Wissous : «Tuons les tous, femmes et enfants», 7 hommes jugés pour racisme et islamophobie

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Ils seront sept sur le banc des prévenus. Sept hommes âgés de 39 ans à 77 ans qui devront répondre ce mardi devant le tribunal correctionnel d’Évry des faits de « provocation à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la Nation, la race ou la religion. » Des faits pour lesquels encourent un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende ces prévenus poursuivis pour des propos tenus sur Facebook.

Ces commentaires haineux répondaient à un message posté début septembre 2014 par Richard Trinquier, maire (LR) de Wissous, sur le prêt d’une salle municipale à l’association musulmane Al Madina. Un sujet abordé dans un contexte déjà tendu suite à la polémique née au cœur de l’été 2014 lorsque deux femmes voilées avaient été interdites d’accès à Wissous-Plage.

Si l’élu n’est pas lui-même poursuivi, son beau-père, Jean-Claude Le Clézio, figure parmi les personnes poursuivies suite à la plainte déposée par la Ligue des droits de l’Homme et l’association musulmane locale Al Madina. « Leur rêve sais (sic) de prendre l’Occident », avait commenté le septuagénaire avant de s’adresser directement à son gendre : « Tu as quelques portes flingue cela va devenir chaud. »

« Tuons les tous, femmes et enfants », avait répondu un internaute de 61 ans, Serge Potentier, le seul également poursuivi ce mardi pour « injure publique envers un particulier en raison de sa race, de sa religion ou de son origine. » Ce prévenu n’avait d’ailleurs pas hésité à affirmer que pour lui, « un bon crouille est un crouille mort ». Ce procès, qui devait se tenir le 15 mars dernier, avait été renvoyé à l’audience de ce mardi.

Le Parisien

« On va te crever, sale Arabe! » : Elle vit un calvaire pour le seul tort de s’appeler Kouachi

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Ma vie a basculé un 7 janvier 2015, devant les écrans télé envahis par mon nom chéri, Kouachi, Kouachi, Kouachi. Jusque-là, j’étais tranquille, cadre dans une grosse boîte, jeune femme bien sous tous rapports, simplement affublée d’un nom difficile à mémoriser, que voilà étalé, répété, martelé, lapidé! Les médias crachent du Kouachi, Kouachi, Kouachi, qui claque comme du Kalach, Kalach, Kalach!

Je suis entrée en clandestinité téléphonique pour mettre fin aux rafales de coups de fil de menaces et d’insultes, « On va te crever, sale Arabe! ». Sale Arabe? On ne m’avait jamais traitée de sale arabe. Il faut vous dire que je suis une blonde de Versailles. J’ai vécu dans l’idée qu’il fallait s’attendre à des représailles contre les « musulmans », et que s’appeler Kouachi n’allait pas aider dans le contexte. (…)

Moi, la blonde de Versailles qui s’appelle Kouachi, amatrice de vin et de charcuterie, amoureuse des églises, qui connait mieux la Bible que le Coran, déjà victime d’homonymie avec une paire de fanatiques qui voulaient « venger le Prophète », je refuse d’être doublement prise en otage, entre l’enclume de Daech et les marteaux de tous les racistes de France, profitant de concert de la faiblesse de la classe politique.

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Annecy : un parent exige l’expulsion… d’une femme voilée d’une école devant ses enfants

L’affaire remonte le jour de la rentrée scolaire. N.B emmène ses enfants à l’école Carnot située au centre d’Annecy. Elle est musulmane et porte un simple foulard autour de la tête. Ce 1er septembre, les parents peuvent conduire leurs enfants auprès de leur enseignante et donc traverser la cour. C’est à ce moment-là qu’elle est interpellée par un autre parent d’élève qui lui demande de quitter l’établissement sous le prétexte que le port du voile est un signe ostentatoire religieux et que la loi française interdit de le porter à l’école.

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L’homme se présente alors comme « un citoyen français ». C’est aussi la nationalité de N.B. Rappelons que la loi n’interdit pas le voile traditionnel (le cas est différent avec un niqab ou une burqa) dans les lieux publics mais que son port n’est pas autorisé pour les agents des services publics en application du principe de laïcité. Enfin, règle de base, il faut être officiellement détenteur d’une autorité pour faire appliquer la loi. C’est ce qu’ont rappelé la police, appelée sur les lieux, et le maire d’Annecy qui effectuait ce jour-là la tournée des écoles.

Une atteinte à la considération et à l’honneur

Si N.B a reçu le soutien du maire, des enseignants et d’autres parents, elle n’a néanmoins pas voulu en rester là et a porté plainte, la semaine dernière, après mûre réflexion. « J’ai été blessée et choquée par cette intervention qui s’est faite devant mes enfants […]. Et j’ai eu peur que quelqu’un de plus violent m’agresse.

Ceux qui me connaissent le savent : je suis une personne ouverte. Je respecte toutes les communautés et toutes les croyances. J’ai déjà été quelquefois victime de réflexions racistes. Je les ai gérées seule et je ne suis pas dans la victimisation. Mais là je me suis vraiment sentie humiliée en public et devant des enfants.

Je ne veux pas laisser passer ça, j’en fais une question de principe. » MeLyonnaz, avocat à Annecy et ancien bâtonnier, a accepté de prendre le dossier en main. « S’il n’y a pas d’injures racistes au départ, je considère que cet homme a porté atteinte à la considération et à l’honneur de cette femme. » Et c’est sous cette qualification que la plainte a été déposée au pénal. N.B a aussi écrit à l’Éducation nationale et au ministère de l’Intérieur.

Le Dauphine

Burkini: un reportage australien fustige le racisme français

Diffusé sur une chaîne australienne, un reportage montrant les réactions « des locaux » face au port du burkini par des australiennes sur une plage de Villeneuve-Loubet entend dénoncer le « racisme français » et « l’interdiction du burkini ».

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Si la polémique autour du burkini a particulièrement agité la France cet été, elle est aussi partiellement retombée, notamment depuis la décision du Conseil d’État de suspendre son interdiction. Mais elle n’a pas fini d’alimenter les réactions à l’étranger. Ni les critiques. Ni les leçons de morales. En témoigne le reportage, diffusé par chaîne australienne Channel 7, dressant le portrait caricatural d’une France raciste tout en mettant en scène le voyage de Zeynab Alshelh, une jeune australienne musulmane, sous fond de musique dramatique.

Déterminée à « montrer sa solidarité avec les musulmanes françaises » et à défendre « la façon de vivre australienne », cette étudiante en médecine et judokate de 23 ans a décidé de porter son burkini -ce maillot de bain inventé par une couturière australienne- sur une plage de Villeneuve-Loubet. Cette ville du sud de la France, dirigée par Lionnel Luca (Les Républicains), avait été l’une des premières à interdire le port du burkini.

« Forcés de faire demi-tour »

« Juste après avoir posé les pieds sur cette plage française [avec des membres de sa famille, NDLR], ils ont reçu une leçon montrant jusqu’à quel point les locaux peuvent être hostiles envers les musulmans », lance la journaliste qui accompagne la famille, tout en filmant un homme leur demandant de « faire demi-tour » et de « partir » et une femme brandissant son pouce orienté vers le bas. 

« On a été forcé de partir, on a été menacé par les locaux qui nous ont dit que si on ne quittait pas la plage ils appelleraient la police« , témoigne ensuite Zeynab Alshelh face caméra, visiblement émue.

Dans un article publié en même temps que la diffusion du reportage, Channel 7 n’hésite pas à déclarer que « le sentiment antimusulman (…) est plus fort en France que dans n’importe quel autre pays ». Une affirmation illustrée par l’interview de Lionel Tivoli, président du groupe FN au Conseil municipal d’Antibes et seul politique français interrogé dans le reportage, qui affirme notamment que « l’islamisme est responsable des attaques terroristes ». 

L’Express

Oui, l’islamophobie actuelle ressemble à la judéophobie des années 30

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Certains s’indignent que l’on ose comparer les attaques dont les musulmans sont aujourd’hui l’objet à l’antisémitisme d’autrefois. Il ne s’agit bien évidemment pas de la Shoah, auquel cas le parallèle serait effectivement scandaleux.

Mais le discours islamophobe qui gagne chaque jour un plus de terrain ressemble en tous points aux théories antisémites qui fleurissaient en France dans les années 30 : il repose sur une base largement fantasmatique à laquelle une construction savante donne les apparences de la vérité et de l’évidence. Il essentialise et stigmatise une population prise dans son ensemble. Enfin, il est soutenu et développé par des figures majeures du paysage intellectuel et politique.

Au final, l’opinion finit par être persuadée de l’existence d’un « problème musulman » comme on avait réussi naguère à la convaincre de l’existence d’une « question juive ».

GUILLAUME WEILL-RAYNAL : Ancien avocat, essayiste. Il est l’auteur d’Une haine imaginaire (2005) et des Nouveaux Désinformateurs (2007), parus aux éditions Armand Colin.

Oumma

Villeneuve-Loubet: une Australienne musulmane en Burkini menacée et chassée d’une plage

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Une Australienne musulmane portant un burkini a affirmé avoir été forcée de quitter une plage à Villeneuve-Loubet dans le sud-est de la France, mais la mairie s’est défendue en jugeant son attitude provocatrice. Zeynab Alshelh, étudiante en médecine de 23 ans, a affirmé à la chaîne de télévision australienne Channel 7 que son voyage récent en Europe visait à montrer sa solidarité avec les musulmanes françaises en portant à la plage ce maillot de bain intégral avec voile, inventé par une couturière australienne.

Une vidéo diffusée par la télévision a montré d’autres baigneurs faisant des gestes inappropriés envers cette femme, assise sur la plage avec sa mère. « Nous avons été menacées par des gens qui nous ont dit que si on ne quittait pas la plage ils appelleraient la police », a-t-elle déclaré.

« Je suis sincèrement désolé pour cette jeune Australienne », a réagi le maire de la ville, Lionnel Luca, membre du parti de droite Les Républicains. Mais « elle aurait quand même pu peut-être se demander si les gens du coin n’étaient pas encore sous le coup de l’émotion de l’attentat qui a fait 86 victimes » en juillet à Nice, a-t-il ajouté. « Elle ne peut pas venir en toute innocence sur nos plages comme ça avec un habit religieux qui est le signe de l’intégrisme qui nous a meurtri« . « En rajouter, en pointant du doigt telle commune une fois rentrée au pays, je trouve ça aussi assez indécent », a-t-il précisé.

Le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative française, a suspendu en août un arrêté municipal prohibant le port du burkini sur les plages de Villeneuve-Loubet, y voyant « une violation illégale des libertés fondamentales »Plusieurs villes, dont Nice, avaient pris cet été des arrêtés similaires, arguant de la nécessité de protéger l’ordre public.

France Soir

L’islamophobie en Europe préoccupe l’ONU

La montée de l’islamophobie en Europe préoccupe les ONG. Après la récente charge du haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Zeid Ra’ad Al Hussein, contre les discours de haine des leaders populistes à l’encontre des musulmans et des réfugiés, le débat sur la place de l’islam dans les démocraties européennes prend de l’ampleur dans les enceintes onusiennes.

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Idriss Jazairy, ex-ambassadeur d’Algérie auprès de l’ONU

A l’initiative du Geneva Centre for Human Rights Advancement and Global Dialogue, dirigé par Idriss Jazairy, ex-ambassadeur d’Algérie auprès de l’ONU, plusieurs personnalités issues du monde musulman ont tenté de mener, en marge de la session du Conseil des droits de l’homme, une réflexion de fond sur la question.

Les attentats commis au nom de l’islam ont causé de terribles dégâts dans les opinions publiques. «Pour les musulmans, c’est la double peine», déplore Idriss Jazairy. «Ils sont à la fois victimes du terrorisme dans le monde arabe et aussi, avec d’autres innocents, en Europe, où ils sont confrontés en outre à la montée d’un populisme qui suscite la peur de l’autre.»

«Il faut que les médias arrêtent d’employer le terme de combattants musulmans à propos des terroristes», exhorte Hanif Hassan Ali Al Qassim, qui préside le conseil d’administration de l’ONG. «Nous devons privilégier le dialogue entre les cultures et les religions. Nous voyons bien que cette peur de l’autre conduit à des décisions absurdes sur le voile et le burkini», explique-t-il.

Pour Zidane Meriboute, auteur de l’étude Les musulmans en Europe. La voie vers l’harmonie sociale, les discriminations dont les musulmans ont été et sont la cible aujourd’hui sont anciennes. Pire, explique-t-il, le moteur de la doctrine des mouvements populistes européens serait l’humiliation des communautés musulmanes fondée sur le racialisme. Tous les intervenants sont d’accord pour dire qu’il faut déconstruire le discours de haine et de peur pour trouver le chemin du vivre-ensemble. Mais pour cela, disent-ils, les pays européens doivent accepter qu’une partie de leur population puisse pratiquer la religion musulmane en toute sérénité.

Idriss Jazairy préconise pour l’Europe «une laïcité inclusive soucieuse des droits de l’homme et non un laïcisme marginalisateur». Malheureusement, si elle s’est fait l’écho de la préoccupation des musulmans, cette conférence n’a pas donné lieu à un vrai débat avec des représentants de pays européens.

TDG

Projet de mosquée à Mantes-la-Ville : le maire FN débouté pour la troisième fois

Le maire Front national (FN) de Mantes-la-Ville, dans les Yvelines, a une nouvelle fois été débouté par la justice dans l’affaire l’opposant à l’Etat et à une association musulmane. La justice a statué : il n’était pas fondé à préempter un local, destiné par la précédente municipalité à devenir une mosquée, pour y installer sa police municipale.

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Dans une décision rendue vendredi 16 septembre, le tribunal administratif de Versailles a considéré notamment que la décision attaquée par le maire, Cyril Nauth, « bien que formellement motivée par la nécessité d’installer le service de police municipale dans des locaux plus spacieux, procède en réalité d’une volonté d’utiliser le droit de préemption afin de faire échec à l’installation d’un lieu de culte musulman » et que ce « véritable mobile » est « tiré de considérations étrangères à un but d’intérêt général ». Le tribunal a donc estimé qu’il y avait bien « détournement de pouvoir » de la part du maire.

Cyril Nauth avait déjà été débouté en référé (procédure d’urgence) par cette même juridiction en août 2015, puis par la cour administrative d’appel en octobre.

Lors de l’audience devant le tribunal de Versailles le 2 septembre, le rapporteur public avait souligné « le coût » du projet du maire (760 000 euros) et le fait que le local était « disproportionné » pour une équipe de « 12 agents de police municipale ».

Le Monde

Le FN lance une fausse rumeur sur le sacrifice de l’Aïd dans un gymnase à Saint-Nazaire

Dans un communiqué, le parti d’extrême droite colporte une rumeur évoquant un sacrifice dans un gymnase. La police, présente sur le site, lundi, a démenti, comme la Ville.

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Le groupe Saint-Nazaire Bleu marine lance une nouvelle polémique au lendemain de la célébration de l’Aïd-El-Kebir. Le parti d’extrême droite évoque l’accomplissement du sacrifice d’animaux dans un gymnase prêté par la Ville aux Musulmans.

Une rumeur démentie par la Ville qui a loué, et non prêté, le gymnase Fogel, lundi de 7 h à 12 h environ. La police, les pompiers et la Protection civile était sur place, à l’extérieur mais aussi à l’intérieur de la salle. Le commissariat dément le moindre sacrifice.

« La réalité est simple : les représentants du Front national sont des menteurs. Aucun animal n’a, bien évidemment, été abattu dans l’enceinte d’un gymnase municipal. Encore une fois, ils essayent de diviser les Français. Leur haine déborde et ce sont tous nos compatriotes de confession musulmane qui sont l’objet de leur mépris« , réagit le maire David Samzun, dans un communiqué.

Ouest France

Un homme tente de brûler vive une femme voilée en vacances à New York

Une femme musulmane de 36 ans portant le voile a subi une agression dans les rues de New York où un homme a tenté de lui mettre le feu.

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Selon des sources policières citées par The Independant, un homme se tenait près de cette jeune femme de 36 ans, un briquet à la main, et aurait tenté de mettre le feu à sa tenue. La victime a rapidement réussi à éteindre le feu par ses propres moyens, l’homme a aussitôt pris la fuite. Il n’avait toujours pas été retrouvé ni identifié lundi 12 septembre dans la soirée.

Un probable crime de haine raciale

Les services de police de New York se sont saisis de l’enquête et doivent désormais déterminer s’il s’agit d’un crime de haine raciale. Le contexte rend cette possibilité très plausible puisque cette agression s’est déroulée en marge des célébrations du 15e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.

Ibrahim Hooper, porte-parole du Conseil des relations américano-islamiques a souhaité mettre l’accent sur l’importance de cette enquête, et s’est déclaré inquiet quant à la montée de l’islamophobie aux Etats-Unis. «Je suis évidemment préoccupé parce que cet acte est symptomatique de l’augmentation globale du sentiment islamophobe dans notre société», a-t-il déclaré à «The Daily News».

Augmentation des actes racistes

Quelques jours plus tôt, un autre incident a été signalé à Brooklyn où deux femmes ont été agressés alors qu’elles promenaient leurs enfants en poussette. Selon les forces de l’ordre, leur agresseur aurait crié des slogans anti-musulmans, expliquant aux deux femmes qu’elles n’étaient pas chez elles.

Et ces incidents interviennent alors qu’on apprenait que la mosquée que fréquentait le tueur d’Orlando a été incendiée. Un acte volontaire selon les autorités de Floride.

Direct Matin

« Qui est partant pour brûler du muzz ? » Un homme condamné pour son islamophobie sur Facebook

Un père de famille a été condamné pour les propos postés sur sa page Facebook en réaction à l’attentat à Charlie Hebdo.

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Au soir même de cette sombre journée du 7 janvier 2015 endeuillée par l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, un ingénieur père de famille du Nord vaudois laisse libre cours à sa colère sur sa page Facebook. A 18 h 20, il poste: «J’organise une Kristallnacht. Qui est partant pour aller brûler du muzz ?». Trois heures plus tard, il ajoute: «J’ai mon P226 qui doit bientôt arriver + le calibre 12». Un de ses contacts au moins en est offusqué. Il le dénonce. L’affaire est portée devant le Tribunal cantonal.

Les juges rappellent que la Kristallnacht fait référence à l’un des points culminants de l’antisémitisme qui a ravagé l’Allemagne des nazis et que le terme de «muzz» est une abréviation de «musulman». Quant au P226, c’est un modèle de pistolet, et le calibre 12 un fusil à pompe.

L’auteur du message a été reconnu coupable de discrimination raciale. Sans antécédent judiciaire, ce trentenaire a été condamné à 25 jours-amendes avec sursis et à une amende cash de 150 francs, quand bien même il a expliqué avoir agi sous le coup de l’émotion, sans intention de passer à l’acte. Il doit s’acquitter de plus de 3000 francs de frais de justice.

Aux yeux de la justice, les propos litigieux diffusés étaient non seulement propres à éveiller la haine, mais surtout leur publication sur Facebook les rendait visibles par les quelques centaines de contacts de leur auteur.

24 Heures

Suède : Une adolescente musulmane de 14 ans attaquée à l’arme blanche

Un homme a attaqué la jeune adolescente avec « un objet pointu (pas un couteau)» près de l’International English School à Borås aux environs de 08h28 ce jeudi, d’après la police.

Selon le témoignage de la victime blessée au bras, l’homme aurait motivé son geste en raison de sa religion musulmane. « Il a menacé de me tuer, il a dit qu’il savait qui j’étais et qu’il allait me tuer« , « Il a essayé d’arracher mon foulard. » a-t-elle déclaré à la chaine SVT broadcaster.

Environ 800 élèves fréquentent l’école, qui a gardé ses portes closes ce vendredi matin. Les officiers étaient ce vendredi après-midi, toujours à la recherche du suspect, qui a été décrit comme un homme âgé d’environ 35-40 ans, 1 m 80-1 m 90, vêtu de noir, avec des cheveux brun clair et une barbe.

The Local

Pourquoi parler de «prénoms français» comme Éric Zemmour n’a aucun sens

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«Donner un prénom qui n’est pas français à ses enfants, c’est ne pas se détacher de l’islam, c’est vouloir continuer la tradition islamique en France et c’est vouloir transformer la France en un pays de plus en plus musulman», clame le polémiste Eric Zemmour dans l’émission «C à vous» de ce mardi 6 septembre.

Sa sortie sur les prénoms français ne manque pas de faire réagir, d’autant plus que le prénom Éric, porté par le polémiste préféré des plateaux télé, n’est absolument pas d’origine «française», mais tire ses racines du scandinave Eirikr. Et si on veut aller plus loin, il n’a été donné en France qu’à partir des années 1930 et a connu son apogée dans les années 1960 après s’être popularisé dans les pays anglo-saxons et scandinaves.

Les prénoms français n’existent pas

La science des noms propres s’appelle l’onomastique –mot d’origine grecque signifiant le nom. C’est une branche de la linguistique. Pour Stéphane Gendron, chercheur dans ce domaine et membre de la société française d’onomastique, «parler de prénom français n’a aucun sens», et surtout «ne veut pas dire grand chose». Tous les prénoms français sont issus du brassage culturel et des vagues migratoires qu’à connu la France depuis ses débuts –et même bien avant que notre pays ne devienne celui que nous connaissons aujourd’hui. À l’origine, notre pays n’est qu’un ensemble de régions, qui parlent des dialectes différents et ont des cultures différentes, nos prénoms sont donc bien antérieurs à la notion même de France.

«Les prénoms viennent tous un peu de l’extérieur», explique Stéphane Gendron, et ont tous des origines latines, germaniques, grecques, hébraïques, voire même araméennes. Le prénom Louis, porté par plusieurs de nos grands rois, vient du germanique Hlodowig et Emma, l’un des noms les plus données aux petites filles ces dernières années vient de l’hébreu Immanu-el (Dieu est avec nous). D’ailleurs, lorsqu’on parle de modes des prénoms, on parle des prénoms «les plus donnés en France», et pas de prénoms français, ce qui est en soi un indicateur.

Slate

« Sales musulmanes » Pluie d’insultes sur deux sœurs voilées à Montréal

Une vidéo montrant deux sœurs portant le hijab se faire invectiver dans un magasin du centre-ville de Montréal fait réagir les internautes depuis quelques jours.

 

Doha Abuseedo, qui est étudiante, se trouvait dans la file d’une caisse du Dollarama situé au coin du boulevard Saint-Laurent et de la rue Roy pour y déposer son CV.

Selon ce qu’elle a expliqué à TVA Nouvelles, sa sœur regardait quelques articles dans le magasin quand elle est venue lui murmurer quelque chose à l’oreille.

«Elle m’a dit que la personne qui attendait derrière moi l’avait insultée et traitée de terroriste. Elle lui a aussi dit qu’elle ne méritait pas de vivre», a-elle indiqué dans une entrevue téléphonique.

La jeune femme a dit qu’elle s’était alors retournée pour dire sa façon de penser à la personne qui avait insulté sa sœur. Elle avoue avoir crié sur la femme et que celle-ci n’a pas demandé son reste.

«J’ai vécu beaucoup de formes de racisme, mais ça représente la pire fois. Elle nous a traitées de tous les noms, de criminelles et même de pédophiles, sans raison apparente», a confié Mme Abuseedo.

L’altercation s’est finie par l’intervention des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui auraient réussi à faire sortir la femme du magasin sous les regards éberlués de plusieurs clients.

«Même à l’arrivée des policiers elle n’arrêtait pas de s’en prendre à nous. Plusieurs personnes ont filmé ce moment et j’en ai vu d’autres pleurer face à ce qui se passait.»

Doha Abuseedo a dit ne pas avoir porté plainte à la police, une plainte qui aurait des difficultés à aboutir, les injures n’ayant rien de criminel.

Elle a par ailleurs expliqué avoir voulu partager ces images sur les réseaux sociaux en réaction au choc qu’elle et sa sœur ont vécu.

TVA Nouvelles