Le prêtre d’une église radicale placé en garde à vue suite à la découverte d’une cache de bonbonnes de gaz

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Après réflexion, le parquet a finalement décidé qu’ils devaient être placés en garde à vue. « Ils », ce sont cet homme de 38 ans, qui avait acheté vingt bonbonnes de gaz lundi soir, dans un supermarché nantais et cet abbé de 65 ans qui avait prêté un hangar au premier, afin qu’il puisse y stocker ses « achats ».

Le contexte national a pesé dans cette décision, assurément. Mais pas seulement , selon un proche de l’enquête : « dans cette affaire, les versions divergeaient », indique-on, en coulisses. « L’un assurait vouloir chauffer sa maison dans le Maine-et-Loire, l’autre assurait que ce gaz était destiné aux nécessiteux ». Ces contradictions ont intrigué, un peu plus encore, les enquêteurs, qui les ont donc placés en garde à vue pour « mise en danger de la vie d’autrui », à 19 h mardi soir.

Une perquisition a été menée au domicile de l’acheteur et des vérifications effectuées, autour de sa personnalité notamment. « L’objectif était de s’assurer qu’aucun projet dangereux n’était fomenté». L’inquiétude semblait levée ce mercredi, en fin d’après-midi. Les deux amis ont été remis en liberté dans la journée, sans autre forme de poursuite.

Presse Océan

La « petite chapelle nantaise » en question est un lieu très particulier. Cet endroit porte un nom : la « Chapelle du Christ Roi ». Elle est l’un des rares lieux en France et dans le monde à abriter un lieu de culte « sédévacantiste ».

De quoi s’agit-il ? Les sédévacantistes sont les catholiques ultras, la ligne la plus extrême des croyants traditionalistes. Plus radicaux que les intégristes, ils ne reconnaissent pas le Pape, considéré comme trop « moderniste ».

La communauté, particulièrement bien implantée à Nantes, dispose d’une école, qui va de la maternelle à la 4e. Groupusculaire, ce courant ultra-radical du traditionalisme religieux – d’influence maurrassienne et royaliste – possède 20 lieux de cultes en France. Dont 3 dans la région nantaise.

La Horde

Découverte d’une cache d’armes dans l’Oise du groupe terroriste ETA

D’après la presse espagnole, les polices espagnoles et françaises auraient mis au jour ce mercredi matin un important arsenal « en parfait état »

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Les polices françaises et espagnoles ont mis au jour ce mercredi matin dans le département de l’Oise, en Picardie, un important arsenal qui pourrait appartenir à ETA.

On ignore encore le contenu exact de la découverte. Mais l’agence de presse espagnole EFE, qui révèle l’information, évoque des armes « en parfait état ».

Rappelons que l’organisation séparatiste basque a déclaré la fin de la lutte armée en octobre 2011. Elle s’est depuis engagée à se désarmer. Cependant, elle attend que les gouvernements français et espagnol s’engagent dans ce processus de restitution et de destruction pour le moins technique. Madrid et Paris ne l’entendent pas de cette oreille et souhaitent qu’ETA indique la position de ces derniers arsenaux et se dissolve.

La cache d’armes mis au jour ce mercredi a manifestement été découverte dans une forêt de l’Oise. La presse espagnole parle de bidons contenant des armes, enterrés dans le sol.

Sud Ouest

Israël: un ministre pour l’amnistie du «soldat» franco-israélien qui a exécuté un Palestinien

Jérusalem – Le ministre israélien de l’Education Naftali Bennett s’est déclaré dimanche en faveur de l’amnistie d’un soldat israélien qui exécuté un Palestinien à terre à Hébron en Cisjordanie occupée.

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Ce soldat franco-israélien, Elor Azaria, est actuellement jugé par un tribunal militaire, sous l’accusation d’avoir achevé en mars d’une balle dans la tête Abdel Fattah al-Sharif alors que ce dernier gisait à terre, grièvement blessé et ne posant apparemment plus aucun danger.

La date du verdict n’a pas été fixée alors que le sort d’Elor Azaria divise profondément l’opinion israélienne entre ceux qui le défendent et ceux qui estiment qu’il doit rendre des comptes.

« Il ne faut pas que ce soldat passe une seule journée en prison. S’il est condamné, il doit immédiatement bénéficié d’une amnistie« , a affirmé à la radio militaire Naftali Bennett également chef du Foyer juif, un parti religieux nationaliste.

L’Express

Corse : mobilisation de lycéens en soutien aux 3 terroristes nationalistes condamnés

Quelques centaines de lycéens se sont rassemblés lundi matin dans plusieurs villes de Corse, pour protester contre les condamnations de trois jeunes nationalistes par la cour d’assises spéciale de Paris pour un attentat en 2012.

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Environ 200 lycéens se sont rassemblés dans le calme devant la préfecture de région à Ajaccio, dénonçant les « lourdes peines » prononcées à l’encontre des « militants nationalistes »Ceux-ci ont écopé de peines de 5 à 8 ans de prison pour l’attaque à la voiture bélier contre la sous-préfecture de Corte en 2012.

À Bastia aussi, 200 lycéens ont défilé sans incident, du palais de justice à la préfecture, brandissant des banderoles « Amnistia ». Selon le rectorat de Corse, plusieurs lycées ont été partiellement bloqués, à Porto-Vecchio et Bastia notamment.

Appel à une mobilisation « de grande ampleur » 

Depuis la condamnation jeudi des trois nationalistes par la cour d’assises, plusieurs manifestations et rassemblements ont été organisés en Corse, donnant lieu à des débordements et des affrontements avec les forces de l’ordre mercredi soir à Bastia, jeudi à Corte et vendredi à Ajaccio.

Les trois syndicats étudiants corses, nationalistes, ont appelé vendredi dernier à une mobilisation « de grande ampleur » toute la semaine.

Ouest France

Bastia : «Francia fora» affrontements entre policiers et nationalistes venus soutenir leurs camarades terroristes

Lors d’une manifestation de soutien à trois jeunes nationalistes actuellement jugés à Paris, des affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre. Quatre policiers ont été blessés.


Quatre membres des forces de sécurité ont été blessés mercredi soir à Bastia lors d’incidents avec plusieurs dizaines de jeunes nationalistes corses dénonçant les réquisitions du ministère public contre trois de leurs camarades – auteurs présumés d’un attentat contre la sous-préfecture de Corte en 2012 – jugés à Paris.

Devant la cour d’assises spéciale de Paris, le ministère public a requis de 6 à 8 ans de prison contre trois militants de GI, Nicolas Battini, Stéphane Tomasini et Jean-Baptiste Verdi, âgés de 22 à 24 ans.

Les jeunes gens, certains cagoulés, ont lancé des cocktails Molotov et incendié des conteneurs à ordures sur la place du marché, au centre de Bastia. Un véhicule stationné a partiellement brûlé.

Un graffiti « Liberta, Francia fora » (Liberté, France dehors) a été tracé durant les échauffourées sur la façade la Banque de France située sur le cours Pierangeli reliant les places du marché et Saint-Nicolas. L’artère a ensuite été bouclée par un cordon de gendarmes mobiles.

Le Bien Public

USA : Le Pentagone aurait dépensé 540 millions de $ pour faire réaliser de fausses vidéos d’Al-Qaida

Selon un collectif britannique de journalistes d’investigation, le Pentagone aurait dépensé 540 millions de dollars dans le cadre de cette campagne de propagande.

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Plus d’un demi-milliard de dollars. C’est, selon les enquêteurs du Bureau of Investigative Journalism (BIJ), ONG basée à Londres spécialisée dans la réalisation d’enquêtes journalistiques, le montant d’une facture très salée dont se serait acquitté le Pentagone entre 2006 et 2011. Il n’est ici question ni d’armes, ni de soldats, ni de véhicules – simplement de propagande.

La sulfureuse agence de communication et de relations publiques Bell Pottinger, connue pour travailler avec toutes sortes de régimes (Syrie, Biélorussie, Sri Lanka…), aurait signé en pleine guerre d’Irak (2003-2011) un contrat ultra-lucratif avec Washington — 120 millions de dollars par an — afin de produire les contenus de ce programme « top secret ». Un ancien salarié de l’entreprise, le vidéaste Martin Wells, a révélé au Bureau of Investigative Journalism, les dessous de cette campagne, qui ont été publiés dimanche par le « Daily Beast » et le « Sunday Times » et relayés par France 24.

Outre des clips publicitaires anti-Al-Qaida, Martin Wells affirme que son ancienne entreprise produisait et montait de faux reportages vidéos aux images de basse qualité, de manière à les présenter comme des « productions de télévisions arabes ». Ils étaient ensuite vendus puis diffusés comme tels par les chaînes locales et continentales, sans préciser que l’armée américaine en était le commanditaire.

L’Irak, écrit le BIJ, était un eldorado pour les agences de communication : selon l’enquête, plus de quarante sociétés étaient rémunérées pour de la production de vidéos, de sondages, de placements médias. Bell Pottinger avait elle-même commencé à travailler en Irak dès mars 2004, une poignée de mois après l’invasion américaine, pour produire de façon très officielle des contenus promouvant la tenue d’élections démocratiques.

Fausses vidéos siglées Al-Qaida

Mais Martin Wells évoque une partie plus « sensible » de ce programme. La société Bell Pottinger, qui a employé jusqu’à 300 personnes — Britanniques et Irakiens — en Irak, aurait également eu pour mission de fabriquer de fausses vidéos de propagande portant la signature de l’organisation Al-Qaida. Objectif : piéger les personnes qui les visionnaient ensuite sur internet. 

L’idée était en effet de se servir de ces clips comme appâts numériques. Les vidéos, gravées sur des CD, étaient encodées de manière à se connecter automatiquement à internet lors du visionnage, afin de permettre à la CIA de localiser l’ordinateur, grâce à son adresse IP. Ces CD, précise Martin Wells, étaient abandonnés par les forces américaines dans les habitations lors de perquisitions en Irak ; transmis sous le manteau, certains se sont retrouvés en Iran, en Syrie et même aux Etats-Unis.

Si le BIJ n’apporte pas d’information sur les conséquences de ces pistages, le Pentagone a bel et bien confirmé avoir eu recours aux services de l’agence Bell Pottinger durant cette période en Irak. L’ancien patron de Bell Pottinger, Tim Bell, a également confirmé au « Sunday Times » que sa société avait signé un contrat en relation avec des opérations militaires, « protégé par plusieurs clauses de confidentialité », et rendait compte régulièrement de ses avancées au Pentagone, à la CIA et au Conseil national de sécurité.

L’Obs

Corse : deux nationalistes auteurs d’attentats terroristes, remis en liberté

Deux nationalistes corses mis en examen pour des attentats commis en 2012 et en détention provisoire à Nanterre (Hauts-de-Seine) et Meaux (Seine-et-Marne) depuis près de 3 ans ont été remis en liberté ce vendredi soir, a-t-on appris auprès de leur entourage. 

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Membre de l’exécutif du parti indépendantiste Corsica Libera, Pierre Paoli, âgé d’une cinquantaine d’années, était détenu à Nanterre (Hauts-de-Seine). Il a été placé sous contrôle judiciaire et assigné à résidence à Nice, a indiqué le porte-parole de l’association de défense des prisonniers Sulidarità, Jean-Marie Poli.

Pierre Paoli avait été mis en examen en février 2015 pour «direction ou participation» à une série de 24 attentats commis en décembre 2012 en Corse-du-Sud, notamment contre des résidences secondaires appartenant à des continentaux. Ces actions destinées à dénoncer la spéculation foncière et immobilière et le bétonnage du littoral avaient été revendiquées par le Front de libération nationale de la Corse (FLNC).

Le président indépendantiste de l’assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni a annoncé la libération de Pierre Paoli et celle d’un autre militant de Corsica Libera, Marc Ganu, devant les élus corses réunis en session à Ajaccio. L’assemblée, dont la majorité est nationaliste depuis 2015, a applaudi ces mesures. Elles sont intervenues une semaine après une grande manifestation à Ajaccio pour l’amnistie des prisonniers «politiques», un qualificatif rejeté par les autorités françaises.

Marc Ganu, 48 ans, en détention provisoire à Meaux (Seine-et-Marne) depuis près de trois ans également, a aussi été remis en liberté vendredi soir. Il sera assigné à résidence chez lui, à Propriano (Corse-du-Sud). Comme pour Pierre Paoli, c’est le parquet qui avait obtenu en appel son renvoi en prison, en août dernier, alors que le juge d’instruction avait accepté leurs remises en liberté.

Le Parisien

Le ministre fier d’avoir «tué beaucoup d’Arabes» appelle israël à annexer des colonies pendant les élections US

Le ministre de l’Éducation Naftali Bennett a déclaré lundi dans deux interviews à la radio qu' »Israël devrait saisir l’opportunité de la période de l’élection présidentielle aux États-Unis pour annexer des implantations de Cisjordanie telles que Ma’aleh Adumim et Ariel ».
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« Nous devrions imposer la loi israélienne sur les implantations en Judée-Samarie telles qu’à Ma’aleh Adumim, Ariel, Goush Etzion et Ofra« , a affirmé le dirigeant du Foyer juif.

M. Bennett a longtemps appelé Israël à annexer la zone C de la Cisjordanie. Il s’est exprimé à la radio israélienne un jour après qu’un certain nombre de vidéos montraient David Friedman, conseiller israélien de Donald Trump, s’exprimant en faveur « des droits des Juifs à rester en Judée et en Samarie. »

« Peu importe qui est entré à la Maison Blanche, l’annexion était quelque chose qui devait arriver. Nous ne pouvons pas espérer que le monde soit plus sioniste que nous sommes. Nous devons faire ce qui est juste pour nous », a ajouté M. Bennett.

« Chaque fois qu’Israël a cédé la terre dans le passé, ça a entraîné de la violence. La paix ne vient que lorsque vous êtes très fort. Quand tout le monde dans la région saura que nous sommes déterminés à ne pas donner encore « un centimètre » de territoire à nos ennemis, le monde nous respectera davantage et nous verrons alors moins de conflits », a dit M. Bennett.

 

I24

Fusillade à Houston qui fait 9 blessés : le suspect armé avec des insignes nazis était membre d’une fraternité juive

Nathan DeSai, 46 ans, a été tué par la police après avoir blessé 9 personnes, dont 1 grièvement, dans une fusillade.

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L’homme armé qui portait un uniforme nazi pendant une fusillade à Houston était membre d’une fraternité juive à l’université.

Nathan DeSai, 46 ans, portait deux armes et 2 500 balles réelles quand il a été abattu par la police lundi matin, après avoir blessé neuf personnes, dont une grièvement.

DeSai était membre de la fraternité Sigma Alpha Mu de l’université de Houston, ont annoncé mercredi des chaînes d’informations locales, citant d’anciens membres de la fraternité, qui disaient qu’il a aidé à relancer le club quasiment mort de l’université à la fin des années 1980. Les personnes non juives pouvaient aussi rejoindre la fraternité.

 

Perrye Turner, agent spécial responsable de la division de Houston du FBI, avait déclaré à Associated Press que les autorités ne pensaient pas que l’incident était de nature terroriste. La police locale ne s’est pas exprimée à ce sujet.

TOI

Pour les Palestiniens, Shimon Peres reste d’abord « un criminel »

Tout le monde ne fait pas l’éloge de l’ancien chef d’État israélien disparu dans la nuit du 27 au 28 septembre.

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Shimon Pérès est décédé à l’âge de 96 ans, dans la nuit du 27 au 28 septembre 2016. L’ancien chef d’État israélien et prix Nobel de la paix avait été admis à l’hôpital deux semaines plus tôt après une grave attaque cérébrale, et se trouvait en soins intensifs depuis.

Alors que beaucoup lui rendent hommage un peu partout dans le monde, on revient surtout sur la vie d' »un homme de paix », qui laisse un grand trou derrière lui. Mais si cette vision rassemble beaucoup de médias et personnalités occidentales, pour d’autres Shimon Peres ne laisse pas une image aussi positive.

Sur la version anglophone du site d’Al Jazeera, on apprend dans un premier article qu’après avoir formé une alliance clé avec des pays occidentaux comme la France et la Grande-Bretagne, qui allaient permettre de construire le réacteur nucléaire de Dimona et permettre à Israël d’obtenir la bombe nucléairePeres «a préparé un plan avec les deux puissances coloniales pour attaquer l’Égypte 1956 ce qui a débouché sur la crise du canal de Suez. Israël a envahi le Sinaï pour offrir un prétexte à une intervention franco-anglaise et saisir le canal de Suez. Mais ils ont dû se retirer sous la pression des États-Unis et de l’Union soviétique».

«On se souvient mieux de lui comme faisant partie de l’élite du parti travailliste sioniste responsable de la création d’un État juif en 1948 sur les ruines des terres palestiniennes.»

Ce sentiment est décrit plus en longueur dans un autre article du média qatarien. Ainsi pour son analyste de Moyen-Orient, Yehia Ghanem, beaucoup de personnes vont se souvenir de l’ancien chef d’État israélien comme d’un «criminel de guerre», à la lumière du bombardement de Qana en 1996.

«Les personnes qui font l’éloge de Peres ont soutenu Israël et ses crimes tout au long de son histoire. Le fait qu’il ait ordonné le massacre de Qana était et est toujours considéré comme un crime de guerre.»

L’échec d’Oslo

Pour Diana Battu, ancienne négociatrice palestinienne pour la paix, Peres est «un homme, qui depuis le début est un criminel de guerre».

«C’est quelqu’un qui a cru dans l’épuration ethnique de la Palestine, quelqu’un qui quand il s’est retrouvé au pouvoir s’est assuré que la terre palestinienne qui était occupée –pas capturée– a été accordée aux israéliens et transformée en colonies juives israéliennes, ce qui était des crimes de guerre selon la loi internationale».

Sur Twitter aussi, les voix discordantes ont pu se faire entendre. The Independent raconte ainsi que l’universitaire et écrivain palestinien Ali Abunimah a indiqué sur son compte Twitter que «Shimon Peres est mort sans affronter la justice pour ses crimes sanguinaires, en Palestine et au Liban. Une tragédie pour ses victimes, qu’elles trouvent la paix».

Slate

 

Attentat terroriste à Corte: 3 nationalistes Condamnés à des peines de 5 à 8 ans de prison ferme

Des peines de 5 à 8 ans de prison ont été prononcées jeudi 6 octobre par la cour d’assises spéciale de Paris à l’encontre de trois jeunes nationalistes jugés pour un attentat contre la sous-préfecture de Corte en 2012.

France 3


Attentat terroriste : trois nationalistes corses jugés mercredi aux assises

Trois jeunes nationalistes corses, dont un petit-fils en fuite de l’ancien dirigeant du FLNC Charles Pieri, sont jugés mercredi devant la cour d’assises spéciale pour un attentat à la voiture-bélier contre la sous-préfecture de Corte en 2012.

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Âgés de 22 à 24 ans, Nicolas Battini, Stéphane Tomasini et Joseph-Marie Verdi, membres de Ghjuventu Indipendentista (Jeunesse indépendantiste), seront notamment poursuivis pour destruction ou dégradation de biens par l’effet d’une substance explosive et association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme.

Les deux premiers avaient été arrêtés fin mai 2013. Battini est toujours en détention provisoire mais Tomasini comparaitra libre. Le troisième accusé, Joseph-Marie Verdi, petit-fils de Charles Pieri, est en fuite depuis le printemps 2013. Il est visé par un mandat d’arrêt.

Figure du nationalisme corse, Charles Pieri, plusieurs fois condamné par la justice, est sorti de prison en septembre 2015. Il purgeait une peine pour détention d’armes, après la découverte dans le jardin de sa maison de deux pistolets par les policiers de la sous-direction antiterroriste. Les enquêteurs cherchaient alors son petit-fils.

Le 1er avril 2012, vers 2h du matin, une voiture défonçait la grille de la sous-préfecture et pénétrait dans sa cour. Elle avait été incendiée et un engin explosif, qui n’avait pas fonctionné, avait été retrouvé. Le véhicule, une Peugeot 207, venait d’être volé à ses occupants, braqués par trois hommes cagoulés et armés d’un fusil de chasse. Juste avant l’attaque, ils avaient croisé un groupe de gendarmes qu’ils avaient menacés.

L’enquête s’était rapidement orientée vers le syndicat étudiant Ghjuventu Indipendentista, implanté à l’université de Corte. Ce syndicat affichait son nationalisme et son soutien à l’action du FLNC, qui a annoncé le dépôt des armes en 2014.

En garde à vue, deux proches de Nicolas Battini l’ont mis en cause dans l’attaque. Son ADN a été retrouvé dans une maison abandonnée à Corte où les enquêteurs ont découvert du matériel utilisé pour l’attaque de la sous-préfecture.

Il sera aussi jugé pour une attaque à l’engin explosif de l’Office de l’environnement de Corte, la nuit du 8 février 2012, qui n’avait causé que des dégâts matériels.

Joseph-Marie Verdi est mis en cause dans l’attaque de la sous-préfecture par un renseignement anonyme et au moins un témoignage. Son ADN a aussi été retrouvé sur une affiche électorale et sur un masque de carnaval abandonné près des gendarmes menacés avant l’attaque.

Le procès est prévu jusqu’au 7 octobre.

Paris Normandie

Mosquée visée par un attentat en Allemagne : la police évoque des «motifs racistes»


Allemagne: deux attentats à la bombe, une mosquée visée, pas de blessés

Deux attentats à la bombe, qui n’ont pas fait de blessés, ont été commis à Dresde (est de l’Allemagne), notamment contre une mosquée, a annoncé la police mardi qui évoque « des motivations racistes », sur fond de violences xénophobes en hausse.

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La première explosion s’est déroulée lundi soir devant une mosquée où se trouvaient un imam, son épouse et leurs deux fils, a précisé la police qui a retrouvé les restes d’un engin explosif de fabrication artisanale.

Une demi-heure plus tard, la police a de nouveau été alertée d’une explosion cette fois-ci sur la terrasse d’un centre de congrès de la ville de Saxe. Il s’agissait aussi d’un engin artisanal.

« Même s’il n’y a jusqu’ici aucune revendication, nous devons partir du principe qu’il s’agit d’actes à motivation xénophobe », a affirmé le président de la police locale, Horst Kretzschmar, cité dans le communiqué.

Dresde doit accueillir lundi les cérémonies annuelles marquant le 26e anniversaire de la Réunification allemande en présence notamment de la chancelière Angela Merkel et du président fédéral Joachim Gauck.

Cette ville de plus de 500.000 habitants, dans l’ancienne RDA communiste, est devenue depuis deux ans le théâtre de manifestations anti-islam et anti-réfugiés du mouvement Pegida alors que la population étrangère y est extrêmement minoritaire.

L’Orient Le Jour

Drapeau de Daesh et matériels déposés par les militaires à Saumur : L’UPR demande une Commission d’enquête parlementaire

 

Mercredi 21 septembre 2016, dans l’après-midi, des employés d’une entreprise d’insertion spécialisée dans le fauchage sont intervenus, à la demande d’une entreprise de vin de Saumur, pour nettoyer les abords d’un refuge troglodyte abandonné, non loin de l’église Saint-Florent, à la sortie de Saumur.

Alors qu’il s’approchait des lieux, l’un des salariés a vu trois hommes monter dans une fourgonnette blanche et partir rapidement. En s’approchant du local troglodyte, sa surprise a été grande puisqu’il a découvert du matériel vidéo, un groupe électrogène ainsi que… des journaux arabophones et des drapeaux de Daesh !

Pensant avoir découvert une planque utilisée par des terroristes en train de préparer des attentats, le salarié a immédiatement prévenu la police qui, à son tour, a alerté les services de l’État et les forces anti-terroristes.

Après deux heures d’investigation, le sous-préfet de Saumur a fini par donner l’information selon laquelle cela n’aurait été qu’une fausse alerte : il ne s’agissait, paraît-il, que du« Centre interarmées de la défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique » qui réalisait un « exercice de formation ».

Telle est du moins la version officielle qui a été servie à la presse, qui suivait l’affaire avec l’attention que l’on imagine.

UPR


Saumure : Les terroristes de Daesh étaient en fait des.. militaires

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Mercredi après-midi, des employés d’une association d’insertion viennent débroussailler un terrain situé près de l’église Saint-Hilaire-des-Grottes, à la sortie de Saint-Hilaire-Saint-Florent sur la route de Gennes.

La clé qui doit ouvrir le portail ne fonctionne pas. Ils empruntent une autre entrée et voient un camion blanc banalisé qui quitte alors les lieux.

Comme ils trouvent cela étrange, ils alertent la police nationale. Sur place, celle-ci découvre du matériel pour le moins suspect : un drapeau de Daesh, du matériel audio et vidéo, un groupe électrogène, des journaux en langue arabe… Bref, des objets qui peuvent faire penser à une planque terroriste.

La police nationale, la police municipale et la gendarmerie sont rapidement sur place, mais aussi le sous-préfet de Saumur, le procureur de la République, l’identité judiciaire, la direction départementale de la sécurité publique, la police scientifique… Les riverains s’inquiètent de ce déploiement de forces.

Un coup de fil du sous-préfet au général commandant les Écoles Militaires de Saumur (EMS) permet de pousser un ouf de soulagement. Le matériel a été déposé par les militaires du Centre interarmées de la défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique qui sont en formation. Ils utilisent en effet ces grottes comme terrain d’exercice. Mais la police n’était pas au courant, pas plus que les autorités qui se sont rendues sur place…

Courrier De L’Ouest

Pays basque : 15 ans de prison requis contre 2 terroristes d’ETA qui avaient tiré sur des gendarmes français

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Une même peine de 15 ans de réclusion criminelle a été requise ce lundi à l’encontre de deux membres de l’ETA, l’organisation indépendantiste basque, accusés de tentative de meurtre en 2011 sur des gendarmes français lors d’une course-poursuite en Corrèze et en Creuse. Le verdict de la cour d’assises spéciale de Paris, composée uniquement de magistrats professionnels, était attendu en fin de journée.

829 personnes tuées pat l’ETA

Il s’agit de la «dernière confrontation armée avec les forces de l’ordre», a souligné lundi dans son réquisitoire l’avocate générale Maryvonne Caillibotte. Quelques jours plus tard, l’ETA, fondée en 1959, avait affirmé dans un communiqué que cette fusillade était contraire à la politique de l’organisation, qui avait proclamé un cessez le feu le 8 janvier 2011. Tenue pour responsable de la mort de 829 personnes en plus de 40 ans, l’ETA a renoncé à la lutte armée en octobre 2011 mais refuse de rendre les armes et de se dissoudre, comme l’exigent Madrid et Paris.

Ils avaient été arrêtés dans la Creuse

Itziar Moreno, jeune femme de 34 ans, et Oier Gómez Mielgo, jeune homme de 33 ans, sont jugés notamment pour tentatives de meurtre sur des gendarmes, port d’armes, faux et usage de faux, le tout en relation avec une entreprise terroriste. Ils avaient été arrêtés le 10 avril 2011 dans la Creuse, après une course poursuite qui avait démarré la veille.

La conductrice, identifiée comme étant Itziar Moreno, au volant d’une voiture volée, avait refusé un contrôle de routine et forcé un barrage routier. Deux gendarmes avaient pris en chasse la voiture dont le passager, Oier Gómez Mielgo avait ouvert le feu. Durant la course-poursuite, un véhicule de la gendarmerie a essuyé des tirs, son conducteur touché à une épaule. La voiture des fuyards a ensuite été retrouvée, vide, au bord d’une route. Ils avaient été interpellés un peu plus tard.

Le Parisien

Attentats Paris : procès de Vucelic, l’homme qui convoyait grenades et Kalachnikovs vers Paris

Le procès d’un convoyeur d’armes présumé, interpellé en Allemagne quelques jours avant les attentats du 13 novembre à Paris, s’est ouvert vendredi devant un tribunal de Munich (sud) qui va chercher à déterminer si l’arsenal devait être utilisé lors d’attaques en France.

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Le procès s’est ouvert peu après 7 h GMT, a indiqué à l’AFP une porte-parole du tribunal. L’accusé, un travailleur saisonnier de 51 ans originaire du Monténégro, a « reconnu qu’il savait qu’il y avait des armes dans sa voiture mais qu’il ignorait si elles devaient être utilisées pour un attentat », a-t-elle précisé.

Présenté comme s’appelant Vucelic V., il est poursuivi pour « complicité dans la préparation d’un acte de violence menaçant la sécurité de l’Etat » français.

Interpellé le 5 novembre 2015

Il avait été interpellé le 5 novembre 2015 sur une aire d’autoroute bavaroise, non loin de la frontière autrichienne. A bord de son véhicule, immatriculé au Monténégro, les policiers avaient trouvé un véritable arsenal composé de plusieurs grenades, fusils d’assaut Kalachnikovs, pistolets et munitions ainsi que des explosifs, le tout en parfait état de fonctionnement.

 

Aucun lien n’a toutefois pu être formellement établi entre lui et les attentats de Paris, perpétrés quelques jours plus tard, mais selon l’accusation, l’homme savait « qu’en raison de la quantité et de la nature des armes et des explosifs (…) qu’une attaque terroriste serait commise ».

 

Les attentats du 13 novembre 2015, revendiqués par l’organisation Etat islamique, ont été perpétrés par plusieurs commandos dans la salle de concerts du Bataclan, à la terrasse de plusieurs cafés de la capitale et près du Stade de France. Ils ont fait 130 morts et plus de 350 blessés.

Ouest France