Un homme politique italien veut voir Sadiq Khan «se faire exploser à Westminster»

L’humoriste italien et fondateur du parti «Le mouvement 5 étoiles», Beppe Grillo, est sous le feu des critiques après une blague sur le nouveau maire musulman de Londres, Sadiq Khan. Une sortie qui pourrait handicaper le deuxième parti d’Italie.

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Alors qu’il se produisait dans la ville de Padoue pour un spectacle, Beppe Grillo a salué d’une manière un peu particulière l’élection de Sadiq Khan à la mairie de Londres. Il a d’abord qualifié le nouveau maire de «Bengladeshi» [la famille de Sadiq Khan étant originaire du Pakistan].

Le comédien a ensuite noté que le premier maire musulman de Londres était l’exemple même que rien n’était joué d’avance et qu’il fallait croire en ses rêves, ajoutant néanmoins : «Maintenant, je veux le voir se faire exploser à Westminster

Une blague sur le terrorisme et l’islam qui pourrait être préjudiciable à son parti, «Mouvement 5 étoiles», qui cherche à se présenter comme une alternative sérieuse aux partis traditionnels, en particulier au Parti démocrate (PD) du Premier ministre Matteo Renzi.

 

RT

En Israël, l’impossible retour des chrétiens d’orient expulsés de leur village d’Ikrit

En 1948, la création de l’État d’Israël a entraîné l’exode de 800 000 Palestiniens, qui commémorent chaque 14 mai leur « Catastrophe » (Nakba, en arabe) tandis que les Israéliens fêtent l’indépendance.

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Dans le nord d’Israël, les habitants de l’ancien village arabe d’Ikrit ont été dispersés dans les alentours il y a soixante-huit ans. Depuis, ils essaient de rentrer chez eux.

LC160516-Israel_0_600_284Il faut le voir déambuler dans les herbes sauvages, le vieux Maarouf Ashkar, 87 ans, désignant du bout de sa canne une kyrielle de souvenirs invisibles à l’œil nu. « Tenez, là il y avait une maison, là une autre… Et ici, sur le versant le plus ensoleillé de la colline, celle de mes parents. »  De ce village arabe chrétien du nord d’Israël, à trois kilomètres du Liban, il ne reste qu’un cimetière et une église. Tout le reste a été bombardé par l’armée israélienne en 1951.

 

Chassés en 1948, ses 450 habitants palestiniens vivent désormais avec leurs descendants dans d’autres villages arabes de Galilée. En droit international, on les appelle des « déplacés internes » et non des réfugiés. Quant aux juifs israéliens, ils ne se sont jamais installés ici. Depuis soixante-huit ans, Ikrit est donc désert.

Alors pourquoi ne pas laisser ces Arabes chrétiens, devenus citoyens d’Israël, revenir chez eux comme ils le réclament ? « Israël redoute de voir des milliers d’autres Palestiniens s’engouffrer dans la brèche et raviver l’épineuse question du droit au retour », avance Shadia Sbait, Palestinienne très impliquée dans cette bataille.

L’église du village rasé par Israel

Ces habitants ont pourtant le droit de leur côté. Après en avoir fait la demande en 1949, ils ont été autorisés par la Cour suprême israélienne à revenir dans leur village en juillet 1951. Mais quatre mois plus tard, le jour de Noël, l’armée l’a entièrement rasé

La Croix

Islam : la France exagère avec la laïcité selon le pape François

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Le pape François a accordé une interview au journal La Croix du lundi 16 mai. Parmi les sujets évoqués, des paroles fortes ont été prononcées à propos de la laïcité à la française : « La petite critique que j’adresserais à la France à cet égard est d’exagérer la laïcité. La France devrait faire un pas en avant à ce sujet pour accepter que l’ouverture à la transcendance soit un droit pour tous. »

Le pape estime que « si une femme musulmane veut porter le voile, elle doit pouvoir le faire ». 

Le souverain pontife a fait également part de ses craintes concernant le repli identitaire en Europe. « Quand j’entends parler des racines chrétiennes de l’Europe, j’en redoute parfois la tonalité, qui peut être triomphaliste ou vengeresse. Cela devient alors du colonialisme », fait-il savoir. Selon lui, les racines de l’Europe sont plurielles.

Saphir News

Racisme(s) médiatique(s), racisme dans les médias

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Le lundi 4  avril 2016, le quotidien Libération publiait un dossier intitulé «   Ces visages contestés de l’antiracisme », consacré aux « nouveaux militants contre les discriminations », et qui a suscité des débats dans la mouvance antiraciste, l’éditorial de Laurent Joffrin (« Piège grossier ») faisant l’objet de la plupart des critiques. On pouvait en effet y lire, entre autres, ceci :

 Le « nouvel antiracisme » que nous décrivons pose plusieurs questions. D’abord parce qu’il est délibérément communautaire. Les musulmans défendent les musulmans, les Noirs défendent les Noirs. Ainsi chacun s’occupe de sa paroisse, de son clocher, de son origine. Au nom d’une légitime autodéfense ? Certes. Encore faut-il le faire aussi au nom de valeurs communes, et non de simples réflexes communautaires. Encore faut-il éviter cette malsaine concurrence des victimes qui attise les tensions au lieu de les apaiser.

Les reproches faits à Laurent Joffrin ont été de deux principaux ordres :
1. Accuser de «   communautarisme  » des militants antiracistes depuis une rédaction qui n’abrite en son sein quasiment aucun journaliste «  non-blanc ».
2. «   Donner des leçons » d’antiracisme depuis un journal qui a à plusieurs reprises été épinglé pour la publication d’articles ou de propos considérés comme racistes [1].

Nous ne nous attarderons pas ici sur le dossier de Libération, ni sur l’éditorial de Laurent Joffrin (qui ne reflète guère, au passage, le contenu mesuré du dossier), mais plutôt sur ces deux accusations récurrentes contre les «  grands médias  » : donner peu de place (dans les rédactions) et peu de visibilité (dans les productions) aux populations non-blanches ; relayer, diffuser, entretenir des préjugés racistes.

Qu’en est-il exactement ? C’est à ces interrogations, et à quelques autres, que nous entendons répondre dans ce dossier, en interrogeant non seulement les contenus médiatiques, mais aussi les pratiques journalistiques elles-mêmes, ainsi que le poids des routines professionnelles et les conséquences de la composition sociologique des rédactions. Précisons ici que tous les «  grands médias  » n’entretiennent pas le même rapport au racisme, et que l’on ne peut mettre sur un pied d’égalité des médias comme, d’un côté, Le Monde ou Libération et, de l’autre, Valeurs actuelles, Le Figaro ou Causeur. Il n’en demeure pas moins que les constats que nous dressons dans ce dossier n’épargnent aucun des grands médias qui, tous, à des degrés divers, participent de la diffusion et de la reproduction des clichés racistes et discriminatoires.

Des racistes dans les médias

C’est une évidence : les cas de racisme avéré au sein des médias dominants sont nombreux, et récurrents. Les «   Unes   » de certains hebdomadaires sont malheureusement là pour le rappeler, qu’il s’agisse du Point, de L’Express, de Marianne ou, hors concours, de Valeurs actuelles.

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Lors d’une perquisition, Marine Le Pen planque son portable dans son soutien-gorge

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La scène peut paraître cocasse… Lors d’une perquisition au siège du Front national le 17 février à Nanterre, réalisée dans le cadre de l’enquête sur les assistants parlementaires européens, Marine Le Pen a trouvé une drôle d’astuce pour tenter de dissimuler des éléments aux enquêteurs sur place. La patronne du FN aurait planqué son téléphone portable dans son soutien-gorge.

Marine Le Pen aurait commencé à filmer avec son téléphone portable l’opération menée par des magistrats du parquet de Paris et par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales.

Un ton provocateur

L’un d’eux aurait demandé à plusieurs reprises à la présidente du FN de cesser de filmer. Marine Le Pen aurait alors rangé son portable dans ses sous-vêtements, incitant les enquêteurs, sur un ton provocateur, à venir le chercher. D’après les informations recueillies, personne ne s’y serait risqué…

Dans ce dossier, les enquêteurs soupçonnent le Front national d’avoir versé des salaires à 20 assistants d’élus frontistes au parlement de Strasbourg, dont les noms figuraient aussi dans l’organigramme du FN.

20 Minutes

Israel détient un artiste de cirque palestinien depuis 5 mois sans procès

Un clown de l’école de cirque palestinienne de Cisjordanie est détenu sans procès par Israël depuis plus de cinq mois. Mohammed Abou Sakha a aidé des enfants handicapés avant d’être arrêté par des militaires israéliens sans avoir jamais été inculpé.

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Comme de nombreux autres enfants qui se rendent à l’école de cirque palestinienne, Mouhammad est handicapé. Mohammed Abou Sakha, 24 ans, faisait tout son possible pour améliorer le quotidien de ce jeune garçon.

 

De quoi Mohammed Abou Sakha est-il coupable?

Les malheurs de Mohammed Abou Sakha ont commencé le 14 décembre lorsqu’il a été arrêté alors qu’il se rendait à son travail en Cisjordanie, à Birzeit près de Ramallah. Il a ensuite été placé dans la prison de Megiddo, dans le nord d’Israël, avant d’être mis en détention administrative pendant six mois, le 25 décembre.

Le jeune homme a été arrêté par des membres du Shin Bet, l’agence israélienne de renseignement, qui pense que ce clown est lié au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) qu’Israël qualifie « d’organisation extrémiste ». L’école de cirque palestinienne dément pour sa part que Mohammed Abou Sakha soit relié à des groupes et a déclaré que sa vie était «dédiée au cirque» et que son seul crime était «de rendre des enfants heureux».

Comme son nom l’indique, la mission de l’école de cirque palestinienne est de former des enfants et de jeunes palestiniens à l’art du cirque et par ce biais, de «renforcer le potentiel social, créatif et physique des Palestiniens», indique le site de l’école.

Mohammed Abou Sakha est l’un des 700 Palestiniens qui sont en détention administrative en Israël. L’Etat hébreu justifie ces mesures par le fait que ce sont des mesures préventives qui ont pour but d’empêcher les Palestiniens d’attaquer des Israéliens.

RT

Tribune anti-harcèlement sexuel: Christine Boutin estime que c’est l’identité de la France qui est attaquée

Christine Boutin a « honte de ces anciennes ministres » qui, en publiant une tribune anti-harcèlement sexuel dans le Journal du Dimanche, laisse penser, selon elle, que tous les hommes politiques sont des obsédés sexuels. 

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Christine Boutin avance deux arguments contre « le puritanisme » qu’elle craint de voir s’installer après l’affaire Baupin. Le premier concerne les femmes elles-mêmes. Pour elle, si certaines femmes se font harceler, elles y sont un peu pour quelque chose. Voici son raisonnement :

« Mais vous savez, il y a des femmes avec lesquelles on peut aller plus loin et d’autres femmes avec lesquelles on ne peut pas aller plus loin. »

Et pour étayer ses propos, Christine Boutin se réfère aux mots d’une  participante des Grandes Gueules, Claire O’Petit, commerçante. Cette dernière expliquait juste avant Christine Boutin que certaines femmes sont « attirées par le pouvoir » et parfois « viennent se vendre aux messieurs et se pendent à leur cou »…

Elle estime que, quand il y a « des mots déplacés », « on remet les gens à leur place ». « Si ça va plus loin, on dépose plainte », ajoute-t-elle. Point barre. Et c’est tout. Non parce qu’à force de mettre tout le monde dans le même sac de pervers, c’est l’identité de la France qui est attaquée, Elle ajoute :

« Je ne sais pas si vous aimez la France avec certaines de ses caractéristiques. L’une d’entre elles, c’était la gauloiserie. Moi personnellement, j’aime bien la gauloiserie. »

« Je ne veux pas qu’on tombe dans le puritanisme. Je pense que la gauloiserie fait partie de l’identité française. Rigolote mais quand même bien là. Ça suffit. »

Le Lab

Présidentielle 2017 : les proches de Marine Le Pen ne croient pas en sa victoire

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Marine Le Pen communique depuis le début de l’année sur « l’apaisement » qu’elle voudrait apporter si elle arrivait au pouvoir après la présidentielle de 2017. Une éventualité à laquelle le cercle rapproché de la présidente du Front national croit de moins en moins.

Dans ses rangs, on ne se prépare pas franchement par exemple à devenir ministre. Inutile aussi de chercher à savoir ce qu’ils feraient de leurs 100 premiers jours à l’Élysée. Rares sont ceux qui croient à une victoire de Marine Le Pen, même si elle se qualifie pour le second tour de l’élection suprême. « Gagner en 2017 ? Ce n’est franchement pas le plus probable », nous a confié l’un de ses proches.

Même Jean-Marie Le Pen donne sa fille perdante. Lors de son allocution du 1er mai, devant la statue de Jeanne d’Arc de la Place des Pyramides à Paris, le président d’honneur exclu du FN a appelé une nouvelle fois Marine Le Pen à l’unité, « condition sine qua non du succès » en 2017. Regrettant qu' »aucun signe n’a été émis dans le sens de la conciliation », il a pronostiqué que la présidente du FN puisse dès lors être « battue au deuxième tour et peut-être même au premier » l’an prochain.

RTL

Antisémite, Homophobe, Nazi…, les invités sulfureux du colloque organisé par Robert Ménard

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Antisémitisme : Dans son livre « La Campagne de France », Renaud Camus, idéologue d’extrême droite, compte les juifs et dénonce une surreprésentation juive au sein de la radio France Culture.

« Les collaborateurs juifs du ‘Panorama’ de France Culture exagèrent un peu tout de même: d’une part, ils sont à peu près quatre sur cinq à chaque émission, ou quatre sur six, ou cinq sur sept, ce qui, sur un poste national ou presque officiel constitue une nette sur-représentation d’un groupe ethnique ou religieux donné; d’autre part, ils font en sorte que une émission par semaine au moins soit consacrée à la culture juive, à la religion juive, à des écrivains juifs, à l’Etat d’Israël et à sa politique, à la vie des juifs en France et de par le monde, aujourd’hui ou à travers les siècles ».

Des propos qui ont été condamnés par le PDG de Radio-France Jean-Marie Cavada, la directrice de France Culture Laure Adler, mais aussi par la ministre de la Culture Catherine Tasca ou le MRAP.

L’Humanité

Homophobie, complotisme : Béatrice Bouges, intégriste catholique et militante acharnée contre le mariage gay, n’est pas seulement soupçonnée d’homophobie mais également de complotite aiguë.

Le 24 mars 2015, Andreas Lubitz, pilote du vol 9525 de la Germanwings, précipitait son avion dans les alpes françaises. Des mois d’enquête ont révélè qu’Andreas Lubitz soufrait de multiples patrologies psychiatriques, dont des penchants suicidaires qu’il dissimulait a son employeur, pourtant Béatrice Bourges a une autre hypothèse toute trouvée qui se résume en 5 lettres : ISLAM.

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Néonazisme, homophobie : Oskar Freysinger, élu suisse du parti d’extrême droite UDC, suscite régulièrement la polémique par ses frasques, l’homme qui déclare «l’homophobie n’a jamais causé le moindre problème» a plaidé l’élément décoratif quand la TV suisse SRF avait révélée qu’il possédait chez lui un drapeau néo-nazi.

C’était officiellement le drapeau impérial de guerre de l’armée du Deuxième Empire (Reich) allemand dès 1871. Aujourd’hui, cet étendard tricolore noir, blanc et rouge, orné de la croix de fer et de l’aigle impérial, est devenu l’un des emblèmes des néonazis. Et il en existe un exemplaire chez Oskar Freysinger.

En effet, l’émission «Reporter», de la télévision suisse alémanique SRF, a montré dimanche soir ce drapeau historique déployé au plafond dans la cave du conseiller national UDC et conseiller d’Etat valaisan fraîchement élu, rapporte le Tages-Anzeiger mardi.

Le politicien a expliqué l’avoir acheté il y a 15 ans à Lübeck, en Allemagne, lors d’une exposition sur un sous-marin. Les couleurs et les symboles lui ont plu, a-t-il raconté. «Pour moi, il s’agit avant tout d’éléments décoratifs qui n’ont rien à voir avec une idéologie.»

Le Matin

Le Lycée-Collège des Creusets, situé à Sion (VS), n’a pas fini de faire parler de lui. La récente décision de son recteur, Benjamin Roduit, de supprimer un atelier traitant de l’homophobie et du sexisme – parce que celui-ci ne correspondait pas au descriptif livré par l’animateur (lire encadré) – a suscité de vives réaction

«L’homophobie n’a jamais causé le moindre problème. Venir ici faire croire qu’on a affaire à un canton arriéré où les gens ne travailleraient pas dans la sécurité alors qu’il n’y a rien de plus sûr que les écoles valaisannes, c’est faux. La situation scolaire en Valais est stable. Personne n’est persécuté», a ainsi argumenté le Valaisan dans le débat qui l’opposait à Caroline Dayer, docteure et enseignante-chercheuse à la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation à l’Université de Genève.

20 Minutes

Autres invités sulfureux de ce colloque organisé par Robert Ménard, Xavier Raufer, ancien militant de l’organisation fasciste « Occident« , dissoute par le gouvernent après une série d’actions violentes, Alain de Benoit,  défenseurs historique du régime d’apartheid en Afrique du Sud et de la colonisation…

Béziers 2016

Harcèlement : « des ministres organisaient des réunions dans le seul but de lever des filles »

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Élues, dirigeantes ou assistantes, de droite comme de gauche, beaucoup ont subi des blagues douteuses, des mains baladeuses, voire bien pire. Elles racontent.

C’est l’histoire d’un poids lourd des gouvernements de François Hollande qui se renseigne sur une députée et demande à Cécile Duflot : « À part ses seins magnifiques, elle est comment? » C’est une ancienne ministre de Nicolas Sarkozy qui évoque comme une question récurrente : « Un ministre au banc du gouvernement qui me demande si je porte des culottes ou des strings. » Et qui ajoute : « À l’occasion d’un déplacement ou d’un meeting, il est arrivé qu’un élu vienne toquer à la porte de ma chambre d’hôtel pour essayer d’y entrer. »

« Ce n’est pas uniquement verbal, c’est aussi physique »

Ce sont des ministres de François Hollande qui confient que certains de leurs collègues leur « font des massages aux épaules » sans qu’elles l’aient demandé ou qui, descendant de la tribune de l’Assemblée ou du Sénat et, marchant vers le banc du gouvernement, se rendent compte « qu’ils matent [leur] cul ». «À l’occasion d’un déplacement ou d’un meeting, il est arrivé qu’un élu vienne toquer à la porte de ma chambre d’hôtel pour essayer d’y entrer»

C’est Rama Yade qui se souvient : « Ce n’est pas uniquement verbal, c’est aussi physique. Il y a des gens qui vous tripotent, qui vous mettent deux mains autour de la taille et vous serrent. » Ou une ancienne ministre de Nicolas Sarkozy qui balance : « Certains ministres ou députés organisaient des réunions dans le seul but de lever des filles qu’ils avaient invitées sous prétexte de cette réunion. Des assistantes ou des militantes qu’ils avaient repérées. »

« Ta jupe est trop longue, il faut la raccourcir »

C’est une autre qui, montant à la tribune de l’Assemblée nationale pour défendre un texte de loi, reçoit des petits mots : « Ta jupe est trop longue, il faut la raccourcir. » Ou, discutant avec un parlementaire, l’entend lui glisser : « Il faudrait que tu viennes chez moi, dans ma circonscription. Tu pourrais visiter ma maison. On pourrait dîner ensemble. Ma femme n’est pas là. » C’est un débat parlementaire où Ségolène Royal est au perchoir. Un député de droite l’interpelle en criant : « À poil! » Roselyne Bachelot le saisit alors au col et lui lance : « En l’insultant, c’est moi que tu insultes. »

Ce sont des dirigeantes socialistes qui, assises à la tribune de meetings ou de réunions militantes, entendent que les pontes du parti à côté d’elles « commentent de manière graveleuse les formes des intervenantes ». «Tu connais la différence entre une minute de sodomie et une minute de fellation?» À la buvette de l’Assemblée nationale, il y a vingt ans, Bernard Roman demande à Marisol Touraine : « Tu connais la différence entre une minute de sodomie et une minute de fellation? » Devant son visage interloqué, le ponte du groupe socialiste se lance : « Tu as deux minutes? » Comme elle lui jette un verre d’eau dans la figure, elle hérite alors d’une réputation de rigide. « Marisol, si tu étais plus accueillante à mes blagues, ce serait tellement plus drôle! », lui dira ensuite un autre parlementaire.

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Un milliardaire juif veut donner 100 M $ à Trump car il soutient Israël

Le milliardaire américain juif Sheldon Adelson aurait l’intention de donner au candidat républicain pressenti Donald Trump une donation de campagne qui pourrait dépasser les 100 millions de dollars, constituant la plus grande donation effectuée par le magnat des casinos à un candidat républicain.

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Selon deux Républicains proches de Trump qui ont parlé au New York Times, Adelson a déclaré à Trump « qu’il était prêt à contribuer plus que pour n’importe quelle campagne afin de l’aider à le faire élire, une somme qui pourrait dépasser 100 millions de dollars ».

Selon le New York Times, dans la conversation, Trump a souligné aux Adelson qu’il était impliqué dans la sécurité d’Israël. 

« M. Trump a assuré aux Adelson qu’il était impliqué à la protection de la sécurité d’Israël, une question qui est très importante pour le couple », a déclaré le Times. Les Adelson sont des soutiens majeurs d’Israël et du Premier ministre Benjamin Netanyahu, finançant le journal le plus lu dans le pays Israel Hayom, un quotidien pro-Netanyahu gratuit.

Vendredi, Adelson a formellement apporté son soutien à Trump, mentionnant ses peurs au sujet de l’Iran et l’expérience de trump en tant que PDG.

Time Of Israel

Harcèlements et agressions sexuelles en politique: 17 ex-ministres lancent un appel

EXCLUSIF – Révoltées par les témoignages de harcèlement sexuel contre le député écolo Denis Baupin, de nombreuses femmes politiques témoignent. Dix-sept anciennes ministres de gauche et de droite s’engagent dans le JDD.

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Cinq ans jour pour jour après la révélation de l’affaire du Sofitel, dix-sept anciennes ministres de gauche et de droite prennent la plume dans le JDD. Roselyne Bachelot, Michelle Demessine, Cécile Duflot, Elisabeth Guigou, Aurélie Filippetti, Chantal Jouanno, Nathalie Kosciusko-Morizet, Christine Lagarde, Marylise Lebranchu, Corinne Lepage, Monique Pelletier, Fleur Pellerin, Valérie Pécresse, Yvette Roudy, Catherine Trautmann, Dominique Voynet et Rama Yade s’expriment au nom de toutes celles qui ne peuvent prendre la parole.

Le sexisme concerne tous les milieux, les entreprises, l’université, les médias, la politique. Aucun monde n’est épargné. Les dix-sept « pétroleuses » font aussi des propositions importantes pour mieux protéger les victimes.

« A part ses seins magnifiques, elle est comment? »

Voici quelques extraits de cet appel à retrouver en intégralité dans le JDD :

« Nous nous sommes engagées en politique pour des raisons diverses, nous défendons des idées différentes, mais nous partageons la volonté que le sexisme n’ait pas sa place dans notre société. Ce fléau n’est pas propre à notre univers, loin de là, mais le monde politique a un devoir d’exemplarité. »

« Nous avons été ministres, nous sommes ou avons été élues. Et comme toutes les femmes qui ont accédé à des milieux auparavant exclusivement masculins, nous avons eu à subir et à lutter contre le sexisme. »

« On ne peut pas dire à une femme, quel que soit son statut, qu’elle soit salariée, étudiante, chômeuse, mère au foyer ou élue, à propos d’une collègue : « A part ses seins magnifiques, elle est comment? ». On ne peut lui dire d’un air graveleux : « Ta jupe est trop longue, il faut la raccourcir » ou « Est-ce que tu portes un string? ».

Le JDD

25 enfants palestiniens tués en trois mois, et plus de 400 enfants en détention

L’Unicef a recensé la mort de 25 enfants palestiniens durant les trois derniers mois de 2015, en pleine vague d’attaques, majoritairement menées au couteau par des jeunes Palestiniens isolés, et s’est alarmée du nombre d’enfants détenus par Israël, un record depuis sept ans.

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Durant les trois derniers mois de 2015 « 25 enfants palestiniens, dont cinq filles, ont été tués et 1.310 blessés à travers l’Etat de Palestine: 23 enfants (19 garçons, quatre filles) ont été tués en Cisjordanie et à Jérusalem-Est et deux dans la bande de Gaza« , indique l’agence onusienne dans son rapport sur le dernier trimestre 2015.

Dans le même temps, « trois garçons israéliens ont été blessés près de colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Ouest en Israël ».

L’Unicef se dit « très inquiète quant à un usage excessif de la force, notamment dans les cas où des enfants palestiniens ont été abattus par les forces de sécurité israéliennes après avoir mené ou été soupçonnés de mener une attaque au couteau ».

L’Unicef dénonce le fait qu’aucune poursuite n’a été engagée, citant notamment l’exemple d’une adolescente de 17 ans emmenée par des soldats israéliens pour une fouille à un check-point près de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie avant d’être abattue d’au moins cinq balles.

Les Territoires palestiniens, Jérusalem et Israël sont en proie depuis octobre à une vague de violences qui a coûté la vie à 204 Palestiniens, 28 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais depuis le 1er octobre, selon un décompte de l’AFP. La plupart des Palestiniens tués sont les auteurs ou auteurs présumés d’attaques.

Avant cette période, de juillet à septembre, quatre garçons palestiniens ont été tués et 165 enfants palestiniens blessés, de même que trois enfants israéliens, selon l’Unicef.

L’autre grand sujet d’inquiétude de l’Unicef, qui dénonce régulièrement les mauvais traitements des enfants dans le système judiciaire militaire israélien, le seul qui s’applique aux Palestiniens des Territoires occupés, ce sont les détentions d’enfants.

Fin 2015, « 422 enfants de 12 à 17 ans, dont huit filles, étaient détenus dans des établissements militaires« . « Il s’agit du chiffre le plus élevé depuis mars 2009 », rapporte l’Unicef.

La loi israélienne autorise à juger les enfants palestiniens à partir de 12 ans, un fait unique au monde, selon l’Unicef.

Sur l’ensemble de l’année, en moyenne 219 enfants palestiniens étaient détenus dans des établissements militaires chaque mois, « soit 15% de plus que la moyenne mensuelle de 2014 ».

Courrier International

Cisjordanie: Israël détruit des constructions et des écoles financées par l’UE

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Le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah a visité jeudi 12 mai la communauté bédouine de Khirbet Tana, dans le nord de la Cisjordanie. Ce village de 250 habitants a été détruit 4 fois depuis le début de l’année par l’armée israélienne qui estime que les constructions des habitants sont illégales. Problème : une partie de ses structures avaient été financée par l’Union européenne. Les ONG qui travaillent sur place appellent à des pressions politiques sur le gouvernement israélien pour que ces destructions cessent.

 

Rami Hamdallah est interpellé par des vieilles femmes palestiniennes. Elles montrent avec colère et tristesse leur maison détruites par les bulldozers israéliens le mois dernier. Devant la presse, le Premier ministre palestinien apporte son soutien à ces Bédouins palestiniens : « Ces habitants ont subi 4 destructions cette année. Nous voulons dire aux Israéliens que tant qu’ils démolissent, nous reconstruirons. Cette notre terre ici et cette zone C, c’est le coeur de la Palestine ».

Depuis le début de l’année, l’armée israélienne a détruit plus de 500 structures palestiniennes installées en zone C soit déjà plus que le total de l’année précédente. Ce qui fait dire à Patricia Grillo, la responsable du plaidoyer de l’ONG française Première Urgence Internationale qu’une véritable campagne de destruction est en cours : « Cette école a été détruite plusieurs fois ces dernières années et c’est pourquoi cette école-là a été construite et financée par l’Union européenne. Et elle a encore été détruite. Donc, vous voyez, c’est répété, successif et sans fin»

Israël assure de son côté vouloir continuer ses démolitions de structures construites selon l’Etat hébreu dans l’illégalité. La zone C qui recouvre environ 60% de la Cisjordanie est sous contrôle militaire israélien. 

Un proche de Trump appelle à « bombarder Détroit, disgrâciée par les musulmans »

L’ami et « irremplaçable » ancien homme à tout faire de Donald Trump, Anthony Senecal, s’est exprimé sur NBC news ce jeudi, pour clarifier de nombreux messages Facebook dans lesquels il appelait à « pendre » le président Obama, un « agent ennemi » et un « traître » à qui « on aurait dû mettre une balle dans la tête dès son premier mandat« .

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Dans son interview de jeudi, Anthony Senecal a en effet clarifié les choses, puisqu’il a été encore bien plus radical que dans ses précédents statuts appelant au meurtre du chef de l’État.

En effet, il a cette fois maintenu que le président devait être pendu pour trahison, mais également que cette pendaison devait avoir lieu en même temps que celle d’Hillary Clinton, depuis « la Mosquée Blanche qui était autrefois la Maison Blanche » et que l’exécution devrait être télévisée.

En outre, il a appelé à bombarder jusqu’à leur destruction totale les villes de Détroit et Milwaukee, car la population musulmane y est trop importante selon lui. Soit un appel à l’extermination pure et simple de quelque 1,3 millions de citoyens américains.

« Je m’en tape qu’ils soient dans les États-Unis, je ne les veux pas dans les États-Unis. Ils n’appartiennent pas à ce pays, ils appartiennent aux dunes de sable dont ils sont issus« , a expliqué l’homme dans son interview, parce que ces villes ont été « totalement disgrâciées par les musulmans« , selon celui qui a travaillé 17 ans comme majordome pour Donald Trump avant de devenir « l’historien officieux » de sa propriété de Palm Beach.

RTBF