A Paris, des établissements bancaires ont notamment subi des dégradations vers le boulevard Voltaire, entre République et Nation, en marge d’un cortège improvisé de plusieurs centaines de lycéens dès avant le début de la manifestation officielle prévu pour 13h30. Des incidents ont aussi émaillé les manifestations à Nantes, Rouen et Marseille.
Après plusieurs plaintes, le cardinal Barbarin est visé dans un nouvelle affaire impliquant la nomination d’un prêtre condamné pour agressions sexuelles sur des étudiants.
Déjà secoué par plusieurs plaintes pour pédophilie visant son diocèse, le cardinal de Lyon Philippe Barbarin se trouve ce mercredi au coeur d’une nouvelle polémique. Selon Le Parisien et I-télé, le cardinal a nommé en 2013 à la tête de huit paroisses de l’agglomération lyonnaise un prêtre de 55 ans, qui a été ordonné en 1988 à Rodez.
C’est également à Rodez, alors qu’il y dirigeait à l’institut Saint-Pierre, l’antenne ruthénoise de l’Institut catholique de Toulouse, que ce prêtre a été visé par une enquête judiciaire, à la suite de plaintes déposées par de jeunes majeurs.
Un prêtre haïtien qui exerçait dans la paroisse de Callac (Côtes d’Armor) aurait essuyé des insultes racistes. Pour le remplacer, l’Eglise a nommé un curé venu… du Congo !
Arrivé en 2014
Il y a quelques jours, le prêtre d’origine haïtienne avait préféré quitter la paroisse, où il officiait depuis septembre. Ce mercredi, Le Télégramme annonce que c’est le curé Mutshipayi qui va le remplacer dans ce territoire rural du centre Bretagne. Le curé officie déjà dans les communes voisines à la frontière du Finistère et des Côtes d’Armor où il est arrivé en septembre 2014.
Selon le quotidien, son prédécesseur avait essuyé plusieurs insultes racistes et quelques inscriptions hostiles avaient été découvertes sur le presbytère, avant d’être effacées.
Victime de racisme, un prêtre noir obligé de quitter sa paroisse
Répondant à une crise des vocations, l’Église est souvent amenée à faire appel à de jeunes prêtres venus d’ailleurs. Mais il arrive que ceux-ci soient confrontés au racisme de quelques-uns, au point de devoir changer de paroisse. C’est ce qui arrive au père Olivier, venu d’Haïti et officiant à Callac (22).
Voilà plus de huit ans que Mikerson Olivier est arrivé d’Haïti. Ordonné prêtre en 2012, le jeune missionnaire de Saint-Jacques, âgé de 36 ans, a d’abord officié à Guingamp, animant notamment la pastorale des jeunes. Depuis septembre, il administrait la paroisse de Callac. Mais le week-end dernier, c’est le vicaire général du diocèse, Gérard Nicole, qui a officié.
Lors de son homélie, le représentant de l’évêché a partagé les raisons du départ de son jeune confrère, « qui éprouvait une réelle souffrance dans son nouveau poste ». Sa différence ne passait pas, un climat malsain fait de propos racistes tenus par quelques « bons chrétiens du cru » et de tags – depuis effacés – sur le presbytère, apprend-on auprès de paroissiens.
Contacté hier, le représentant du diocèse est revenu sur la détresse ressentie, au sein de sa paroisse, par le jeune prêtre haïtien. « Outre ses origines, ses initiatives pastorales, fondées sur un travail d’équipe des relais paroissiaux, ainsi que sur une plus grande convivialité n’ont, semble-t-il, pas plu à tout le monde. »
Du côté de la maison paroissiale, contactée hier soir, les laïcs ne commentaient pas le départ du prêtre. « C’est sa décision ».« L’évêque a entendu la souffrance du père Olivier, explique Gérard Nicole, et lui a tout de suite proposé une nouvelle mission.
Mikerson Olivier reprendra donc prochainement son office, du côté de Broons et Caulnes. Le fan de foot, abonné au Roudourou, qui prend actuellement un temps de repos, avait pourtant tout fait pour s’intégrer. Il venait même de se mettre au breton.
« Même ma femme dit qu’ils vont égorger nos enfants »
L’argument écologique est le plus fréquent parmi les opposants au projet. « Sur le plan environnemental c’est catastrophique, cette décision est purement idéologique », affirme Marc Rassiat, « ils construiraient avenue Foch juste pour emmerder le bourgeois« .
Plusieurs habitants du XVIe arrondissement ont néanmoins fait le déplacement pour soutenir l’accueil des migrants. « C’est à nous, les riches, d’aider les pauvres », s’offusque une homme d’une cinquantaine d’années, « même ma femme dit qu’ils vont égorger nos enfants, c’est la même réaction chaque fois qu’on essaie de mettre en place des logements sociaux dans le XVIe ».
«fils de pute», «salope»… les habitants du chic 16e énervés contre l’installation d’un centre SDF
Vingt-cinq minutes : c’est le temps qui a suffi aux riverains du très chic arrondissement parisienpour interrompre une réunion consacrée à un projet de centre d’hébergement d’urgence, après des dérapages en tous genres.
«Escroc», «fils de pute», «menteur», «collabo», «stalinien», «vendu», «salopard», «salope», «caca» : c’est la liste, non exhaustive, des insultes et insanités proférées en moins de vingt-cinq minutes par les habitants du XVIe arrondissement de Paris venus assister à une réunion d’information sur un projet de centre d’hébergement d’urgence.
Pas question, pour ces riverains, de voir s’ouvrir d’ici l’été un centre d’hébergement d’urgence pour 200 personnes en bordure du bois de Boulogne. L’argument de la solidarité parisienne ne prend pas. Peu importe que le très chic XVIe arrondissement ne compte aujourd’hui qu’une vingtaine de places d’accueil, quand d’autres en ont plusieurs centaines.
Bronca pour Brocas
Irritée par les vociférations de la salle, la préfète de Paris Sophie Brocas menace d’«arrêter de parler». Cris de joie : «Oui ! Oui !» Quelques instants plus tard, elle tente de rassurer le public avec cet argument étrange : «Je le dis avec la plus grande fermeté : il n’y aura pas de migrants dans ce centre, de personnes qui viennent d’Afrique et d’ailleurs.»Peine perdue, les SDF n’émeuvent guère plus la foule. Qui redouble de protestations. «Mettez-les à Calais», lance un homme. Certains sortent des sifflets, d’autres entonnent des «Hidalgo démission !».
Les «débats» durent à peine depuis quinze minutes quand les travées latérales sont envahies par des militants encore plus excités. Les insultes fusent. Un homme traite la préfète de «salope», un autre s’en prend à Claude Bartolone, qualifié de «salopard».
«Escroc, fils de pute !»
Face à la tension croissante, le président de l’université Dauphine tente de ramener le calme. «Est-ce que vous vous rendez compte du spectacle que vous donnez aux étudiants ?» Pour seule réponse fuse un «connard». «Je suis votre hôte, un minimum de respect s’il vous plaît !» Quelques secondes plus tard, Laurent Batsch décide d’interrompre la réunion. «Je suis garant de la sécurité», se justifie-t-il. Réaction d’un poète : «Escroc, fils de pute !»
Un vieil homme en est sûr, l’interruption de la réunion est une «combine». Il se lance dans une diatribe contre les journalistes, qui «sont comme la police». A quelques pas de là, Florent ne décolère pas contre ce «nouveau Sangatte qu’on veut nous imposer au bois de Boulogne». «Les gens du quartier ont dépensé un argent fou pour acheter leur appartement et on va leur mettre des Algeco sous le nez», s’énerve-t-il.
Sur le fond, Enguerrand redoute l’arrivée de nouveaux arrivants dans le quartier. «Cette population de migrants va trouver dans l’arrondissement un corps étranger», estime-t-il. Catherine, elle, suppute que les SDF et «leurs chiens» vont «installer leurs tentes» dans le coin.
Une pétition accuse le groupe de pression juif de « défendre le racisme » et d’encourager « l’islamophobie »
Le co-fondateur du groupe Pink Floyd Roger Waters a exhorté vendredi le candidat démocrate à la présidentielle Bernie Sanders de ne pas participer à la conférence annuelle de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), et en signant une pétition qui indique l’organisation protège « la politique raciste et anti-démocratique d’Israël », rapporte samedi le Jerusalem Post.
Lancée par le journaliste américain pro-palestinien Max Blumenthal, fils de l’ancien confident Hillary Clinton Sidney Blumenthal, la pétition a déjà recueilli plus de 1.200 signatures, après avoir été publiée sur le site change.org jeudi.
Un reportage de France 4 s’est intéressé de près à la petite commune de Wissous où plusieurs membres de la mairie auraient largement dépassé les limites.
Un reportage de France 4 s’est intéressé de près à la petite commune de Wissous où plusieurs membres de la mairie auraient largement dépassé les limites
Le reportage dure sept minutes et son contenu est à peine croyable. A Wissous, petite commune de 7000 habitants située dans l’Essonne à quatorze kilomètres de Paris, le maire Républicain et son équipe municipale font des remous.
L’équipe de l’émission « l’Autre JT » de France 4 s’est rendue dans la commune pour revenir sur les polémiques qui s’y sont succédées.
Tout commence en 2014, lorsque le maire Richard Trinquier décide d’interdire l’accès à une base de loisirs de la ville aux femmes voilées. Il fait le guet lui-même pour refouler quiconque ne respecterait pas le règlement.
Cette décision, illégale, est portée devant la justice, qui l’abroge et rétablit la liberté de circulation dans cet espace public.
Dérapages à répétition
Mais le maire ne s’arrête pas là : quelques temps plus tard, il poste sur Facebook une photo de femmes en burqa à côté de sacs poubelles, légendée « photo de famille ». L’un de ses amis appelle alors aux meurtre des musulmans dans un commentaire.
Le journaliste de France 4 Thierry Vincent est également allé à la rencontre des proches du maire, son premier adjoint d’une part (qui qualifie publiquement les femmes musulmanes de « laiderons ») et Marc Mercier, président de la Fédération française de catch et soutien du maire, qui hurle en publicqu’il veut « fumer des crouilles » (« tuer des arabes« ). Ambiance.
Qui est Richard Trinquier ?
L’élu a été maire de Wissous de 1995 à 2008, puis depuis 2014. Il est le fils du colonel Roger Trinquier, parachutiste pendant la guerre d’Algérie, proche du FN.
Lors de ses précédents mandats, il avait équipé les policiers municipaux de 357 Magnum et de fusils à pompe et s’était octroyé le port d’arme par arrêté municipal. Il avait également tenté de faire rebaptiser une rue au nom du général Raoul Salan, chef de l’OAS, organisation politico-militaire clandestine française créée pendant la guerre d’Algérie.
La Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) déplore que la traite des êtres humains soit si peu réprimée dans notre pays.
La France ne lutte pas suffisamment contre la traite des êtres humains, un sujet qui reste mal connu et ne se limite pas à l’exploitation sexuelle, souligne la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) dans un rapport publié jeudi.
Adultes ou enfants contraints de se prostituer, esclaves domestiques, migrants exploités dans des ateliers clandestins, mineurs contraints à la mendicité ou à la délinquance pour le compte d’autrui … La traite recouvre des réalités très diverses.
« Si l’exploitation sexuelle est une forme importante d’exploitation, elle ne recouvre pas l’ensemble des phénomènes », insiste l’institution, composée de 64 représentants syndicaux, associatifs ou personnalités qualifiées.
Or, « la France n’est toujours pas dotée d’une politique publique à part entière de lutte contre la traite et l’exploitation des êtres humains », dénonce l’institution.
Un plan d’action national a certes été lancé en 2014, qui a confié à la CNCDH le mandat de rapporteur national indépendant. Mais « bon nombre de mesures n’ont à ce jour pas été mises en place », estime cette dernière.
Le policier Lee Cyr a été viré suite à un commentaire déplacé au sujet d’un activiste de la cause noire sur Facebook. Le militant en question, Marshawn McCarrel, s’était suicidé, quelques jours avant dans l’Ohio.
Cette histoire risque d’éveiller de nouvelles tensions raciales aux Etats-Unis. Un policier de l’Ohio, Lee Cyr, a été licencié suite à un post Facebook déplacé, rapporte le journal local 2 News WDTN. La raison : le post en question, « Love a happy ending » (‘J’adore les fins heureuses »), a été publié sur la page Facebook de l’Ohio Politics, début février. Un post qui semblait se réjouir du suicide d’un activiste du mouvement Black Lives Matter, créé après la recrudescence du nombre de Noirs tués par la police dans les villes américaines. En effet, Marshawn McCarrel s’était suicidé sur le perron de l’Ohio Statehouse, quelques jours auparavant.
La police de l’Ohio avait déjà mis en garde l’officier sur « les comportements à éviter sur les réseaux sociaux ». Suite à cet égarement, le service de police a bien essayé de ramasser les pots cassés: « Cette action était une violation de la politique du ministère sur les réseaux sociaux et n’était pas conforme aux valeurs fondamentales établies par l’organisation ». La police affirme par ailleurs que l’officier Lee Cyr était bien hors service lorsque le commentaire a été posté.
Deux hommes ont été arrêtés après qu’une étudiante ait été victime d’une attaque dans laquelle son voile niqab a été arraché.
L’incident est arrivé vendredi dernier à l’occasion d’un événement dédié à la société islamique au sein du campus King’s College de Londres.
Selon le journal étudiant, deux hommes se sont approchés du stand et ont abordés les jeunes filles d’une manière agressive. Au cours de cette altercation qui a duré une demi-heure, les étudiantes qui tenaient le stand auraient été victimes de railleries racistes, et l’une des étudiantes qui portait un Niqab a été agressé et son voile arraché par l’un des hommes.
Hareem Ghani responsable de la société islamique au sein de l’université a déclaré à Evening Standard que les hommes ont demandé aux élèves: «Pourquoi portez-vous ça sur votre visage? ».
Par la suite, « la situation a dégénéré et l’un d’eux a pris par sa main l’une des sœurs et a arraché son niqab. »
Une femme sur 14 a été agressée sexuellement par une personne autre que son partenaire, selon la première estimation globale de la violence sexuelle contre les femmes dans le monde. Bien que les chiffres soient souvent très partiels ou inexistants, les auteurs de l’étude publiée dans la revue médicale britannique the Lancet sont catégoriques.
7,2% des femmes interrogées ont reconnu une agression
Les chercheurs ont étudié la situation dans 56 pays au total en compulsant les résultats de 77 études.
Au total, 7,2% des femmes interrogées ont reconnu qu’elles avaient été agressées sexuellement par des personnes qui n’étaient ni leur conjoint, ni leur petit ami. Les taux les plus élevés d’agressions sexuelles ont été enregistrés en Afrique sub-saharienne, avec un record de 21% en Afrique centrale et 17,4% dans le sudde l’Afrique. La situation n’est guère meilleure en Australie et en Nouvelle-Zélande où 16,4% des femmes interrogées ont déclaré avoir été agressées sexuellement.
Les taux les plus bas en Asie du sud, Afrique du nord et au Moyen Orient
Les taux les plus bas ont en revanche été observés en Asie du sud (3,3%), ainsi qu’en Afrique du nord et au Moyen Orient (4,5%).
La situation est plus contrastée en Europe : les pays d’Europe orientale affichent les taux les plus bas (6,9%), contre 10,7% en Europe centrale et 11,5% en Europe occidentale.
Des CRS portent la barbe, qui est autorisée depuis 2015. Mais la hiérarchie fait la chasse aux pilosités anarchiques. Les syndicats se font des cheveux pour un CRS menacé
«Le torchon brûle à la CRS 23» : voici le titre d’un document du syndicat qui circule. «Le commandement de la CRS 23 fait la chasse aux barbes mal taillées et aux cheveux longs», peut-on lire. «Vu le contexte actuel, on ne comprend pas que nos responsables en fassent un cheval de bataille. Il y a quand même d’autres priorités!», insistent Frédéric Roger, secrétaire local d’Unsa Police, et son secrétaire administratif, Jean-Louis Hohner.
Le problème n’est pas nouveau, ni restreint aux Ardennes. Depuis le 17 juin 2015, une modification du règlement général de la police nationale autorise les policiers à porter la barbe et à avoir des tatouages. Une révolution, puisque les deux étaient proscrits depuis 1974. Or ce règlement peine à s’inscrire dans les mœurs policières. Ici comme ailleurs, du reste: on se souvient, début février, de la fronde de la police de Reims, qui accusait sa hiérarchie de faire la chasse aux barbes.
« L’état d’urgence doit aussi s’appliquer sur Internet » : lors de son discours à l’occasion du traditionnel dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), auquel assistait le premier ministre Manuel Valls, Roger Cukierman, son président, a estimé que les mesures prises après les attentats de novembre devraient avoir leur pendant en ligne.
L’état d’urgence doit aussi s’appliquer sur internet ! #DinerDuCrif
Paris – Les femmes sont largement sous-représentées à la télé et à la radio, notamment parmi les experts invités, selon le premier rapport annuel du Conseil supérieur de l’audiovisuel sur la question, présenté mardi à l’occasion de la journée des droits des femmes.
« Globalement, les femmes sont moins représentées à l’antenne que les hommes« , note le CSA, qui a analysé les données fournies par 40 des principales chaînes de télévision et stations de radio en 2015.
Le CSA constate surtout une sous-représentation des femmes en tant qu' »experts« , « intervenants » et « invités politiques« .
Concernant les chaînes d’info, la proportion des femmes dans les catégories « experts« , « autres intervenants » ou « invités politiques » ne dépasse pas 30% en moyenne.
Les radios, de leur côté, « semblent éprouver plus de difficultés à mettre des femmes à l’antenne (notamment RMC avec 17% de présentatrices et animatrices)« , relève le CSA, un constat déjà effectué en 2014.
France Inter n’a par exemple invité que 20% d’expertes dans sa matinale.
La présence des femmes à l’antenne est « très importante pour l’image que les femmes et les hommes ont de la norme« , a déclaré à l’AFP Sylvie Pierre-Brossolette, membre du CSA en charge du rapport.