Des manifestants italiens exigent le départ des troupes américaines de leur pays

Des manifestants italiens ont protesté, au soir des élections américaines du 8 novembre dernier, devant une base militaire américaine située dans la ville de Vicenza. Ils demandaient le retrait des troupes «quel que soit le résultat de l’élection».

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Environ 200 manifestants ont protesté devant une base militaire américaine située dans la ville de Vincenza, le soir de l’élection américaine, le 8 novembre. Ils revendiquaient le départ des troupes américaines, «quel que soit le résultat de l’élection».

Les manifestants arboraient des pancartes indiquant «Trump ou Clinton ? Soldiers go home !». «Pour nous, l’un ou l’autre, ça ne fait aucune différence : notre objectif est de libérer notre territoire et tous les territoires de cette présence militaire», a déclaré Olol Jackson, porte-parole du comité «No Dal Molin», du nom de l’aéroport de Vicenza dont une partie sert de base militaire depuis 2008.

Une cinquantaine de personnes s’est séparée du reste du groupe et a lancé des fumigènes et des pétards sur les bâtiments occupés par les militaires. La police a eu recours aux gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Personne n’aurait été blessé.

L’Italie est l’un des pays au monde qui possède le plus de bases militaires américaines sur son sol. En août dernier, le ministre des Affaires étrangères italien, Paolo Gentiloni, avait annoncé que son pays «envisageait» de permettre à Washington d’utiliser la base aérienne de Sigonela afin de lancer ses frappes aériennes sur Daesh en Libye.

RT

 

Rome ferme 5 lieux de culte, des musulmans manifestent devant le Colisée

Plusieurs centaines de musulmans ont organisé aujourd’hui une grande prière devant le Colisée à Rome, pour protester contre la fermeture récente de cinq lieux de culte dans la capitale italienne.

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« Les autorités ont fermé ces derniers temps cinq lieux de culte pour des irrégularités administratives », a déclaré à l’AFP M. Bacciu, originaire du Bangladesh, et l’un des organisateurs de la manifestation. « Il est vrai qu’il y a eu quelques problèmes administratifs, des toilettes en moins ou en plus, mais ce n’est pas une raison suffisante pour fermer un lieu de culte », a-t-il ajouté. « Nous ne savons pas en plus qui a ordonné ces fermetures, tout le monde nie en être à l’origine, la municipalité, la préfecture, le ministère de l’Intérieur », a-t-il ajouté.

A l’écart des hommes qui scandaient « Allah Akbar » (Dieu est le plus grand, en arabe) des femmes et des enfants ont prié dans un espace délimité entre plusieurs arbres par une grande toile bleue. Dénonçant l’amalgame entre musulmans et djihadistes après la multiplication des attentats revendiqués par des djihadistes dans le monde, M. Bacciu a rejeté l’argument selon lequel des imams risquent d’inciter à la violence dans les lieux de culte irréguliers. Selon lui, un grand nombre de musulmans comme lui « ne comprennent que quelques mots d’arabe et vont à la mosquée pour être en communion avec Dieu ».

« Par la force des choses, on se sent montrés du doigt en tant que musulmans. Ensuite, dans les débats politiques, on entend le centre gauche (au gouvernement) qui dit qu’il nous aime bien mais qui ne nous aide pas, le centre droit qui ne nous aime pas mais le résultat est le même », a affirmé Francesco Tieri, un Italien converti et porte-parole d’une coordination d’associations musulmanes. « Il n’y a pas de volonté politique de reconnaître notre présence sur le territoire. Donc nous sommes obligés de louer des locaux et nous nous mettons à prier. Parce que la prière, pour celui qui veut cultiver la dimension spirituelle, c’est comme l’air. Si nous ne prions pas, nous mourons », a-t-il fait valoir.

En Italie, toutes les communautés religieuses autres que catholiques ont du mal à se faire entendre, mais le dialogue avec les autorités est encore plus compliqué pour les musulmans, qui n’ont pas de représentant ou d’organe collégial représentatif.

Le Figaro

Des supporters italiens ont exécuté des saluts nazis lors du match Israël-Italie

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La Fédération d’Israël de football a porté plainte auprès de la Fédération italienne après que deux de leurs supporters ont exécuté le salut nazi pendant l’hymne national italien lors du match de qualification pour la Coupe du monde 2018, lundi à Haïfa dans le nord d’Israël.

A la fin du match, la police a procédé à des arrestations, ont rapporté les médias israéliens. Les supporters italiens ont par ailleurs été hués lors de l’hymne national israélien « Hatikva », parmi lesquels, certains ont été aperçus crachant sur des spectateurs israéliens.

Le président de la Fédération Italienne de football Carlo Tavecchio a appelé l’ambassadeur d’Israël en Italie, Francesco Maria Talo, pour condamner l’incident.

Israel 24

Italie – France : la Marseillaise a été sifflée par des supporters italiens #Bari

La Marseillaise a été copieusement sifflée à Bari ce jeudi, où l’équipe de France affronte l’Italie en match amical. Mais les joueurs italiens ont réagi, en l’applaudissant. Un geste suivi par tout le stade pour couvrir les sifflets.

L’Equipe

En Italie, hommes et femmes se baignent séparés par un mur sur une plage

Depuis 1903, un mur de trois mètres de hauteur coupe en deux une plage payante de Trieste pour «ménager la décence». Hommes et femmes se dorent au soleil et se baignent séparément dans la mer adriatique. Jamais abandonnée, cette «tradition» est devenue une curiosité locale dont les habitants de cette ville italienne semblent s’accommoder, malgré le sexisme évident du dispositif.

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Un journaliste de Libération qui s’était rendu sur place décrivait ainsi la plage de la Lanterna, surnommée «El Pedocin» par les Triestins, dans les colonnes du journal en 2014:

«Un édifice bétonné, assez classique, typique des plages italiennes aménagées. Avant de passer au guichet, les familles et les groupes d’amis se disloquent, les filles d’un côté, et les garçons de l’autre. Voilà la spécificité des bains publics de la Lanterna: ils ne sont pas mixtes, fait unique sur une plage européenne.»

Cet été, une journaliste italienne, Micol Brusaferro, a publié un livre consacré à cette incongruité. Interviewée par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, elle explique que les Triestines apprécient particulièrement la présence de ce mur qui sépare à la fois la plage et la zone de baignade:

«La séparation entre les sexes rend plus libre, en particulier du côté des femmes. Les Triestines aiment cet endroit car elles peuvent s’y baigner de manière décontractée. 90% des femmes sont seins nus et on voit des strings très échancrés sur la place, ce que les femmes n’oseraient jamais porter dans des bains public mixtes.»

La partie de la plage réservée aux femmes est plus grande que celle où se trouvent les hommesLes garçons y sont admis jusqu’à l’âge de 12 ans, rapportait Courrier International il y a quelques années.

Le seul homme qui peut apercevoir les femmes quand elles sont sur la plage est le maître nageur, qui trône au sommet du mur. Mais le réglement est souvent contourné, explique Micol Brusaferro:

«Le mur de trois mètres de haut s’enfonce dans la mer sur plus de dix mètres. On peut donc se rencontrer à l’endroit où il s’arrête. C’est un lieu de rencontre classique pour les couples.»

Mais les habitants ne se plaignent pas de cette séparation. Micol Brusaferro rapporte en effet qu’un sondage a été organisé il y a quelques années et que «l’immense majorité s’est prononcée pour le maintien de la traditionnelle séparation des sexes».

Slate

Interdiction du Burkini. L’Italie plutôt sceptique sur les vertus du «modèle français»

Le ministre italien de l’Intérieur Angelino Alfano s’est montré plutôt sceptique sur les vertus du « modèle français » après que plusieurs communes de France ont interdit le port du burkini, dans un entretien au Corriere della Sera.

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« Il ne me semble pas, hélas que le modèle français ait fonctionné au mieux » a déclaré M. Alfano répondant à une question sur les polémiques en France autour cette tenue couvrant le corps et la tête portée par certaines musulmanes sur les plages.

Le ministre italien juge par ailleurs inapproriée, voire dangereuse, toute mesure d’interdiction du port du burkini. Les autorités d’un pays ont « la responsabilité de garantir la sécurité » sans toutefois tomber dans « une provocation potentielle qui puisse attirer des attentats », a-t-il ainsi expliqué au Corriere« La Constitution italienne garantit à chacun la liberté de culte » souligne M. Alfano définissant son approche « libérale » et « pragmatique ».

Le ministre italien de l’Intérieur a également annoncé dans cet entretien qu’il allait prendre des mesures pour renforcer des contrôles sur les mosquées et pour garantir la formation des imams en Italie. « Il y a une différence entre prier et inciter à la violence » a-t-il insisté alors que l’Italie a procédé à l’expulsion de neuf imams soupçonnés de radicalisation au cours des douze derniers mois. Une nouvelle loi sur la sécurité intérieure va être présentée à l’automne, a-t-il enfin annoncé.

Le Premier ministre français Manuel Valls a de son côté pris la défense des maires ayant pris des mesures d’interdiction du burkini, qu’il a jugé « pas compatible avec les valeurs de la France et de la République », dans un entretien avec le quotidien La Provence.

Ouest France

Italie : Un jeune marocain sauvagement poignardé pour avoir porté secours a une dame âgée

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Regain de violence pour les actes racistes et islamophobes. Alors qu’il a prenait la défense d’une femme âgée agressée par un chien, un jeune Marocain a été poignardé la semaine dernière par le propriétaire de l’animal.

A sa sortie de l’hôpital où il a subi une opération au niveau de l’abdomen, Abdellatif Araid, 21 ans, sera officiellement honoré sera officiellement honoré par le maire de Serravalle Scrivia, Alberto Carbone pour avoir rempli son « devoir civique ». Immobilisé dans son lit d’hôpital, il devra toutefois attendre une dizaine de jours avant de sortir.

Coup de couteau

Sur la place centrale de cette commune du Piémont, la veille femme a été violemment secouée par le chien d’Andrea Verganesi, avant de tomber à terre. Face à l’indifférence du propriétaire de l’animal et des personnes présentes, Abdellatif Araid est intervenu pour défendre la victime en demandant au propriétaire de l’animal de raccourcir sa laisse. Ce dernier est alors parti attacher le chien à un banc avant d’enlever sa chemise, se dirigeant peu après vers le garçon pour lui asséner un coup de couteau.

L’agresseur, interpellé par la police le soir même, s’est ensuite dirigé vers une station comme si de rien n’était, sous le regard silencieux des badauds.

« Le jeune homme originaire du Maroc qui a grandi à Serravalle Scrivia s’est révélé être un citoyen au vrai sens du terme », a estimé le maire de la ville. « Demandez aux gens, Italiens ou étrangers, qui est Abdellatif. Ils savent que c’est un garçon bien qui a toujours travaillé », a pour sa part déclaré Bouchaïb Araid, père d’Abdellatif, ajoutant que « [son] aîné subvient aux besoins de sa famille et [qu’]il vient de décrocher un nouveau job dans une entreprise italienne ».

Une Marocaine agressée à Vintimille

Dimanche, le site d’information Alyaoum24 a également fait état de l’agression verbale d’une ressortissante Marocaine résidant à Vintimille (frontière franco-italienne) commise par trois Italiens à bord d’un bus. Ces derniers lui ont adressé des remarques sur ses origines marocaines. Contactées par un habitant, les autorités policières sont intervenues et les agresseurs ont finalement été déférés devant le tribunal.

Yabiladi