Allemagne : Des identitaires se filment en mettant du porc dans des rayons halal

Des activistes sur les réseaux sociaux incitent les Allemands à mettre du porc dans les rayons halal puis immortaliser la scène, pour dénoncer le meurtre immoral des animaux. D’autres estiment qu’il s’agit d’attaques contre musulmans.

La campagne qui se propage sur les réseaux sociaux avec le hashtag #HalalChallenge encourage les gens à «mettre du porc dans un rayon halal, filmer ce moment, puis diffuser la vidéo sur Facebook, Instagram, YouTube ou n’importe où, et ensuite inviter un ami à participer», selon la page officielle de Facebook.

Les partisans de l’initiative estiment que cette campagne vise à sensibiliser le public sur la façon dont sont tuées les bêtes pour produire de la viande halal.

Cette dernière est ensuite allée plus loin dans ses propos : «nous ne voulons pas avoir des droits religieux supérieurs à ceux des animaux. L’islam a envahi l’Allemagne et ils obtiennent de plus en plus de droits et c’est une autre mauvaise chose».

D’après Deutsche Welle, plusieurs partisans de ces actions de communication sont plus connus pour leur activisme de droite que pour être d’ardents défenseurs des animaux. Cette campagne n’est pas la première qui utilise l’utilisation du porc ou de cochons comme d’un moyen pour se prononcer contre la population musulmane.

RT

Vidéo : Voile, salafisme, UOIF… Raphaël Liogier répond a Caroline Fourest

Le chercheur Raphaël LIOGIER n’en revient pas. Caroline FOUREST l’a carrément démoli en direct dans la séquence de l’émission C À VOUS, interviewée par Patrick COHEN (France 5, 06 avril 2016).

Sauf que LIOGIER n’était pas invité sur le plateau ! Caroline a pu sans risque taper à bras raccourcis sur cet affreux partisan du port du voile islamique, ce « complice » de nos ennemis dans « la bataille culturelle que nous sommes en train de perdre » et autres amabilités.

Oui, vous avez bien lu, le voile, revoilà le voile !

C’est Manuel VALLS qui l’a ressorti pas plus tard que ce lundi 04 avril. Alors que toute la place de la République vibre de la NUIT DEBOUT qui est en train de gagner le pays, au coin même de la place, discrètement, au théâtre Déjazet, lors d’un colloque sur l’islamisme et le populisme en Europe, Manuel VALLS ressortait l’épouvantail du voile, « asservissement de la femme », et contre lequel « il faut agir ». Alors que la jeunesse est dans la rue, alors que la révolte sociale gronde un peu partout, le Premier ministre tente de faire diversion. « Bien sûr, il y a l’économie et le chômage, mais l’essentiel, c’est la bataille culturelle et identitaire. » Au moins c’est clair.

Incapable de faire face au chômage, à la précarité, aux inégalités, tout comme à l’évasion fiscale des grosses fortunes, Valls tente de dissimuler la bombe sociale sous le voile et les vieux amalgames chers au FN et aux partisans de la « guerre des civilisations ».

En cela il peut compter sur le fidèle soutien de Caroline FOUREST. Si Laurent RUQUIER a décidé de ne plus jamais l’inviter dans son émission suite à de trop gros mensonges, Caroline est toujours présente dans les médias quand il s’agit de protéger la France du péril islamiste.

Là-bas si j’y suis

#TousVoilés : quand les internautes s’insurgent contre les propos de Valls et Rossignol

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 « Ras-le-bol ». Après les réactions politiques hostiles au lancement de modes « islamiques » par de grandes marques et plus généralement au voile, qui se sont emballées jusqu’à occuper tout le débat public, des dizaines d’internautes de toutes confessions publient sur les réseaux sociaux, en signe de soutien, des photos d’eux portant le foulard, sous le hashtag #TousVoilés.

A l’origine de ce mouvement : les propos de la ministre des droits des Femmes, Laurence Rossignol critiquant le lancement de collections « islamiques » par des marques de prêt-à-porter et comparant les femmes qui les portent avec les soi-disant « nègres » américains pro-esclavage.

Le premier ministre Manuel Valls a renchéri en affirmant que la question de l’interdiction du port du voile à l’université était « posée », alors que celui-ci signifie selon lui un « asservissement de la femme ».

La philosophe Elizabeth Badinter a quant à elle appelé au boycott de ces enseignes, considérant qu’on ne peut se considérer féministe et défendre le port du voile.

Enfin la sénatrice écologiste Esther Benbassa a considéré que le voile n’est « pas plus aliénant que la minijupe » dans une tribune publiée sur « Libération ». Le « voile bashing » va bon train.

Refus de l’hystérisation du débat

Face à cette « foire d’empoigne de la laïcité », Nadir Dendoune, journaliste et écrivain engagé – qui souhaite toutefois « ne pas se faire mousser » -, a lancé mercredi 6 avril une mobilisation autour du mot d’ordre « tous voilés », appelant à se photographier avec un hijab pour montrer son soutien aux femmes voilées et son refus de l’hystérisation du débat.

L’initiative a d’abord été lancée sur Facebook.

#TousVoilés Mon #BWA Nadir Dendoune boycotté par @facebook pour son opération #AntiIslamophobe sur le réseau social,…

Posté par Almamy Mam Kanouté sur jeudi 7 avril 2016

Le mouvement invite toute personne, homme ou femme, à se prendre en photo la tête recouverte d’un voile et à envoyer le cliché à tousvoiles@gmail.com ou à le publier sur les réseaux sociaux sous le hashtag #TousVoilés. Une page Facebook a également été créée.

« Marre que Valls and co pointent du doigt les femmes voilées, les arabes et l’Islam, comme boucs émissaires pour cacher leurs échecs et leurs magouilles ! » Noëlle (Crédits photos : « Tous voilés »)

« Ras le bol » Chadia (Crédits photos : « Tous voilés »)

« Libre » Mokkhtari (Crédits photos : « Tous voilés »)

« De la part d’une française épanouie, cultivée, informée, libre, sereine,
en paix… Et voilée :-)! Bon courage et tout simplement merci. » Charlotte (Crédits photos : « Tous voilés »)

« Merci pour l’initiative qui est une très bonne idée et le résultat redonne foi en l’humanité ! Merci pour votre temps! » Eproud  (Crédits photos : « Tous voilés »)

 » Merci pour cette belle initiative!  » Céline (Crédits photos : « Tous voilés »)

« Pour exprimer notre solidarité auprès des femmes voilés et pour la liberté de culte de chacun voici notre modeste participation ! Merci… pour ELLES ! » Tiphaine (Crédits photos : « Tous voilés »)

« Une haine qui grandit sans cesse »

Sur Twitter et Facebook, le hashtag #TousVoilés prend de l’ampleur.

« Le mouvement ‘Tous voilés’ initié un peu pas hasard il y a 48 heures sur Facebook connaît un énorme succès. C’est la preuve que les Français (toutes origines, toutes les classes sociales confondues) ne sont pas si dupes que ça. Qu’ils sont nombreux à en avoir ras le casque qu’on se serve des ‘nanas voilées’ pour faire diversion et alimenter une haine qui grandit sans cesse », écrit l’instigateur du mouvement.
« Nous avons reçu des milliers de photos : des jeunes, des moins jeunes, des femmes, des hommes, des athées, des croyants, des Juifs, des musulmans, des Cathos, des hétéros, des homosexuels… Une belle variété de gens qui fait la richesse de ce pays : n’en déplaise aux fachos. »
« Big up à tous ceux qui en ont ras le casque qu’on marginalise ces nanas, juste parce qu’elles portent un foulard sur leur tête. J’en profite ici pour dire que je ne répondrai à aucune interview […]. Les questions, posez les aux femmes qui portent un voile, à ces filles à qui on donne quasiment jamais la parole, alors qu’elles sont les principales concernées. Cette histoire de ‘voile ou pas voile’ me fait penser à une citation de Saint-Exupéry : ‘Si tu diffères de moi, frère (soeur), loin de me léser tu m’enrichis…' » 

L’OBS

Des salariés musulmans licenciés en raison de .. la taille de leur barbe après les attentats de Paris

L’entreprise Securitas a défendu devant les prud’hommes, au nom de la laïcité, sa décision de licencier quatre agents de sûreté, qui avaient refusé de raccourcir leur barbe.

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Une semaine après les attentats, une vingtaine d’agents de sûreté, personnels chargés de scanner les passagers avant leur embarquement, sont convoqués par leur employeur, Securitas Transport Aviation Security (STAS).

La filiale du numéro un européen des services de sécurité leur enjoint de se conformer au « référentiel vestimentaire » en vigueur dans l’entreprise stipulant que les « barbes, boucs ou moustaches » doivent être « courts, taillés, soignés et entretenus ».

Pour avoir refusé de raccourcir leur barbe, quatre d’entre eux, qui se revendiquent musulmans pratiquants, sont renvoyés chez eux sans être payés.

Licenciés pour « faute grave 

 « On m’a convoqué, je l’ai taillée et on m’a dit que ce n’était pas assez », a affirmé, en marge de l’audience, l’un des plaignants, qui veut garder l’anonymat pour ne pas compromettre ses chances de retrouver du travail.

Licenciés pour « faute grave » entre janvier et avril, les quatre ex-salariés, dont chacun porte une barbe de longueur et d’épaisseur variables, réclament des rappels de salaire et 5.000 euros de « provisions en dommages et intérêts » dans le cadre de cette procédure en référé.

Pour leur avocat, Me Eric Moutet, « c’est une affaire de principe, qui est liée de manière évidente aux attentats de novembre ».

Les ex-agents, qui ont entre neuf et dix ans d’ancienneté, n’ont « jamais posé de problème particulier ». La preuve, c’est que l’autorisation qui leur a été délivrée de travailler dans la zone réservée de l’aéroport n’a jamais été « remise en cause par le préfet et le procureur de la République ».

Contexte de « peur »

« Ils sont porteurs d’un badge, mais également porteurs d’une barbe, qui ne s’est pas mise à pousser soudainement le 13 novembre au soir », ironise l’avocat.

« Leur comportement n’a pas changé d’un pouce: c’est le regard sur eux qui a changé », dans le contexte de « peur » qui a suivi les attentats. Signe, selon lui, que l’on a affaire à une « discrimination liée à la pratique religieuse ».

Or, pour l’avocat, si le voile est un « signe religieux incontestable »« la barbe, non ». Mais pour Me Benoît Dubessay, l’avocat du groupe suédois, ce sont les salariés eux-mêmes qui ont « fait le lien » entre leur religion et leur barbe, en affirmant: « Non, je ne la couperai pas car c’est une manifestation de ma foi et vous n’avez pas le droit de porter atteinte à ma liberté religieuse. »

Quant à l’allégation selon laquelle ces salariés ont toujours porté une barbe et que Securitas a changé de politique après les attentats, c’est « faux ». Non seulement ils ne l’ont pas toujours arborée, mais le « référentiel vestimentaire » de Securitas date d’au moins 2011, fait valoir l’avocat.

« À partir de quel moment c’est court ou c’est long? » l’interroge l’un des deux conseillers prud’homaux, qui porte une barbichette.

Embarras de l’avocat, qui admet une « part de subjectivité »« Votre bouc, pour moi, il est court. » Le jugement sera rendu le 17 juin.

Ouest France

« Tiens, voilà Al Qaïda » Un homme barbu se fait tabasser et fracasser la mâchoire par Grégory

Alors qu’il passait commande, un client du fast-food est provoqué par un individu. Celui-ci va même jusqu’à l’attendre sur le parking pour régler ses comptes

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Le soir du 29 janvier dernier, le Mac Donald’s situé à Saint-Martin-Boulogne, ne s’attendait certainement pas à autant d’agitation. Les faits sont simples : alors qu’un jeune homme barbu passe sa commande, un groupe d’individus commence à jouer les perturbateurs au sein de l’établissement. L’un d’entre eux lui adresse alors des propos désobligeants : « Tiens, voilà Al Qaïda ! » La victime tente alors de calmer les choses : « Je suis juste là pour passer une commande, me faites pas chier . » Son agresseur, Grégory Olivier, un Béthunois de 30 ans se dirige alors vers le parking du commerce et l’attend patiemment. Quelques minutes plus tard, c’est l’heure des explications. Ou plutôt du passage à tabac…

Il lui saute à pieds joints sur la mâchoire

« C’est lui qui a posé ses sacs et s’est mis en garde », tente-t-il pour justifier son geste. Face à de tels propos, la présidente Willard demeure perplexe : « É tait -ce une bonne raison pour lui asséner un coup de poing au visage, puis un second derrière l’oreille qui l’a fait reculer ? Surtout que s’ensuivent d’autres violences au niveau du cou, du thorax, avant que sa tête ne tape la bordure du trottoir. Vous continuez ensuite à coups de pied au niveau de la tête, jusqu’à lui sauter à pieds joints sur la mâchoire. »

Abandonné là, la victime regagne le magasin pour alerter les secours, assisté par un responsable du fast-food. « Cet homme devait se tenir la mâchoire avec sa main, sinon elle tombait », raconte ce dernier. Cette fracture a engendré une ITT de 60 jours pour « fracture complexe et ouverte au niveau de la mandibule », diagnostique le légiste.

Une hospitalisation de quatre jours a été nécessaire, tout comme la pose d’un appareillage et une alimentation liquide pendant plusieurs semaines. D’ailleurs, la victime présente encore des difficultés à s’exprimer aujourd’hui.

Condamné à de la prison ferme

Le prévenu, maintenu en détention, ne facilite pas la tâche en témoigne les propos de la substitut : « Il ne se souvient plus de tout, alors que l’homme en question a été massacré ! »

Le tribunal s’en charge lui-même : Grégory Olivier est condamné à trois ans de prison, dont un avec sursis. Une mise à l’épreuve de deux ans est aussi prescrite : obligation de travailler, de se soigner et de dédommager la victime.

L’Avenir

Pontivy : 2 restaurants, le Chérazad et Chaleur d’Afrique, ciblés par des incendies criminels

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Les restaurants Le Chérazad et Chaleur d’Afrique ont été la cible d’incendies dans la nuit de lundi à mardi 4 et 5 avril 2016, ainsi que deux autres établissements.

La nuit de lundi 4 à mardi 5 avril a été mouvementée, à Pontivy. Quatre incendies ont été déclenchés dans des commerces et établissements du centre-ville. Selon la gendarmerie, leur origine criminelle ne fait pas de doute.

« Nous sommes intervenus une première fois à 1 h 40 du matin, raconte le lieutenant Philippe Ehrhardt, de la brigade de Pontivy. Un feu s’était déclaré sur la terrasse en bois de la couscousserie Chérazad, au 15, place Anne-de-Bretagne. »

« Le tas de cartons a été empilé devant les vitres de mon restaurant puis enflammé, explique Harroud Hassan, le patron du Chérazad. Avec la chaleur, une vitre a explosé. » Le bruit d’éclat de verre a réveillé le restaurateur, qui vit juste au-dessus de son commerce.

« On a vu les flammes qui commençaient à monter, on a immédiatement prévenu les pompiers », relate-t-il.Un fourgon de six hommes, plus le chef de groupe des pompiers, ont été mobilisés. Du côté des gendarmes, « deux patrouilles étaient présentes », indique Pascal Lhoutellier, le commandant de la compagnie de Pontivy.

« À 2 h 28, nous avons dû partir sur un nouveau départ de feu, au restaurant Chaleur d’Afrique, avenue Parmentier », poursuit le pompier. Un feu venait d’être allumé dans un conteneur poubelle. Les flammes ont été maîtrisées alors qu’elles commencaient à lécher la toiture du restaurant.« On a été prévenu vers 3 h 15 par les gendarmes, se souvient Jeanine Le Gouic, la cogérante. Le temps d’arriver, les flammes étaient déjà éteintes ». Seules la gouttière et la toiture du garage de son propriétaire ont été endommagées.

La restauratrice espère que la caméra de surveillance présente en face de son restaurant aidera les enquêteurs dans leurs investigations.« Une enquête est en cours, sous la responsabilité du parquet de Lorient », a indiqué le commandant Lhoutellier.

Ouest France

En échec sur le social et l’emploi, le pouvoir a fait le choix de l’obsession identitaire

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Manuel Valls juge « essentielle » la bataille « culturelle et identitaire », davantage que « l’économie et le chômage ». Une façon d’incarner une vision « républicaine » se concentrant sur une islamophobie assumée sous couvert de laïcisme, un sentiment majoritaire dans la classe politique de gauche actuelle. Mais la jeunesse qui se mobilise est à mille lieues de cette obsession néfaste.

« Bien sûr, il y a l’économie et le chômage, mais l’essentiel, c’est la bataille culturelle et identitaire. » En une phrase d’un discours tout entier consacré au péril salafiste lundi 4 avril au soir, Manuel Valls a résumé et assumé comme jamais son obsession principale. Et celle-ci n’a plus à s’encombrer de prolégomènes sur la compétitivité, le réformisme, l’amour de l’entreprise ou de l’ordre républicain, elle peut se résumer en une grande confusion entre salafisme, djihadisme et port du foulard, le tout amalgamé en un seul et même ennemi implicite. L’islam.

La suite sur MediaPart

Suisse : 2 kurdes refusés dans un centre de sport car ils ont été pris pour des musulmans

C. B. et son frère sont Kurdes et n’ont pas pu s’inscrire dans un centre de sport saint-gallois. L’explication: après les attentats de Paris et de Bruxelles, seuls les Suisses sont les bienvenus.

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Un jeune Kurde a voulu s’informer sur un cours de Pilates, mais la réponse qu’il a reçue l’a laissé sans voix. Le centre de sport, installé à Saint-Gall, lui a annoncé qu’il acceptait uniquement les Suisses ou tout au plus les Allemands, les Italiens, les Français et les Autrichiens après les attentats de Paris et ceux de Bruxelles.

«Nous sommes au regret de devoir vous annoncer que nous acceptons uniquement les Suisses ou tout au plus les Allemands, les Italiens, les Français et les Autrichiens après les attentats de Paris et ceux de Bruxelles.»

Voilà la réponse que C. B., un jeune homme de 28 ans, a reçue de la part du fitness Kleverfit à Saint-Gall. L’étudiant et son frère, Kurdes d’origine et domiciliés dans la ville alémanique, voulaient uniquement s’informer sur un cours de Pilates.

«Nous ne sommes même pas musulmans et sommes parfaitement intégrés en Suisse. Et même si nous étions musulmans, ce genre de choses ne devraient pas se produire. Ce racisme me rend triste», raconte l’étudiant en philosophie à nos collègues de «20 Minuten».

20 Minutes

Québec : Le leader d’une association de musulmans menacé d’une «balle entre les deux yeux»

Menacé de recevoir une «balle entre les deux yeux», le porte-parole d’une association québécoise de musulmans a porté plainte à la police de Montréal et affirme craindre pour sa sécurité.

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«Une balle entre les deux yeux mon criss de porc, va faire ta morale dans tes pays sous dévellopé rempli d’ignorant comme toi…». «Le fouet jusqu’a ce que mort s’en suivre pour rout les adepte du coran (sic)».

Coprésident de l’Association des musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec (AMAL), Haroun Bouazzi, a «l’habitude» de recevoir des écrits haineux sur la page Facebook de son organisation. Mais ces deux messages, reçus le 22 mars au lendemain des attentats survenus à Bruxelles, lui ont fait particulièrement «peur».

Une femme politique estonienne veut faire interdire le Coran dans les lieux publics

Selon elle, le bannissement du livre sacré musulman serait une bonne chose pour la sécurité de l’Estonie en raison du «côté négatif et criminel» de la religion islamique et de la crise migratoire qui touche l’Europe.

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Kristiina Ojuland, ancienne ministre des Affaires étrangères du pays entre 2002 et 2005, a proposé de rendre le Coran illégal, ont rapporté les médias estoniens.

«Aujourd’hui, le côté négatif et criminel de l’islam est tellement fort que nous croyons que cette mesure est nécessaire pour assurer la sécurité de notre pays et de notre nation, particulièrement [celle de] nos femmes et nos enfants», a déclaré Ojuland, qui dirige le Parti de l’unité nationale, à l’agence de presse locale BNS.

En février, les Soldats d’Odin, un groupe international anti-immigrants a tenu un meeting en Estonie. Ses membres ont annoncé qu’ils comptaient régulièrement patrouiller dans les rues afin de garder un œil sur les réfugiés.

En ouvrant un bureau à Tallinn, les Soldats d’Odin ont annoncé les conditions de recrutement de leurs membres : avoir plus de 18 ans et n’être ni musulman, ni un «guerrier de canapé».

D’après le journal Eesti Paevaleht, plusieurs d’entre eux sont des militaires hauts-gradés et des membres de la Kaitseliit, l’unité de volontaires paramilitaires d’Estonie, qui fait partie intégrante de l’armée nationale.

En mars, sept demandeurs d’asile originaires d’Irak, du Yémen et de Syrie sont arrivés en Estonie dans le cadre du plan européen de répartition, où ils ont obtenu des permis de résidence d’un an. Au total, le pays devrait accueillir 523 réfugiés en 2016.

RT

Haine contre les musulmans, les noirs, les juifs, l’étrange laxisme judiciaire envers un militant FN

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Il a été relaxé pour ses propos guerriers contre les musulmans sur Facebook. Le parquet de Laval semble embarrassé par cette affaire.

Quelle attitude adopter face aux dérapages haineux et racistes sur les réseaux sociaux ? La question s’est posée au parquet de Laval, après la diffusion par le site Islam & info de la vidéo dérangeante d’un militant FN de Château-Gontier.

Sur son compte Facebook, le sexagénaire réagit, le 8 janvier 2015, au lendemain de l’attaque meurtrière contre Charlie Hebdo. Dans une mise en scène martiale, béret, treillis et salut militaire, il se présente comme réserviste de l’armée. Il appelle à « la mobilisation de tous les patriotes » contre « les musulmans qui ont reçu l’ordre de tuer des Français ». Il se dit prêt à donner sa vie.

Le parquet de Laval avait choisit de le poursuivre pour provocation à s’armer contre l’autorité de l’État et les populations plutôt que pour incitation à la haine raciale. Le 15 octobre dernier, le tribunal correctionnel de Laval le relaxe. Le parquet fait appel. Mais le second procès ne s’est même pas tenu, le 10 mars dernier, à Angers. Le ministère public a jeté l’éponge.

Le profil Facebook de cet habitant de Château-Gontier continue de diffuser des messages haineux. Contre les musulmans, dans leur ensemble, les Noirs, les juifs. Mais aussi contre le Premier ministre ou le ministre de l’Intérieur, copieusement insultés. « Je ne dis pas qu’on ne regarde pas ce qu’il diffuse », convient l’avocat général d’Angers. Mais celui-ci renvoie vers le procureur de Laval qui ne donne pas suite à nos questions. Comme si l’affaire était devenue une patate chaude.

Le FN soutien la milliardaire Elisabeth Badinter dans sa croisade contre les femmes musulmanes

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Islamophobie : Une famille musulmane expulsée d’un avion sans raison

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C’est un « délit de faciès »  qui enflamme le web outre-Atlantique. Le pilote d’un avion de la compagnie United Airlines a en effet récemment demandé à une famille musulmane de quitter l’appareil peu avant le décollage. Pour des « raisons de sécurité », selon lui.

Selone The Independent, Eaman-Amy Saad Shebley, son mari et ses trois enfants en bas âge s’apprêtaient à effectuer la liaison Chicago/Washington lorsque le pilote est intervenu. Un peu plus tôt, cette mère de famille avait demandé à une hôtesse s’il était possible de fournir des harnais de sécurité cinq points pour ses enfants. Une requête qui a, visiblement et pour d’obscures raisons, joué un rôle dans la décision sans appel du personnel de bord.

Le Conseil des relations Américano-islamiques exaspéré

Face au pilote, Ms Shebley ne se démonte pas et demande s’il ne s’agit pas tout simplement d’une affaire de discrimination. Ce à quoi le pilote, visiblement peu à son aise, répond seulement qu’il s’agit d’une « mesure de sécurité » sans donner d’autres précisions. Deux vidéos de l’échange sont disponibles sur le compte Facebook de la jeune femme.

Le Conseil des relations Américano-islamiques quant à lui n’a pas tardé à réagir en demandant, via une lettre, à la compagnie United Airlines de mettre en œuvre une action disciplinaire envers les membres d’équipage incriminés.

Le directeur de la section du Conseil de Chicago, Ahmed Rehab, s’est quant à lui exprimé en ces termes :  » Nous sommes fatigués que des passagers musulmans soient expulsés des vols pour d’obscures raisons de ‘sécurité’ « . Il ajoute encore : « Sécurité, cela signifie signifie prendre soin des passagers, non pas les harceler et les humilier avant de les jeter dehors ».

« Honte à toi, United Airlines »

Sur Facebook, Eaman-Amy Saad Shebley écrit : « Honte à toi, United Airlines, pour avoir jugé ma famille sur son apparence et nous avoir expulsé de l’avion pour des raisons de ‘sécurité’ alors que nous partions à Washington pour les vacances des enfants. Ils sont trop jeunes pour avoir à supporter cela ».

Ce n’est pas la première fois qu’un cas de ce genre se produit. The Independent rappelle qu’une femme musulmane, Tagera Ahmad, s’était récemment vu refuser une cannette de Coca Light sur un vol de la même compagnie. Raison invoquée ? Elle « pourrait s’en servir comme d’une arme ».

M6 Info

 

Bergé-Rossignol-Badinter, misogynie et racisme décomplexés de la bourgeoisie de gauche

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La haine des femmes musulmanes et la négrophobie ont encore frappé fort ce week-end, en provenance d’une ministre inculte, Laurence Rossignol, rapidement relayée par la milliardaire misogyne Elisabeth Badinter.

Sous prétexte de « débat sur la mode islamique » Laurence Rossignol, ministre des « Droits des Femmes » entend décider à la place des femmes musulmanes comment celles-ci doivent s’habiller.

Comme l’écrivent les initiateurs d’une pétition demandant des sanctions contre la ministre, Mme Rossignol réduit les femmes musulmanes « à des poupées de porcelaine nécessitant une aide extérieure pour savoir ce qui est bon et moins bon ».

« Que les goûts vestimentaires de Laurence Rossignol et consorts les amènent loin de la mode islamique est une chose, qu’ils érigent leurs préférences en norme absolue et indépassable en est une autre. Qui sont-ils pour dicter aux femmes leurs codes textiles ? », poursuivent les auteurs de la pétition (pour signer celle-ci : https://www.change.org/p/tousuniscontrelahaine-du-gouvernement-que-laurence-rossignol-soit-sanctionnée-pour-ses-propos-racistes)

Non contente d’étaler son islamophobie, Laurence Rossignol, qui était interviewée à la radio RMC, y a ajouté une pincée de négrophobie. Quand l’animateur de l’émission Jean-Jacques Bourdin lui fait observer que l’achat de vêtements « islamiques » résulte généralement d’une démarche volontaire de la part de cette clientèle, elle répond en effet : « Mais bien sûr il y a des femmes qui choisissent, il y a des nègres afro… des nègres américains qui étaient pour l’esclavage ». Propos décousus et aberrants, mais qui ne cachent pas le racisme de leur auteure.

Devant le tollé provoqué par la ministre, l’establishment politico-médiatique a été rapidement mobilisé pour la protéger.

Citons, parmi les soutiens à Rossignol, le « millionnaire de gauche » Pierre Bergé, dont la misogynie n’est plus à démontrer. « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? » déclarait déjà ce pathétique individu lors de la campagne pour le mariage homosexuel.

Le micro a bien sûr été complaisamment tendu à la « féministe » Elisabeth Badinter, une femme qui revendique ouvertement son islamophobie. Rappelons que Mme Badinter est l’héritière de Marcel Bleustein-Blanchet, un des créateurs du marché de la publicité en France, autrement dit une industrie où l’instrumentalisation, quand ce n’est pas l’avilissement du corps féminin, a toujours sévi.

Après avoir exprimé son accord « sur le fond » avec la ministre, Elisabeth Badinter, « plus militante que moi tu meurs », préconise carrément le boycott des enseignes qui ont des vêtements islamiques à leur catalogue. « Je pense que les femmes doivent appeler au boycott de ces enseignes », déclare-t-elle au journal Le Monde.

Le gouvernement va-t-il pour autant la poursuivre pour discrimination à raison de la religion ? On peut en douter.

CAPJPO