Fin septembre, le maire d’Ostricourt Bruno Rusinek(PS) s’était retrouvé sur le banc des parties civiles au tribunal correctionnel de Lille après plusieurs plaintes contre son opposant le plus acharné André Murawski (FN) et un habitant, J.N., coupables, selon le premier magistrat, d’avoir largement dépassé les bornes du bon goût dans plusieurs articles publiés sur des blogs et sur les réseaux sociaux.
Des accusations d’alcoolisme et de prétendus échanges d’insultes étaient au centre des cinq plaintes déposées par le maire contre les deux hommes.Le tribunal s’était donné deux mois pour tirer cette affaire au clair, et a donc rendu sa décision mardi.
André Murawski est condamné pour diffamation sur l’un des cinq motifs avancés par le maire, et se voit contraint de verser 2000 euros (frais de justice et préjudice) à ce dernier. Une amende de 2000 euros avec sursis complète la sanction.
Déjà marqué par le départ de deux de ses colistiers lors du dernier conseil municipal, l’élu Adrien Mexis, encore il y a peu directeur de cabinet de Stéphane Ravier, le sénateur-maire FN a donc décidé de claquer la porte du parti, et de repartir vers d’autres destinées professionnelles.
Au coeur de cette démission, les élections régionales, et l’élaboration de la liste FN. Ce n’est pas ma conception de la politique, et je ne pouvais pas participer à une liste qui, malgré la présence de certaines personnes pour qui j’ai de l’estime et de la sympathie, contient trop de contradictions avec les principes qui devraient être ceux d’une saine action publique : volonté d’exercer son mandat, loyauté, assiduité, travail des dossiers… Sans parler bien sûr de qui alimente davantage la chronique judiciaire des journaux que les pages politiques. Je n’ai donc plus de raisons de m’associer à tout cela. »
Sur Facebook, Pierre Dinet, candidat FN en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, a posté plusieurs messages très virulents à l’égard des noirs et des musulmans.
Le 17 novembre, en réponse à un article consacré à une « Française musulmane », Pierre Dinet écrit aussi : « Française – Musulmane ? C’est aussi compatible qu’un mélange d’eau et de vinaigre ! Pas de place chez nous pour ce genre d’animal sauvage ! »
Commentaire publié par Pierre Dinet sur Facebook, le 17 novembre 2015. (FACEBOOK)
« L’islam n’est pas une menace, c’est seulement une idéologie destructrice, nazie, dictatoriale, rétrograde, moyenâgeuse et meurtrière qu’il convient d’éradiquer sans attendre ! » affirme-t-il déjà le 9 janvier 2015, juste après l’attaque contre Charlie Hebdo.
Commentaire publié sur Facebook par Pierre Dinet, le 9 janvier 2015. (FACEBOOK)
En août 2014, en réponse à un commentaire selon laquelle la ministre « ira bientôt à Pôle emploi en Guyane », Pierre Dinet rétorque qu‘« il n’y a pas de bananier à Pôle emploi… dommage ! »Une remarque qui rappelle le cas d’Anne-Sophie Leclère, ex-candidate FN aux municipales, qui avait comparé la garde des Sceaux à un singe.
Commentaire publié par Pierre Dinet sur Facebook, le 26 août 2014. (FACEBOOK)
Plus récemment, le 17 novembre, Pierre Dinet réagit à un article selon lequel Christiane Taubira n’a pas chanté la Marseillaise lors du Congrès à Versailles – ce qui est d’ailleurs faux. « On s’étonnera après que les Français aient envie de broyer du Noir… !« commente-t-il.
Commentaire publié par Pierre Dinet sur Facebook, le 17 novembre 2015. (FACEBOOK)
Contacté par francetv info, l’intéressé, neuvième sur la liste FN en Gironde, reconnaît « une sémantique peut-être un peu brute », mais évoque un « procès d’intention ».
Concernant Christiane Taubira, « je n’en ai rien à faire qu’elle soit noire, qu’elle soit blanche… Le problème n’est pas là », se défend le frontiste. « Oui j’ai balancé ça, et pourquoi ? Pour lui rendre la monnaie de sa pièce,quand elle parlait des ‘sales Blancs’ quand elle était en Guyane. Je ne vois pas pourquoi il faudrait lui faire des cadeaux. »
Quant aux musulmans, « je n’ai jamais eu de problème avec eux, tant qu’ils font la différence entre le fait religieux, le spirituel, et le temporel », détaille-t-il. Et le candidat frontiste d’insister sur la nécessité de« fermer les mosquées radicales, des salafistes ou des frères musulmans ».
Je ne dis pas qu’il faille tuer les musulmans. Je dis seulement qu’il faut arrêter, on n’est plus dans un monde de Bisounours !
Egalement contacté par francetv info, mardi 24 novembre, le secrétaire général du parti, Nicolas Bay, va plus loin : « La liste étant déjà déposée en préfecture, on ne peut plus le retirer. Mais ce sont des propos contraires à la ligne politique du parti. On va suivre la procédure habituelle : il sera suspendu et convoqué devant la commission de discipline du parti. »
« C’est un propos dégueulasse », « bien sûr », il sera sanctionné, confirme Florian Philippot, vice-président du Front national, sur BFMTV, mercredi 25 novembre : « S’il est élu, il ne siégera pas dans le groupe du FN. » Pierre Dinet, lui, assure que ses prises de position sur les réseaux sociaux n’avaient jusque-là provoqué aucune réaction de la part du FN.
Après avoir posé avec des familles africaines en habits traditionnels lors de la confédération syndicale des familles organisée dans sa ville le week-end du 21 novembre, le maire a vu sa photo postée sur Facebook par le Front national de Soissons avec le commentaire suivant, renommant au passage Soissons (Aisne) par « Bamako-sur-Aisne » :
Alain Crémont, maire de Bamako-sur-Aisne, célébrant le ‘bien vivre ensemble’ de ‘Soissons en couleurs’… on n’aurait pas dit mieux !
Dans un tweet posté le 24 novembre, l’édile a dénoncé le « vrai visage du FN » expliquant que « l’escroquerie de la dédiabolisation [était] démasquée« .
Au Front national, certains en disent du bien. Jean-Marie Le Pen peut en attester, lui qui a été exclu du parti pour avoir notamment défendu le maréchal dans la revue d’extrême droite Rivarol. C’est pourtant à cet exercice que se livre Christophe Boudot, tête de liste FN pour les régionales Rhône-Alpes-Auvergne.
Dans le numéro de novembre du magazine Lyon Capitale, Christophe Boudot répond à une question sur 1940 et le régime de Vichy, une date qu’il a déjà évoquée de lui-même peu avant en expliquant que la France avait connu « des fractures énormes en 1940 et 1968 ». Ce parallèle vous posant un personnage, on comprend où le frontiste veut en venir.
Il dit :
La droite nationale s’est séparée en deux en 1940. Mais beaucoup de pétainistes étaient germanophobes. Mais le dire, c’est défendre les pétainistes.Je ne suis pas nostalgique de Pétain.Comme une grande partie des Français, j’aurais été pétainiste en 1940, mais je serais rentré très vite dans la résistance.
De le dire, je vais passer pour un pétainiste. Tous les Français étaient pétainistes en 1940.
Christophe Boudot revendique le droit de pouvoir parler de Vichy sans être taxé de collabo. D’après le chef de file frontiste en Rhône-Alpes-auvergne, « les observateurs font trop d’idéologie« .
Au FN, certains se sont fait taper sur les doigts pour avoir tenu des propos sur ce thème. Jean-Marie Le Pen, lui, s’est carrément fait lourder après avoir largement défendu le maréchal Pétain – et un peu critiqué Florian Philippot. Ce qui ne se fait pas.
Dans une double page publiée le 25 juillet dernier dans le journal Empros («En Avant»), détenu par des cadres du parti, puis cinq jours plus tard dans Chryssi Avghi («Aube dorée»), le journal officiel du mouvement, Jean-Marie Le Pen compare sa situation à celle du parti grec sulfureux, et dont le chef de file est toujours poursuivi par la justice.
«Moi, les eurodéputés d’Aube dorée je les connais. Je leur serre la main. Ils se distinguent. Et je me réjouis car quand je salue les députés d’Aube dorée, les autres s’énervent», s’amuse aujourd’hui le fondateur du FN. Il juge que le parti compte parmi les leviers qui feront bouger l’Europe. Des flatteries que lui retourne le magazine d’extrême droite en présentant Jean-Marie Le Pen comme «l’un des politiciens les plus importants de sa génération»
Les ennuis avec la justice, une autre proximité entre Jean-Marie Le Pen et Aube Dorée. Le numéro 2 de ce parti, déclaré organisation criminelle par la justice grecque, est actuellement jugé après 18 mois de détention préventive, dans le cadre d’une enquête pour le meurtre d’un rappeur antifasciste en 2013.
«Je comprends ce que traverse Aube dorée, car j’ai été traqué et j’ai subi des injustices», explique Jean-Marie Le Pen. Une référence, non pas aux procès qui l’ont récemment opposé à la direction du FN, mais à celui portant sur ses propos sur les chambres à gaz, perdu en 1991.
La justice dominicaine a émis un mandat d’arrêt contre trois Français pour leur participation à l’évasion de République dominicaine de deux pilotes français condamnés à la prison dans une affaire de trafic de drogue, dite Air Cocaïne.
Parmi eux se trouve le député européen Aymeric Chauprade. Les deux autres sont Christophe Naudin,criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, et Pierre Malinowski, assistant parlementaire à Strasbourg de Jean-Marie Le Pen, ancien président du parti d’extrême droite Front national.
Le procureur a annoncé la diffusion par Interpol, l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC), d’une demande internationale d’arrestation, appelée «notice rouge».
«Cela implique que si l’un ou plusieurs d’entre eux venaient à quitter le territoire français pour se rendre dans un autre pays, ils seraient arrêtéspour répondre devant la justice dominicaine de violation de la loi 137-03 sur le trafic illégal de migrants et la traite de personnes», a déclaré le procureur.
Les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos ont été condamnés tous deux à 20 ans de prison par la justice dominicaine pour trafic de drogue dans l’affaire dite «Air Cocaïne». Ils avaient été arrêtés en mars 2013 par les autorités dominicaines aux commandes d’un avion de location chargé de valises contenant 680 kg de cocaïne.Anciens militaires reconvertis dans l’aviation d’affaires, les pilotes ont toujours clamé leur innocence.
Jeudi, dans L’Humanité, Éric Coquerel, le coordinateur du Parti de Gauche a déclaré, après que la tête de liste frontiste pour les régionales en Île-de-France Wallerand de Saint-Just a proposé de mettre la ville de Saint-Denis sous tutelle de l’État.
L’objectif de Daesh est de diviser le pays. Si les balles des tueurs n’ont pas fait le tri vendredi entre français, les irresponsables du Front National le font eux en stigmatisant les quartiers populaires et les Français selon leur religion ou supposée telle. Ils aident ainsi objectivement les buts du groupe terroriste.
Pour le Conseil représentatif des institutions juives en France, l’extrême droite ne représente plus dans notre pays un danger pour les Juifs mais uniquement pour les Musulmans.
Au moment où des donneurs de leçons somment plus de quatre millions de Musulmans de s’excuser pour les crimes commis par les Merah, frères Kouachi, Coulibaly et autres, il est temps de braquer les projecteurs sur le CRIF, par souci d’équilibre.
Première remarque :le CRIF est une structure communautaire dont l’objet (paradoxalement) est de lutter contre le communautarisme (musulman bien entendu). Grosso modo, cet inconditionnel défenseur d’Israël peut s’organiser comme il le désire tout en stigmatisant tous ceux qui de leur côté tentent de s’unir pour être plus efficace dans leur lutte. Une injustice parmi d’autres.
Deuxième remarque : le CRIF ne représente pas tous les Juifs français, il se transforme en organe politique avec son fameux dîner annuel où chaque année les chefs d’État et/ou de gouvernement vont s’exprimer et prendre des engagements. Aucune autre religion en France ne déroge ainsi à la sacro-sainte laïcité où César va trinquer avec « Dieu ». Est-ce raisonnable ?
Troisième remarque : le CRIF est un tribunal communautaire qui condamne d’autres Juifs opposés à la politique d’Israël.Il les afflige du stigmate de la « haine de soi », considérant qu’ils trahissent l’identité juive en dénonçant par exemple la colonisation de la Cisjordanie. Ceux qui ont la « haine de soi » ont la vie dure au CRIF.
Quatrième remarque : la dérive droitière du CRIF qui se rapproche dangereusement du Front national.
Ainsi, lors de l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle en 2002, Roger Cukierman, déjà président du CRIF, déclara à un journal israélien que cette victoire politique de l’extrême-droite servirait à réduire l’antisémitisme musulman et le comportement anti-israélien en France.Le score du FN est alors analysé comme un message adressé aux Musulmans de France leur indiquant de se tenir tranquille.
Autrement dit, le CRIF considère que l’extrême-droite ne représente plus un danger pour les Juifs de France mais uniquement pour les Musulmans de France.
Le parti d’extrême droite apparaît comme une digue de défense face à un supposé danger islamique. Dans cette perspective, CRIF et FN deviennent des alliés objectifs,nonobstant l’antisémitisme déclaré de Jean-Marie Le Pen et la présence au sein du FN de cadres négationnistes.
Plus récemment, M. Cukierman trouvait la présidente du Front national, Marine Le Pen, « irréprochable ». Une déclaration qui a fait bondir Serge Klasfeld.
Enfin, le CRIF n’a jamais condamné clairement les groupuscules violents à l’instar de la LDJ et du Bétargravitant autour de lui alors qu’ils prônent la violence.
Tout cela nous amène à conclure qu’on ne peut pas demander aux quatre millions de Musulmans de France de s’excuser pour les actes criminels perpétrés au nom de l’Islam sans demander des comptes au CRIF : la première entité communautariste de France.
On ne peut pas stigmatiser toute une communauté pour des forfaits simplement commis en son nom.
Sinon, il suffirait d’une prise d’otages au nom du CRIF par un individu se présentant comme tel pour engager la responsabilité du CRIF.
Ce soir, alors qu’ils recollaient par dessus les affiches racistes du Front National dans les rues du 11e arrondissement de Paris, des militant-e-s du Parti Communiste et de la Jeunesse Communiste de Paris se sont faits violemment attaquer par deux membres d’une organisation d’extrême droite.
Dérangés à la seule vue d’un keffieh, les agresseurs ont exigé que celui-ci soit retiré et que nos camarades cessent de recoller les affiches du FN. Nos camarades ayant refusé de céder à ces menaces, les fascistes ont attaqué au taser et frappé trois militantes, dont une conseillère municipale du 11e.
Ces attaques montrent encore une fois le vrai visage de l’extrême droite, qui a recourt à la violence pour imposer son idéologiepar la terreur dans nos quartiers.
Nous soutenons nos camarades encore frappés par la violence ce soir dans le 11ème et exigeons que tous les groupuscules d’extrême droite soient dissouts. Quoi qu’il en soit, nous ne laisserons pas les murs de Paris salis par des discours de haine.
Philippe Bernard était secrétaire départemental du Front national dans le Nord, dans les années 2000. Mais il a été exclu en 2008, quand il a été mis en examen pour abus de biens sociaux et escroquerie, après une enquête portant sur les frais de campagne du parti d’extrême droite dans la région.
C’était hier, devant la cour d’appel de Douai. Parce que Philippe Bernard a été condamné à quatre ans de prison, dont deux ferme, à Lille, en 2013. Il a donc fait appel.
Philippe Bernard, dont l’avocate générale cherche encore, après toutes ces années, à fixer le montant des détournements qu’on lui reproche (elle parle d’un peu plus d’un million d’euros…), il plaide non coupable. « Tous les travaux commandés aux entreprises ont été effectués », se justifie-t-il, contestant les fausses factures.
Ce dont doute la magistrate : elle a demandé quatre ans de prison, dont une partie de sursis.
Frédéric Boccaletti, directeur de campagne de Marion Maréchal Le Pen en PACA a écopé de sept mois ferme pour avoir fait tirer avec son arme un jeune frontiste de 19 ans sur des opposants.
Le Point a retrouvé une lettre manuscrite de Frédéric Boccaletti rédigée alors qu’il purgeait sa peine de prison à Toulon, en 2000. L’en-tête est explicite : « Maison d’arrêt… Boccaletti Frédéric, écrou 54451 cellule 135, 2 place Léon Blum, BP5503 83097 Toulon cedex ». (Cf ci-dessous.) Dans ce courrier, l’actuel patron du FN du Var réclame la plus grande discrétion à son entourage, et sonde son interlocuteur sur son inéligibilité future.
De nombreux cadres frontistes locaux ne lui reprochent pas que son lointain passé : il aurait fait parler de lui plus récemment. Ils rappellent au passage, preuves à l’appui, que Boccaletti s’est servi dans les caisses du Mouvement national républicain, le parti fondé par Bruno Mégret après son éviction du Front national – qu’il a réintégré en 2009.
En 2008, Boccaletti, élu de Six-Fours-les Plages, avait convié à s’exprimer dans une salle municipale l’avocat négationniste Éric Delcroix, condamné à plusieurs reprisespour contestation de crime contre l’humanité, comme son client Robert Faurisson.
Une affaire de voyages en Espagne pour acheter de l’héroïne, de la cocaïne et du cannabis. Le candidat frontiste, placé en position non éligible sur la liste de Jean-Paul Berroyer, n’avait participé qu’à un voyage en Espagne. Il avait aussi été établi, lors de l’audience, qu’il achetait régulièrement du cannabis à l’un de ses amis qui avait reconnu, de son côté, une vingtaine de voyages.
En 2011, le jeune homme avait été condamné à un an de prison ferme avec 210 heures de sursis travail d’intérêt général. Interrogé ce vendredi, Jean-Paul Berroyer a simplement indiqué qu’il n’était «pas au courant». «Je me renseignerai.»
Dans son programme, le FN prône «la tolérance zéro» à l’égard de la consommation et du trafic de cannabis, «pour le bien de la jeunesse française».
Dans les rangs du Front national en Bretagne, on n’apprécie guère les militants qui posent trop de questions.Surtout quand il s’agit du financement de la campagne de Gilles Pennelle, le candidat frontiste briguant la tête de la région.
Patrick Le Fur prend la parole et exige que ceux qui ne respectent pas « les consignes » prennent la porte. « Je vais m’acharner à broyer cette machination« , promet-il, tapant du poing sur la table. Les cris et insultes fusent. « Fachos! » hurlent de colère certains adhérents, qui quittent la salle.
L’objet de cette guerre interne : le financement de la campagne. Depuis avril, les cadres régionaux détaillent lors de réunions la stratégie de financement aux militants. « On voulait en savoir plus sur les prêts de colistiers dont parlait Gilles Pennelle. Il y avait des rumeurs. Nous, militants, nous exigions des explications », raconte Maximilien Ménand-Chambon, qui fait partie de ceux qui ont pris la porte le 26 juin.
« On nous demandait de prêter jusqu’à 10 000 euros pour être sur les listes« , raconte un candidat dans la liste du Morbihan qui préfère rester anonyme « par peur des représailles ». Même son de cloche chez deux frontistes de la liste du Finistère : « On m’a dit que plus on prêtait, plus on avait de chances d’être haut dans la liste, voire dans le trio de tête ».
En juin dernier, une assemblée générale en présence de Nicolas Bay – le secrétaire général du FN – a fini en pugilat. Selon un des militants présents ce jour-là, « on voulait des explications sur les prêts de colistiers. On a été mis à la porte violemment« . L’une d’entre eux, Magalie Lambert, accuse alors le numéro deux de la fédération du Morbihan de l’avoir agressée, lui occasionnant 50 jours d’arrêt de travail.
« Putes antichretiennes de Femen, aidées par les socialos. Battre la gauche! » En 140 signes – comme l’exige twitter – l’élu frontiste de Reims Jean-Claude Philipot règle ses comptes avec les Femen et les socialistes…
Inutile de préciser que dans ce tweet matinal (7h58) il ne fait pas dans la littérature mais plus dans l’injure.
Putes antichretiennes de Femen, aidées par les socialos. Battre la gauche! https://t.co/kl0oxg9Sk8