Les diplomates ont envoyé une lettre collective au général Yoav Mordechai, le chef de la coordination des activités gouvernementales d’Israël dans les Territoires (COGAT).
Les signataires – les ambassadeurs en Israël de l’Espagne, de l’Italie, de la Suisse, de la Belgique, de la Suède, de l’Allemagne, de l’Irlande et de la Norvège – ont rappelé deux exemples d’abris financés par des pays de l’UE confisqués cette année.
Le 16 mai dernier, Israël a démoli et confisqué des « matériaux en provenance de 10 caravanes résidentielles dans la communauté de Jabal al-Baba, déplaçant 49 personnes« , peut-on lire dans la lettre.
En juin, sept caravanes à Sateh el Behir ont été détruites et confisqués, déplaçant 26 personnes issues de six familles.
Un rapport de l’ONU publié en 2014 cité par le journal a révélé que quelque 7.000 Bédouins palestiniens vivent dans la zone C, dont 60% étant des enfants.
Parmi les victimes de l’attentat de Nice, de nombreuses familles venues de la Madeleine ou des Moulins, des quartiers populaires situés tout près du bord de mer. Le 14-Juillet sur la Promenade des Anglais est une tradition pour les habitants de ces immeubles.
En tout, 21 familles musulmanes ont été touchées par le drame.Des familles qui très souvent comptent plusieurs morts et beaucoup de blessés. RMC a assisté dimanche soir à une cérémonie religieuse, organisée pour ces victimes musulmanes dans une mosquée de la ville.
30 des 84 morts de l’attentat de Nice du 14 juillet étaient musulmans, d’après le recteur de la Grande Mosquée de la ville, Otmane Aïssaoui.
Parmi la foule anonyme venue admirer le feu d’artifice sur la Promenade des Anglais, le 14 juillet dernier, les musulmans étaient nombreux et ils ont payé un lourd tribut au drame de ce soir-là.
Attentat de Nice : 4 morts et trois blessés tunisiens
Le nombre des tunisiens qui ont trouvé la mort lors de l’attentat de Nice s’est élevé à 4 victimes après avoir retrouvé le corps de l’enfant tunisien porté disparudans l’un des hôpitaux de la ville.
Selon le directeur de l’information au sein du ministère des Affaires étrangères, Naoufel Labidi, il s’agit de l’enfant Kilel, âgé de 4 ans et fils de la troisième victime tunisienne de l’attaque de Nice, Olfa Ben Souayah Khalfallah.
Au lendemain de l’attentat, vendredi, les services consulaires tunisiens à Nice ont dressé un bilan de trois morts. Il s’agit de Bilel Labbaoui(Kasserine), Mohamed Ben Abdelkader Toukabri(Béja) et Olfa Ben Souayah Khalfallah (Lyon).
Fatima Charrihi, Marocaine de 60 ans habitant Nice, mère au foyer de sept enfants. « Une femme très pieuse, une personne magnifique, attentionnée autant avec ses enfants qu’avec les autres », selon l’associé d’un de ses fils interrogé par l’AFP.
Mehdi H., 12 ans. Le jeune garçon était le fils d’un arbitre de football niçois qui a également perdu sa belle-soeur dans l’attentat. La soeur jumelle de Mehdi est dans le coma, a indiqué à l’AFP Gilles Ermani, président de la Commission des arbitres de la Côte d’Azur à la Fédération française de football.
Zahia Rahmouni, 70 ans, retraitée algérienne. Originaire de Constantine (est), elle était en visite à Nice chez sa fille, selon les autorités algériennes. Sa fille et son petit-fils, présents aux côtés de la septuagénaire pour le feu d’artifice, ont échappé de peu à la mort, selon des médias algériens
Laurence Tavet, 49 ans, mariée à un Algérien originaire de Khenchela, a été tuée avec ses deux petits-enfants, dont Yanis, 7 ans, venus lui rendre visite pour les vacances, a indiqué le ministère algérien des Affaires étrangères.
Aldjia Bouzaouit, 42 ans. Cette mère de quatre enfants est née à Sétif (Algérie). Elle était venue assister au feu d’artifice avec ses proches. « Elle voulait prendre une glace sur la Promenade », a raconté sa soeur à Nice Matin.
Myriam Bellazouz, 29, avocate et sa mère. Myriam Bellazouz, jeune avocate niçoise de 29 ans, a été tuée jeudi soir avec sa mère Léa Mignaçabal, 68 ans. « Elle plaidait chacun de ses dossiers avec talent et avec passion. Elle avait toujours le sourire et jamais je ne l’ai vue s’emporter avec un confrère, sauf à la barre, lorsque les intérêts de son client étaient en jeu », a témoigné à l’AFP le bâtonnier de Nice Jacques Randon.
Une foule compacte était rassemblée autour du Monument du Centenaire, sur la promenade des Anglais à Nice, ce lundi 18 juillet.
Avec la foule avant la commémoration devant le jardin Albert 1er. #Nice
— jules darmanin (@JulesDrmnn)
Entre 11h45 et midi se tenait la commémoration de la ville pour les victimes de l’attentat du 14 juillet dont le bilan se porte pour l’instant à 84 morts.
Une foule impressionnante promenade des Anglais avant la minute de silence #NiceAttentat
— Denis Carreaux (@DenisCarreaux)
Avant la minute de silence, à midi pile, des premières huées se sont fait entendre dans la foule, à l’arrivée de Manuel Valls et d’autres personnalités politiques.
Huées des élus.
— jules darmanin (@JulesDrmnn)
Le coup de canon qui a annoncé la minute de silence a brièvement calmé les esprits. Une vague d’applaudissements s’est fait entendre, puis la foule a chanté La Marseillaise.
Applaudissements spontanés, les gens chantent la Marseilleise.
— jules darmanin (@JulesDrmnn)
Alors que la foule commençait à chanter l’hymne local Nissa La Bella, le cortège officiel s’est dirigé vers un autre lieu, passant devant le public. Manuel Valls, notamment, a été copieusement hué et insulté.
Salopard va! Salopard!! crie un homme à Manuel Valls
— jules darmanin (@JulesDrmnn)
L’atmosphère s’est alors considérablement crispée. De nombreuses personnes, se disant écœurées, ont quitté les lieux de recueillement. «Je ne peux pas rester ici», a expliqué une personne qui a souhaité rester anonyme à BuzzFeed News. «C’est dégueulasse.»
«Honte à vous la gauche! Honte à vous!»
— jules darmanin (@JulesDrmnn)
«Démission! Vous êtes des grosses merdes», pouvait-on entendre alors que des gens commençaient à fuir.
— jules darmanin (@JulesDrmnn)
Un incident raciste a également été constaté peu après la fin du recueillement. «Retournez d’où vous venez», dit un homme à une famille dont une personne porte le hijab. «Moi je suis née en France!» lui répond son interlocutrice.
#Nice, une population sous tension après l’attentat du 14 juillet.
— Remy Buisine (@RemyBuisine)
Les militaires et pompiers présents au recueillement ont eux été applaudis par la population rassemblée sur la promenade.
Ambiance très étrange tout à l’heure. Hués sur les politiques et applaudissements pour les pompiers s’alternaient.
Les musulmans sont les 1ères victimes d’attaques terroristes : on compte plus de 11.000 tués en 2013. Les pays les plus touchés sont l’Irak, l’Afghanistan et le Pakistan.
Ce 15 juillet, Isabelle Kersimon a publié un article sur son site à propos de l’auteur de l’attentat terroriste de Nice, article intitulé « Attentats de Nice : le tueur lisait des idéologues ». Kersimon y écrit: « Le profil Facebook de Mohamed L. Bouhlel révèle que, parmi des pages anodines et le plus souvent arabophones, il en suivait deux que nous connaissons bien: celle de l’ex-porte-parole du CCIF Elsa Ray et celle du CILE, organe proche de la mouvance frériste. » Elsa Ray serait donc une « idéologue »(sic) lue par le terroriste selon Isabelle Kersimon.
Bizarrement, aucun autre journaliste ou média sérieux n’évoque cette page facebook que Kersimon désigne comme celle du terroriste de Nice, et pour cause: Isabelle Kersimon s’est trompée de page. Car la page évoquée par Isabelle Kersimon est manifestement celle que j’ai affichée ci-dessous, du nom de Mohamed Lahouij Bouhlel, et qui suit en effet Elsa Ray et le CILE.
Le problème est que la photo de ce Mohamed Bouhlel ne correspond pas du tout à la photo du terroriste publiée dans les médias, que l’on peut voir ci-dessous. Le vrai terroriste semble plus jeune, et a une tête plus ronde.
Autre gros problème, le Mohamed Bouhlel d’Isabelle Kersimon se nomme exactement Mohamed Lahouij Bouhlel, alors que le terroriste de Nice se nomme Mohamed Lahouaiej Bouhlel, avec une orthographe différente.Voilà donc pourquoi les médias n’ont pas parlé de cette page facebook du terroriste… parce que ce n’est pas la sienne!
Non seulement Isabelle Kersimon a fait une confusion entre deux personnes, mais elle a établi un lien très scabreux entre le terroriste et Elsa Ray, qui n’a certainement aucun lien avec le terroriste. Mais comme Elsa Ray est l’ancienne porte-parole du CCIF, Isabelle Kersimon est toute fière de sa trouvaille, censée valider ses « analyses », et elle poursuit ainsi son article :
« Le CCIF joue depuis des années (…) sur une fibre affective, sur la peur d’être discriminé et menacé en raison de sa religion, sur ces images de guerre qui ont conduit nombre de jeunes gens à partir pour le Cham. Ce discours victimaire que je dénonce depuis deux ans dans les médias est l’un des éléments qui peuvent conduire un homme à décider de passer à l’action contre des civils, peu importe leur religion dans une foule un jour de Fête Nationale. »
Vous avez bien lu, Isabelle Kersimon accuse le CCIF et Elsa Ray (qu’elle a nommée plus haut dans l’article) d’avoir un discours qui conduit des gens à commettre des attentats terroristes.
Notons qu’un autre homonyme de Mohamed Bouhlel a raconté dans L’Obs/LePlus le calvaire qu’il vit depuis que son nom a été lié à tort à l’attentat terroriste de Nice. Quant à l’affirmation ignominieuse de Kersimon selon laquelle le terroriste serait un lecteur d’Elsa Ray, elle a jusqu’ici refusé de présenter ses excuses à l’ex porte-parole du CCIF, malgré les demandes répétées sur les réseaux sociaux.
Il disait « Les Arabes j’aime pas trop parce qu’ils salissent notre image. La religion, il s’en foutait. »
Antony, 30 ans, chauffeur-livreur à Mulhouse, a connu Mohamed Lahouaiej-Bouhlel à Nice entre 2012 et 2015.
« Il buvait de l’alcool »
Lorsqu’Antony rencontre pour la première fois Mohamed, ce dernier lui conseille de passer son permis poids lourd pour devenir chauffeur-livreur comme lui. « C’était quelqu’un de gentil, d’assez réservé, serviable », se souvient le Mulhousien qui insiste : « Il buvait de l’alcool, il disait ‘Les Arabes j’aime pas trop parce qu’ils salissent notre image’. La religion, il s’en foutait. »
Attentat de Nice: Mohamed Lahouaiej Bouhlel buvait de l’alcool, mangeait du porc, prenait de la drogue et frappait sa femme
Photo de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel prise l’été 2015 chez un ami à Nice.
L’auteur de la tuerie de Nice avait fait une dépression au début des années 2000 et ne s’occupait pas des questions de religion, a affirmé son père en Tunisie.
L’auteur de l’attentat de Nice «peu religieux, ne prie pas, et pratique la salsa»
Un homme a foncé, avec un poids lourd de location, sur la foule à Nice jeudi soir après le feu d’artifice. Le dernier bilan fait état de 84 morts et d’une cinquantaine de blessés en urgence absolue. Le conducteur, dont une pièce d’identité a été trouvée sur place, un chauffeur-livreur de 31 ans, de nationalité tunisienne, du nom de Mohamed Lahouji Bouhlel, « inconnu des services de renseignement ».
Le conducteur du camion qui a foncé sur la foule niçoise ce jeudi soir était connu des services de police mais essentiellement pour des faits de droit commun. Il s’agit d’affaires assez mineures de violences, notamment conjugales. L’homme n’est pas fiché S pour radicalisme et n’est pas connu pour des faits en lien avec le terrorisme.
Selon le procureur de la République de Paris, François Mollins, l’homme était connu des services de police et justice, pour des faits de menaces, violences, vols et dégradations commis entre 2010 et 2016. Il avait été condamné le 24 mars 2016 par le tribunal correctionnel de Nice à une peine de 6 mois d’emprisonnement avec sursis pour des faits de violences volontaires avec arme commis en janvier 2016.
Une des envoyés spéciaux de France Info à Nice, Mathilde Lemaire, s’est rendue sur les lieux d’une des opérations de police menées vendredi matin dans un quartier au nord de Nice. Les policiers ont perquisitionné le domicile d’un homme de 31 ans, du nom de Mohamed Lahouji Bouhlel, qui serait le conducteur du camion de l’attentat sur la promenade des Anglais.
Un « homme peu religieux, ne priant pas, n’allant pas à la mosquée, aimant la salsa et les jolies filles »
Selon un de ses voisins rencontrés par France Info et qui le connaissait bien pour être originaire du même village en Tunisie, le conducteur présumé était « un homme assez ordinaire, arrivé de Tunisie il y a quelques années de la région de Sousse ». « Il était chauffeur livreur et venait d’obtenir depuis moins d’un an son permis poids lourd ».
Les autres voisins de cet homme ont eux dit à la journaliste de France Info sur place que « c’était un homme peu religieux, ne priant pas, n’allant pas à la mosquée, aimant la salsa et les gonzesses » et que « le mois dernier il avait commencé le ramadan mais ne l’avait pas terminé ».
« Il joue de la salsa, fait de la musculation et fréquente des gonzesses… Pour moi, il a pété les plombs » raconte ce voisin de l’auteur présumé de l’attentat de Nice.
Ils ont décrit aussi « un homme seul et en rupture avec ses proches, notamment fâché avec sa famille en Tunisie où il n’était pas retourné depuis des années ». Les personnes rencontrées par France Info ont aussi indiqué qu’il était « récemment divorcé ou en instance de divorce » et « avait pris un appartement distinct de celui de sa compagne et de ses trois enfants« .
Après avoir perdu sa femme, un tunisien apprend la mort de son enfant de 4 ans
L’espoir s’éteint pour le petit Killian. Il était recherché par son père depuis l’attentat
Le petit Killian, 4 ans, figure parmi les victimes du camion fou du 14-Juillet.
Pressentie par les témoins présents à la sortie de l’hôpital Pasteur 2 ce samedi, l’effroyable nouvelle nous a été confirmée par les proches de la famille.
Dévoré par l’angoisse après 36 heures de recherches infructueuses, Tahar, 39 ans, déjà éprouvé par la mort de sa femme Olfasur la Prom’, a parcouru les hôpitaux depuis la tragédie. Sans succès.
Alors, ce samedi matin, Tahar a tenté de forcer les grilles de l’hôpital dans l’espoir de retrouver son fils. « Trois psychologues nous ont reçus », témoigne Hamadi, ami intime de Tahar. « A nos questions, elles n’ont rien répondu. Mais elles nous ont fait comprendre, par des signes de tête, que c’était fini. »
Fou de douleur, Tahar a laissé exploser sa colère à la sortie de l’hôpital, à 11h30, devant les nombreux journalistes présents.
« Il ne veut voir personne. Il est anéanti. Avec Killian, ils avaient un rapport fusionnel », témoignent Hamadi et ses filles. Selon ces proches, les démarches sont en cours afin de rapatrier les corps d’Olfa et Killian en Tunisie, leur pays d’origine.
Mohamed, Olfa, Bilel : 3 victimes tunisiennes dans la tuerie de Nice
Le nombre de victimes tunisiennes de l’attentat de Nice, qui a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi faisant 84 victimes et une centaine de blessés, a augmenté pour atteindre le nombre de trois.
Contacté par le HuffPost Tunisie, l’ambassadeur de Tunisie en France, Mohamed Ali Chihi a déclaré que l’attentat de Nice aurait fait trois victimes tunisiennes à savoir Mohammed Ben Abdelkader Toukabri, Bilel Labbaouiet Olfa Khalfallah
Interrogé sur l’origine tunisienne de l’auteur de l’attentat, l’ambassadeur a refusé de donner plus d’ informations expliquant qu’il n’y avait ‘rien d’officiel pour l’instant’.
Le conducteur du poids-lourd n’a fait aucun tri lorsqu’il a foncé dans la foule rassemblée par milliers sur la Promenade des Anglais pour assister aux feux d’artifice du 14-Juillet. Ce moment festif s’est achevé sur un carnage qui a fait au moins 84 morts de tous âges, de toutes origines et de toutes confessions.
Au moins « une dizaine de familles musulmanes sont endeuillées » par la mort d’un proche, rapporte auprès de Saphirnews Boubekeur Bekri, vice-président du Conseil régional du culte musulman (CRCM) Provence-Alpes Côte d’Azur. Celui qui est aussi recteur de la mosquée Al Forqane à Nice a même authentifié au moins « cinq décès »au sein de la communauté musulmane locale. Dans ce triste bilan, confie-t-il la voix fébrile, une femme a perdu son mari, sa sœur et son enfant, fauchés par le camion fou… La première victime de l’attaque serait par ailleurs musulmane : une mère de sept enfants qui « portait le voile, pratiquait un islam du juste milieu. Un vrai islam », a témoigné auprès de L’Express son fils.
Au lendemain de l’attaque, Boubekeur Bekri s’attend à prendre connaissance de davantage de familles musulmanes touchées par le drame à l’heure du grand rassemblement hebdomadaire de la prière du vendredi. « Dès qu’on a appris la nouvelle vers minuit, une délégation d’imams s’est rendue au Centre universitaire méditerranéen (CUM, où sont installés le QG de crise et une cellule psychologique, ndlr) pour réconforter les familles qui ont frappées par cette tragédie. Nous nous sommes rendus disponibles aux autorités », nous fait-il part.
Des prières de l’absent organisées
Avec le Rassemblement des imams des Alpes-Martimes (RIAM)* constitué à la fin du mois du Ramadan et qui compte la plupart des responsables cultuels de Nice, il a d’ores et déjà été décidé que « les prêches du vendredi soient dédiés à cette catastrophe, suivies de la prière de l’absent » en faveur des victimes.
« Nous avons aussi décidé de lancer pendant la prière du vendredi un appel à se rassembler demain matin (samedi) devant l’Etablissement français du sang (EFS) pour faire le don du sang », déclare le recteur, qui prévoit « un contrôle de sécurité plus important » aux abords des mosquées de la région.
A l’heure où fleurissent, comme à chaque attentat, des messages de haine à l’encontre des musulmans sur la Toile, « il faut faire preuve de solidarité nationale parce que nous en avons tous besoin, musulmans ou pas, dans ces moments tragiques qui peuvent être malencontreusement exploités », lance-t-il.
*Le RIAM, qui rassemble le CRCM PACA et l’Union des Alpes-Maritimes (UMAM), a été constitué dans l’objectif de coordonner les activités des imams de la région et de construire un discours unifié sur les grands défis qui traversent la société et les musulmans.
Hamza, 28 ans, a perdu sa mère le soir du 14 juillet dans l’attentat de Nice. « Ce que je peux dire, c’est qu’elle portait le voile, pratiquait un islam du juste milieu. Un vrai islam. Ce n’est pas celui des terroristes. »
Hamza, 28 ans et son père sortent du CUM, le centre universitaire méditerranéen de Nice, transformé en refuge pour les proches des victimes. Le bâtiment, donnant sur la promenade des Anglais, est protégé par la police nationale.
Les yeux rougis, une couverture de survie sur le dos, Hamza accepte d’évoquer le souvenir de sa mère, Fatima Charrihi décédée quelques heures plus tôt.
Le camion faisait voler les gens « comme des chiffons »
« C’était la première victime. Il n’y avait pas d’autres cadavres avant elle… » Digne, le jeune homme tient à honorer la mémoire de cette Niçoise, mère de sept enfants.
Lors du drame, Ahmed, son mari était à une cinquantaine de mètres, à hauteur du grand hôpital de Lenval. « J’étais devant pour récupérer la voiture », souffle l’homme, sous le choc en évoquant ce camion qui faisait voler les gens « comme des chiffons » et a réduit « les bancs en miettes. » « Elle était avec ses neveux et nièces. Mon frère a essayé de la ranimer. Mais elle est décédée sur le coup nous ont dit les médecins« , raconte Hamza.
Peu après 22h30 jeudi soir, un camion a foncé sur près de deux kilomètres dans la foule amassée sur la Promenade des Anglais à Nice, en pleines festivités du 14 juillet. Le chauffeur, identifié comme un Franco-tunisien de 31 ans, aurait également tiré sur la foule avant d’être abattu après des échanges de tirs avec les forces de l’ordre. L’attentat a fait au moins 84 morts et 18 blessés en urgence absolue.
L’attaque n’a pas encore été revendiquée.Selon l’AFP, le camion aurait été loué « il y a quelques jours ». Le parquet national antiterroriste a été saisi.
François Hollande, dans une allocution télévisée, a expliqué que « cette attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié est encore une fois d’une violence absolue ». Le président a également annoncé la prolongation de l’Etat d’urgence pour 3 mois, le maintien de l’opération Sentinelle (10.000 militaires déployés sur le territoire national) et l’appel à la Réserve opérationnelle composée de volontaires et d’anciens militaires pouvant apporter un renfort temporaire. Un deuil national de 3 jours est décrété du 16 au 18 juillet.
La grande majorité des fichiers retrouvés par les enquêteurs américains sur les ordinateurs portables capturés chez des membres de Daesh contenaient de la pornographie, a révélé l’ancien dirigeant de l’Agence du renseignement de la défense (DIA).
A la tête de la branche espionnage du Pentagone jusqu’en 2014, le lieutenant général Michael Flynn s’est confié au journal allemand Bild, qui publie une enquête sur sa longue expérience de la guerre contre le terrorisme.
«A un moment, nous avons en fait déterminé que le contenu des ordinateurs était à plus de 80% de la pornographie. Ces ennemis malades, psychopathes n’étaient pas seulement incroyablement hideux, mais aussi traîtres et tordus», continue Flynn.
Alors que Daesh punit officiellement le visionnage d’images ou de films pornographiques par des coups de fouet, le lieutenant général américain explique que cette découverte l’a aidé à «mieux comprendre l’adversaire».
Ces nouvelles révélations s’ajoutent à de précédentes découvertes sur les habitudes peu orthodoxes des martyrs de l’organisation terroriste. On avait par exemple appris qu’une «quantité considérable» de pornographie avait été retrouvée dans la cachette pakistanaise de l’ancien dirigeant du groupe djihadiste al-Qaïda, Oussama Ben Laden.
Au lendemain des attentats de janvier 2015 à Paris, Wikileaks publiait un article du groupe terroriste (DAECH) titré “l’extinction de la zone grise”. Cette “zone grise” pour le groupe, c’est la zone de coexistence pacifique entre musulmans et non-musulmans en occident que ses idéologues s’attellent à détruire en montant les communautés les unes contre les autres.
Malgré une supposée liberté de ton sur tous les sujets d’actualité, nous souffrons en France d’une véritable mort de la sphère intellectuelle publique et, surtout, de la dangereuse convergence de cette dernière avec les thèses les plus extrêmes. Les sujets touchant de près ou de loin aux musulmans sont les seuls qui ne nécessitent aucune expertise en la matière et, pour combler le tout, la parole des citoyens de confession musulmane est confisquée. La normalisation des discours de haine à leur égard, renforcée par leur invisibilité ainsi que la communication agressive du groupe terroriste DAECH, fait émerger deux camps qui prétendent s’opposer en tous points mais qui, au fond, partagent les mêmes objectifs: les islamophobes d’un côté et les terroristes de l’autre.
Ainsi, au lendemain des attentats de janvier 2015 à Paris, le 14 février Wikileaks publiait un article du groupe terroriste de l’organisation de l’état islamique (DAECH) titré “l’extinction de la zone grise”(1). Cette “zone grise” pour le groupe, c’était la zone de coexistence pacifique entre musulmans et non-musulmans en occident que ses idéologues s’attellent à détruire. Mais cette information avait été peu ou pas relayée dans la presse française.Malgré la barrière de la langue, rien ne pouvait justifier que son contenu soit ignoré du grand public.
L’article en question avait pourtant été commenté à plusieurs reprises par différents organes de presse américains et britanniques.On y apprenait sans surprise la conception d’un monde divisé entre “eux” (l’Occident) et “nous” (l’Islam). L’occident y est réduit aux guerres impérialistes menées par ses élites et les musulmans occidentaux y sont décrits comme des étrangers qu’il faut forcer à partir. On retrouve dans ce long texte les mêmes arguments utilisés par les islamophobes pour expliquer leur position; les extrémistes parlant toujours le même langage. En d’autres termes, les deux camps sont d’accord pour dire que les musulmans ne sont pas chez eux en occident et que toute coexistence est impossible.
Probablement inspirés par ce qui avait fonctionné en Iraq, les théoriciens de DAESH tentent d’en faire de même dans les pays occidentaux. Revenant sur les attentats de Paris, le groupe explique que:
“Cet impact amplifié (des attentats) oblige les croisés à activement détruire la zone grise par eux mêmes, zone dans laquelle vivent beaucoup des hypocrites et innovateurs égarés (les musulmans qui ne suivent pas DAECH) vivant en occident”…“Les musulmans en occident se retrouveront rapidement face à deux choix. Ou bien ils apostasient et adoptent la religion d’apostats afin de vivre parmi les mécréants sans difficultés, ou bien, ils émigrent vers (le pseudo) état islamique et de fait, évitent la persécution des gouvernements et citoyens croisés”.
Dans une lettre anonyme, des gendarmes reprochent au colonel Bonneau la non-intervention du GIGN au Bataclan le 13 novembre. La force d’élite avait en fait reçu l’ordre de rester en réserve dans l’éventualité d’autres attentats.
Un « chef incompétent », « pas à la hauteur », « incapable de fédérer les 380 militaires qu’il commande ». La charge est lourde. Elle vise nommément le colonel Hubert Bonneau, le patron du GIGN, le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale. Dans un courrier que s’est procuré le Canard Enchaîné, des egendarmes anonymes l’attaquent sans concession sur sa gestion des attentats du 13 novembre.
Ce soir-là, la force d’élite de la gendarmerie n’est pas intervenue au Bataclan. Elle est restée stationnée à moins de deux kilomètres de la salle de spectacle. « Nous n’avons jamais connu pire commandement que l’actuel. Il ne fait preuve d’aucune initiative. On n’avait pas besoin d’attendre les ordres de Beauvau pour intervenir », écrivent-ils, se disant « scandalisés » et « traumatisés ».
« Une discipline collective »
Au Bataclan, c’est la BRI qui est intervenue dès 22h20, épaulée par le Raid présent sur place à l’initiative de son patron, Jean-Michel Fauvergue. Les unités d’élite des forces de l’ordre se repartissent en effet géographiquement les théâtres d’opération: Paris correspond à la zone d’intervention de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), le Raid couvrant la banlieue et les zones urbaines de province et le GIGN les zones rurales.
Le 13 novembre, le colonel Hubert Bonneau est « mis en alerte à 22h26 » et reçoit de la direction des opérations et de d’emploi de la gendarmerie « l’ordre d’engagement » à 22h40. Les gendarmes du GIGN quittent leur base de Satory à Versailles et arrivent à Paris entre 23h20 et 23h40.
« J’ai reçu l’ordre de me rendre à la caserne des Célestins (siège de l’état-major de la garde républicaine à Paris, NDLR). Dans une configuration aussi confuse, une discipline collective s’impose. Aussi, j’attends des ordres précis sur mon engagement.
Lorsque j’arrive à la caserne des Célestins, je ne dispose d’aucune information », a expliqué le colonel Bonneau à la commission d’enquête parlementaire sur les attentats. Les ordres viennent du cabinet du ministre de l’Intérieur. Comme il l’explique aux députés, ce soir-là, il n’a réussi à joindre ni le patron de la BRI Christophe Molmy, ni le préfet de police de Paris, Michel Cadot.
Le politologue Stéphane Robert décrit les contours et les moyens d’action de cette mouvance que le patron de la DGSI voit entrer en guerre avec « le monde musulman »…
Les entraînements paramilitaires de l’ultra-droite sont-ils une réalité ?
Il y a effectivement une tradition d’entraînement paramilitaire dans ces milieux-là. Il y a eu des passages de témoins d’anciens de l’OAS, de l’extrême droite violente des années 1960-1970. Certaines structures néo-nazies et fascistes s’entraînaient jusque dans les années 1990.
Le font-ils encore ? Difficile à dire, il n’y a plus d’infiltration du renseignement dans ces groupes depuis très longtemps. Je suppose que oui, un groupe de skinheads picard, le White Wolf Klan, avait été arrêté en 2015 par les gendarmes, et eux s’entraînaient.Les entraînements au combat, vous en avez au Bloc identitaire. Officiellement, pour s’entraîner au combat de rue, officieusement pour canaliser la violence de ses membres.