La frappe américaine est une violation flagrante de la souveraineté de l’Etat libyen

A Tobrouk, le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale a condamné le raid aérien américain du 19 février contre des djihadistes à l’ouest de Tripoli, estimant qu’il s’agit d’une violation de la souveraineté de la Libye.

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Dans un communiqué, le gouvernement «condamne et réprouve les frappes menées par l’aviation des Etats-Unis (…) sur des sites précis» à Sabrata, précisant que des telles frappes sans coordination avec les autorités représentent «une violation flagrante de la souveraineté de l’Etat libyen».

Les autorités libyennes reconnues par la communauté internationale ont rendu la communauté internationale «responsable de la détérioration de la situation économique intérieure, sociale et sécuritaire qui a provoqué le développement de ces organisations [terroristes]» en Libye.

Le gouvernement de Tobrouk a également ajouté que qu’une «ingérence militaire ou politique dans les affaires libyennes doit être effectuée légalement via le parlement et le gouvernement nouvellement formés».

La frappe aérienne américaine dans l’ouest de la Libye aurait tué plus de 40 personnes.

Les Etats-Unis avaient-ils le droit de bombarder un camp de Daesh en Libye ?

Les Etats-Unis ont confirmé leur frappe contre un camp de Daesh en Libye et l’ont même qualifiée de «succès», sans exposer la base légale sur laquelle ils avaient agi.

«Nous avons frappé en Libye avec l’autorisation existante pour utiliser la force [militaire]», a répondu Peter Cook.

Le porte-parole a ainsi fait référence à l’autorisation de l’utilisation de la force militaire contre les terroristes adoptée et signée par le président George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2011. Ce mandat autorise les forces armées américaines à effectuer des attaques contre les responsables des attentats du 11 septembre 2001.

«Les Etats-Unis ont frappé une région que Daesh ne contrôle pas»

Pour le spécialiste de l’Afrique Bernard Lugan, il semble bizarre que les Etats-Unis aient frappé la ville de Sabrata qui n’est pas contrôlée par Daesh. «C’est une zone qui est contrôlée par les milices Fajr Libya qui sont des milices salafistes mais qui ne sont pas affilées à Daesh».

RT

Allemagne : vague d’agressions contre les migrants en Saxe, un foyer de réfugiés brûlé (VIDEO)

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Un bâtiment destiné à l’accueil des migrants à Bautzen, près de Dresde, a pris feu sous les applaudissements de la foule. Malgré les efforts du gouvernement, les attaques contre les réfugiés se multiplient dans cette région d’ex-RDA.

Selon la police, un incendie, probablement d’origine criminelle, s’est produit dans la nuit du 20 février sans faire de blessés.

Le sinistre a attiré les badauds, dont certains étaient alcoolisés, d’autres lançaient des «propos injurieux». La foule a exprimé «une joie non dissimulée» à voir le bâtiment bruler, a indiqué un porte-parole de la police à l’AFP.

Les forces de l’ordre ont interpellé cinq personnes pour avoir empêché les pompiers d’éteindre le feu et pour s’être opposé à la police.

Cet incident a eu lieu seulement quelques jours après les agressions contre des migrants à Clausnitz, au sud de Dresde. Le 18 février dernier, un groupe de manifestants a tenté de bloquer un bus conduisant une vingtaine de demandeurs d’asile vers leur nouveau foyer.

Ces incidents ont provoqué l’indignation du gouvernement allemand. Le ministre de la Justice, Heiko Maas, a écrit sur Twitter que les gens qui applaudissent à voir des maisons bruler et ceux qui effraient les réfugiés «se comportent de façon atroce et répugnante».

RT

Trump : des balles trempées dans du sang de porc pour lutter contre les islamistes

Le candidat à l’investiture républicaine a rappelé, lors d’un meeting électoral en Caroline du Sud, comment le général américain John Pershing aurait utilisé des balles trempées dans du sang de porc contre les musulmans.

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«Il a saisi 50 musulmans terroristes qui semaient la destruction et la panique qui avaient tué beaucoup de gens et a ordonné à ses soldats de tremper leurs balles dans du sang de porc. Ses soldats ont armé leurs fusils et tiré contre 49 personnes. Et il a dit au dernier : «Rentre chez les tiens et raconte leur ce qui s’est passé ici». Il n’y a eu aucun problème au cours des 25 ans suivantes. C’est clair ? Il faut agir plus durement», a expliqué le candidat à l’investiture républicaine pour la présidentielle de novembre à ses partisans. «Vous ne lirez pas telles choses dans les manuels scolaires», a-t-il ajouté.

Cette histoire se serait produite au début du XXème siècle, alors que les Etats-Unis occupaient les Philippines. Le général John Pershing, gouverneur de la province de Moro, a mené la lutte contre les rebelles locaux musulmans. Il n’y a cependant pas de preuves documentées de cette histoire.

RT

Des femmes refugiées agressées sexuellement par les gardiens d’un camp à Cologne

D’après les victimes, les agents de sécurité d’un camp de migrants les auraient agressées et filmées dans la douche. Tandis que les autorités de la ville allemande examinent leur plainte, les «agresseurs» nient toutes les accusations.

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Environ 200 migrants, femmes et hommes, se sont installés dans un ancien centre sportif du collège Georg Simon Ohm. Ils ont écrit deux lettres ouvertes aux autorités de Cologne en soulignant que ce camp n’était pas l’«abri d’urgence» qu’ils avaient cherché, mais une vraie prison avec des conditions insupportables.

Dans l’une des lettres, les femmes réfugiées écrivent qu’elles deviennent souvent victimes d’abus et de harcèlement sexuel du personnel de sécurité. Elles indiquent ainsi que les gardiens les filment et les prennent en photo lorsqu’elles prennent une douche ou allaitent leurs enfants.

Une femme a raconté aux journalistes qu’un gardien lui avait proposé d’aller avec lui dans un endroit isolé. «Quand je lui ai dit que j’étais déjà prise et que je n’étais pas intéressée, il m’a dit qu’on allait me mettre à la porte», informe le site autrichien The Local.

RT

Etats-Unis : un message d’amour en arabe pris pour un message de Daesh et créé la panique

Un drapeau portant l’inscription «l’amour est pour tous» a été pris très au sérieux par la municipalité d’une petite ville texane qui a cru y voir un message terroriste de Daesh. 

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Au lendemain de la Saint Valentin, les fonctionnaires municipaux d’une petite ville du Texas, Lubbock, ont découvert un drapeau flottant sur un immeuble de la ville. KCBD, un réseau de nouvelles locales, a rapporté que le maire Glen Robertson avait envoyé une lettre au responsable municipal James Loomis exprimant des préoccupations à propos de ce drapeau.

«Il a été porté à mon attention qu’un drapeau avec des inscriptions en arabe a été suspendu au sommet du bâtiment Omni. J’ai demandé à ce que le drapeau soit immédiatement retiré, le temps que nous ayons une traduction exacte de ce qui est écrit dessus et que la police en avise le ministère de la Sécurité intérieure et le FBI», a-t-il déclaré.

Quelques heures plus tard, une déclaration supplémentaire a été faîte au public disant qu’il était prématuré de tirer des conclusions avant de recueillir plus de faits, mais que la situation devait être prise au sérieux. Depuis, un suspect a été placé en détention et accusé d’intrusion.

Finalement, il s’est avéré que l’inscription sur le drapeau signifiait «l’amour est pour tous».

RT

Le Royaume-Uni s’apprête à adopter une loi contre le boycott des produits des colonies israélienne

Le gouvernement conservateur britannique annoncera la semaine prochaine une loi qu’il interdira aux conseils municipaux, aux syndicats étudiants, et aux autres organisations publiques de boycotter des produits pour des motifs politiques.

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Le plan visant à introduire une telle législation a d’abord été proposée par le parti conservateur lors de sa conférence annuelle d’octobre 2015. Selon The Independent, le ministre britannique du Cabinet Office, Matt Hancock annoncera officiellement cette nouvelle loi lors de sa visite en Israël la semaine prochaine.

Les institutions qui reçoivent la majorité de leurs financements du gouvernement se verront interdire de participer à des campagnes politiques, visant à encourager à ne pas acheter certains produits. La seule exception pourrait être un boycott national initié par le gouvernement lui-même.

Londres souhaite aussi changer les modalités des fonds de pensions afin qu’ils ne puissent pas être utilisés pour sanctionner des entreprises pour des motifs politiques.

Le directeur de programme des relations économiques de Grande-Bretagne pour Amnesty International Peter Frankental a déclaré que cette décision encouragerait les violations des droits de l’homme : «Comment motiver les entreprises à respecter les droits de l’homme, lorsque les organismes publics ne peuvent pas leur demander des comptes en refusant de conclure des contrats avec eux ?».

Le mouvement de boycott des produits israéliens fabriqués dans les territoires palestiniens occupés, appelé «Boycott Désinvestissement Sanctions» vise à mettre la pression sur Israël afin de mettre un terme aux violations des droits de l’homme des Palestiniens. Créé en 2005, Israël s’y oppose depuis avec vigueur. La France, ainsi que les États-Unis, au niveau local, ont déjà adoptés des arsenaux législatifs visant à réprimer les partisans du boycott.

RT

Cameron veut priver les immigrants européens d’aides sociales

La requête la plus polémique présentée par le Royaume-Uni dans le cadre des renégociations avec ses partenaires européens consiste à vouloir priver pendant quatre ans les immigrants européens de «in-work benefits», des aides sociales perçues par les travailleurs pauvres.

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Le gouvernement conservateur voudrait également que les travailleurs européens ne puissent pas recevoir d’allocations familiales (surtout si leurs enfants sont restés dans le pays d’où ils viennent) et qu’ils n’aient pas accès aux logements sociaux, là encore pendant quatre ans.

«Nous voulons en finir avec l’idée qu’on peut obtenir quelque chose sans contrepartie», a expliqué le Premier ministre britannique David Cameron fin janvier.

Selon un rapport du gouvernement publié en novembre, entre 37% et 45% des citoyens de l’Espace économique européen (pays de l’Union européenne plus la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein) arrivés au Royaume-Uni entre mars 2009 et mars 2013 ont reçu des allocations.

Ces chiffres sont contestés par certains experts, qui pointent par ailleurs que c’est la perspective d’un emploi et non celle de percevoir des allocations sociales qui motive la venue d’Européens au Royaume-Uni.

20 Minutes

 

Canada : un militaire autochtone victime d’harcèlements et de racisme au sein de l’armée

Un rapport obtenu par CBC fait état de graves allégations de harcèlement et de racisme envers un membre autochtone des Forces armées canadiennes (FAC) de la base de Petawawa.

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Les insultes et les menaces auraient été tolérées par les sous-officiers, qui sont sévèrement blâmés dans le rapport.

Marc Frenette allègue que des membres de son escadron de la base militaire de Petawawa se sont moqués de lui sur une base quotidienne, pendant des années. Il affirme qu’on le traitait, par exemple, de « kawish » et de « wagon burner », et qu’on lui demandait s’il fumait le calumet de paix.

Le rapport interne des Forces canadiennes fait état d’un commandement « mauvais, incompétent et irrégulier [poor, incompetent and inconsistent] », ce qui a permis au harcèlement présumé de se poursuivre.

M. Frenette, qui est technicien en systèmes aéronautiques, a l’intention de quitter les FAC à la fin du mois de février, alors que ses dirigeants s’apprêtent à lancer une nouvelle stratégie au sujet de la diversité, qui vise à aider le recrutement d’Autochtones.

« Si je rencontrais des jeunes Autochtones, je leur dirais de ne pas s’enrôler [trad. libre]. »— Marc Frenette

L’homme de 38 ans allègue qu’en février 2015, pendant qu’il réparait un hélicoptère Chinook, un membre de l’Aviation royale canadienne aurait tenu un briquet sous lui en lui lançant : « c’est le temps de brûler cet Indien avant qu’il ne brûle d’autres wagons [trad. libre] ». Le militaire affirme que cet incident a été, pour lui, le coup de grâce.

Radio Canada

Israël annexera plus d’une centaine d’hectares de terres fertiles en Cisjordanie occupée

L’État hébreu est en passe d’annexer plus de 150 hectares de terres agricoles dans la vallée du Jourdain en Cisjordanie occupée. Une telle annexion, si elle est menée à bien, serait la plus importante depuis plusieurs années dans la zone.

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Le gouvernement israélien a officialisé, jeudi 21 janvier, son intention d’annexer plus d’une centaine d’hectares de terres fertiles dans la vallée du Jourdain en Cisjordanie occupée, dans une zone où sont déjà implantées des colonies de peuplement agricoles.

« Conformément à une décision prise au niveau politique […], nous sommes dans la phase finale avant que ces terres ne soient déclarées terres de l’État » israélien, a déclaré à l’AFP le Cogat, organe du ministère de la Défense chargé de coordonner les activités israéliennes dans les Territoires palestiniens.

« Le plus grand régime colonial »

La radio de l’armée israélienne avait annoncé mercredi que 154 hectares de terres cultivables seraient saisis près de la ville palestinienne de Jéricho. Saëb Erakat, secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), s’est rendu sur place le même jour avec des journalistes et a accusé Israël de vol. « Ce que nous voyons ici, c’est le vol de 92 % de l’eau, le vol de 92 % des terres et le plus grand régime colonial« , a-t-il dénoncé.

France 24

À leur 18 ans, la Grande-Bretagne renvoie des centaines de réfugiés dans leur pays

Chaque année, ces jeunes migrants sont expulsés vers l’Afghanistan ou l’Irak après qu’ils ont eu 18 ans.

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Ces derniers mois, l’attention des médias s’est beaucoup portée sur l’arrivée massive de réfugiés, en Europe notamment, et les problèmes posés par cet accueil. Les Irakiens, Libyens, Afghans, Iraniens ou Syriens fuient leur pays en guerre pour trouver refuge sur le Vieux continent où ils ne sont pas forcément les bienvenus. Mais, parallèlement à cette crise migratoire, le Bureau of Investigative Journalism, une ONG britannique révèle un tout autre problème: celui du renvoi de milliers d’enfants réfugiés dans leur pays une fois qu’ils ont atteint la majorité. Même si celui-ci est toujours en proie au chaos.

C’est en Grande-Bretagne que ça se passe. Le ministre de l’Immigration anglais, James Brokenshire, a reconnu qu’aux cours de ces neuf dernières années, 2.748 jeunes réfugiés avaient été renvoyés dans leur pays avec un pic en 2011 où 495 demandeurs d’asile ont été contraints de quitter l’Europe. Destination pour la très large majorité d’entre eux: l’Afghanistan. Mais chaque année, plusieurs dizaines de jeunes majeurs sont aussi renvoyés vers l’Irak malgré la présence sur une large partie du territoire de l’État islamique.

Pourtant, ces enfants qui fuient le chaos et la guerre font en sorte de s’adapter au mieux à la vie britannique. D’ailleurs, pour Tim Farron, leader des Libéraux-Démocrates, une grande majorité d’être eux sont parfaitement intégrés. Tous se préparent ainsi à continuer leur vie d’adulte sur place au moins le temps que les conflits qui touchent leur pays se terminent. Certains même ne se voient plus jamais quitter le Royaume-Uni. Sauf qu’une fois qu’ils passent à l’âge adulte, ils ne sont plus protégés par le droit d’asile et doivent en demander une prolongation. Celles-ci sont compliquées à obtenir. D’après les chiffres du Bureau of Investigative Journalism, seule une prolongation du droit d’asile sur cinq est accordée.

«Tout perdre une seconde fois et tout simplement insupportable»

Gillian Hughes, psychologue pour enfant, fait le lien entre leur départ forcé d’Europe avec celui qu’ils ont déjà été contrait de faire de leur pays d’origine. Pour lui, «tout perdre une seconde fois et tout simplement insupportable».

Slate

La cérémonie des Oscars offre un voyage en Israël aux nominés

Parmi les nombreux cadeaux offerts aux acteurs et réalisateurs nominés à la 88e cérémonie des Oscars, le 28 février prochain, figure un voyage de dix jours en Israël, à raison de 55 000 dollars par tête. Un coup de com’ qui fait déjà des vagues côté palestinien..

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C’est une info pour le moins surprenante, qui n’a pas échappé à tout le monde. En début de semaine, la presse américaine révélait le contenu du « gift bag », le panier garni remis comme chaque année aux acteurs, actrices et réalisateurs nominés à la 88e cérémonie des Oscars, qui se déroulera à Los Angeles le 28 février. De la nourriture bio pour animaux, un sex toy, des soins en clinique de chirurgie esthétique… mais surtout un voyage de dix jours en Israël, dans un établissement de luxe, aux frais des autorités locales.

Imaginez donc un peu la scène : 26 stars, parmi lesquelles Leonardo DiCaprio, Matt Damon, Sylvester Stallone, Jennifer Lawrence, Kate Winslet ou encore Steven Spielberg, débarquant tous ensemble à l’aéroport de Tel Aviv pour un séjour aux frais du contribuable local, dans le contexte géopolitique qu’on connaît… « Leur visite aura aura une énorme résonance auprès de leurs millions de fans », admet Yariv Levin, le ministre israélien du tourisme qui débourserait la bagatelle de 55 000 dollars par tête pour assurer le confort – et la sécurité – de ces VRP de grand luxe.

Une invitation, un brin surréaliste, jugée purement insupportable par Omar Barghouti militant palestinien des droits de l’homme et co-fondateur du mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS). En invitant ces stars, Israël « essaie de combattre son isolement international croissant avec des pots de vins », juge-t-il dans un entretien accordé à l’agence AP. « Il n’y a pas de Hunger Games à Gaza », ajoute-il en référence à la saga fantastique dont Jennifer Lawrence, est la vedette. « Mais la faim pour de vrai. »

Reste maintenant à savoir si les stars en question accepteront l’invitation, au risque d’être instrumentalisées par les autorités israéliennes. Ou si elles déclineront poliment. Depuis plusieurs années, le conflit israélo-palestinien est source de controverse à Hollywood. L’an dernier, les acteurs espagnols Penelope Cruz et Javier Bardem s’étaient attirés les foudres de nombreuses personnalités américaines, pro-israéliennes, lorsqu’ils avaient signé une pétition demandant aux Etats-Unis de condamner les actions militaires d’Israël dans la Bande de Gaza. 

Metro News

Le polonais qui a décapité et dépecé une jeune femme, en cavale

Le Polonais Kajetan Poznanski figure depuis ce mardi dans la liste des 44 fugitifs fichés par Europol au milieu des terroristes présumés Salah Abdeslam ou Mohamed Abrini. Il est soupçonné d’avoir décapité et dépecé une jeune femme. Les médias polonais ont rapidement découvert qu’il était admirateur du tueur en série de fiction Hannibal Lecter.

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Les télévisions polonaises ont diffusé plusieurs photos de ce bibliothécaire, un grand brun au visage doux et souriant, sans antécédents judiciaires ou psychiatriques connus. Sa fiche Europol précise que Kajetan Poznanski mesure entre 1,80 et 1,85 m, qu’il est maigre et qu’il a les yeux noirs.

Avec une épée de samouraï

Sa victime est une jeune professeure de langue, Katarzyna J., 30 ans, qui était censée lui donner un cours d’italien chez elle le 3 février. C’est là qu’elle avait été tuée et dépecée avec une épée de samouraï. Le suspect aurait ensuite transporté le corps chez lui en prenant un taxi, puis mis le feu à son appartement avant de disparaître. Ce sont les pompiers qui ont découvert les restes de la jeune femme, le corps dans un sac de voyage et, dans une autre pièce, la tête dans un sac à dos.

Le Dauphine

Discriminés par l’Etat suédois, les autochtones (Samis) se battent pour leurs droits

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Il aura fallu des dizaines d’années de revendications et de pétitions pour que les habitants du petit village de Girjas, à l’intérieur du cercle arctique, regagnent le droit officiel de chasser et pêcher à proximité de leur zone de vie. Cette communauté de Samis (aussi appelés Lapons en français), un peuple autochtone originaire du nord de la Suède, de la Norvège et de la Finlande, ainsi que de la presqu’île russe de Kola, était privée de ses droits fonciers depuis 1993.

Bien que la décision ne concerne qu’une minuscule aire géographique, elle revêt un poids symbolique tout particulier en Suède où la question des droits des Samis n’est clairement pas une priorité« Nous espérons maintenant que ce verdict influencera les politiques concernant les Samis de Suède, ce qui demeurait l’objectif principal », a ainsi déclaré Åsa Larsson Blind, la vice-présidente du Conseil parlementaire sami, le corps représentatif des Samis de Suède, de Norvège, de Finlande et de Russie.

Si ce n’est que l’année dernière que les tribunaux suédois se sont finalement saisis de l’affaire, l’Association des Samis de Suède aura lutté bec et ongles contre Stockholm pendant près de 30 ans afin de faire valoir ses demandes en matière de droits fonciers.

Une prise de position à l’origine d’une importante polémique. Un collectif de 59 universitaires, dont des ethnographes et des anthropologues du Centre de recherche sami de l’université Umeå, ont notamment publié l’été dernier une lettre ouverte dans laquelle ils condamnaient l’usage d’une « rhétorique raciste » révélant « une surprenante ignorance de la situation historique ».

À l’annonce du verdict, Larsson Blind s’est déclarée éminemment soulagée que la cour de justice suédoise de Gällivare ne se soit pas laissée influencer par le « discours colonial » des représentants de l’État. De leur côté, les avocats de l’État suédois envisageraient de faire appel de cette décision.

The Guardian

Des espions russes envoyés en Syrie pour infiltrer l’EI, affirme Kadyrov

Des espions originaires de la république russe de Tchétchénie sont envoyés en Syrie pour infiltrer l’organisation Etat islamique et aider l’aviation russe à bombarder les jihadistes, a affirmé l’homme fort de la Tchétchénie, Ramzan Kadyrov.

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« Il est temps de parler de ceux qui, depuis le terrain, assurent au péril de leur vie le succès de l’aviation russe », annonce la chaîne publique russe Rossiya 1 dans un reportage sur Ramzan Kadyrov qui doit être diffusé dans son intégralité mercredi soir mais dont un extrait est déjà disponible.

Le reportage montre ensuite le président tchétchène dans un camp d’entraînement de forces spéciales en Tchétchénie. Selon Rossiya 1, M. Kadyrov affirme avoir envoyé ses « meilleurs hommes » en Syrie pour infiltrer les bases de l’organisation jihadiste.

Ce réseau d’agents rassemble des informations sur le nombre et l’identité des combattants de l’EI et aide à identifier les cibles pour l’aviation russe, qui a entamé une campagne de bombardements aériens en Syrie le 30 septembre.

« Malheureusement, nous avons des pertes. Mais ils savaient où ils allaient. Ils y sont allés pour que nous puissions ensuite vivre paisiblement sur le territoire de la république de Tchétchénie et dans la Russie dans son ensemble », déclare le président tchétchène.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a refusé de confirmer la véracité des affirmations du président tchétchène sur l’envoi de Tchétchènes, donc citoyens russes.

« Aucun d’entre eux n’est soldat de l’armée russe ou agent du ministère de l’Intérieur », a assuré cette source, confirmant que ces Tchétchènes se « faisaient passer pour des partisans de l’EI ».

En décembre, l’organisation jihadiste avait diffusé la vidéo de l’exécution d’un homme présenté comme un Russe tchétchéne travaillant pour les services secrets russes. M. Kadyrov avait à l’époque nié qu’il s’agissait d’un espion.

Environ 2.900 Russes, pour la plupart originaires des instables républiques du Caucase, combattent dans les rangs de l’EI en Syrie et en Irak, selon les services de renseignement russes.

L’Orient Le Jour

Un acteur interdit d’embarquer à cause de son turban sikh

L’acteur indo-américain Waris Ahluwalia n’a pas pu monter à bord de son avion car les agents de sécurité de la compagnie aérienne AeroMexico lui ont interdit l’accès à son vol à cause de son turban sikh, à Mexico, ce lundi.

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Les Sikhs aussi souffrent d’amalgame avec les Islamistes. Waris Ahluwalia a décidé d’utiliser sa notoriété pour dénoncer le racisme ordinaire dont il a été victime à l’aéroport de Mexico, ce lundi. L’acteur indo-américain de 42 ans, connu pour ses apparitions dans les films de Wes Anderson (À bord du Darjeeling LimitedThe Grand Budapest Hotel) a témoigné sur son compte Instagram, suivi par plus de 18.000 abonnés.

« Ce matin à Mexico on m’a dit que je ne pouvais pas embarquer pour mon vol AeroMexico en direction de New York à cause de mon turban. #LaPeurEstUneOccasiondEduquer #DroitsdelHomme #Dignité #AimerSansPeur », a-t-il posté en anglais, cachant sa barbe avec son billet portant la mention Secondary Security Screening Selection signe qu’il devait subir une fouille approfondie.

L’Express