Michel Onfray : «Trump est la poupée gonflable du capital», «il se pliera au système»

Pour le philosophe, Donald Trump montre ce qu’est le capitalisme sans fard. Ce que lui reprochent ses détracteurs. Président, il se pliera au système.

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Michel Onfray : Elle montre que Marx avait tort de croire que le capitalisme travaille à sa fin et que la révolution s’avère dialectiquement inéluctable ! Le capitalisme est plastique et change en fonction de l’histoire. Il s’avère increvable. Trump en est la forme contemporaine : cet homme, qui est un pur produit de la télé-réalité et de l’argent, ignore la morale et manifeste un franc cynisme en tout. Il est la figure grossière de nos petits marquis poudrés et policés de la politique. Son premier discours après qu’il a gagné les élections a été indigent, vide, creux, insipide, comme lui : des remerciements comme à la cérémonie des Césars – à mon père, à mes parents, à ma femme, à mes filles, à mon frère mort qui me voit de là-haut, etc. Rien qui ait à voir avec la grande histoire, tout qui ait à voir avec la petite, la toute petite histoire de sa petite personne. Trump est le nom du capitalisme nu. En ce sens, les médias, les élites, les sondeurs, les penseurs comme il faut le haïssent parce qu’il montre la vérité du capitalisme cynique pour lequel l’argent est le fin mot de l’histoire. Ceux qui haïssent Trump lui reprochent de montrer ce qu’est le capitalisme sans fard et de leur gâcher le travail pendant qu’eux avancent masqués. Trump est la poupée gonflable du capital.

Qu’est-ce que son élection nous dit de l’état de nos démocraties ?

Qu’elles n’ont de démocratie que le nom : le battage médiatique éhonté pour nous le présenter comme le Diable, les sondeurs qui le donnaient perdant, les économistes qui le montraient comme une catastrophe, les politologues qui le méprisaient ouvertement ont été désavoués par le peuple de l’Amérique profonde qui a dit à la nomenklatura, sinon à la mafia, dont elle ne veut plus. La désillusion viendra pourtant ! Cette élection est l’occasion de reculer pour mieux sauter. Car la brutalité du capitalisme qui produit des victimes ne sera pas remise en cause par Trump. Au contraire. Le prétendu remède que le peuple se prescrit va s’avérer un véritable poison pour lui. Le président des États-Unis est toujours l’homme de paille des lobbies, du complexe militaro-industriel, des vendeurs d’armes, de Wall Street. Il n’y a aucune raison pour que Trump s’émancipe de ces pouvoirs véritables. En régime capitaliste libéral, c’est l’argent qui fait la loi. Trump ne dérogera pas.

Trump symbolise-t-il le triomphe des passions en politique ?

Les passions sont partout ! Trump n’en a pas le monopole. Il n’y avait pas d’un côté les passions avec Trump, de l’autre la raison avec Clinton. On ne gagne pas des élections avec la raison et l’intelligence, des raisonnements et de l’analyse, mais en mobilisant les passions : la haine, le ressentiment, la vengeance, le mépris, l’agressivité, la parade, la vanité,  l’arrogance, l’orgueil font la loi. Je vous renvoie à l’actuel spectacle pitoyable des primaires de la droite et du centre… L’éthologie est la discipline avec laquelle il convient de décoder le jeu politique. On apprend plus en la matière en regardant la chaîne Animaux que la chaîne Histoire !

Existe-t-il un trumpisme français ?

Oui. Mais il n’est pas chez tel ou tel plus que chez tel autre. Car il est partout distillé en plus ou moins grande quantité dans le personnel politique français.

L’élection américaine peut-elle rebattre la présidentielle française ?

Non, je ne crois pas. La présidentielle française nous invite à changer le ruban du paquet cadeau, mais pas son contenu : le prochain président de la République française sera un libéral. Libéral de droite, libéral du centre, libéral de gauche, libéral d’ailleurs, mais libéral. Il restera dans le cadre de l’Europe libérale pour laquelle le marché doit faire la loi. Après avoir parlé de la France avec des trémolos dans la voix pendant la campagne, le président nouvellement élu ira prendre ses ordres à Bruxelles. Et la France sera dans la rue dans les mois qui suivront…

Le Point

L’islamophobie est une «imposture» : L’Observatoire contre l’islamophobie du CFCM cesse le contact avec la Licra

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La Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), au travers de son président Alain Jakubowicz, veut « reprendre le combat contre cette imposture qu’est le concept d’islamophobie »

A ses yeux, « le concept d’islamophobie est un détournement de la lutte contre le racisme antimusulman qui n’a rien à voir avec l’antiracisme ». Ces mots, extraits de tweets publiés samedi 5 novembre, ont été relayés lors du colloque « Faux amis de la laïcité et idiots utiles » organisé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale par le Comité Laïcité et République et la Licra.

Depuis, les critiques pleuvent contre l’organisation antiraciste. L’Observatoire national contre l’islamophobie, rattaché au Conseil français du culte musulman (CFCM) a réagi, mardi 8 novembre, pour dénoncer une « phrase-bombe » de la Licra « qui risque d’ouvrir un fossé entre les différentes composantes de notre pays et de construire un mur, principalement entre les citoyens français de confession ou de culture musulmane d’une part et les citoyens français de confession ou de culture juive d’autre part ». L’instance annonce « cesser, à partir de ce jour, tout échange ou contact avec la LICRA tant qu’elle ne revient pas sur sa position qui a soulevé au sein des associations musulmanes et autres, un tollé général ».

« Il se permet de nier le phénomène réel »

Selon le président Abdallah Zekri, Alain Jakubowicz « n’est plus désormais crédible pour parler du racisme, car il fait une distinction entre les formes de discrimination. Il se permet de nier le phénomène réel et combien (il est) inquiétant. Le président de la LICRA a-t-il oublié que son rôle est de réunir le plus grand nombre de citoyens contre tous les racismes et non de cliver l’opinion et de diviser les différentes communautés culturelles ? ».

 


L’islamophobie est une «imposture» : le président de la Licra fait polémique

Dans une série de tweets postés ce week-end, le président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme condamne le concept d’islamophobie…

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L’islamophobie : réalité ou vue de l’esprit ? Ce week-end, un tweet publié par le président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a mis le feu aux poudres. Sur le réseau social, Alain Jakubowicz appelle à « reprendre le combat contre cette imposture qu’est le concept d’islamophobie ». Des propos qui n’ont pas manqué de susciter la controverse.

Un débat sémantique qui fait débat

Pour le président de la Licra, il faudrait, pour être juste sur le plan sémantique, parler de « racisme anti-musulmans », l’islamophobie n’étant à son sens pas une notion évidente, mais plutôt « un détournement de la lutte contre le racisme anti-musulmans qui n’a rien à voir avec l’antiracisme ».

Si le président de la Licra rejette en bloc la notion d’islamophobie, pour la Ligue des droits de l’homme (LDH), le terme, « bien qu’il provoque un certain nombre de polémiques, est assez largement utilisé et compris dans le débat public, souligne Françoise Dumont, la présidente de l’association. Ce terme est même utilisé par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), qui n’est pas réputée pour sa complaisance ou son impartialité. » D’ailleurs, l’association indique utiliser ce terme : « si cela permet de mieux décrire un certain nombre d’actes violents, discriminants ou stigmatisants à l’égard des Français de confession musulmane, je ne vois pas où est le problème », poursuit Françoise Dumont.

Du côté de l’Observatoire de la laïcité, l’instance placée sous l’autorité de Matignon, on se refuse à « entrer dans un débat sémantique sur l’islamophobie – typiquement français – qui éloigne des véritables problèmes, estime son rapporteur général, Nicolas Cadène. En revanche, il n’est pas question de transiger sur le fait que l’on doit condamner toutes les violences à l’égard des Français au motif qu’ils sont musulmans ».

« C’est jeter de l’huile sur le feu »

Dans le milieu des associations antiracistes, le positionnement d’Alain Jakubowicz passe mal et laisse perplexe. « Dans le contexte actuel, c’est jeter de l’huile sur le feu », regrette Françoise Dumont. D’autant que, pour la présidente de la LDH, « lancer de telles polémiques sur Twitter, où les messages courts sont forcément lapidaires, est totalement inapproprié en général, et en particulier de la part du président de la Licra. Qu’il refuse d’utiliser ce terme est une chose, qu’il se lance dans une polémique sur ce réseau social en est une autre. »

Dans un contexte « extrêmement tendu par rapport à ces questions-là, il faut être conscient qu’il ne faut pas tenir de propos risquant d’attiser davantage les tensions, recommande Françoise Dumont. Depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, la communauté musulmane a été très visée. Quand on est animé par le vivre ensemble, il ne faut pas jouer avec ça ».

Outré par le positionnement d’Alain Jakubowicz, le journaliste Claude Askolovitch lui a fait savoir sa façon de penser sur Twitter.

Pour les défenseurs de la laïcité ou des droits de l’homme, ce débat sémantique ne doit pas nier la réalité des actes antimusulmans ni la souffrance des musulmans de France. Que l’on parle d’islamophobie ou de racisme antimusulman, « la stigmatisation de la communauté musulmane, en particulier des femmes voilées, n’est pas une simple vue de l’esprit, elle est réelle », insiste Françoise Dumont. « De fait, les actes antimusulmans sont en hausse, rappelle Nicolas Cadène. Il faut lutter contre au même titre qu’il faut lutter contre les actes racistes et antisémites ».

20 Minutes

Bruno Le Maire : «défendre israël c’est nous défendre nous-mêmes contre l’obscurantisme de l’Islam»

À moins de deux semaines du premier tour des primaires de la droite, le député de la 1re circonscription de l’Eure, Bruno Le Maire, a accordé un entretien exclusif au Monde Juif .info.

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Nier les liens historiques entre Jérusalem et le peuple juif est un contre-sens total. Avoir soutenu au printemps dernier une résolution de l’UNESCO laissant entendre que le mur des lamentations ne faisait pas partie de l’héritage du peuple juif était une faute morale et politique de François Hollande et de Manuel Valls. Je ne transigerai jamais sur la défense de l’Etat d’Israël et la lutte contre l’antisionisme et l’antisémitisme.

La sécurité d’Israël est une priorité absolue et doit être la boussole de l’action du Gouvernement français en faveur de la paix dans la région et de la solution à deux Etats. Je crains que l’action de la France dans la région depuis des décennies ait perdu de vue cet objectif stratégique.

Israël incarne nos valeurs et nous partageons un même héritage culturel. Défendre l’Etat d’Israël c’est nous défendre nous-mêmes contre l’obscurantisme et en particulier l’Islam politique, ennemis que, malheureusement, nous avons également en partage. Mais Israël est le seul pôle de stabilité dans une région prête à sombrer dans le chaos. Enfin, j’ai été absolument impressionné par le dynamisme, l’ouverture et la foi en l’avenir d’une société qui s’est développée en milieu hostile. Belle leçon pour la France et pour l’Europe !

Notre relation politique n’est pas au niveau de ce qu’elle devrait être. Je souhaite que nous franchissions une nouvelle étape et qu’Israël devienne le véritable partenaire stratégique de la France au Moyen-Orient. Cela passe bien sûr par un rapprochement avec la Francophonie.

Il est temps de passer des mots aux actes : je souhaite une mobilisation nationale contre l’antisémitisme en France. Je propose de renforcer l’arsenal pénal sur l’antisémitisme et l’antisionisme propagés par des milieux islamo-gauchistes qui n’ont pas leur place dans notre République.

Je serai le Président des Français de confession juive, confiants dans leur avenir et celui de leurs enfants en France et sans interrogation sur la protection que la République doit leur accorder. Je serai le Président du renouveau de la relation franco-israélienne.

Le Monde Juif

Allemagne: un mur plus élevé que celui de Berlin séparera les migrants des habitants

A Munich, en réponse aux protestations des riverains, un mur de 4 mètres séparera un futur centre d’accueil pour migrants des zones résidentielles. Plus élevé que celui de Berlin, il symbolise l’aggravation de la crise politique.

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La commune de Neuperlach Sud, rattachée à la ville de Munich, a voté la construction d’un mur de 4 mètres afin d’isoler le camp de migrants local du reste des habitations. Plus haute que le mur de Berlin, qui s’élevait à environ 3,5 mètres, la cloison est devenue le symbole d’un débat plus que jamais tendu au sein de la société allemande.

 

Le fait que la hauteur de la structure dépasse celle du mur de Berlin, hautement symbolique, a suscité de nombreuses indignations au sein de la classe politique. Interrogé par le journal Merkur, l’un des représentants locaux, Guido Bucholtz, a qualifié cette construction de «folie totale». L’édifice, qui devrait être terminé au printemps 2017, est par ailleurs «bien trop haut», selon lui. «J’ai une autre vision de la notion d’intégration», ajoute-t-il.

RT

LR : «L’abstention de la France à l’UNESCO sur Jérusalem est une insulte à Israël»

Pour le parti LR, cette abstention est « une faute et une honte, une insulte à Israël et aux Juifs de France ».
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Le parti Les Républicains a qualifié lundi de « faute » et de « honte » la décision de la France de s’abstenir lors du vote à l’Unesco d’une résolution reconnaissant les sites islamiques de Jérusalem.

« Nous avons lu avec stupeur la résolution de l’Unesco (du 18 octobre) qui, au fond, nie le lien historique, patrimonial, culturel, identitaire, entre le peuple juif et sa capitale Jérusalem », a affirmé Guillaume Larrivé, porte-parole du parti, lors de son point de presse hebdomadaire.

Selon M. Larrivé, « l’abstention de la République française lorsque cette résolution a été débattue à l’Unesco est une faute et une honte, une insulte à Israël et aux Juifs de France. Nous déplorons que le gouvernement français ait commis cette faute ».

I24

L’ONU exhorte la Suisse à ne pas discriminer les femmes musulmanes

La CEDAW a demandé à la Suisse d’exposer sa politique antidiscriminatoire envers les femmes, notamment musulmanes. Le Bureau fédéral de l’égalité affirme veiller à son respect.

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En mars dernier, l’Organisation des Nations Unies prévenait la Suisse que l’interdiction « de grande envergure » du voile était « illégitime. » Ce mercredi, l’ONU étudiait à nouveau le cas du pays helvétique, de façon plus globale sur les discriminations faites aux femmes. Devant la CEDAW, la Suisse a donc tenté d’expliquer sa politique en vue d’améliorer la condition des femmes. La crise des réfugiés en Europe et la recrudescence des actes terroristes ont provoqué, comme en France, un débat national sur l’Islam. En Suisse, on parle actuellement de l’interdiction du voile intégral, appliqué depuis plusieurs années déjà en France. Inquiète de la discrimination religieuse qui pourrait en résulter, la CEDAW a demandé à la Suisse des comptes. Selon Sylvie Durrer, directrice du Bureau fédéral de l’égalité (BFE), les femmes musulmanes ne vont pour autant pas être discriminées.

DES DISCRIMINATIONS DANS LES ENTREPRISES

Une promesse qui demandera encore beaucoup de travail, et un peu de temps. Un rapport d’Amnesty International cite en effet plusieurs fois la Suisse, rappelant notamment qu’en 2012, « un grand parti politique (l’Union démocratique du centre, ndlr) a réussi, à l’issue d’une campagne, à faire interdire la construction de minarets » ou encore « certains employeurs ont mis en place des directives internes, ou une politique non écrite, interdisant le port de tenues ou de signes culturels et religieux. » L’UDC, dans son programme, indiquait même que les immigrés musulmans «  sont souvent originaires de pays qui ne connaissent pas la démocratie. Ils amènent donc dans leurs bagages des conceptions du droit et de l’ordre qui sont incompatibles avec notre système juridique. » Quatre ans plus tôt, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale remarquait, en Suisse, une « absence de progrès tangible dans la lutte contre les attitudes racistes et xénophobes envers certaines minorités », dont les musulmans.

Info

Première mondiale : le Canada vote à l’unanimité une motion condamnant l’Islamophobie

Les gestes islamophobes sont en croissance partout au pays, mais le Forum musulman canadien refuse de baisser les bras et se réjouit de la motion adoptée pour contrer l’islamophobie.

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Vendredi soir, plus de 400 personnes étaient présentes au 9e Banquet de l’organisme du Forum musulman canadien. Parmi les invités on comptait des députés, maires, policiers, le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard et plusieurs activistes. «Il y a tellement de politiciens dans la salle, qu’on pourrait régler plusieurs dossiers», a dit à la blague le chef Picard.

Soutenir la communauté musulmane et prouver leur sincérité de leur démarche pour freiner les crimes à caractère haineux étaient les principales raisons de leur présence.

Première mondiale

Le 26 octobre dernier, une motion pour contrer l’islamophobie a été adoptée à l’unanimité. Selon la porte-parole du Forum musulman canadien, Samah Jebbari, l’adoption par des leaders parlementaires d’une motion pour contrer l’islamophobie serait une première mondiale.

Cette motion tarde depuis 2010, alors que le député bloquiste Réal Nadeau l’avait proposée. Refusée à l’époque, elle a été soumise à nouveau au début du mois d’octobre dernier par le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair. Premièrement refusée par les Conservateurs, puis adoptée à l’unanimité le 26 octobre, après les saccages commis à la mosquée de Sept-Îles.

Pour Mulcair, toute forme de racisme ou de discrimination n’a pas sa place dans un pays comme le Canada. Né dans une famille catholique pratiquante, le respect de toutes les religions était de mise. «J’ai été moi-même élevé avec ces propres valeurs et nous avons élevé nos enfants avec ces mêmes valeurs» a dit le chef du NPD.

Éducation

Pour Samah Jebbari, la haine véhiculée par les islamophobes est alimentée par le manque d’éducation et l’ignorance.

Elle raconte que lors des attentats qui sont survenus à Paris, une enseignante avait discuté avec ses élèves. Pendant cette discussion un garçon s’était retourné et avait dit à une petite fille musulmane: «Hey toi, retourne chez toi !» Pour la jeune fille, retourner chez elle signifiait retourner dans sa maison au Québec et non dans le pays d’origine de ses parents, car elle est née ici. «C’est un exemple d’intolérance dont la victime est un enfant qui ne connaît rien de rien», a souligné madame Jebbari.

Derrière l’écran
Les médias sociaux faciliteraient également à propager la haine. «Avant l’arrivée des médias sociaux, vous n’auriez jamais vu une quinzaine de personnes sur un coin de rue parler contre un groupe ethnique, maintenant on peut facilement retrouver ce même groupe sur les réseaux sociaux», a conclu le chef du NPD, Thomas Mulcair.

Journal De Montreal

Quand l’ancien patron de la DGSI demandait à NKM: «Tu me tues Rachida et Fillon»

« Le Monde » a eu accès aux écoutes judiciaires réalisées au printemps 2013 sur le portable l’ex-numéro 1 des renseignements…

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Des methodes peu orthodoxes mises à jour. Aujourd’hui dans le privé, l’ancien numéro du renseignement intérieur sous Sarkozy, Bernard Squarcini, aurait continué pendant longtemps à s’agiter pour aider ses proches, après son départ forcé en 2012. Le 28 septembre dernier, l’ancien patron de la Direction Centrale du renseignement intérieur (DCRI) a ainsi été mis en examen par les juges du pôle financier, pour, notamment, « trafic d’influence » et « détournement de fonds publics ». Le Monde révèle aujourd’hui avoir eu accès à l’enquête des juges et aux écoutes judiciaires pratiquées en mars et avril 2013 sur le téléphone portable du « Squale ».

Et cette enquête met au jour un « système de renseignement parallèle, délictueux, au croisement des mondes économiques, politiques et policiers ».

L’affaire Cahuzac

Quand éclate l’affaire Cahuzac, en avril 2013, des doutes naissent quant à la connaissance des comptes du ministre par François Hollande. Michel Gaudin, ancien directeur général de la police devenu directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, demande alors au Squale : « On ne peut pas récupérer une note là » ? Bernard Squarcini répond qu’il va « essayer » et estime que « bien sûr », « ils étaient au courant ».

Au printemps 2016, lors d’une perquisition, la dite note est retrouvée dans un coffre loué par le « Squale » à la banque. Sans aucune preuve, elle affirme que l’argent placé en Suisse, qui « n’appartiendrait pas qu’à Monsieur Cahuzac » aurait servi à un financement illicite du PS et de DSK. « Il est question que Monsieur Hollande aurait été mis au courant des problèmes de Monsieur Cahuzac et qu’il aurait refusé sa démission avant les aveux officiels », poursuit cette note aux accusations lourdes que « rien ne vient étayer », rappelle le quotidien.

« Tu me tues Rachida et Fillon »

Plus loin, les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme reviennent sur un autre échange daté de mars 2013 entre Bernard Squarcini, aujourd’hui au service de Bernard Arnault, LVMH et Nathalie Kosciusko-Morizet. Celle qui est aujourd’hui candidate à la primaire de la droite et du centre devait constituer les listes municipales avant la bataille pour la mairie de Paris. Lors de ces élections, le « Squale » tente de ménager les intérêts du couple Tibéri aux dépens de deux de ses ennemis, Rachida Dati et François Fillon.

« Bon, allez, tu me tues Rachida et Fillon », lance-t-il à NKM. Et cette dernière de lui répondre : « Je vais te dire, le meilleur moyen de la tuer, c’est d’éteindre (…) Et Fillon, c’est pareil, faut pas le tuer publiquement, faut l’éteindre. » S’en suit alors un échange moqueur sur l’identité du père de l’enfant de Rachida Dati, sur lequel la DCRI version Squarcini avait enquêté. « C’est vraiment une… », balance NKM, sans terminer sa phrase.

Une fiche S effacée

Mais les relations de l’ex-chef du renseignement lui auraient également permis d’aider des proches moins connus. En octobre 2015, souligne de son côté L’Obs, Bernard Squarcini apprend que le milliardaire russe Andreï Skoch est fiché S. Ce dernier, proche de la mafia et des trafiquants d’armes selon la presse russe, souhaite voir son nom effacé du fichier S. Une demande légale mais rarement accordée.

Pourtant, en décembre 2015, la 18e fortune de Russie n’est plus considérée comme une menace à la sûreté de l’Etat. Selon L’Obs, une enquête est toujours en cours, alors que Bernard Squarcini affirme ne pas être impliqué.

Toujours le « chef » du renseignement

Bernard Squarcini semble avoir gardé de nombreux amis au siège de la DGSI (direction générale de la Sécurité intérieure, ex-DCRI). Ainsi, un major qui l’appelle toujours « chef » a scruté les environs de la station de ski de Courchevel, en Savoie, où séjournait la famille Arnault pendant les vacances. « Ce n’est pas un voyou, ma hiérarchie était au courant », tente de défendre le major.

Au vu de l’enquête du Monde, comme il l’a dit lui-même en garde à vue, Bernard Squarcini a bien « gardé un esprit identique que celui qui [l]’accompagnait en [s] a qualité de haut fonctionnaire ».

20 Minutes

Des migrants chrétiens irakiens obtiennent le statut de réfugié dans le Doubs

La famille de réfugiés chrétiens irakiens arrivée en à Mouthe en août dernier a obtenu le statut de réfugié. La vie reprend doucement quand à Mossoul, près de leur ville natale, les combats font rage.  

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La famille de réfugiés chrétiens originaires de Qaraqosh, la plus grande ville chretienne du pays qui se trouve à proximité de Mossoul, a fui Daech en 2014. C’est en août qu’elle est arrivée à Mouthe, avec l’aide du réseau associatif. L’OFPRA, Office français de protection des réfugiés et apatrides, qui instruit les dossiers de demandes d’asile vient de lui délivrer le statut de réfugié.

Ce matin, la petite fille de la famille est allée pour la première fois à l’école. Tandis qu’elle tente de se reconstruire à Mouthe, la famille (10 personnes) suit à la télévision les combats qui se déroulent actuellement à Mossoul et dans les autres villes. Elle a appris que la maison familiale sur place a été détruite, éloignant encore un peu plus l’espoir d’un retour en Irak.

France 3

Le Front national Islandais obtient.. 0,2% des voix aux élections

Si les résultats des élections islandaises de samedi étaient très suivies à l’étranger en raison du parti pirate, ils ont également confirmé la place à part de l’Islande au sein des pays nordiques tant l’extrême droite y brille par son absence.

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En Suède avec les Démocrates suédois, en Norvège avec le Parti du progrès, au Danemark avec le Parti populaire, l’extrême droite et la droite populiste inondent peu à peu l’Europe du nord, obtenant sans cesse de nouveaux sièges dans les parlements nationaux et décrochant à chaque élection de nouveaux ministères.

Si ces partis connaissent des parcours différents et des vues divergentes sur le rôle de l’État-providence, force est de constater que leur dénominateur commun reste un rejet massif de l’immigration, de l’accueil de réfugiés et de l’islam, les trois thèmes se mêlant allégrement au sein de discours politiques xénophobes et islamophobes. La mise en scène du choc des cultures est particulièrement présente, opposant aux barbares violents et sexistes venus de l’étranger l’exceptionnalité de la démocratie scandinave, considérée comme l’unique rempart de la paix sociale, des droits des femmes et des LGBT. Il s’agit d’une stratégie particulièrement efficace dont s’est également inspirée l’extrême droite française.

Mais l’Islande, encore une fois, semble ici faire figure à part. L’île compte bien un parti d’extrême droite, le Front national islandais (Íslenska þjóðfylkingin) mais si celui-ci a réussi à se présenter dans deux circonscriptions aux élections législatives du 29 octobre, il n’a obtenu aucun député et seulement 303 votes en sa faveur dans tout le pays, soit moins de 0,2% du corps électoral islandais. Ce parti, qui lutte activement contre la construction de mosquées dans le pays, le port de la burqa et pour la sortie du pays de l’espace Schengen, reste incapable de percer politiquement malgré un scrutin à la proportionnelle particulièrement favorable aux petites structures.

Pourquoi? Faut-il encore hisser l’Islande au rang d’utopie nordique, où ses habitants seraient plus ouverts, plus tolérants, moins obsédés par les questions d’identité nationale?

l’Islande compte déjà près de 10% d’immigrés sur son sol, un chiffre comparable à celui de la France ou du Danemark par exemple. Si l’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile reste une source de tension politique, la majorité des Islandais ne demande pas de politique gouvernementale plus stricte à leur égard, au contraire.

Alors que le pays a traversé la pire crise économique de son histoire en 2008, combiné à un effondrement de sa monnaie et à une explosion du chômage, cette situation n’a pas provoqué de fort ressentiment contre les migrants. La crise, son cortège de manifestations et la démission du gouvernement ont avant tout ouvert le débat médiatique sur la corruption des élites, la faiblesse de l’économie islandaise et le besoin d’exemplarité politique. Autrement dit, pour reprendre les mots de Virginie Despentes à propos de l’Espagne, face à la crise, les Islandais n’étaient pas convaincus que leur voisine voilée soit leur problème numéro un. Ce sont les politiques et leur gestion du pays qui ont été pointés du doigt .

Slate

Fermeture d’une mosquée à Villiers-sur-Marne: le maire LR dénonce «un coup de pub» de Cazeneuve

Le maire Les Républicains de Villiers-sur-Marne dans le Val-de-Marne a dénoncé jeudi la fermeture d’une mosquée de la ville après des soupçons de radicalisation. Pour lui, cette fermeture risque également de créer « un trouble à l’ordre public ». L’opposition critique quant à elle « l’aveuglement » du maire.

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Jean-François Copé défend les électeurs FN

Jean-François Copé n’est pas homme que l’on peut suspecter de vouloir s’acoquiner avec le Front national. L’ancien président de l’UMP, aujourd’hui candidat à la primaire de la droite, n’est pas comme son adversaire Jean-Frédéric Poisson : il tient au « cordon sanitaire » qui existe encore entre la droite républicaine et l’extrême droite.

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Pour autant, le député-maire de Meaux ne veut pas que l’on cible les électeurs de Marine Le Pen en se référant aux heures les plus sombres de notre histoire.

Dans Valeurs Actuelles en kiosque ce jeudi 3 novembre, l’élu LR explique donc que, selon lui, le FN « n’est pas un parti fasciste ». Et il en vient à avancer une défense pour le moins surprenante. Il dit :

Il faut arrêter de dire que les gens qui votent FN veulent le retour de Mussolini.

L’argument Mussolini semble pourtant assez peu répandu parmi les opposants à Marine Le Pen et au Front national, contrairement à l’argument Hilter. Jean-François Copé le dégaine et l’attaque afin de défendre non pas le FN mais les électeurs frontistes. Il affirme toutefois que la règle en vigueur dans son camp est celle du « ni-ni » et que donc, il ne s’alliera pas avec l’extrême droite.

C’est que Jean-François Copé est malin. Même si les plus fervents ne semblent pas trop vouloir participer à la primaire de la droite, certains sympathisants frontistes vont certainement aller voter les 20 et 27 novembre prochains. Et le député-maire de Meaux, à la peine dans les sondages, ne veut pas cracher sur ces voix potentielles.

Le Lab

Le racisme est-il devenu légal ?

Le déchaînement islamophobe contre le burkini, Karim Benzema accusant une « France raciste », Manuel Valls poursuivi pour provocation à la discrimination raciale à l’encontre des Roms, le flot d’insultes racistes envers Christiane Taubira… Le pays connaît un climat délétère.

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La France « black-blanc-beur » serait condamnable à en croire les polémistes professionnels et au regard des dérapages – contrôlés ou non – de trop nombreux politiques. Les langues haineuses se délient. D’où ce sentiment que le racisme est désormais légitime, sinon légalisé.

Les procès, pourtant, se multiplient. Quant au Conseil supérieur de l’audiovisuel, il a battu tous ses records de saisines en 2016, avec une mention particulière à Éric Zemmour, qui a accumulé les propos anti-musulmans dans « C à vous », sur France 5, (5 800 signalements) et à l’émission « Dossier tabou »,sur M6, consacrée à l’islam (1 600 signalements).

Si on ne peut empêcher la pensée raciste d’exister, il est possible d’entraver son expression. La loi sur la liberté de la presse de 1881 et la loi Pleven de 1972, considérant le racisme comme un délit, forment un socle juridique solide qui nécessite cependant une constante mise à jour, notamment à l’ère d’Internet.

Le rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme sur le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie confirme que les actes racistes ont augmenté de 22,4 % en 2015. Paradoxalement, le même rapport révèle que les Français seraient plus tolérants et refuseraient davantage les amalgames. Pourtant, sur le terrain, les associations voient les préjugés persister, le racisme ordinaire continuant à s’immiscer dans le quotidien : le logement, l’emploi…

Politis

Philippe Dine et Gérard Hollville, ancien et nouveau maire, condamnés pour violences sur une femme

Le tribunal d’Amiens, dans son délibéré rendu ce jeudi, a en quelque sorte renvoyé dos à dos l’actuel et l’ancien maire de Daours, village de 800 habitants près de Corbie.

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Le premier magistrat Philippe Dine, 70 ans, a été condamné à 90 jours-amende à 15 euros, soit un total de 1350 euros d’amende, pour des violences commises sur Estelle Hollville le 20 juin 2015. Cette femme de 45 ans avait reconnu avoir filmé M. Dine tandis qu’il tondait la pelouse communale. Elle avait en revanche nié avoir proféré des insultes et a d’ailleurs été relaxée de ce chef.

Son beau-père Gérard Hollville, 72 ans, l’ancien maire sèchement battu aux élections de mars 2014, a pour sa part été condamné à 450 euros d’amende, et un euro symbolique à verser à la victime, pour des outrages à l’encontre de M. Dine.

Courrier Picard

La Russie ferme le bureau d’Amnesty International à Moscou

Les employés d’Amnesty International à Moscou ont eu une mauvaise surprise en arrivant à leur bureau à 10 heures, mercredi 2 novembre, situé au centre de la capitale russe. Posées à même le sol au milieu d’un petit tas de copeaux et de fils, les serrures ont été arrachées, l’alarme a été débranchée et l’électricité coupée. Un scellé sur la porte, portant le cachet de la ville de Moscou, interdisait à quiconque de pénétrer dans les locaux sans « la présence d’un responsable municipal ». Interloquée, l’équipe de l’ONG international de défense des droits humains a tenté de joindre le numéro affiché. Sans succès.

Capture d’écran 2016-11-02 à 21.55.39.png« Nous ne savons pas ce qui a incité les autorités de Moscou à empêcher notre personnel d’accéder à nos bureaux », a réagi dans un communiqué John Dalhuisen, directeur Europe d’Amnesty International. Mais, ajoute-t-il, « étant donné le climat actuel de la société civile en Russie, il existe manifestement de nombreuses explications plausibles ». En parallèle aux associations et organismes russes, promptement classés « agents de l’étranger » dès qu’ils contreviennent au discours dominant du Kremlin, les ONG internationales sont en effet de plus en plus dans le collimateur du pouvoir.

« La tête dans le trou des WC »

La fermeture du bureau d’Amnesty à Moscou intervient au lendemain d’une critique vigoureuse de son responsable, M. Nikitine, après l’émoi suscité par le sort d’Idlar Dadine. Condamné à deux ans et demi de prison, et expédié en septembre dans le camp pénitentiaire n°7, à Segueja, en Carélie (nord-ouest de la Russie), cet homme de 34 ans a dénoncé la torture qu’il y subit dans une lettre adressée à sa femme par l’intermédiaire de son avocat, et rendue publique sur le site Internet Meduza.

« Nastia [diminutif d’Anastasia], si tu décides de publier ces informations qui me concernent, essaie de les diffuser le plus largement possible. Cela permettra d’accroître mes chances de rester en vie », écrivait-il, avant de détailler les mauvais traitements infligés. Battu à plusieurs reprises, il racontait ainsi son enfer : « Il y avait jusqu’à dix ou douze personnes à me frapper à coups de pied en même temps. Après le troisième passage à tabac, ils m’ont fourré la tête dans le trou des WC du mitard. »

Suspendu par les mains menottées derrière le dos, menacé de viol et de mort pour le dissuader de poursuivre sa grève de la faim, Idlar Dadine est le premier prisonnier à avoir été condamné par l’article 212.1, introduit en 2014 dans le code pénal russe, qui punit jusqu’à cinq ans de prison toute personne participant à une manifestation ou un meeting « violant les règles ». A plusieurs reprises, M. Dadine avait, tout seul à Moscou, brandi des pancartes critiques envers le pouvoir – l’une d’elles proclamant seulement « Je suis Charlie ».

 

Le Monde

George Tron : une ex-collaboratrice de l’ancien secrétaire d’État, qui l’a accusé de viol serait menacée de mort

Selon « Le Parisien », une des deux ex-collaboratrices de l’ancien secrétaire d’État, qui l’a accusé de viol et d’agression sexuelle, aurait reçu à son domicile plusieurs courriers très menaçants.

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Alors que Georges Tron, actuel maire de Draveil (Essonne), est appelé à comparaître devant les assises pour viol et agression sexuelle, une de ses deux ex-collaboratrices, qui a porté plainte contre lui, aurait reçu chez elle des menaces de mort au début du mois d’octobre, selon les informations du Parisien.

« Le procès va arriver alors si tu veux pas avoir des problèmes, tu arrêtes de faire des problèmes et c’est mieux pour toi », aurait menacé l’auteur d’un premier courrier manuscrit. Dans une autre lettre, la menace se précise : « On sait où tu habites et on peut te fumer et tes enfants aussi ». Des menaces qui auraient été illustrée par un dessin de cercueil.
L’avocat de la plaignante a indiqué que sa cliente était « terrée chez elle », terrorisée par ces courriers mortifères. « Ma cliente s’est installée loin de Draveil et a repris son nom de jeune fille. Quelqu’un a malgré tout eu accès à son hall d’immeuble protégé par un code. C’est ce qui l’inquiète le plus », a précisé son avocat. Malgré cela, cette femme a de nouveau porté plainte contre le maire de Draveil : « La première a été classée devant l’absence de possibilité d’identifier l’auteur. J’espère que l’enquête va cette fois aboutir », a-t-il ajouté.

Le procès de Georges Tron devrait avoir lieu avant septembre 2017, soit après les législatives pour lesquelles il a été investi par le parti Les Républicains.

 RTL