Un acte islamophobe par jour depuis les attentats de Bruxelles

Le rapport 2015 du Collectif contre l’islamophobie (CCIB) publié vendredi est formel: durant la période qui a suivi les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, le nombre d’actes islamophobes envers la communauté musulmane de Belgique a explosé. Des faits qui n’auraient pour objectif que « d’accentuer la fracture sociale déjà importante en Belgique« , selon le collectif. 

 

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36 actes en un mois 

Le CCIB s’est chargé de récolter et recenser ces plaintes qui ont suivi les terribles attaques du mois de mars. Résultat: pas moins de 36 actes islamophobes ont été signalés du 22 mars au 22 avril 2016. Soit plus d’un acte islamophobe par jour sur cette période d’un mois. Plus précisément, le collectif a compté 19 plaintes pour délits de haine (agression, incitations à la haine, et/ou appel au meurtre), 6 discriminations (harcèlement compris) ainsi que 11 propos haineux. Les délits de haine sont majoritaires (53%) et sont principalement diffusés dans les médias et sur Internet ( 44% des cas).

La part belle aux clichés

Le rapport stipule également que les raccourcis et les clichés faciles sur la communauté musulmane, se sont multipliés eux aussi. Le collectif parlant de « réflexes qui tendent à assimiler la pratique religieuse du culte musulman à des signes de radicalisation« . Deux exemples de faits relatés dans les médias sont cités: l’existence d’une salle de prière clandestine à Zaventem (information démentie par le parquet) ainsi que l’écartement d’un employé parce qu’il portait une barbe.

Lutter au fédéral 

L’objectif du CCIB reste clair : mettre en place un plan interfédéral de lutte contre l’islamophobie en Belgique. Et les élus nationaux ont « leur rôle à jouer dans la déconstruction de l’islamophobie« . Le CCIB a d’ailleurs toujours en travers de la gorge les propos tenus par le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA), en avril dernier, lorsqu’il affirmait qu’une « partie significative de la communauté musulmane » avait dansé après des attentats.

La Libre

Les candidats d’origine maghrébine discriminés dans l’accès aux fonctions publiques

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Les candidats d’origine maghrébine et ceux vivant dans les quartiers défavorisés sont pénalisés dans l’accès aux fonctions publiques hospitalière et territoriale, selon un rapport remis mardi au Premier ministre, le premier à s’intéresser à la discrimination dans l’emploi public. Ce rapport, commandé par Manuel Valls à Yannick L’Horty, enseignant-chercheur à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, est le premier du genre à se pencher sur les risques de discrimination dans le recrutement de la fonction publique (État, hospitalière, territoriale).

Yannick L’Horty s’est appuyé sur l’exploitation systématique de bases de données de concours externes de la fonction publique d’État, et des campagnes de tests de discrimination dans l’accès à l’emploi public et à l’information sur les offres d’emploi. À ces données s’ajoutent des entretiens auprès de recruteurs.

Des modes de recrutement « décentralisés et peu organisés »

Concernant l’accès à l’emploi, les tests ont porté sur l’envoi de 3 258 candidatures virtuelles en réponse à 1 086 offres d’emploi réelles concernant cinq professions dans les trois versants de la fonction publique : policier national, infirmier en soins généraux, responsable administratif, technicien de maintenance et aide-soignante.

Ils montrent que les candidats d’origine maghrébine sont pénalisés dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale, où les modes de recrutement sont « très décentralisés et très peu organisés », proches de ceux du privé, et qu‘il en va de même pour les candidats résidant dans des quartiers défavorisés.

Le Point

Mantes-la-Ville : des habitants victimes de racisme sur une plage normande

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En ce weekend ensoleillé, des milliers de Franciliens ont pris la direction de la Normandie pour rejoindre les plages. Ce fut le cas ce samedi pour une centaine d’habitants de Mantes-la-Ville (Yvelines) grâce à une sortie organisée par les centres de vie sociale (CVS) de la municipalité à Blonville-sur-Mer (Calvados).

Selon nos informations, les Mantevillois (enfants, adultes, personnes âgées) auraient été victimes de racisme. Le personnel de la plage leur aurait demandé « d’aller plus loin ». Ils auraient donc pris place sur un autre endroit pour se baigner, situé à plus d’un kilomètre. Mais le maire de la commune se serait présenté accompagné d’un policier municipal et la baignade leur aurait été interdite.

« On s’est vite aperçu que l’on gênait et que cela était dû à notre apparence (femmes voilées, familles d’origine africaines) » a affirmé l’une des participantes sur le réseau social Facebook. D’autres propos racistes auraient été entendus : « qu’ils retournent dans leur cité, ils n’ont rien à faire ici ».

Blonville est une destination prisée par des personnalités du spectacle ou de la finance. La tranquillité de sa plage de sable fin et son caractère familial lui a donné au début du XXe siècle le surnom de « Paradis des Enfants ».

Mantes Actu

Majorque : «Touristes, dehors!», l’affluence touristique fatigue les résidants

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« Tourists go home ! » (Touristes, rentrez chez vous) : à Majorque, dans l’archipel espagnol des Baléares, l’affluence toujours plus grande de visiteurs attirés par le climat et la sécurité commence à faire grincer des dents. L’île et son million d’habitants prévoient d’accueillir cette année plus de 10 millions de personnes, un nouveau record.

La foule était déjà telle en juin qu’un couple de Français en vacances à Majorque et Minorque a trouvé l’accès d’une crique barré par la police. « On ne s’attendait pas à ça ! » témoigne Mathilde Boudet, 32 ans.

Des graffitis peu accueillants ont fleuri au printemps dans les rues de Palma, la capitale : « Touristes dehors, bienvenue aux réfugiés », « Le tourisme tue la ville ». La mairie a vite effacé ces messages, alors que 80 % de l’économie de l’île dépend de cette activité. Majorque reçoit depuis longtemps une foule d’Allemands et d’Anglais venus profiter de la douceur de vivre méditerranéenne et de ses plages, via des formules tout compris et des vols à bas prix.

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«Vanter le modèle d’intégration portugais est un choix politique pour stigmatiser les maghrébins»

La finale de l’Euro 2016 entre la France et le Portugal aura une résonance particulière dans un pays où vivent plus d’un million de personnes d’origine portugaise. L’éclairage de Victor Pereira, spécialiste de l’émigration portugaise.

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Le Portugal entretient des liens forts avec la France, pays où ont choisi d’émigrer de nombreux Portugais. Avant la finale entre la France et le Portugal, le coeur de cette communauté portugaise, très forte en Île-de-France, balancera forcément. Victor Pereira, maître de Conférences en histoire contemporaine à l’université de Pau et des Pays de l’Adour, estime que 1,2 million de Portugais ou de Français descendants d’immigrés portugais vivent en France. Entretien avec ce spécialiste de l’émigration portugaise. 

Peut-on s’attendre à ce que la communauté portugaise présente en France supporte le Portugal lors de la finale? 

On parle souvent de « communauté portugaise », alors qu’il y a beaucoup de différences chez les Portugais. Certains ne vont pas suivre le match, d’autres, comme moi, vont considérer qu’ils sont déjà champions, quel que soit le vainqueur. Les plus visibles vont supporter le Portugal de façon ostentatoire: en mettant des maillots ou des écharpes. Ils veulent gagner, car il y a un passif de défaites contre les Français, ou parce que le Portugal n’a jamais gagné l’Euro, à la différence de la France. Mais tout le monde ne va pas avoir le même sentiment. Cela dépend notamment des régions où vous habitez. Si vous êtes dans une ville où la concentration de Portugais est importante, comme Champigny, vous allez plus être enclin à supporter le Portugal par exemple. 

En plus des différences géographiques, y a-t-il un facteur générationnel à prendre en compte? 

Effectivement, la première génération d’immigrés est plus attachée au Portugal. Ils ont émigré dans les années 60- 70, quand le Portugal était un pays pauvre et surtout connu pour sa dictature. Chez leurs enfants ou petits-enfants, beaucoup soutiennent le Portugal par fidélité vis-à-vis de leurs parents. C’est un pays auquel ils sont attachés, où ils vont souvent en vacances. C’est par exemple le cas de Français qui jouent pour la sélection portugaise comme Raphaël Guerreiro ou Anthony Lopes. Parfois les jeunes ont même une image idéalisée du Portugal. Ils y vont en vacances l’été, chez leurs famille. 

Les cas de Guerreiro ou Lopes sont-ils représentatifs de cet attachement des descendants d’immigrés? 

Il faut souligner que Guerreiro a la double nationalité, mais effectivement son cas n’est pas singulier. On peut également parler  de Adrien Silva, un Français. Le Portugal est un fort pays d’émigration et depuis quelques années, la sélection nationale est plus attentive aux performances des fils d’émigrés. D’autres fédérations, comme l’Algérie ou le Sénégal, font d’ailleurs la même chose. La mère de Griezmann avait ainsi été approchée par fédération portugaise quand il était adolescent, en raison de ses origines. Il y a une vraie volonté d’attirer les jeunes talents issus de l’émigration. Ce n’était pas forcément le cas à l’époque de Robert Pires par exemple. 

Quels sont les autres facteurs qui peuvent expliquer cet attachement au Portugal? 

Il y a également des critères économiques à prendre en compte, ainsi que la pression familiale. Mais Guerreiro et Lopes allaient souvent au Portugal dans leur jeunesse. L’idole de Lopes était Vitor Baia, le gardien de la sélection dans les années 90. Il faut également comprendre que quand vous êtes enfant, à l’école on vous renvoie parfois à vos origines portugaises, de façon plus au moins agréable, avec des blagues sur le BTP ou les travaux domestiques. Pires expliquait que même en 1998, en équipe de France, on l’appelait « le Portugais ». Pour les jeunes Portugais, être de la même équipe que Ronaldo, ou Figo avant lui, c’est une source de fierté. Si le Portugal était moins fort au foot, leur attachement à la sélection portugaise serait moins développé. 

Vous faites référence aux blagues sur le BTP, y a-t-il une forme de mépris envers les Portugais en France qui expliquerait cet attachement ? 

Il n’existe pas de racisme contre le Portugais comme il peut y en avoir contre des populations de couleur. Mais il y a bien une forme de mépris social, quand on parle des maçons ou des femmes de ménage. Le même phénomène est arrivé aux Italiens et aux Espagnols. C’est ce que décrivait l’écrivain François Cavanna dans son livre Les Ritals, ou Luis Fernandez dans ses autobiographies. Mais les Portugais sont bien intégrés dans la société français, et ils sont souvent cités comme des exemples. Cependant, il est vrai qu’il existe une vie communautaire portugaise importante, même si tout le monde n’y participe pas. En France, on compte 200 clubs de foot amateurs avec le mot « portugais » dans leur nom. Il y a un entre-soi relativement fort, c’est certain. 

Pourquoi vante-t-on alors autant le modèle d’intégration portugais? 

C’est un choix fait à des fins politiques, pour stigmatiser d’autres populations immigrées. On dit que les Portugais sont discrets, mais c’est parce qu’on décide qu’on ne ne veut pas les voir. En vrai ils sont plutôt visibles, notamment avec leurs drapeaux et leurs maillots. Mais ils bénéficient du paratonnerre maghrébin.

En France les problèmes de société sont focalisés sur les populations maghrébines. Les Portugais peuvent continuer à maintenir un lien avec leur pays, sans être victime de rejets. Parfois la Marseillaise est sifflée lors de matchs France-Portugal, mais personne ne le mentionne, ou si c’est le cas on parle de cas isolés. On n’assiste pas aux mêmes réactions quand la France joue contre des pays du Maghreb.  

L’Express

En Angleterre, forte hausse des violences racistes après le Brexit

Les incidents à caractère raciste ont augmenté de 42% au cours des deux semaines qui ont suivi le Brexit, selon des statistiques de la police britannique. Les Polonais sont particulièrement visés.

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Le vote en faveur du Brexit a ouvert les vannes de la violence raciale en Grande-Bretagne. Les crimes raciaux enregistrés au cours des deux dernières semaines sont en hausse de 42% par rapport à cette période de l’année, selon les statistiques de la police britannique (NPCC). 

3076 incidents ont été enregistrés entre le 16 et le 30 juin, rapporte le quotidien The Independent, soit 915 de plus que pour la même période de 2015. Les incidents ont connu un pic le 25 juin, au lendemain de l’annonce des résultats, avec 289 incidents.  

Il s’agit principalement de violences contre des personnes. Les incidents à caractère raciste avaient déjà augmenté après les attentats de Paris en 2015, souligne la police. 

Une page Facebook, nomme « Signaux inquiétants (Worrying signs) » a été créée pour réunir les témoignages de ceux qui ont été témoins ou victimes de harassement ou d’agression.  

« Retournez dans votre f*** pays »

Parmi les derniers incidents, un couple de Polonais de Plymouth (Devon) a confié son inquiétude à la BBC après avoir reçu une lettre anonyme de menace : « Retournez dans votre f*** pays ».  

Cette famille, installée depuis 9 ans à Plymouth, a témoigné de sa peur après qu’un hangar leur appartenant a été brûlé.  

« Aujourd’hui, les Polonais ont peur de parler polonais dans les rues« , a confié à la BBC Ewa Banaszak, 22 ans, fille de cette famille agressée dans le Devon. 

Les Polonais ont été près d’un million à immigrer au Royaume-Uni depuis leur entrée dans l’Union européenne en 2004. L’immigration a été l’un des principaux arguments de campagne des partisans du Brexit. 

L’Express

USA : une tête d’affiche de Fox News virée pour avoir refusé de coucher avec son patron

Une présentatrice star de la chaîne de télévision américaine Fox News, Gretchen Carlson, a porté plainte mercredi contre son PDG. Elle l’accuse de l’avoir licenciée pour avoir simplement refusé ses avances.

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Virée pour avoir refusé de coucher? Gretchen Carlson, présentatrice vedette de la chaîne de télévision américaine Fox News, dit avoir été victime d’un licenciement abusif. Elle estime avoir été débarquée le 23 juin dernier pour avoir refusé une relation sexuelle avec son patron. Elle accuse Roger Ailes, patron de la chaîne conservatrice, « d’un harcèlement permanent et grave à caractère sexuel ».

« Ostracisée, marginalisée et rejetée »

Dans sa plainte déposée mercredi devant un tribunal fédéral du New Jersey, l’Américaine âgée de 50 ans, qui a remporté le concours de Miss Amérique en 1989, fait état depuis de nombreuses années d’un environnement de travail hostile. Et selon elle, le PDG « s’est vengé illégalement et a saboté sa carrière parce qu’elle a refusé ses avances à caractère sexuel ». La plaignante a été « ostracisée, marginalisée et rejetée », Roger Ailes lui aurait fait comprendre que « ces ‘problèmes’ n’auraient pas existé et auraient pu être résolus si elle avait eu une relation sexuelle avec lui ».

Pendant sept ans, celle qui a interviewé Barack Obama, George W. Bush ou l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, a piloté l’émission matinale consacrée à l’actualité, en duo avec un autre animateur. Mais en 2013, elle se plaint à plusieurs reprises du comportement « sexiste et condescendant » de son partenaire. Pour toute réponse de la direction, elle se voit confier l’animation d’un programme moins populaire l’après-midi.

Un niveau de travail « décevant et faible »

De son côté, Roger Ailes, 76 ans, à la tête de Fox News depuis 1996 et ancien conseiller en communication de présidents américains républicains, qualifie ces propos de « diffamatoires » et justifie le licenciement de l’animatrice par le fait que « les audiences extrêmement basses de son émission plombaient celle des programmes de l’après-midi ». Il évoque un niveau de travail « décevant et faible ».

Dix autres femmes victimes

Gretchen Carlson ne serait pas la seule à avoir été victime de harcèlement sexuel. Selon The Huffington Post, dix autres femmes auraient contacté ses avocats pour dénoncer les propos déplacés de Roger Ailes.

« Il m’a demandé de me retourner pour qu’il puisse voir mes fesses », se souvient l’une d’elles. Une autre témoigne: « Il m’a dit que lorsqu’il pensait à engager une femme, il se demandait s’il pourrait avoir des relations sexuelles avec elle. Si la réponse était oui, il la faisait passer devant la caméra. »

BFM

Émilie, maman privée d’allocations et désemparée, a mis fin à ses jours

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Le 6 mai, nous écrivions qu’Émilie était « une maman battante mais fatiguée ». Nous avions rappelé l’Armentiéroise en juin, pour avoir de ses nouvelles, et savoir où en était son dossier. « À part me dire que je dois demander une pension alimentaire au papa de mes enfants, je n’ai rien de plus. La CAF m’a même supprimé mon APL », nous avait-elle répondu.

Encore un peu plus fatiguée par ses problèmes qui s’accumulaient et dont elle ne voyait pas d’issue. Sans RSA, sans APL, Émilie n’avait plus que l’allocation enfant handicapée belge pour vivre (398 euros), et nous avait dit doucement, sans s’énerver, « être à bout », ne plus savoir « comment s’en sortir ».

Respecter l’intimité

Dimanche, elle a mis fin à ses jours. Sa sœur Sarah demande que soit respectée l’intimité de ce drame. « On ne souhaite pas s’exprimer, je pense que vous le comprenez, on est entre nous… ». On le comprend, évidemment.

Son oncle a déposé à La Voix du Nord une petite lettre de remerciement au nom de la famille « pour l’aide et le soutien » que lui avait apporté cet article. Un appel au secours relayé mais qui n’avait pas pu débloquer davantage sa situation. Les explications, techniques, avaient été fournies par la caisse d’allocations familiales : le papa (dont elle est séparée) étant belge et en activité, la petite fille trisomique devait percevoir l’allocation belge, qui était prioritaire, ce qui avait effectivement pour conséquence de la priver des droits aux allocations françaises. Reste le drame humain, celui d’une maman à bout, qui nous avait expliqué son quotidien, avec deux jeunes enfants, dont une petite fille handicapée, scolarisée en Belgique. Les horaires étaient difficilement conciliables pour reprendre une activité professionnelle, et Émilie avait des revenus insuffisants pour faire face. L’histoire de cette maman pose question sur la prise en charge humaine de ce type de situation.

Les funérailles d’Émilie Loridan auront lieu ce samedi 9 juillet à 9 h 30 à l’église Notre-Dame-du-Sacré-Cœur à Armentières.

La ville l’avait aidée récemment

La directrice générale adjointe des services de la ville d’Armentières, Émilie Decarne, exprime d’abord son empathie pour la famille de cette jeune femme.

Les services de la ville connaissaient cette jeune maman : « Elle avait été accompagnée à trois reprises dans ses demandes de logement en fonction de l’agrandissement de sa famille, explique Émilie Decarne, le dernier changement remontait à avril 2011, après un rendez-vous avec le maire en janvier : elle avait pu obtenir une maison T 4 avec jardin rue du Général-Mangin. »

« Inscrite tout de suite à l’épicerie solidaire »

En mai, Émilie Loridan avait contacté le centre communal d’action sociale, où elle avait été reçue. « Un travailleur social la suivait, poursuit Émilie Decarne, elle avait pu être inscrite tout de suite à l’épicerie solidaire. Des bons en urgence lui avaient également été donnés pour répondre à sa situation immédiate ».

Il lui avait également été conseillé d’aller au Point d’accès au droit, ce qu’elle avait fait : elle avait pris contact avec le défenseur des droits. Mais plus récemment, les services sociaux de la ville n’avaient pas réussi à avoir de contact avec elle. La jeune maman ne s’était pas présentée au dernier rendez-vous, en juin. « Le travailleur social lui a laissé plusieurs messages. Elle n’avait pas rappelé. La ville l’a aidée dans tous ses champs de compétence. Ce qui est arrivé est dramatique », conclut la DGS adjointe.

Tout a-t-il été fait à la CAF pour aider Émilie ?

Nous avons contacté ce matin le service communication de la CAF pour les avertir du décès d’Émilie, dont ils n’avaient pas connaissance, et leur proposer de réagir dans cette affaire délicate.

Nous aurions souhaité connaître les actions qui avaient été menées par leurs services, au-delà de l’arrêt des allocations, pour l’aider. Étant bien entendu qu’un acte désespéré résulte rarement d’un seul problème. Nous n’avons pas eu de retour.

La Voix Du Nord

Le Val-de-Marne met sa loupe sur le racisme dans le sport

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« Il y a dans le sport des phénomènes de racisme, et dans le même temps des valeurs réelles d’épanouissement », pose Thierry Leleu, préfet du Val-de-Marne. Le comité opérationnel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme (CORA) — dispositif national lancé à l’automne — s’est réuni ce jeudi à Créteil pour présenter les travaux de son groupe technique axé sur le sport.

Ce dernier doit permettre à tous les acteurs du domaine sportif de se rencontrer pour échanger, faire remonter des problèmes, émerger des solutions sur les problèmes de racisme sur les terrains.

Plus de 900 associations sportives du 94 ont été sondées, 22 % seulement ont répondu au questionnaire envoyé. Sur ces sondés, 3,4 % disent avoir rencontré des actes de violence physique à caractère raciste, mais 15,7 % ont signalé des insultes à caractères racistes (entre 1 et 5 faits depuis un an). « Nous avons été confrontés à des insultes discriminatoires sur l’appartenance religieuse ainsi qu’à des propos haineux de certains parents à l’égard des entraîneurs », rapporte l’étude, citant une association sportive. « La pédagogie » doit être la première réponse, se sont accordés les participants.

Si l’on prend les faits signalés à la police, les actes racistes ont baissé dans le 94 si l’on compare les six premiers mois de 2016 à la même période en 2015. Ainsi, 14 actes antisémites ont été signalés (contre 35 en 2015), 3 actes islamophobes (contre 11), 6 actes anti-chrétiens (contre 10) et 35 faits d’apologie de crime terroriste (contre 70).

Le Parisien

Des « esclaves » nord-coréens en plein cœur de l’Europe

La Corée du Nord aurait envoyé des milliers de travailleurs en tant qu’« esclaves d’Etat » dans des pays de l’Union européenne. Le régime contrôlerait ces ouvriers en laissant planer des menaces sur leur familles restées au pays.

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L’esclavage aboli en Europe ? Ce n’est pas ce qu’affirme une ONG de défense des droit de l’homme. Selon elle, plusieurs pays européens se rendraient coupable d’un tel crime en signant des accords avec la Corée du Nord lui permettant d’envoyer des travailleurs qui reverserait la plus grande partie de leur salaire à l’Etat de Kim Jong-Un.

Dans un rapport présenté ce mercredi en partenariat avec le centre LeidenAsia , l’ONG Alliance européenne pour les droits de l’Homme en Corée du Nord (EAHRNK) affirme que la Corée du Nord a envoyé des centaines, voire des milliers, de personnes travailler en tant qu’ « esclaves d’Etat » dans des pays de l’Union européenne, particulièrement en Pologne.

Des conditions proches de l’esclavage

Ces Nord-Coréens travaillent 10 à 12 heures par jour, six jours par semaine, mais ils reversent jusqu’à 90% de leurs salaires à leur Etat, selon l’ONG britannique. Les Nord-Coréens n’ont pas de contrats de travail en bonne et due forme, pas de fiches de salaires, ils doivent remettre leurs passeports et voient leurs déplacements limités, indique l’ONG. Ils sont maintenus sous surveillance et doivent participer à des séances d’éducation idéologique.

Mais selon le syndicat polonais Solidarnosc cité par un reportage d’Arte , qui pointe du doigt cette dérive notamment dans le port de Gdansk, ces travailleurs seraient bien soumis à un contrat. Selon le célèbre syndicat, c’est à l’Etat ainsi qu’aux entreprises qui utilisent cette main d’oeuvre de prendre leurs responsabilités.

Dans quels pays se trouvent ces travailleurs ?

La majeure partie d’entre eux sont employés sur des chantiers navals, sur des chantiers du bâtiment et dans des fermes en Pologne. L’ambassade de Corée du Nord à Varsovie a démenti que ces travailleurs se voient confisquer leur salaire. « Tout ça est absurde », a dit un fonctionnaire de l’ambassade. « Personne ne leur prend (leurs salaires), ils travaillent et gagnent leur argent ». Des Nord-Coréens travaillent également dans des usines textiles à Malte, ou dans d’autres pays comme l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche et les Pays-Bas, selon l’ONG.

Dans un rapport rendu public l’an dernier, les Nations unies estimaient à plus de 50.000 le nombre de Nord-Coréens travaillant à l’étranger. La majeure partie d’entre eux travaillent en Russie et en Chine. D’autres sont employés dans des pays d’Afrique et sur des chantiers du bâtiment au Moyen-Orient, notamment au Qatar où près de 1.800 nord-coréens prépareraient les installations pour la Coupe du monde de football 2022.

L’Echos

Birmanie : une mosquée a été rasée par une foule bouddhiste

Une foule brandissant des armes diverses a rasé une salle de prières musulmane dans le nord de la Birmanie, second saccage d’une mosquée en huit jours dans un pays qui a déjà connu des violences communautaires meurtrières, a rapporté la presse officielle samedi.

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Les tensions entre bouddhistes et musulmans, notamment celles entourant la communauté persécutée des Rohingyas est l’un des défis majeurs auquel est confronté le premier gouvernement civil mis en place depuis des décennies et emmené par Aung San Suu Kyi.

Vendredi, des habitants de Hpakant, ville minière de l’Etat Kachin, ont mis à sac une mosquée à l’aide de « bâtons, de couteaux et d’autres armes » avant de mettre le feu à la salle de prières, a rapporté samedi le Global New Light of Myanmar.

« La foule était entièrement incontrôlable. Le bâtiment a été rasé par les émeutiers », a ajouté le journal, expliquant que les violences étaient survenues à la suite d’une dispute sur la construction de la mosquée. Il n’y a eu aucune arrestation, ajoute le journal.

BFM

Islande : la police expulse 2 réfugiés d’une église qui leur avait offert l’asile

Une vidéo montre la police islandaise traîner deux réfugiés originaires du Moyen-Orient hors d’une église qui leur avait offert l’asile, à Reykjavik. Selon, les médias islandais, les deux hommes auraient été expulsés du pays.

L’église Laugarnes de la capitale islandaise a voulu tester les autorités pour voir si elles respectaient la tradition sacrée de l’asile religieux, a expliqué la responsable de l’église, Kristin Thorunn Tomasdottir au site d’information islandais mbl.is.

Or il s’est avéré que la police islandaise n’a que faire des anciennes traditions de son pays, puisque les deux demandeurs d’asile ont été évacué manu militari dans la soirée du mercredi 29 juin, avant d’être déportés vers la Norvège, rapporte le média islandais.

Environ une trentaine de membres de l’Eglise avaient encerclé les demandeurs d’asile afin de les protéger des forces de l’ordre, et se sont dits choqués et attristés par «cet acte irrespectueux des autorités» islandaises, a précisé Tomasdottir.

«La police est arrivée et nous lui avons expliqué pourquoi nous étions ici. Ils nous ont expliqué qu’il y avait des règles à suivre et que rien ne pourra y changer. Ensuite, les demandeurs d’asile ont été emportés en étant trainés sur le sol de l’Eglise».

Cependant, Tomasdottir a souligné que son église continuerait d’offrir refuge aux migrants, malgré le désaccord avec les autorités. Elle explique par ailleurs qu’au fil de son travail avec les réfugiés, l’église «avait appris à connaitre ses individus et à entendre leurs histoire, ainsi que le chemin qu’ils ont dû parcourir pour rejoindre l’Islande».

L’Islande, dont la population est d’environ 320 000 personnes, a récemment accepté d’accueillir quelques dizaines de réfugiés dans le cadre de la crise migratoire que traverse l’Union européenne. Bien qu’environ 11 000 citoyens islandais ont proposé d’accueillir des migrants chez eux, le premier groupe à avoir rejoint le pays en février dernier ne comptait que 35 réfugiés syriens.  

RT

La presse française a-t-elle fait l’impasse sur l’attentat d’Istanbul ?

De nombreux internautes se sont insurgés du traitement de l’attentat d’Istanbul par la presse française, avançant notamment l’argument du «deux poids, deux mesures». En kiosque, les titres ne font pas ou peu référence à l’événement. Mais qu’en est-il vraiment ?

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Sur les réseaux sociaux, de nombreux posts font état du manque d’intérêt pour l’attentat, survenu mardi 28 juin à Istanbul, par la presse française.

Ce triple attentat suicide, qui serait l’œuvre de Daesh d’après les autorités, est survenu dans le premier aéroport du pays, l’un des plus importants d’Europe et a fait jusque-là 41 morts et 239 blessés. Erdogan a condamné fermement l’attaque et a appelé à la solidarité internationale.

Les politiques du monde entier se sont insurgés de cette attaque. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes n’ont pas manqué également de manifester leur soutien au peuple turc.

Parmi tous ces messages de soutien, certains pointent le sous-traitement de cette information par les médias français, les journaux notamment, qui n’accorderaient pas la même importance aux attentats selon qu’ils aient lieu en Europe ou en Turquie.

Heure de bouclage et décalage horaire

Les critiques ont été très vives à l’encontre du Parisien sur les réseaux sociaux.

On reproche au quotidien de pratiquer le fameux «deux poids, deux mesures» dans son traitement de l’information, comparant notamment les unes au lendemain de l’attentat d’Orlando ou de Bruxelles à celle du mercredi 28 juin, qui a publié un plus gros encart sur la sortie du film Camping 3.

Qu’en est-il de la presse internationale ?

Ces critiques pourraient être formulées également à l’égard d’autres quotidiens internationaux. En Allemagne, où une forte communauté turque est présente, le journal Frankfurter Allgemeine Zeitung ne fait aucunement référence aux événements d’Istanbul.

Zaman France

Allemagne : un réfugié syrien trouve 150.000€ et les ramène à la police

Un homme de 25 ans, d’origine syrienne a trouvé 150.000 euros dans un placard que lui avait donné une association qui vient en aide aux migrants. Comme le rapporte le Guardian, il est allé immédiatement rapporter la somme d’argent à la police de Minden, dans le nord de l’Allemagne. 

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D’après la police, il a trouvé 50.000 euros en billets de banque ainsi que 100.000 euros dans un livret d’épargne caché sous une planche au moment de l’assemblage du meuble donné par l’association.

« Ce jeune homme a eu un comportement exemplaire et mérite beaucoup d’estime, a annoncé la police, dans un communiqué. Les gens nous ramènent souvent des petites sommes, mais autant d’argent, c’est vraiment exceptionnel. » La police tente désormais de découvrir à qui appartient cet argent. 

Selon les autorités, le jeune homme serait arrivé en octobre dernier, laissant derrière lui sa famille en Syrie. Arrivé à Minden quatre semaines après son départ, il prend aujourd’hui des cours d’allemand et aimerait poursuivre ses études.

Le Figaro

Cours de natation refusés: deux musulmanes privées de naturalisation à Bâle

La commune de Bâle a refusé de naturaliser deux jeunes musulmanes parce qu’elles ne participent pas aux cours de natation et à des camps scolaires pour des raisons religieuses, a révélé SRF lundi.

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Le cas, qui concerne deux soeurs musulmanes de 12 et 14 ans, date de 2015 mais a été révélé par SRF lundi et constitue un précédent pour Bâle.

« Les jeunes qui veulent se faire naturaliser à Bâle doivent répondre aux obligations de l’enseignement obligatoire. L’office de la migration se doit de le vérifier dans les écoles », a réagi le président de la commission des naturalisations, le PDC Stefan Wehrle.

Ce refus se base sur une décision de la Cour fédérale datant de 2008, stipulant que les cours de natation font partie de l’enseignement obligatoire: les refuser serait une violation de la loi.

SRF souligne encore que les adolescentes refuseraient de serrer la main de leurs enseignants, comme dans le cas polémique de Therwil (BL).

Mais pour Stefan Wehrle, le refus de la poignée de main ne fait pas partie de l’enseignement obligatoire: ainsi, si les deux soeurs avaient participé aux activités scolaires, il n’aurait pas automatiquement causé l’abandon de leur naturalisation.

RTS

Jérusalem : Musulman, il garde un lieu saint chrétien

À Jérusalem et en Cisjordanie, plusieurs sanctuaires sont entretenus par des Palestiniens musulmans, comme Mohammed.

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Mohammed détient la clef du monastère du mont de la Tentation

Mohammed Farah, palestinien de Jéricho, est musulman, respecte le jeûne du ramadan et se rend régulièrement à la mosquée. Son poignet droit est pourtant orné d’un tatouage de saint Georges terrassant le dragon, ses enfants vont à l’école chrétienne et… il a appris le grec.

Ouest France