Philippe de Villiers et le complotisme islamophobe

En promo pour son livre, le président du Mouvement pour la France écume les plateaux avec ses théories les plus folles sur l’islam. Et notamment une future «partition du territoire», qui serait admise par une partie de la classe politique, dont Hollande et Valls… Décryptage de ses «preuves».

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Intox

Ces dernières semaines, Philippe de Villiers a écumé les médias pour la promotion de l’ouvrage les Cloches sonneront-elles encore demain ?, best-seller catastrophiste sur la menace de l’islam (évidemment «incompatible avec la République»), qui préconise une remigration d’une partie des immigrés vers leur pays d’origine, sur fond d’analyses parfois délirantes. Désintox est déjà revenu récemment sur un des aspects du discours de Villiers, consistant à fantasmer un «plan secret des élites» visant la submersion migratoire de la France… à partir d’un rapport de l’ONU datant d’il y a quinze ans, parfaitement public. Même Martial Bild, ex-cadre du FN et patron de Liberté TV (la chaîne de la «réinformation»), s’est senti obligé lors d’une interview mi-octobre de suggérer à Villiers qu’il frisait le complotisme. «Est-ce crédible ?» Mais Villiers est reparti de plus belle. Oui, il y a une «conjuration».

Car sa thèse est que cette planification par les élites mondialisées:

Villiers sur LCI : «Dans mon livre je publie une chose épouvantable, qui devrait attirer l’attention. C’est le futur Edit de Nantes. Les salafistes et les Frères musulmans se vantent d’avoir obtenu de la classe politique, ou de certains d’entre eux, l’idée de faire signer le jour venu la partition du territoire, c’est-à-dire la grande concession territoriale. C’est-à-dire qu’il y aura des territoires qui seront concédés où il y aura des tribunaux islamiques et où on pourra pratiquer la charia.» Sur Europe 1 : «Selon les services de renseignement, la classe politique se prépare, en tout cas, une partie d’entre elle, à signer le jour venu un nouvel Edit de Nantes, au terme duquel il y aura une grande concession du territoire national où il y aura des bouts de France qui seront soumis à la charia.»

Désintox

La thèse d’une partition de l’Hexagone entre les musulmans et les autres est une idée qu’on retrouve plutôt dans la fachosphère, comme le dénouement inéluctable (subi ou parfois souhaité) de la guerre des religions qui ne manquera pas d’arriver en raison de la «conquête musulmane». Le site d’extrême droite Riposte laïque a par exemple édité l’an passé un livre de fiction mettant en scène cette France scindée, le tiers sudiste de l’Hexagone ayant été cédé aux musulmans qui y ont fondé une république islamique, les deux tiers du Nord demeurant un Etat laïc. A en croire Villiers, les salafistes et Frères musulmans (que Villiers confond allégrement dans cette affaire) théorisent eux aussi, à leur manière, cet objectif de partition. L’ex-eurodéputé affirme tenir son information des services de renseignement. Et prétend dans chaque interview que son livre contient des documents qui en attestent. C’est faux.

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Discriminations en entreprise : les candidats d’origine maghrébines écartés dés les procédures de sélection

La ministre du Travail recevait ce mercredi un nouveau rapport sur la «lutte contre les discriminations en entreprise».

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La discrimination à l’embauche reste une réalité. C’est en tout cas le constat que dresse la ministre du Travail Myriam El Khomri qui recevait ce mercredi un nouveau rapport relatif à la «lutte contre les discriminations en entreprise». «Les hommes et femmes d’origine supposée maghrébine peuvent être clairement écartés des procédures de sélections dans certaines entreprises. Ne faisons pas semblant de l’ignorer», a-t-elle déclaré mercredi lors de la remise de ce document de 80 pages, le deuxième en un an et demi. Pour parvenir à ce constat, que Myriam El Khomri juge «sombre», même «accablant», une quarantaine d’entreprises de plus de 1.000 salariés ont été testées.

Ce rapport est le fruit d’un groupe de travail entre associations et syndicats, présidé par Jean-Christophe Sciberras, ancien président de l’association nationale des DRH. Son nom était apparu l’an dernier à l’occasion de la publication d’un précédent rapport de ce même groupe de travail qui s’était prononcé contre la généralisation du CV anonyme. Cette mesure polémique, inscrite dans la loi de 2006 mais jamais appliquée, avait finalement été abrogée par la loi Rebsamen du 17 août 2016.

Cette fois, le groupe de travail, qui réunissait associations, syndicats organisations patronales – ces dernières ont claqué la porte en septembre – propose notamment une formation à la non-discrimination dans les entreprises de plus de 300 salariés, une campagne de communication «Les compétences d’abord», ou encore l’action de groupe contre les discriminations. Ces mesures sont déjà reprises par le gouvernement, actuellement en discussion au Parlement dans le cadre du projet de loi Egalité et Citoyenneté.

D’autres mesures sont préconisées comme un «vade mecum de bonnes pratiques en entreprise pour assurer l’égalité de traitement des candidats à l’embauche» ou encore un «développement de la formation des recruteurs dans les TPE-PME».

Ces propositions risquent de tomber aux oubliettes car les partenaires sociaux sont déjà vent debout. «Deux ans de réunions, de propositions des syndicats et le gouvernement annonce… une expérimentation» dénonce dans un tweet Sophie Binet (CGT).

Le Figaro

La « France sans islam » de Philippe de Villiers: « Un racisme à peine déguisé »

Dans un entretien au magazine Valeurs Actuelles, le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers évoque sa volonté de voir « une France sans islam ». Notre contributeur, l’avocat et directeur du site Cultures&Croyances Asif Arif, met en garde devant le danger que représentent de tels propos.

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Depuis quelques semaines, on sentait une certaine accalmie sur la question tumultueuse de l’islam en France ou l’islam de France. Les médias étaient préoccupés par la montée de Donald Trump et par la question migratoire, sauf Valeurs Actuelles qui, en couverture de son dernier numéro, proposait un entretien exclusif avec Philippe de Villiers évoquant « [sa] France sans islam ».

Lecteur du Coran à ses heures perdues, Philippe de Villiers ne semble pas avoir tiré grand-chose des enseignements fraternels qui en découlent. Au contraire, il semble que ses conceptions moyenâgeuses de la France ont fait résurgence sur son caractère. Bien plus que commenter ses opinions sur l’islam, il s’agit en réalité de penser, aussi intellectuellement que possible, une France sans l’islam.

Viser l’islam, mais pas les musulmans

Ce titre se pose de multiples questions. Que veut-il dire par là? Parle-t-il d’un pays sans mosquée, sans patrimoine culturel oriental? Faut-il s’en baser seulement au Puy du Fou? Comment concevoir une France sans islam mais avec des musulmans? Cela revient étrangement à faire choisir les musulmans entre islam et République, alors que les deux sont compatibles.

La République offre à l’islam une palette de libertés qu’elle ne saurait gérer sans remettre en cause ses fondements: la liberté de conscience et la liberté de religion. Penser un pays comme la France sans islam, c’est rêver, comme Donald Trump, d’une Amérique sans migrants! Outre l’écho populiste que trouve cette affirmation de Philippe de Villiers, elle ne porte que très peu d’intérêt pratique.

Une affirmation illicite

Il est impossible de concevoir une telle France: l’islam fait partie intégrante du patrimoine religieux du pays. Cette sortie fait suite à beaucoup d’autres, toutes preuves d’un racisme à peine déguisé contre les populations immigrées ou nées sur le territoire français et d’origine africaine ou maghrébine.  

Il faut que ces Unes cessent, car elles portent atteinte à notre pacte républicain. Elles sont une atteinte continue à l’un des piliers de notre société, à savoir, la fraternité. Pas un seul discours politique ne fait l’effort de prendre le recul nécessaire et proportionné nécessaire au traitement du fait religieux. Cette hystérie continuelle dans les débats politiques ne peut plus durer.

Elle enlève toute crédibilité aux partis républicains et donne de la force à deux entités redoutées par la République: Daech d’un côté et le Front national de l’autre, l’avers et l’envers de la même pièce. Ils contribuent, tous les deux, à diviser notre société en faisant croître et en montant en épingle nos différences. Il est urgent que la République prenne le dessus et que de tels propos soient sanctionnés, au nom de notre fraternité républicaine.

L’Express

Extrême droite : Twitter a suspendu plusieurs comptes de supremacistes blancs américains

La mesure survient dans le même temps que le réseau social américain intensifie sa lutte contre le harcèlement et les conduites abusives. Twitter a suspendu plusieurs comptes liés à l’extrême droite étasunienne. Parmi les comptes visés, celui de Richard Spencer, l’une des figures du mouvement de la « droite alternative », qui véhicule des idées nationales et suprématistes blanches. Des comptes liés à son magazine et à son centre de réflexion ont subi le même sort.

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Dans une vidéo publiée sur YouTube, l’Américain a réagi, qualifiant cet acte de « stalinisme d’entreprise ; il y a une énorme purge en cours ». Plus, il a comparé cette suspension de comptes à la « nuit des longs couteaux », pendant laquelle Adolf Hitler avait fait assassiner ses opposants en 1934 pour consolider son pouvoir. Pour justifier ces suspensions, Twitter renvoie vers son règlement, qui proscrit les « menaces violentes, le harcèlement, les conduites haineuses », soulignant un passage expliquant que les comptes « dont le premier objectif est d’inciter à faire du mal à d’autres » ne sont pas autorisés.

Après l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, les réseaux sociaux sont en plein examen de conscience. Ils ont été accusés d’avoir aidé le milliardaire à être élu, en laissant notamment circuler de fausses informations.

RTL

Afrique du sud : des «racistes blancs» tentent d’enfermer un Noir dans un cercueil en menaçant de le brûler vivant

Afrique du Sud. Deux fermiers racistes ont maltraité un jeune homme et diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux. Ils vont être jugés.

Deux Blancs sont poursuivis en Afrique du Sud pour avoir tenté d’enfermer dans un cercueil un jeune Noir et menacé de le brûler vivant, un incident enregistré sur une vidéo qui suscite une vive indignation dans un pays meurtri par des années de ségrégation raciale.

Willem O. et Theo J. doivent comparaître mercredi à Middelburg, dans la province du Mpumalanga (nord-est), pour agression et tentative de coups et blessures, a-t-on appris de source judiciaire. Sur une vidéo de 20 secondes, on voit un jeune homme Noir vivant allongé dans un cercueil, qui est posé à même un sol poussiéreux et rocailleux. Un homme Blanc tente alors de refermer le cercueil, tandis que la victime gémit et essaie coûte que coûte de l’en empêcher.

«Tu veux parler ? Allez, allez. On va jeter de l’essence», menace l’un des hommes Blancs en afrikaans, la langue natale de nombreux fermiers sud-africains Blancs. La vidéo, qui n’est pas datée, a été diffusée sur les médias sociaux. Les deux hommes poursuivis sont également accusés d’avoir voulu introduire un serpent dans le cercueil.

«Une humiliation pour tout le peuple noir»

Le parti de gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF) s’est emparé de l’affaire. Il organise un rassemblement mercredi devant le tribunal de Middelburg pour protester contre le racisme en Afrique du Sud. «Les deux hommes Blancs (…) ont frappé un type Noir, Victor Rethabile Mlotshwa, et l’ont mis dans un cercueil», selon un communiqué de l’EFF.

«Ces racistes Blancs ont ensuite filmé une vidéo et l’ont mise sur les médias sociaux pour s’amuser (…). Cette humiliation n’est basée sur rien d’autre que sur la couleur de peau. C’est une humiliation pour tout le peuple noir», a estimé l’EFF.

Vingt-deux ans après la fin officielle du régime raciste de l’apartheid et l’élection de son premier président noir, Nelson Mandela, l’Afrique du Sud se débat toujours avec les démons du passé. Les relations entre la majorité noire et les Blancs restent extrêmement compliquées et les controverses raciales – largement exploitées par la classe politique – fréquentes.

TDG

USA : «Trump pourrait te faire déporter», une chrétienne d’orient victime d’une agression raciste

Dans le métro de San Francisco, une passagère s’en prend verbalement à une personne en train de discuter au téléphone dans la langue assyrienne. Cette dernière a filmé la scène avec son smartphone.

La scène est choquante : le 10 novembre, alors qu’elle discutait au téléphone dans la langue parlée par les chrétiens du Moyen-Orient, l’assyrien, dans le métro de San Francisco, une femme se fait invectiver par une autre passagère : « Cette femme est une harceleuse et une terroriste du Moyen-Orient ! » et ajoute « elle sera probablement déportée« . La personne ainsi agressée a filmé l’agression verbale avec son téléphone.

Bien qu’il s’agisse d’un incident isolé, le contexte de l’élection de Donald Trump renforce le sentiment de malaise, alors que le nouveau président des Etats-Unis avait déclaré vouloir expulser 2 à 3 millions d’immigrés clandestins.

France Info

La nouvelle petite amie du prince Harry victime de racisme car elle est métisse

Le palais de Kensington, qui gère la communication du prince, a confirmé, ce mardi, la romance entre le prince Harry, 32 ans, et l’actrice américaine Meghan Markle qui joue dans la série « Suits: avocats sur mesure ».

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« Que la presse réfléchisse avant de faire d’autres dégâts »

L’actrice métisse de 35 ans se présente sur son compte Twitter officiel comme une « actrice, activiste, lady, gourmet, voyageuse de ce monde magnifique et créatrice de TheTig.com », un site internet réunissant des articles sur l’art de vivre, la mode et les voyages.

Normalement, le palais ne fait pas de commentaires sur la vie privée de la famille royale. Mais le prince Harry « a demandé à ce que ce communiqué soit publié dans l’espoir que la presse fasse une pause et réfléchisse avant de faire d’autres dégâts », explique Jason Knauf, chargé de communication.

« Le sexisme et le racisme des médias sociaux »

Ainsi, le palais de Kensington a fait savoir que le fils cadet de Diana était « inquiet pour la sécurité de Mlle Markle et est profondément déçu de ne pas avoir été en mesure de la protéger. Il n’est pas normal que Mlle Markle soit sujette à une telle tempête après quelques mois de relation », est-il également écrit dans ce communiqué que Jason Knauf a lui-même qualifié « d’inhabituel ».

Le prince Harry a ainsi décidé de dénoncer notamment « le dénigrement en une d’un quotidien national »« le sexisme et le racisme des médias sociaux » et les tentatives d’intrusions illégales de journalistes ou photographes au domicile de l’actrice.

 

« Ce n’est pas un jeu, c’est sa vie à elle »

Harry, cinquième dans l’ordre de succession au trône britannique derrière son père Charles, son frère William et les deux enfants de celui-ci, « sait que les commentateurs vont dire que c’est « le prix qu’elle doit payer » ou que « ça fait partie du jeu ». Ce n’est pas un jeu, c’est sa vie à elle » et celle du prince, note encore le communiqué.

Meghan Markle vit au Canada. Elle est la fille de Thomas W. Markle, directeur de la photographie de séries télévisées et de Dorias Markle, professeure de yoga noire américaine. La jeune femme a divorcé en 2013 du producteur américain Trevor Engelson après deux ans de mariage.

Ouest France

 

Mathieu insulte les gendarmes durant 7H, et profère des injures racistes contre un militaire d’origine maghrébine

Après son interpellation le 20 août dernier, cet habitant d’Escames, près de Songeons, avait échappé à la comparution immédiate. Ce jeudi 20 octobre, devant le tribunal de Beauvais, Mathieu Michel, 24 ans, a pourtant sué à grosses gouttes pendant que les juges étaient partis délibérer. 

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Il faut dire que Mathieu Michel a fait fort dans cette nuit du 20 août. Au volant de sa Citroën Saxo, il cherche à rentrer chez lui après une soirée d’anniversaire trop arrosée. À Blacourt, près de la Chapelle-aux-Pots, il perd le contrôle de sa voiture. Elle percute la clôture d’une propriété.  Mais le jeune conducteur conscient de son état alcoolique, veut absolument fuir avant l’arrivée des gendarmes. Les riverains le retiennent.

Quand les trois gendarmes de la brigade d’Auneuil interviennent, ils ont tout de suite affaire à un automobiliste très énervé. Ils doivent le maîtriser en le menottant aux mains et aux pieds. Pendant de longues heures, les militaires vont être copieusement insultés. L’homme s’en prend notamment à l’un des gendarmes, d’origine maghrébine, en lui tenant des propos racistes. Blessé lors de l’accident, il crache du sang sur les militaires, en leur disant qu’il est atteint du Sida. Il essaie de leur donner des coups de pied.

Il faut beaucoup de temps pour que Mathieu Michel se calme : il s’est emporté à hôpital où il est emmené puis encore à la brigade de gendarmerie. Les insultes fusent de 3 à 10 heures.

Les gendarmes se constituent rarement parties civiles en justice. Ils l’ont fait cette fois parce que «  c’était vraiment hors du commun  », dira le plus expérimenté des trois.

Le prévenu dit regretter les faits, qu’il met sur le compte de l’alcool, et il soutient qu’il n’est pas raciste. L’Isarien a été soulagé d’entendre qu’il était condamné à 10 mois de prison ferme (plus 8 mois avec sursis), mais sans mandat de dépôt. Ce qui ne l’a pas empêché de jeter un regard noir à la substitut du procureur en quittant la salle d’audience.

Courrier Picard

Country Music Awards : Beyoncé victime de racisme, sa prestation et ses photos… retirés du site

À l’occasion des Country Music Awards, Beyoncé a mis ses origines texanes à l’honneur. En effet, dans son dernier album, elle nous offre un retour aux sources d’une originalité extrême ! 
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Daddy Lessons et l’une de ses chansons où son attachement pour la country est le plus présent. C’est cette même chanson qu’elle interprète lors des Country Music Awards au Texas.

En compagnie du groupe Dixie Chicks, Beyoncé nous offre une version remixée de son tube et c’est tout simplement extraordinaire… Oui, mais voilà, ce n’est pas l’avis de tout le monde.

En effet, ses détracteurs se sont totalement indignés de voir une femme noire chanter de la country en compagnie de femmes blanches.

Dès le lendemain, sur le site CMAWorld.com, toutes les photos de la prestation ont été retirées ainsi que sur les réseaux sociaux de l’événement. 

Certains internautes se sont demandé comment Beyoncé peut critiquer la police dans ses chansons et chanter un morceau de country avec des femmes blanches.

On doit finir par admettre que beaucoup de personnes n’ont pas la lumière à tous les étages.

Public

Le racisme est-il devenu légal ?

Le déchaînement islamophobe contre le burkini, Karim Benzema accusant une « France raciste », Manuel Valls poursuivi pour provocation à la discrimination raciale à l’encontre des Roms, le flot d’insultes racistes envers Christiane Taubira… Le pays connaît un climat délétère.

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La France « black-blanc-beur » serait condamnable à en croire les polémistes professionnels et au regard des dérapages – contrôlés ou non – de trop nombreux politiques. Les langues haineuses se délient. D’où ce sentiment que le racisme est désormais légitime, sinon légalisé.

Les procès, pourtant, se multiplient. Quant au Conseil supérieur de l’audiovisuel, il a battu tous ses records de saisines en 2016, avec une mention particulière à Éric Zemmour, qui a accumulé les propos anti-musulmans dans « C à vous », sur France 5, (5 800 signalements) et à l’émission « Dossier tabou »,sur M6, consacrée à l’islam (1 600 signalements).

Si on ne peut empêcher la pensée raciste d’exister, il est possible d’entraver son expression. La loi sur la liberté de la presse de 1881 et la loi Pleven de 1972, considérant le racisme comme un délit, forment un socle juridique solide qui nécessite cependant une constante mise à jour, notamment à l’ère d’Internet.

Le rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme sur le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie confirme que les actes racistes ont augmenté de 22,4 % en 2015. Paradoxalement, le même rapport révèle que les Français seraient plus tolérants et refuseraient davantage les amalgames. Pourtant, sur le terrain, les associations voient les préjugés persister, le racisme ordinaire continuant à s’immiscer dans le quotidien : le logement, l’emploi…

Politis

Un Front National du Québec qui veut interdire l’Islam et démolir les mosquées, voit le jour

Le Front national du Québec, un groupe politique inspiré du parti du même nom dirigé par Marine Le Pen en France, devrait s’ajouter sur les bulletins de vote des 125 circonscriptions de la province en 2018, espère son fondateur.

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En entrevue à l’émission «Le Québec Matin», Daniel Boucher a tracé les grandes lignes de son parti politique. Outre la déclaration de l’indépendance du Québec dès son élection, le Front national souhaite interdire l’Islam et détruire les mosquées du Québec.

«Croire que l’Islam est compatible avec notre culture est comme croire que si vous nourrissez un alligator avec de la salade, qu’il finira par devenir végétarien», a écrit le parti sur son site internet.

M. Boucher a précisé ne pas souhaiter expulser tous les musulmans du Québec. Il affirme de plus que ce ne sont pas tous les musulmans qui sont «radicaux», ajoutant que ces derniers sont toutefois facilement identifiables puisque «c’est quand même assez visible».

«Tranquillement on noie les francophones dans la masse avec le multiculturalisme», a-t-il expliqué.

Fort d’une cinquantaine de membres, le parti cherche présentement à recruter davantage d’adhérents pour présenter 125 candidats aux prochaines élections.

Le Front national français s’en dissocie

Le parti du Front national de Marine Le Pen, mis au courant du projet de Daniel Boucher de créer un «Front national québécois», nie tout lien avec l’individu de Québec.

Daniel Boucher qui dit avoir fondé son parti à la suite d’une rencontre avec Marine Le Pen ment, selon le Front national français. «M. Boucher cherche manifestement à faire croire à une proximité entre lui et Marine Le Pen, et à une filiation politique entre le Front national et son mouvement», a indiqué par courriel Alain Vizier, le directeur du service de presse du Front national.

Celui-ci ajoute également que la photo de Marine Le Pen avec Daniel Boucher a été prise tout à fait par hasard lors de la visite de Mme Le Pen à Québec.

«Il n’existe aucun lien entre M. Boucher et Mme Le Pen», précisent les instances du parti, et ce «contrairement à ce que cet individu semble prétendre».

Tva Nouvelle

Conférence Islamophobe de Zemmour à Bergerac : le public était essentiellement d’extrême droite

Eric Zemmour a donné une conférence ce jeudi 27 octobre à Bergerac à l’occasion de la sortie de son livre « Un quinquennat pour rien ». Plus de 300 personnes l’ont écouté exposer sa vision de la France.

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L’essentiel de cette conférence portait avant tout sur ce qu’Eric Zemmour appelle « le grand défi lancé par l’Islam à notre civilisation« « Nous sommes un pays envahi et colonisé » a dit le journaliste. « Nous vivons le retour des guerres de religions, des affrontements entre grandes civilisations. » Eric Zemmour n’a pas épargné les politiques et leur « passivité » en reconnaissant toutefois qu’il n’avait pas la solution pour résoudre tous les problèmes qu’il soulève.

Eric Zemmour était invité par Daniel Gery, ancien candidat aux municipales à Périgueux en 2001 pour le Mouvement national républicain, le parti de Bruno Mégret. La conférence était encadrée par l’association « Médias, Culture et Patrimoine » présidée par Léon-Pierre Durin ancien du Front National et du MNR lui aussi. Dans le public, composé essentiellement de têtes blanches, se mélangeaient curieux, convaincus, catholiques traditionalistes, jeunes de l’Action française et de nombreux membres du Front national périgourdin.

Le conseiller régional FN Robert Dubois était présent« Il y a un grand rassemblement qui se fait autour der personnages comme Eric Zemmour ou Robert Ménard. Tout cette droite nationale égarée est en train de se rassembler. C’est un patriote et il rassemble tous les patriotes quels qu’ils soient.«  Un patriote pessimiste « nous sommes dans une impasse politique gravissime et nos élites ne veulent pas l’avouer » a déclaré Eric Zemmour avant d’aller dédicacer ses ouvrages et de reprendre la route.

France Bleu

Le policier d’élite, qui a traité de «Sale nègres, bougnoules» 2 automobilistes est jugé ce mercredi

Il avait défrayé la chronique, en conduisant ivre dans Paris, dans une voiture de service avec gyrophare, en violentant deux motocyclistes et en traitant ses collègues de « gardien de la paix de m… », de « sales bougnoules » et de « djihadiste » !

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Ce mercredi 26 octobre, à 9 heures, c’est devant la justice que L. brigadier de 47 ans va devoir s’expliquer. Ce policier d’élite de la prestigieuse BRB (Brigade de répression du banditisme) de la Police Judiciaire parisienne est convoqué à la 29e chambre correctionnelle du palais de justice de Paris. Il est poursuivi pour conduite en état d’ivresse, violences, et outrages sur personne dépositaire de l’autorité publique.

La police des polices saisie de l’enquête

Les faits remontent au 31 juillet dernier. Le fonctionnaire circule quai Anatole-France (VIIe), dans le secteur de l’Assemblée Nationale (VIIe). A un feu rouge, il s’embrouille avec un motocycliste et son passager (voir encadré). Il descend de sa voiture, violente le passager. Des policiers en patrouille interviennent. Ils se font repousser et insulter par le brigadier à « l’haleine sentant fortement l’alcool ». La scène taxée de « surréaliste » par un policier durera trois heures. « Trois heures de palabres en pleine rue » pendant lequel L. refusera de se soumettre à l’alcootest malgré le concours d’une quinzaine de policiers successifs accourus avec une dizaine de voitures. Finalement, L. sera ramené au commissariat du VIIe non menotté, toujours proférant des insultes racistes et contraint… mais trois heures plus tard, à l’alcootest. Il révélera un taux de 0,74 mg/l. Ce n’est que le lendemain qu’il sera placé en garde à vue. « Personne n’est tombé de l’armoire en apprenant ses frasques, résume un policier sous couvert d’anonymat. Ce n’est pas la première fois qu’il dérape »

En attente de son jugement, L. était toujours en poste. Mais il a été suspendu de voix publique et son permis de conduire lui a été retiré. A la PJ, on se borne à indiquer que « L’IGPN (la police des polices) a été saisie de l’enquête ». « C’est le 36, quai des Orfèvres qui est éclaboussé, décrypte une source proche du dossier. L. est un bon flic dans un service sous pression. C’est l’un des meilleurs enquêteurs de la BRB. Il a de bonnes infos et de bons indics ! ».

« Sur le chemin du commissariat, s’indigne Loïc, un de ses collègues de la BRB a essayé de nous intimiderRéfléchissez bien ! Nous a-t-il dit. Ce n’est pas la peine de porter plainte. Ce n’est pas un mauvais gars. On va régler ça entre nous. Je voyais bien qu’ils étaient tous embêtés ». Ce mercredi, Loïc, 27 ans, livreur dans une clinique des Hauts-de-Seine, père de famille, fils lui-même de policier, victime du brigadier, fera pourtant face au prévenu.

Le 31 juillet, Loïc était avec son copain Adrien sur le scooter, « parti faire des photos à la tour Eiffel ». « Un gars nous a doublés par la droite. A pillé net. Reculé. Nous faisant perdre l’équilibre. Je suis descendu du scooter. Lui est sorti de sa voiture où j’ai vu le gyrophare. Puis ça s’est barré en vrille. Il m’a attrapé par le col et poussé contre une barrière ».

Adrien son copain, 32 ans, salarié, immortalise la scène avec son smartphone (voir vidéo) « après avoir failli se faire écraser la cheville ». Dans la vidéo, on les entend dire. « Il est bourré. Il est bourré. Et en plus il est flic ! ». Adrien dénonce aussi des intimidations « d’un policier en civil qui m’a dit : « Les vidéos, il faut les effacer. Il ne faut pas qu’elles se retrouvent sur les réseaux sociaux » ».

Ce mercredi, Adrien, qui a porté plainte, ne sera pourtant pas à l’audience. Etonné, le témoin, a téléphoné trois fois au tribunal. « On m’a dit que je n’étais pas convoqué, qu’il n’y avait pas de trace de moi dans la procédure »…

Le Parisien

 

Canada: un policier poste des commentaires racistes sur une défunte autochtone

Deux accusations ont été déposées contre le sergent Chris Hrnchiar, le policier d’Ottawa qui aurait mis en ligne des commentaires de nature raciste sur les Autochtones et sur la défunte artiste inuite Annie Pootoogook.

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Entre racisme et antisémitisme, l’ingérable Henry de Lesquen à Radio Courtoisie

Rien ne va plus dans cette station, marquée à l’extrême droite. Les délires racistes et antisémites de son président, Henry de Lesquen, ont même fini par braquer ses très droitiers collaborateurs. Baston et purges.

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Elle n’a sans doute jamais aussi mal porté son nom. Sur Radio Courtoisie, les débats ont habituellement lieu dans une atmosphère feutrée, entre des intervenants le plus souvent d’accord sur les méfaits du socialisme, de l’immigration ou de l’islam. Après tout, depuis sa création, en 1987, cette radio associative se veut le relais de «toutes les droites» – même si la tendance Jean-Marie Le Pen est nettement préférée à celle d’Alain Juppé. Mais, derrière les micros, se joue désormais une guerre sans merci. Un psychodrame qui a éclaté au grand jour en juin dernier, lorsqu’, Henry de Lesquen, accusé de nuire à son image par ses «déclarations publiques insupportables».

 

Il est vrai que, depuis le début de l’année, leur patron a «pété un câble», dixit l’un d’eux. Lesquen, qui s’est proclamé candidat à la présidentielle, a pris l’habitude de dérouler son délirant programme sur les réseaux sociaux : «racisme républicain», «réémigration» des étrangers, bannissement de la «musique nègre», démontage de la tour Eiffel… Mais ce qui transforme définitivement le clown Lesquen en triste sire, c’est son antisémitisme assumé. En avril, le patron de Radio Courtoisie va jusqu’à s’étonner dans un tweet de «la longévité des « rescapés » de la Shoah morts à plus de 90 ans».

« Il a fait de cette radio son jouet » 

C’en est trop, même pour les très droitiers animateurs de Radio Courtoisie, qui craignent de ne plus pouvoir attirer des invités, mais redoutent aussi le courroux du CSA. L’autorité de l’audiovisuel a déjà mis en demeure la station pour des propos tenus par Lesquen en 2013. Et Radio Courtoisie, qui n’émet qu’en région parisienne et dans quelques villes en région, peut faire une croix sur l’octroi d’autres fréquences. «Un patron comme Henry de Lesquen jette le discrédit sur la radio. Il en a fait son jouet», se lamente Bernard Antony. Ce vieux compagnon de route du Front national, chef de file de la frange catholique traditionaliste, dirigeait une émission depuis 2007. Henry de Lesquen l’a viré en août. Au total, 15 frondeurs ont quitté la station pendant l’été. Une moitié de limogés, l’autre, de démissionnaires.

 

Même Jean-Yves Le Gallou, ex-eurodéputé frontiste devenu incontournable dans la «fachosphère», a fini par sauter de la barque. L’homme est pourtant un ami de quarante ans d’Henry de Lesquen, avec lequel il a cofondé le Club de l’Horloge, un cercle qui cherchait dans les années 70-80 à établir des passerelles idéologiques entre la droite et le FN. «Lesquen n’a jamais été très facile de rapport. Ça semble s’aggraver avec le temps», lâche Le Gallou. D’autres révoqués de Radio Courtoisie sont beaucoup moins tendres. Tous empruntent au vocabulaire de la pathologie psychique pour décrire Henry de Lesquen : «un fou», «un malade mental», «un pervers narcissique» désormais «bouffé par la haine». «Il n’y a plus rien de rationnel chez Lesquen. Il est obsessionnellement antisémite», tranche Bernard Antony.