En Israël, l’impossible retour des chrétiens d’orient expulsés de leur village d’Ikrit

En 1948, la création de l’État d’Israël a entraîné l’exode de 800 000 Palestiniens, qui commémorent chaque 14 mai leur « Catastrophe » (Nakba, en arabe) tandis que les Israéliens fêtent l’indépendance.

Rase-1951-armee-israelienne-Ikrit-plus-peuple-quelques-jeunes-montent-garde-esperant-eventuel-retour-habitants-village_1_730_485

Dans le nord d’Israël, les habitants de l’ancien village arabe d’Ikrit ont été dispersés dans les alentours il y a soixante-huit ans. Depuis, ils essaient de rentrer chez eux.

LC160516-Israel_0_600_284Il faut le voir déambuler dans les herbes sauvages, le vieux Maarouf Ashkar, 87 ans, désignant du bout de sa canne une kyrielle de souvenirs invisibles à l’œil nu. « Tenez, là il y avait une maison, là une autre… Et ici, sur le versant le plus ensoleillé de la colline, celle de mes parents. »  De ce village arabe chrétien du nord d’Israël, à trois kilomètres du Liban, il ne reste qu’un cimetière et une église. Tout le reste a été bombardé par l’armée israélienne en 1951.

 

Chassés en 1948, ses 450 habitants palestiniens vivent désormais avec leurs descendants dans d’autres villages arabes de Galilée. En droit international, on les appelle des « déplacés internes » et non des réfugiés. Quant aux juifs israéliens, ils ne se sont jamais installés ici. Depuis soixante-huit ans, Ikrit est donc désert.

Alors pourquoi ne pas laisser ces Arabes chrétiens, devenus citoyens d’Israël, revenir chez eux comme ils le réclament ? « Israël redoute de voir des milliers d’autres Palestiniens s’engouffrer dans la brèche et raviver l’épineuse question du droit au retour », avance Shadia Sbait, Palestinienne très impliquée dans cette bataille.

L’église du village rasé par Israel

Ces habitants ont pourtant le droit de leur côté. Après en avoir fait la demande en 1949, ils ont été autorisés par la Cour suprême israélienne à revenir dans leur village en juillet 1951. Mais quatre mois plus tard, le jour de Noël, l’armée l’a entièrement rasé

La Croix

Israel détient un artiste de cirque palestinien depuis 5 mois sans procès

Un clown de l’école de cirque palestinienne de Cisjordanie est détenu sans procès par Israël depuis plus de cinq mois. Mohammed Abou Sakha a aidé des enfants handicapés avant d’être arrêté par des militaires israéliens sans avoir jamais été inculpé.

Capture d’écran 2016-05-16 à 20.49.35.png

Comme de nombreux autres enfants qui se rendent à l’école de cirque palestinienne, Mouhammad est handicapé. Mohammed Abou Sakha, 24 ans, faisait tout son possible pour améliorer le quotidien de ce jeune garçon.

 

De quoi Mohammed Abou Sakha est-il coupable?

Les malheurs de Mohammed Abou Sakha ont commencé le 14 décembre lorsqu’il a été arrêté alors qu’il se rendait à son travail en Cisjordanie, à Birzeit près de Ramallah. Il a ensuite été placé dans la prison de Megiddo, dans le nord d’Israël, avant d’être mis en détention administrative pendant six mois, le 25 décembre.

Le jeune homme a été arrêté par des membres du Shin Bet, l’agence israélienne de renseignement, qui pense que ce clown est lié au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) qu’Israël qualifie « d’organisation extrémiste ». L’école de cirque palestinienne dément pour sa part que Mohammed Abou Sakha soit relié à des groupes et a déclaré que sa vie était «dédiée au cirque» et que son seul crime était «de rendre des enfants heureux».

Comme son nom l’indique, la mission de l’école de cirque palestinienne est de former des enfants et de jeunes palestiniens à l’art du cirque et par ce biais, de «renforcer le potentiel social, créatif et physique des Palestiniens», indique le site de l’école.

Mohammed Abou Sakha est l’un des 700 Palestiniens qui sont en détention administrative en Israël. L’Etat hébreu justifie ces mesures par le fait que ce sont des mesures préventives qui ont pour but d’empêcher les Palestiniens d’attaquer des Israéliens.

RT

Les Palestiniens commémorent le 68e anniversaire de la Nakba

67 ans après la Nakba, l’exode de près de 800.000 Palestiniens expulsés de leurs villages lors de la Première guerre israélo-arabe, Hadja Khadra Djaâfri, palestinienne âgée de plus de 80 ans, se rappelle de son village, qu’elle a dû quitté lors de cette catastrophe pour s’installer depuis au camp des réfugiés de Dheisheh, au sud de Bethléem, en Cisjordanie. 

Hadja Khadra n’a plus revu Rafat depuis son expulsion avec près de 800.000 autres Palestiniens en 1948. Elle a révélé, rapportée par MaanNews, que des images de son village, ses habitants, ses enfants et ses prairies la hantent dans son sommeil depuis cette catastrophe.

« Nous avions des champs, des bétails, des blés,des poulaillers et ils nous ont tués, expulsés, méprisés, torturés .. », a-t-elle martelé. 

En 1948, près de 800.000 Palestiniens ont été expulsés de leurs villages lors de la Première guerre israélo-arabe, à la suite de laquelle les occupants israéliens se sont emparés de la Palestine.

Cette Nakba, « catastrophe » en arabe, est commémorée le 15 mai de chaque année. Des centaines de Palestiniens se sont d’ailleurs rassemblés sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem après la prière de ce vendredi 15 mai 2015.

Des accrochages entre Palestiniens et soldats israéliens ont eu lieu, faisant 21 blessés en Cisjordanie et dans la bande de Gaza vendredi, selon des sources médicales et sécuritaires palestiniennes et d’après le Hamas. Les heurts ont éclaté près de Ramallah et au nord de Naplouse en Cisjordanie.

Huff Post

25 enfants palestiniens tués en trois mois, et plus de 400 enfants en détention

L’Unicef a recensé la mort de 25 enfants palestiniens durant les trois derniers mois de 2015, en pleine vague d’attaques, majoritairement menées au couteau par des jeunes Palestiniens isolés, et s’est alarmée du nombre d’enfants détenus par Israël, un record depuis sept ans.

image.jpeg

Durant les trois derniers mois de 2015 « 25 enfants palestiniens, dont cinq filles, ont été tués et 1.310 blessés à travers l’Etat de Palestine: 23 enfants (19 garçons, quatre filles) ont été tués en Cisjordanie et à Jérusalem-Est et deux dans la bande de Gaza« , indique l’agence onusienne dans son rapport sur le dernier trimestre 2015.

Dans le même temps, « trois garçons israéliens ont été blessés près de colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Ouest en Israël ».

L’Unicef se dit « très inquiète quant à un usage excessif de la force, notamment dans les cas où des enfants palestiniens ont été abattus par les forces de sécurité israéliennes après avoir mené ou été soupçonnés de mener une attaque au couteau ».

L’Unicef dénonce le fait qu’aucune poursuite n’a été engagée, citant notamment l’exemple d’une adolescente de 17 ans emmenée par des soldats israéliens pour une fouille à un check-point près de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie avant d’être abattue d’au moins cinq balles.

Les Territoires palestiniens, Jérusalem et Israël sont en proie depuis octobre à une vague de violences qui a coûté la vie à 204 Palestiniens, 28 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais depuis le 1er octobre, selon un décompte de l’AFP. La plupart des Palestiniens tués sont les auteurs ou auteurs présumés d’attaques.

Avant cette période, de juillet à septembre, quatre garçons palestiniens ont été tués et 165 enfants palestiniens blessés, de même que trois enfants israéliens, selon l’Unicef.

L’autre grand sujet d’inquiétude de l’Unicef, qui dénonce régulièrement les mauvais traitements des enfants dans le système judiciaire militaire israélien, le seul qui s’applique aux Palestiniens des Territoires occupés, ce sont les détentions d’enfants.

Fin 2015, « 422 enfants de 12 à 17 ans, dont huit filles, étaient détenus dans des établissements militaires« . « Il s’agit du chiffre le plus élevé depuis mars 2009 », rapporte l’Unicef.

La loi israélienne autorise à juger les enfants palestiniens à partir de 12 ans, un fait unique au monde, selon l’Unicef.

Sur l’ensemble de l’année, en moyenne 219 enfants palestiniens étaient détenus dans des établissements militaires chaque mois, « soit 15% de plus que la moyenne mensuelle de 2014 ».

Courrier International

Cisjordanie: Israël détruit des constructions et des écoles financées par l’UE

000_nic6383813_0.jpg

Le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah a visité jeudi 12 mai la communauté bédouine de Khirbet Tana, dans le nord de la Cisjordanie. Ce village de 250 habitants a été détruit 4 fois depuis le début de l’année par l’armée israélienne qui estime que les constructions des habitants sont illégales. Problème : une partie de ses structures avaient été financée par l’Union européenne. Les ONG qui travaillent sur place appellent à des pressions politiques sur le gouvernement israélien pour que ces destructions cessent.

 

Rami Hamdallah est interpellé par des vieilles femmes palestiniennes. Elles montrent avec colère et tristesse leur maison détruites par les bulldozers israéliens le mois dernier. Devant la presse, le Premier ministre palestinien apporte son soutien à ces Bédouins palestiniens : « Ces habitants ont subi 4 destructions cette année. Nous voulons dire aux Israéliens que tant qu’ils démolissent, nous reconstruirons. Cette notre terre ici et cette zone C, c’est le coeur de la Palestine ».

Depuis le début de l’année, l’armée israélienne a détruit plus de 500 structures palestiniennes installées en zone C soit déjà plus que le total de l’année précédente. Ce qui fait dire à Patricia Grillo, la responsable du plaidoyer de l’ONG française Première Urgence Internationale qu’une véritable campagne de destruction est en cours : « Cette école a été détruite plusieurs fois ces dernières années et c’est pourquoi cette école-là a été construite et financée par l’Union européenne. Et elle a encore été détruite. Donc, vous voyez, c’est répété, successif et sans fin»

Israël assure de son côté vouloir continuer ses démolitions de structures construites selon l’Etat hébreu dans l’illégalité. La zone C qui recouvre environ 60% de la Cisjordanie est sous contrôle militaire israélien. 

Un député israélien : Israël est en train d’accomplir un «nettoyage ethnique» en Cisjordanie

Un député israélien a accusé Tel Aviv de perpétrer un «nettoyage ethnique» contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée, alors qu’on constate une hausse des destructions de maisons palestiniennes dans la zone.

240909humsadestruction

Dov Khenin a déclaré à la chaîne britannique Sky News dimanche 1er mai que la destruction des bâtiments dans la zone C en Cisjordanie représentaient une tentative de nettoyage de la zone et de la préparer pour que des Israéliens viennent la coloniser dans l’avenir.

La zone C, totalement sous le contrôle de l’armée israélienne, s’étend sur 360 000 hectares, soit l’équivalent de 60% de la Cisjordanie. Les accords d’Oslo de 1993 entre Israéliens et Palestiniens divisent la Cisjordanie en plusieurs zones : la A qui est sous contrôle palestinien, la B qui est sous contrôle israélo-palestinien, et la C.

Israël est en train de perpétrer «un nettoyage ethnique de façon très sophistiquée» en Cisjordanie occupée, a affirmé le député.

Néanmoins, Matthew Ryder, un employé de terrain de l’ONU, a rappelé qu’obtenir l’approbation de projets de constructions était «virtuellement impossible» pour les Palestiniens. «Les chiffres israéliens montrent, qu’entre 2010 et 2014, les Palestiniens dans la zone contrôlée par Israël n’ont réussi qu’à obtenir 33 permis de construire sur leurs propres terres – cela représente quelque chose comme 1,5% de la totalité des permis accordés» a-t-il affirmé.

Selon des chiffres publiés par les Nations Unies, les destructions menées par l’armée israélienne de bâtiments palestiniens ont plus que triplé ces trois derniers mois. En moyenne, 165 structures sont détruites chaque mois depuis janvier.

L’Express

Turquie : Les « rebelles » Kurdes revendiquent l’attentat suicide contre la mosquée de Bursa

PKK TAK terroriste terrorisme kurde ypg turquie kurdistan attentat syrie daech femme liberté civils

Mercredi, une kamikaze s’était fait exploser à Bursa (nord-ouest), blessant 13 personnes. Cette attaque a été revendiquée dimanche par un groupe dissident du PKK, les « Faucons de la lierté du Kurdistan » (TAK).

Dans un communiqué, ce groupe a précisé que sa militante, une jeune femme de 23 ans nommée Eser Cali, avait « raté sa cible« , laissant entendre que celle-ci était la grande mosquée, haut lieu touristique de cette grande ville située à une centaine de kilomètres au sud d’Istanbul.

Le même groupe avait déjà revendiqué deux attentats sanglants commis à Ankara en février et en mars.

L’Express

L’Allemagne pourrait mettre un terme à son «soutien inconditionnel à Israël»

Des fuites provenant de hauts fonctionnaires du gouvernement allemand révèlent une certaine irritation quant au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, dont les consignes sont de moins en moins suivies par Berlin.

5725c547c46188fb168b45ec.jpg

Selon le célèbre hebdomadaire allemand Der Spiegel, plusieurs officiels allemands, issus des deux partis dirigeants, le Parti social-démocrate (SPD) et l’Union chrétienne-démocrate, considèrent que le Premier ministre d’Israël «instrumentalise» l’amitié de Berlin à ses propres fins.

La chancelière, elle, avait déjà affirmé comprendre «pourquoi le Président [de l’Autorité Palestinienne Mahmoud] Abbas saisit sans arrêt le Conseil de Sécurité», à l’occasion d’une rencontre avec le dirigeant palestinien.

Le journal affirme qu’un signe important de changement est le refus du ministre des Affaires étrangères de l’époque, Frank-Walter Steinmeier, de se plier à la demande de Netanyahou, qui lui avait demandé d’exprimer une objection à un document publié par les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne critiquant la construction de colonies juives en Cisjordanie.

Le dirigeant israélien aurait en effet lancé «Je compte sur toi» à Steinmeier, après s’être entretenu avec lui par téléphone.

Mais cela n’aurait pas empêché le ministre d’apporter son soutien et celui de l’Allemagne au document, qui affirme que «les colonies sont illégales en vertu de la loi internationale, constituent un obstacle à la paix et menacent de rendre impossible la solution à deux Etats».

RT

Israël bloque la reconstruction de GAZA

L’aide à la reconstruction de logements pour plus d’un millier de familles de la bande de Gaza est suspendue en raison du manque de matériaux, ont indiqué vendredi les Nations unies, Israël bloquant les arrivées de ciment. Israël a suspendu les importations de ciment dans la bande de Gaza au début du mois en affirmant qu’une partie de ce ciment avait été détourné.

Gaza-Attacks-July-2014_getty.jpg

Cette interdiction a provoqué une telle pénurie que la plupart des travaux de reconstruction de logements détruits durant la guerre avec Israël ont été interrompus, a affirmé le bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires.

« Les organisations qui fournissent une aide ont dû suspendre leur contribution financière pour la réparation de logements de plus de 1370 familles en raison de la rareté (du ciment) et des fortes hausses des prix », a ajouté cet organisme dans un communiqué. « De plus, les paiements pour 1550 familles qui devaient commencer à reconstruire ont été retardés à la suite du manque de ciment disponible », a également indiqué l’ONU.

Le Figaro

Israël redit ses objections à une initiative française pour la paix

Une semaine après l’annonce de Jean-Marc Ayrault selon laquelle Paris organiserait une réunion ministérielle, qui pourrait préluder à une conférence internationale, Israël se dit opposé à une initiative de paix française.

1d7b7b677ca8fc0bd9d33eef84fab.jpg

4 néonazis jugés pour avoir planifié une série d’attentats contre des mosquées et réfugiés

terrorisme-allemagne-islam-mosquc3a9e-salafiste-oldschool-society-andreas-hafemann-markus-wilms-olaf-ogorek-denise-vanessa-grc3bcneberg-oss1

Leur nom: OSS, comme «Old School Society». Leur logo: un crâne humain flanqué de deux hachoirs de boucher ensanglantés. Quatre des membres de cette organisation ouvertement xénophobe et soupçonnée d’être une cellule terroriste comparaissent depuis mercredi 27 avril devant le tribunal de Munich. Ils sont accusés d’avoir fomenté un attentat contre un foyer pour réfugiés situé dans la ville saxonne de Borna, rapporte le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

À la barre, Andreas H., un peintre en bâtiment âgé de 57 ans, ex-membre du parti néonazi NPD, qui occupait le poste de président de l’association Oldschool Society. Le vice-président, Markus W., était déjà bien connu des services de renseignement: selon le quotidien Die Welt, il avait lui aussi été encarté au NDP par le passé et faisait partie du noyau actif de l’amicale Aachener Land, un groupuscule d’extrême droite aujourd’hui interdit en Allemagne. La trésorière, Denise G., et le porte-parole, Olaf O., font également partie des accusés. Tous ont été arrêtés en mai 2015 au cours d’une vaste opération policière menée à travers le pays.

Résidant dans différents Länder, les membres de l’organisation communiquaient entre eux au départ via internet, avant de créer un groupe de discussion sur Whatsapp à l’été 2014 puis de migrer vers la messagerie cryptée Telegram afin d’éviter de se faire repérer. Mais tout en ouvrant une page Facebook au nom de l’organisation pour recruter de nouveaux membres, qui avait récolté plus de 3.000 likes avant sa fermeture par les autorités allemandes.

Selon Die Welt, les membres d’OSS se rencontraient virtuellement trois soirs par semaine pour évoquer leurs ennemis désignés: les réfugiés, les musulmans, les membres de l’extrême gauche. Malgré leurs précautions, leurs échanges ont été surveillés par l’Office fédéral de police criminelle durant des mois. Die Welt cite en exemple cet extrait de conversation qui figure dans le dossier de l’enquête:

«Ensuite, nous faisons exploser une mosquée l’une après l’autre et nous suspendons des porcs sur les lieux.»

Jusqu’à ce que lors d’une de ces discussions, les participants fassent explicitement référence à un projet d’attentat contre un foyer pour réfugiés au moyen d’explosifs qu’ils s’étaient procurés en République tchèque. Lors des perquisitions menées quelques jours plus tard, des pistolets à gaz, des explosifs et des clous ont été retrouvés chez certains des accusés.

Ce nouveau procès de l’extrême droite est très médiatisé en Allemagne, où les attaques visant les foyers pour réfugiés se sont multipliées en 2015 et ces derniers mois, et ce alors que  le procès de la cellule terroriste d’extrême droite NSU, soupçonnée d’avoir perpétré une série de meurtres et d’attentats racistes, est toujours en cours.

Slate

Des armes israéliennes à destination de Daesh auraient été saisies en Syrie

Une source locale non identifiée aurait confié à l’agence d’information d’Etat syrienne Sana qu’un véhicule aurait été intercepté mercredi matin avec à son bord de nombreuses armes et munitions à destination des terroristes de l’Etat islamique.

5720df9bc36188d0658b45bb

Le véhicule transportant du matériel militaire serait venu depuis la province de Dara’a – dans l’Est du pays en partie sous contrôle de Daesh – et aurait roulé en direction du désert de Badiya. Des mines antipersonnel, des lance-roquettes et leurs munitions, des obus pour canon B9, des mortiers de 120, 80 et 60mm, ainsi que des grenades et des munitions pour canon anti-aérien de 23mm auraient été saisies. Le conducteur aurait lui été tué lors de l’opération.

Les mines interceptées sont de type numéro 4 et de fabrication israélienne. Cet engin explosif contient 188 grammes de TNT et peut être utilisée de façon classique par pression camouflée dans le sol, contre des humains ou des véhicules légers, ou encore par traction dans le cadre de pièges.

Damas accuse régulièrement Israël de venir en aide, plus ou moins directement, à ses opposants. Dans le Golan, occupé par l’Etat juif, un hôpital de campagne a été créé en 2013 pour soigner les combattants désirant renverser Bachar el-Assad.

RT

Vidéo : Gilbert Collard défend l’usage de la torture

collard gilbert torture fn front national avocat

« Si c’est de la torture gratuite, c’est complètement délirant! », assène Gilbert Collard. En revanche, dans d’autres situations, il est prêt à justifier la torture. L’avocat, également député (proche du FN), répondait ainsi à Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV ce jeudi matin, en citant le candidat républicain américain Donald Trump, selon qui « Il aurait fallu torturer Salah Abdeslam pour éviter les attentats de Bruxelles ».

Jean-Jacques Bourdin insiste: « Donc on peut autoriser l’usage de la torture? » Gilbert Collard répond: « lorsqu’on a la certitude que l’individu qu’on tient sait où est posée la bombe qui va tuer des innocents, il faut qu’il nous dise où elle est! »

Ce n’est pas la première fois que le député frontiste défend l’usage de la torture: en 2014, alors qu’était publié par la CIA elle-même un rapport sur le sujet, il avait utilisé le même argument. Le rapport en question montrait pourtant, sans aucune ambiguïté, l’inutilité de la torture dans les faits…

Et la journaliste d’I-télé qui l’interrogeait alors rappelait à M. Collard que le cas qu’il décrit – tenir un poseur de bombe avant que celle-ci n’explose – ne se présente jamais dans la réalité.

Gilbert Collard avait défendu le général Paul Aussaresses, lui-même tortionnaire et défenseur de la torture, notamment pendant la guerre d’Algérie.

Suède: un élu d’extrême droite menaçait de commettre un attentat suicide dans une mosquée

873481100hb.jpg

Le parti d’extrême droite des Démocrates de Suède a annoncé mercredi soir la suspension d’un conseiller municipal accusé d’avoir menacé de commettre un attentat-suicide contre une mosquée. La polémique est partie des révélations d’un site internet antiraciste, « Inte racist men… » (« Pas raciste mais… »), qui avait démontré que cet élu de la commune de Habo (sud), Lennart Karlsson, écrivait des commentaires violemment islamophobes sous pseudonyme.

« Je vais aller en personne à une mosquée avec une veste chargée », avait-il affirmé. La radio publique SR a rapporté que mercredi soir, une réunion de la section régionale du parti dans le comté de Jönköping avait accepté, sur proposition de M. Karlsson, qu’il se retire provisoirement de ses fonctions. Son dossier est transmis aux instances nationales du parti. Sans nier que le pseudonyme en question était le sien, M. Karlsson s’est défendu en expliquant aux membres de son parti et au quotidien local, le Jönköpings-Posten, que son compte avait été « piraté ».

Dans un entretien publié mardi par ce quotidien, il déclare par ailleurs qu’il croit à l’existence de races humaines différentes.

M. Karlsson n’a en revanche pas nié être l’auteur sous ce pseudonyme, UNObserver (« observateur de l’ONU »), d’un récit considéré par la presse locale comme complètement invraisemblable: il aurait, en tant que membre d’une organisation humanitaire mandatée par l’ONU, participé à une action en Syrie consistant à enfermer « des musulmans » à l’intérieur d’églises que ces derniers faisaient brûler.

Le Figaro

USA: 83 sénateurs demandent à Obama d’augmenter l’aide militaire à Israël

Le candidat aux primaires républicaines pour l’élection présidentielle Ted Cruz est également signataire.
des-enfants-palestiniens-a-la-fenetre-d-un-immeuble-en-partie-detruit-le-11-octobre-2014-a-al-tufah-dans-la-bande-de-gaza_5127580

 

83 des 100 représentants du Sénat américain ont signé lundi une lettre demandant au président Barack Obama d’augmenter l’aide militaire des Etats-Unis à Israël, au-delà de l’aide actuelle qui s’élève à trois milliards de dollars.

L’initiative de la lettre a été lancée par les sénateurs républicains Lindsey Graham et Chris Koons.

Le candidat aux primaires républicaines pour l’élection présidentielle Ted Cruz est également signataire, a rapporté le site Reuters. Le candidat démocrate Bernie Sanders n’a en revanche pas souhaité signer la lettre.

La lettre ne précise pas la somme de l’aide versée mais Israël souhaite un nouvel accord qui lui attribuerait entre 4 et 4,5 milliards de dollars.

 

I24