivées en France : combattants pour la France, travailleurs forcés dans les campagnes , encore enfants des colonies ou boat people.

Hélène Lam Trong, la journaliste à l’origine de ce clip, a toujours été sensible aux discriminations envers la communauté asiatique. « Chinetoque, niakoué, sont encore des insultes très courantes au quotidien chez les adultes et les enfants : pourtant qui dirait encore bougnoule et bamboula en ayant bonne conscience ?

France Inter

Le gouvernement russe conseille aux touristes de ne pas dire «nègre», «youpin» ou «pédé» à l’étranger

Si vous allez au Kenya, évitez de comparer la population locale à des singes, explique le site du ministère des affaires étrangères russe.

Le site du ministère des Affaires étrangères russe a mis en ligne une liste de recommandations pour les touristes russes à l’étranger. Le ministère parle d’«éléments généraux de comportement» mais, en gros, il s’agit de prévenir les touristes qu’à l’étranger, ils ne pourront pas être aussi ouvertement racistes, homophobes, sexistes et antisémites qu’en Russie.

«Dans les pays avec de fortes populations noires, évitez d’utiliser les mots nègre, négro et leurs dérivés» explique le site, traduit par le Moscow Times.

Le ministère donne ensuite des conseils par pays, et la section Kenya ne peut que surprendre:

«Comparer un Kenyan à un singe peut provoquer de très fortes réactions, ainsi que le fait de remettre en question ses capacités mentales.»

En France, le Russe doit faire attention à ne pas être trop sexiste ou homophobe:

«Il est nécessaire d’éviter tout comportement envers les femmes qui pourrait être considéré comme “sexiste”. Il est aussi souhaitable de ne pas faire de commentaires sur les membres de la communauté LGBT, et de ne pas leur parler en utilisant des mots ou des gestes insultants.»

(…)

Tout comme on ne peut pas être trop raciste au Kenya, le ministère précise qu’il faut aussi éviter l’antisémitisme en Israël.

«Il est inadmissible d’utiliser le mot « zhid », soit youpin, en parlant à un juif, même s’il celui-ci ne parle pas russe.»

Slate