L’affaire Merah, «pas un attentat» selon Eric Woerth

648x415_eric-woerth-depute-ump-oise-15-avril-2015-paris.jpg

Une polémique a retardement bien difficile à éteindre. Deux jours après son intervention jeudi soir sur le plateau d’I-Télé, l’ex-ministre des Finances Eric Woerth a tenté de répondre à ses détracteurs ce samedi soir sur Twitter.

« Il n’y a pas eu d’attentats terroristes sous Sarkozy»

Invité jeudi soir dans l’émission Tirs croisés à débattre avec le vice-président du Front national, Florian Philippot, Eric Woerth (Les Républicains) avait affirmé : « Il n’y a pas eu d’attentats terroristes sous Sarkozy. Le niveau de sécurité sous Sarkozy n’a jamais été aussi élevé ».

Alors que l’eurodéputé FN lui rappelait les attentats de Mohamed Merah, Eric Woerth avait rétorqué : « C’est pas un attentat, c’est le crime d’un furieux. C’est pas Daesh, c’est pas un réseau international ». Il avait également affirmé, à propos de Merah : « Il a été arrêté ».

20 Minutes

Accusé d’agression sexuelle, l’ancien maire de Montréal-Nord aurait droit à une prime de départ

Malgré des accusations d’agression sexuelle sur une mineure, l’ancien maire de Montréal-Nord, Gilles Deguire, pourrait coûter aux contribuables montréalais au moins 124 494$ en prime de départ, s’il en fait la demande.

4eecbd04-4942-4bf5-a34e-d31727b83d31_JDX-NO-RATIO_WEB.jpg

M. Deguire, qui était maire de Montréal-Nord depuis 2009, ne partirait pas les mains vides à la suite de sa démission.

Conformément à la Loi sur le traitement des élus municipaux, M. Deguire a droit à une prime de départ qui comprend une allocation de transition et une allocation de départ.

M. Deguire aurait droit à une allocation de transition qui équivaut à sa rémunération de la dernière année, soit 124 494$, selon cette loi provinciale. Sa prime ne peut dépasser son salaire de la dernière année durant laquelle il a été en poste.

À ce montant s’ajouterait une allocation de départ d’environ 29 500$.

Journal De Montreal

La Journée mondiale du hijab interdite en France

8869574-14048212.jpg

Fixée au 1er février, la Journée internationale du hijab, initiée en 2013, devait être organisée à Lyon par un collectif de femmes musulmanes qui souhaitent briser les préjugés autour du voile en proposant à des passantes de discuter et même de tenter l’expérience du voile. 

Elles ne s’attendaient surement pas à recevoir, jeudi 28 janvier, une interdiction au rassemblement émanant de la préfecture. Dans un premier temps, l’action avait en effet été autorisée plus tôt dans la semaine.

Jusqu’à présent, aucun document officiel n’a été délivré aux organisatrices mais une des membres du collectif a fait savoir à la rédaction que le rassemblement risque, pour la préfecture, de susciter « des mouvements de foules dangereux ». La déception est d’autant plus forte que le succès de l’action entreprise en 2015 fut au rendez-vous, ce qui les a poussé à réitérer le rassemblement.

Saphir News

 

La déchéance de nationalité s’étendra aux crimes et « délits les plus graves»

Devant la Commission des lois, le premier ministre a donné des gages à la droite en annonçant que la déchéance de nationalité concernerait les crimes et «les délits les plus graves». Afin de ne pas stigmatiser les binationaux, tous les Français, y compris les mononationaux, pourront être déchus de certains de leurs droits civiques.

XVM1a091a02-c4e7-11e5-96dd-17c9136537b3

Il a présenté son compromis. En renonçant à la référence à la binationalité et en étendant la sanction aux «délits les plus graves» en plus des seuls crimes, Manuel Valls a ménagé la gauche et la droite sur la question épineuse de la déchéance de nationalité. Devant la Commission des lois, mercredi matin, le premier ministre est venu défendre la nouvelle rédaction de l’article 2 du projet de loi de révision constitutionnelle, qui porte sur cette sanction polémique. «Aucune référence à la binationalité ne figurera dans le texte constitutionnel, ni a priori dans la loi ordinaire», a-t-il annoncé, répondant ainsi à une exigence de la gauche, et notamment du Parti socialiste, qui s’était ému du risque de rupture d’égalité devant la loi.

Sur cette question, Manuel Valls a fait savoir qu’il ratiferait la Convention de 1954 interdidant la création d’apatrides et qu’il s’en tiendrait à la loi du 16 mars 1998. «Seuls les principes (…) qui proscrivent la création de nouveaux apatrides devront continuer à figurer dans notre droit positif», a-t-il dit. Tous les Français condamnés pour terrorisme, y compris ceux qui ne possédent que la nationalité française, pourront être déchus de certains de leurs droits civiques (droit de vote, éligibilité…), comme le prévoit actuellement le code pénal.

Dans le même temps, le chef du gouvernement a indiqué que la déchéance de nationalité concernerait «les crimes certes, mais sans doute aussi les délits les plus graves», prenant en compte une demande du parti Les Républicains. Il a ensuite précisé la notion de «délits les plus graves»: «l’association de malfaiteurs, le financement direct du terrorisme ou l’entreprise terroriste individuelle, tous punis d’une peine de 10 ans d’emprisonnement».

L’examen de ce texte doit débuter le 5 février à l’Assemblée nationale. L’article 2 sur la déchéance de nationalité devrait être étudié le lundi suivant, le 8, avant un vote solennel les 9 ou 10 février. Si la majorité des députés votent la réforme constitutionnelle, elle sera alors soumise au vote du congrès, réunissant l’ensemble des députés et sénateurs.

Le Figaro

Netanyahu se prononce en faveur d’une colonisation « à tout moment » de la ville d’Hébron

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé dimanche qu’il soutenait « à tout moment » la colonisation en Cisjordanie occupée en réponse à des députés de l’aile dure de sa majorité qui menaçaient de voter contre le gouvernement.

__JER02_ISRAEL-POLITICS-_0124_11-1453633128_56_616380_large.jpg

« Le gouvernement soutient la colonisation à tout moment, surtout ces derniers jours au cours desquels nous avons été sous le coup d’attaques terroristes auxquelles nous faisons face avec détermination et courage », a affirmé M. Netanyahu lors du Conseil des ministres hebdomadaire, selon un communiqué de son bureau.

Ces déclarations interviennent à la suite de l’évacuation vendredi par l’armée de deux bâtiments à Hébron dans le sud de la Cisjordanie, occupés par des dizaines d’Israéliens qui affirment détenir des titres de propriété, mais qui ne les ont pas soumis à la validation officielle requise.

Trois députés pro-colons de la coalition (dont deux du Likoud, le parti de M. Netanyahu et un du Foyer Juif) ont menacé de ne pas voter avec le gouvernement pour exprimer leur opposition à cette évacuation.

L’Orient Le Jour

Syrie: au moins 29 civils tués dans des raids présumés russes dans l’est

Au moins 29 civils, dont des enfants, ont péri samedi dans des raids présumés russes sur un village de l’est de la Syrie, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

syrie-bombardements-maaret-al-noomane_1137859.jpg

D’après l’OSDH, sept enfants et une femme sont morts dans ces raids à Khasham, dans la province de Deir Ezzor où des frappes aériennes du régime où de l’aviation russe avaient déjà tué vendredi au moins 44 civils, dont près d’une moitié d’enfants, dans le village proche de Tabiya Jazira.

Le bilan à Khasham pourrait s’alourdir, des dizaines de personnes ayant été blessées, selon l’Observatoire.

La riche province pétrolière de Deir Ezzor est sous le contrôle des jihadistes du groupe Etat islamique (EI), à l’exception d’un peu moins de la moitié de la capitale provinciale éponyme et de l’aéroport, aux mains du régime.

Depuis quelques jours, l’EI resserre l’étau sur la ville de Deir Ezzor après avoir lancé un assaut d’envergure il y a semaine. Selon l’OSDH, près de 500 personnes sont mortes dans ce secteur depuis samedi dans les combats, les frappes aériennes et les exécutions de civils et de combattants prorégime par l’EI. Le groupe jihadiste a en outre fait prisonnier 130 civils.

L’Observatoire affirmait mercredi que plus d’un millier de civils avaient péri depuis le début, il y a près de quatre mois, de l’intervention russe contre les zones rebelles en Syrie.

La Depeche

Des impacts de balles sur une vitre blindée d’une gendarmerie pour exiger l’amnistie des « prisonniers politiques » corses

f1020981077647c764ee9a2cafebc.jpg

 

Plusieurs impacts de balles, vraisemblablement de chevrotine, ont été découverts samedi matin sur la vitre blindée d’un bureau de la gendarmerie de L’Ile Rousse, en Haute-Corse, a-t-on appris auprès de la préfecture. 

Une inscription « Amnistia », réclamant implicitement l’amnistie des « prisonniers politiques » corses, a également été découverte sur le mur d’enceinte de l’édifice, a-t-on précisé de même source. En revanche, aucune intrusion dans les locaux n’a été constatée. Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Calvi.

BFM

Le FN poursuivi pour discrimination

845210-000_6g4r8.jpg

D’après le Parisien, le parquet de Nanterre vient d’ouvrir une information judiciaire pour discrimination visant le Front national. Une plainte avait été déposée en mai 2014 par la Maison des Potes contre le parti de Marine Le Pen qui, dans un guide pratique à destination des élus municipaux FN, demande de prôner la « priorité nationale » dans l’attribution de logements sociaux.
Le FN, « contrairement à l’image qu’il veut donner, ne respecte pas la loi qui interdit d’inciter à la discrimination contre les étrangers dans l’attribution de logements sociaux », écrivait l’association dans un communiqué publié en 2014.

Dans ce petit guide à destination des élus FN, sont notamment détaillés leurs « devoirs et droits », il leur est rappelé qu’ils ont été élus « pour défendre des valeurs, des principes et des idées politiques précises », dont « l’application de la priorité nationale dans l’accès aux logements sociaux ».

Le Figaro

Jean-Pierre Maggi député des Bouches-du-Rhône mis en examen pour favoritisme et détournement

Jean-Pierre Maggi, député des Bouches-du-Rhône, est soupçonné de détournement de fonds publics, trafic d’influence et favoritisme.

JP-MAggi.jpg

Le député des Bouches-du-Rhône, Jean-Pierre Maggi, apparenté Parti radical de gauche, a été mis en examen pour détournement de fonds publics, trafic d’influence et favoritisme, a confirmé ce vendredi le procureur de la République de Marseille, Brice Robin. Les faits remonteraient à l’époque où il présidait le Service d’incendie et de secours du département (Sdis).

Une information judiciaire avait été ouverte en 2011 après un rapport de la chambre régionale des comptes. La chambre y formulait notamment des critiques sur la création d’un Centre international de ressources et d’expertises (Cireex), évoquant un contrat prévoyant « des actions de formation pour 163 000 euros ainsi que 200 000 euros de travaux (qui) n’a fait l’objet d’aucune publicité, ni de mise en concurrence ».

« Des irrégularités dans les modalités du recrutement »

Le Sdis avait aussi racheté à la société SCT le Cireex pour un montant de 500 000 euros « dont les modalités précises d’évaluation restent à établir », soulignait aussi la chambre régionale des comptes. Elle avait aussi mis en avant des « irrégularités dans les modalités du recrutement » et notamment reproché à Jean-Pierre Maggi, qui est aussi maire de la commune de Velaux, de « favoriser le recrutement de ses administrés ».

« C’est une histoire ancienne très complexe, qui met en jeu de nombreuses règles de droit administratif, de droit des marchés », a commenté son avocat, Gilbert Sindrès. Il estime que ce rapport « comporte pas mal d’imprécisions », assurant qu’il aurait « du grain à moudre » pour défendre son client.

L’Express

DPDA: « Pour le bien de la France, taisez-vous M. Finkielkraut! »

Invité de l’émission de France 2 « Des paroles et des actes », le philosophe Alain Finkielkraut a été attaqué par une enseignante sur sa responsabilité d’intellectuel au coeur du débat sur la place de l’islam en France.

alain-finkielkraut-wiam-berhouma-des-paroles-et-des-actes_5502111.jpg

C’est l’une des séquences qui a le plus fait réagir les téléspectateurs. Jeudi 21 janvier, sur le plateau de l’émission de France 2 Des paroles et des actes, Wiam Berhouma, une professeure d’anglais engagée, n’a pas hésité à critiquer en direct le philosophe Alain Finkielkraut.

« Là où votre rôle d’intellectuel était d’éclairer les débats, vous avez au contraire obscurci nos pensées, nos esprits, avec tout un tas de théories vaseuses et très approximatives, je tiens à le dire », a-t-elle lancé (voir le replay à partir de la 42e minute). La jeune femme avait auparavant détaillé son propos, soulignant que « la parole raciste s’est décomplexée ces dernières années en France » et que « les musulmans sont discriminés« . Elle a également regretté que le membre de l’Académie française ne dénonce pas suffisamment ces discriminations dont des musulmans sont victimes. « Êtes-vous conscient de faire mal à la France? », l’a-t-elle interrogé.

« Je dois vous dire que je suis absolument accablé par ce que je viens d’entendre », a répondu Alain Finkielkraut, défendant son point de vue et notamment une « remise en question de l’islam par lui-même », nécessité absolue selon lui. Le philosophe a ensuite tenu à citer des intellectuels musulmans qui dénoncent les dérives de cette religion. « Il est important de le dire », sans pour autant « être accusé d’islamophobie. Je m’inscrirais à SOS Racisme le jour où on mettra racisme au pluriel », a-t-il répliqué, insistant sur le fait qu’il faut condamner « tous les racismes ».

« Pour le bien de la France, taisez-vous »

L’enseignante, préférant « ne pas perdre de temps à répondre » point par point, a préféré demander à Alain Finkielkraut, de se taire « pour le bien de la France ». Une référence à un incident qui s’était déroulé sur le plateau de l’émission Ce soir ou jamais, de Frédéric Taddeï, en 2013. Le philosophe, excédé, avait crié « Taisez-vous » à Abdel Raouf Dafri. Une réplique devenu culte sur Internet.

Alain Finkielkraut en a profité pour revenir sur cette réplique. « Je suis accusé d’être Barressien [partisan de Maurice Barrès, l’une des figures du nationalisme français, NDLR], c’est un contre-sens terrible, j’essaie de répondre et je suis interrompu une fois, deux fois, trois fois pour pouvoir finir ma phrase, je dis ‘taisez-vous' », s’est-il justifié.

Quelques mots d’hébreu

Parmi les autres séquences qui ont retenu l’attention des internautes au cours de la soirée, de nombreux échanges entre Daniel Cohn-Bendit -également invité de l’émission- et Alain Finkielkraut. Et notamment quelques mots échangés en hébreu, au détour d’un débat sur l’école et le problème du système scolaire français.

« Vous caricaturez l’école, ça ne nous avance pas », commence l’ancien député écologiste, immédiatement interrompu par Alain Finkielkraut. « Schhh, hein… Nan, nan tu peux intervenir, mais je peux dire une phrase avant que tu repartes sur ton monologue. Deux? Merci, « toda raba », merci », lance Cohn-Bendit. « Bevakasha », répond le philosophe, « lehitraot », termine enfin Daniel Cohn-Bendit.

« Bon, si on vous gêne, on peut se retirer », intervient alors David Pujadas, qui, comme de nombreux téléspectateurs, n’a pas compris la substance de l’échange. Ce qui n’a pas manqué de susciter de nombreux commentaires. En fait, les deux hommes se sont simplement échangés quelques formules de politesse, à savoir: « Merci beaucoup », « je t’en prie » et « au revoir ».

Allemagne : Lisa, l’ado germano-russe a menti sur son viol par des migrants

viol-ado-mensonge-allemagne_5507395.jpg

Les enquêteurs allemands ont pu établir que Lisa F., une adolescente de 13 ans, a menti sur un prétendu viol par des hommes de type « méditerranéen ». La communauté germano-russe, à laquelle elle appartient, s’est mobilisée et son témoignage a créé une petite brouille entre Berlin et Moscou.

L’Express


 Prétendue agression d’une adolescente par des réfugiés : elle dormait en fait chez un ami

L’adolescente germano-russe qui avait prétendu avoir été enlevée et violée par des «Méditerranéens» à Berlin a en fait dormi chez un ami allemand car elle craignait de rentrer chez elle en raison de «problèmes scolaires», a-t-on appris ce vendredi de source judiciaire.

XVM2f2a4d00-c03e-11e5-b21a-aecb1c98c62d.jpg

L’histoire de cette jeune fille de 13 ans a créé un incident diplomatique entre l’Allemagne et la Russie, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov ayant accusé Berlin d’avoir «très longtemps dissimulé» des informations sur le dossier.

 Cette dernière n’a «pas disparu de son plein gré pendant 30 heures», avait dit le diplomate, une thèse clairement contredite par les nouveaux éléments recueillis par la justice berlinoise qui déjà disait qu’elle n’avait été ni enlevée ni violée.

Des relations sexuelles consenties

La justice a par ailleurs pu établir que la jeune fille avait eu des relations sexuelles consenties, avant sa disparition, avec deux hommes d’une vingtaine d’années, «un ressortissant turc et un Allemand d’origine turque». Une enquête pour abus sexuels visant ces faits a été ouverte en raison du statut de mineure de la jeune fille, a précisé Martin Steltner.

Ces derniers développements «déminent clairement la propagande qui s’était développée ces derniers jours sur ce cas», a réagi Frank Henkel, sénateur berlinois chargé de l’Intérieur. Sans mentionner directement Moscou, il a rappelé que l’Allemagne était «un Etat de droit» et qu’aucune «pression politique venue de l’étranger» ne lui ferait «changer (ses) principes constitutionnels».

Les parents de la jeune fille ont toujours affirmé que les autorités avaient fait pression sur l’adolescente pour qu’elle revienne sur ses accusations de viol et d’enlèvement par des étrangers. Sergueï Lavrov avait lui sous-entendu que les autorités cherchaient à passer l’affaire sous silence à des fins politiques. Angela Merkel est en difficulté en raison de sa politique d’accueil des migrants jugée trop généreuse par ses détracteurs.

Le Parisien


L’extrême-droite accuse la police de taire une agression fictive d’une adolescente par des réfugiés

Les groupuscules d’extrême-droite accusent les autorités de vouloir taire l’enlèvement et le viol présumé par des réfugiés d’une adolescente de 13 ans. Agression fictive, assure la police.

supporters-and-members-of-the-far-right-national-democratic-party-npd-march-during-a-demonstration-on-may-day-in-berlin_4548666.jpg

L’agression n’a pas eu lieu, selon la police allemande. Pourtant la télévision publique russe a relayé l’affaire: l’enlèvement et le viol présumé par des réfugiés d’une adolescente de 13 ans germano-russe. La jeune fille aurait été retenue 30 heures par ses trois ravisseurs «arabes». L’agression serait intervenue le 11 janvier dernier dans le quartier de Marzahn, à Berlin. L’histoire a enflammé les réseaux sociaux et réveillé les groupuscules d’extrême-droite, persuadés que les autorités cachent la vérité sur les dangers de l’immigration. Quelque 250 personnes ont manifesté lundi soir à Marzahn.

Face à la polémique et pour tenter de ramener le calme, le parquet a promis, mercredi, «d’examiner les versions contradictoires» de l’histoire. La famille de la victime présumée accuse la police d’avoir fait pression pour que la jeune fille se rétracte. Si celle-ci a bien disparue un temps, les enquêteurs assurent qu’il n’y a eu «ni enlèvement ni viol». Elle se serait contredite plusieurs fois durant son audition.

 

Le Figaro

Valls envisage des mesures contre les manifestations en faveur du boycott de produits israéliens

BDS34.jpg

Le premier ministre Manuel Valls aimerait davantage contraindre les manifestations appelant au boycott des produits israéliens, a-t-il expliqué lundi 18 janvier.

« Je pense que les pouvoirs publics doivent changer d’attitude vis-à-vis de ce type de manifestations » qui participent, selon lui, d’un « climat nauséabond ». Pour le premier ministre, « on est passé de la critique d’Israël à l’antisionisme et de l’antisionisme à l’antisémitisme » :

« Je pense que nous allons prendre des dispositifs  mais toujours dans l’Etat de droit  qui doivent montrer que ça suffit, et qu’on ne peut pas tout se permettre dans notre pays. J’en parlerai, et j’en ai déjà parlé avec le ministre de l’intérieur. »

M. Valls, qui s’exprimait devant Les Amis du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), n’a cependant pas repris à son compte « l’interdiction » appelée de ses vœux par le président du CRIF, Roger Cukierman.

DES MILITANTS CONDAMNÉS EN OCTOBRE

Manuel Valls avait condamné en décembre les campagnes visant les produits israéliens du fait du conflit avec les Palestiniens menées par le mouvement BDS (pour « boycott, désinvestissement et sanctions »).

La Cour de cassation avait condamné en octobre 14 militants du mouvement BDS, faisant de la France la seule démocratie au monde où l’appel au boycott par un mouvement associatif ou citoyen pour critiquer la politique d’un Etat tiers est interdit.

Le Monde

Le ministre de la Défense israélien « En Syrie, entre Daesh et l’Iran, je choisis Daesh »

image.jpeg

Pour Moshe Ya’alon, les djihadistes de l’Etat islamique ont des moyens militaires et stratégiques relativement limités contrairement à l’Iran qui représenterait une grave menace pour Israël s’il contrôlait la Syrie au cas où le pays venait à tomber.

«En Syrie, entre Daesh et l’Iran, je choisis Daesh, ils sont bien moins puissants», a déclaré le ministre de la Défense Moshe Ya’alon lors d’une conférence organisée par l’Institut d’études de sécurité nationale d’Israël à Tel-Aviv.

Moshe Ya’alon y a rappelé que «le régime iranien» était «le plus grand ennemi d’Israël» et qu’il lui avait «déclaré la guerre».

«L’Iran a essayé d’ouvrir un front de terreur contre nous sur le plateau du Golan», a-t-il ajouté, se référant aux efforts déployés par la branche iranienne du Hezbollah pour planifier des attaques contre Israël.

Selon Moshe Ya’alon, l’Iran a profité de l’accord sur le nucléaire passé avec les puissances occidentales en juillet dernier pour devenir un acteur principal en Syrie, ce qu’approuveraient notamment la Russie et les Etats-Unis.

Pour le ministre israélien, le conflit actuel dans la région de l’Irak et de la Syrie constitue un véritable «choc des civilisations» et une hégémonie iranienne en Syrie serait selon lui une catastrophe et un «énorme défi pour Israël».

«L’Occident refuse de regarder le problème en face. Evidemment, tous les musulmans ne sont pas des terroristes. En revanche, la majorité des terroristes sont musulmans», a martelé Moshe Ya’alon lors de la conférence.

RT

« j’ai déjà un candidat arabe de la diversité sur ma liste » Marie-Arlette Carlotti (PS) relaxée

L’avocat et militant socialiste marseillais Hacen Boukhelifa avait déposé plainte contre elle le 5 mars 2014 pour injure publique à caractère racial. Le tribunal correctionnel de Marseille (Bouches-du-Rhône) vient de relaxer, ce mardi, la députée (PS) de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône Marie-Arlette Carlotti.

5465721_carlotti_545x460_autocrop.jpg

Les propos reprochés à l’ancienne candidate à la primaire PS pour les municipales à Marseille (pourtant favorite des sondages, elle s’était finalement fait battre par Patrick Mennucci) avaient été tenus lors de l’inauguration de ses locaux de campagne, le 25 janvier 2014. Pour justifier son refus d’offrir une place éligible à Hacen Boukhelifa sur la liste qu’elle conduisait dans son secteur, elle aurait lancé : il «ne sera jamais sur ma liste, de toute façon, j’ai déjà un candidat arabe de la diversité sur ma liste et il n’a qu’à aller voir Samia Ghali pour qu’elle le prenne sur sa liste du 15/16 (arrondissements) dans les quartiers Nord» de Marseille.

«Représentant de la diversité»

A l’audience du 1er décembre 2015, Hacen Boukhelifa avait fait part de sa «blessure profonde»  d’être «renvoyé à sa condition d’indigène arabe». En dépit de 39 attestations de témoins remises par Marie-Arlette Carlotti pour établir l’inexactitude de ces propos, le tribunal a jugé qu’ils avaient bien été tenus, non pas publiquement mais devant «un public d’élus, de candidats, de collaborateurs politiques, de militants, de sympathisants, tous unis par une communauté d’intérêts». Il a également jugé que ces paroles ne pouvaient être qualifiées que d’injure non publique à caractère racial, ce qui ne représente qu’une une simple contravention.

Cependant, suivant les réquisitions du parquet de Marseille, le tribunal a estimé que les propos n’étaient «ni outrageants, ni injurieux» : «Dire d’une personne qu’elle est arabe ou la qualifier comme tel n’équivaut pas à lui prêter un défaut ou à lui adresser une invective.» Hacen Boukhelifa avait lui-même adressé un SMS à Marie-Arlette Carlotti se qualifiant de «représentant de la diversité». La référence aux «quartiers Nord» n’est pas non plus de nature injurieuse, ont estimé les magistrats.

Le Parisien

Royaume-Uni : un enfant musulman interrogé par la police après une faute d’anglais

En anglais, «maison mitoyenne» se dit «terraced house». Un petit Britannique de 10 ans, musulman, scolarisé dans une école du Lancashire (nord-ouest de l’Angleterre) a fait une faute en classe et écrit qu’il vivait dans une «terrorist house» (maison terroriste). Dès le lendemain, la police est venu l’interroger chez lui et examiner l’ordinateur familial.

5468527_police-uk_545x460_autocrop

L’incident s’est produit le 7 décembre. Depuis, la famille du petit garçon affirme qu’il est traumatisé et qu’il n’ose plus écrire. «J’ai d’abord cru à une blague», a déclaré à la BBC sa cousine, dont l’identité n’a pas été divulguée pour protéger l’enfant. «Si l’enseignant avait une inquiétude à se faire, c’est au sujet de son orthographe», a-t-elle ajouté.

Depuis le mois de juillet, les enseignants britanniques sont tenus de déclarer toute attitude extrémiste dans le cadre de la législation antiterroriste. Miqdaad Versi, secrétaire général adjoint du Conseil des musulmans du Royaume-Uni (MCB), a affirmé que plusieurs dizaines de cas similaires lui ont été rapportés et s’est dit «très inquiet» des dérives de la loi.

En septembre, après avoir employé le terme «éco-terroristes» en classe, un adolescent de 14 ans avait été longuement interrogé par les services de protection de l’enfance sur ses liens éventuels avec le groupe État islamique (EI). Le garçon avait utilisé ce terme, en français, lors d’un cours de français où il était question d’écologie et de l’usage de la violence pour défendre la cause verte, dans son école du centre de Londres.

Le Parisien

Raphaël Liogier « L’islamophobie est soutenue par l’Etat »

Après les critiques de Manuel Valls lundi contre l’Observatoire de la laïcité, Raphaël Liogier, sociologue et spécialiste du fait religieux, a sévèrement critiqué le Premier ministre mardi sur France Info. 

Capture d’écran 2016-01-20 à 13.10.34.png

Après les critiques de Manuel Valls lundi contre l’Observatoire de la laïcité, Raphaël Liogier, sociologue et spécialiste du fait religieux, a sévèrement critiqué le Premier ministre mardi sur France Info. Pour lui, le message que Manuel Valls est en train d’envoyer c’est « on n’a pas le droit de dire qu’on est antisémite par contre, on peut légitimement dire qu’on est islamophobe.« 

 Manuel Valls a rappelé, lundi, à l’Observatoire de la laïcité qu’il ne pouvait pas « dénaturer la réalité de cette laïcité ».  La critique visait Jean-Louis Bianco son président, mais aussi son bras-droit Nicolas Cadène, rapporteur général de l’observatoire, qui avait regretté dans un tweet la déclaration d’Elisabeth Badinter le 6 janvier sur France Inter, « Il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d’islamophobe« .

 

Raphaël Liogier a ajouté que lorsque le Premier ministre s’exprime, « cela veut  dire que l’islamophobie est soutenue par l’Etat, soutenue par l’appareil de l’Etat : vous vous rendez compte de la gravité de la chose pour les gens qui sont musulmans et qui ont aussi peur du terrorisme ? (…) Je trouve que c’est irresponsable !  »

France Info