Le policier d’élite, qui a traité de «Sale nègres, bougnoules» 2 automobilistes est jugé ce mercredi

Il avait défrayé la chronique, en conduisant ivre dans Paris, dans une voiture de service avec gyrophare, en violentant deux motocyclistes et en traitant ses collègues de « gardien de la paix de m… », de « sales bougnoules » et de « djihadiste » !

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Ce mercredi 26 octobre, à 9 heures, c’est devant la justice que L. brigadier de 47 ans va devoir s’expliquer. Ce policier d’élite de la prestigieuse BRB (Brigade de répression du banditisme) de la Police Judiciaire parisienne est convoqué à la 29e chambre correctionnelle du palais de justice de Paris. Il est poursuivi pour conduite en état d’ivresse, violences, et outrages sur personne dépositaire de l’autorité publique.

La police des polices saisie de l’enquête

Les faits remontent au 31 juillet dernier. Le fonctionnaire circule quai Anatole-France (VIIe), dans le secteur de l’Assemblée Nationale (VIIe). A un feu rouge, il s’embrouille avec un motocycliste et son passager (voir encadré). Il descend de sa voiture, violente le passager. Des policiers en patrouille interviennent. Ils se font repousser et insulter par le brigadier à « l’haleine sentant fortement l’alcool ». La scène taxée de « surréaliste » par un policier durera trois heures. « Trois heures de palabres en pleine rue » pendant lequel L. refusera de se soumettre à l’alcootest malgré le concours d’une quinzaine de policiers successifs accourus avec une dizaine de voitures. Finalement, L. sera ramené au commissariat du VIIe non menotté, toujours proférant des insultes racistes et contraint… mais trois heures plus tard, à l’alcootest. Il révélera un taux de 0,74 mg/l. Ce n’est que le lendemain qu’il sera placé en garde à vue. « Personne n’est tombé de l’armoire en apprenant ses frasques, résume un policier sous couvert d’anonymat. Ce n’est pas la première fois qu’il dérape »

En attente de son jugement, L. était toujours en poste. Mais il a été suspendu de voix publique et son permis de conduire lui a été retiré. A la PJ, on se borne à indiquer que « L’IGPN (la police des polices) a été saisie de l’enquête ». « C’est le 36, quai des Orfèvres qui est éclaboussé, décrypte une source proche du dossier. L. est un bon flic dans un service sous pression. C’est l’un des meilleurs enquêteurs de la BRB. Il a de bonnes infos et de bons indics ! ».

« Sur le chemin du commissariat, s’indigne Loïc, un de ses collègues de la BRB a essayé de nous intimiderRéfléchissez bien ! Nous a-t-il dit. Ce n’est pas la peine de porter plainte. Ce n’est pas un mauvais gars. On va régler ça entre nous. Je voyais bien qu’ils étaient tous embêtés ». Ce mercredi, Loïc, 27 ans, livreur dans une clinique des Hauts-de-Seine, père de famille, fils lui-même de policier, victime du brigadier, fera pourtant face au prévenu.

Le 31 juillet, Loïc était avec son copain Adrien sur le scooter, « parti faire des photos à la tour Eiffel ». « Un gars nous a doublés par la droite. A pillé net. Reculé. Nous faisant perdre l’équilibre. Je suis descendu du scooter. Lui est sorti de sa voiture où j’ai vu le gyrophare. Puis ça s’est barré en vrille. Il m’a attrapé par le col et poussé contre une barrière ».

Adrien son copain, 32 ans, salarié, immortalise la scène avec son smartphone (voir vidéo) « après avoir failli se faire écraser la cheville ». Dans la vidéo, on les entend dire. « Il est bourré. Il est bourré. Et en plus il est flic ! ». Adrien dénonce aussi des intimidations « d’un policier en civil qui m’a dit : « Les vidéos, il faut les effacer. Il ne faut pas qu’elles se retrouvent sur les réseaux sociaux » ».

Ce mercredi, Adrien, qui a porté plainte, ne sera pourtant pas à l’audience. Etonné, le témoin, a téléphoné trois fois au tribunal. « On m’a dit que je n’étais pas convoqué, qu’il n’y avait pas de trace de moi dans la procédure »…

Le Parisien

 

Une réflexion sur “Le policier d’élite, qui a traité de «Sale nègres, bougnoules» 2 automobilistes est jugé ce mercredi

  1. viré le soiffard,il ira travaillé aux halles de rungis,quand l’on ne sait pas boire on boit de l’eau,et dire qu’ils ont essayé de faire passer cela a l’as,en plus la justice ne convoque pas 1 témoin essentiel

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