Grande-Bretagne : des juifs orthodoxes interdisent aux femmes d’aller à l’université car «contraire à la Torah»

Selon le Conseil des députés des Juifs britanniques, environ 30.000 Juifs ultra-orthodoxes vivent à présent au Royaume-Uni, dont les Satmar forment la plus grande communauté qui qualifie de « dangereuse » la connaissance laïque et interdit aux femmes d’aller à l’université. 

1026420214

En Grande-Bretagne, la communauté juive hassidique Satmar a publié un décret qui qualifie l’enseignement laïque de « dangereux » et de contraire à la Torah et interdit aux filles et aux femmes mariées d’aller à l’université, rapporte le journal The Independent.

« Nous serons très stricts sur ce point. Aucune fille fréquentant notre école ne sera autorisée à étudier et à obtenir un diplôme. C’est dangereux. Les filles qui ne respecteront pas ce décret devront quitter l’école. En outre, nous ne donnerons aucun emploi ni poste d’enseignant dans l’école pour ces filles« , stipule le document.

Ce décret a été émis à partir du siège des Satmar à New York et s’applique aux adeptes du groupe dans le monde entier. Somme toute, les Satmar refusent l’enseignement laïc pour les garçons comme pour les filles. Cette communauté ultra-orthodoxe a choisi de vivre dans des enclaves isolationnistes, en estimant que les éléments laïques du monde ternissent la vie et les croyances de ceux qui se considèrent comme religieux.

Cependant, le choix de se séparer du reste du monde n’est pas partagé par de nombreux autres Juifs, qui ne voient aucun problème pour être à la fois enracinés dans l’identité juive et intégrés dans une société plus large.

Par ailleurs, les observateurs signalent qu’en règle générale, les membres des communautés similaires ne reçoivent pas d’éducation primaire fondamentale et ne peuvent par conséquent pas poursuivre leurs études, ni faire carrière. En effet, quand on n’a pas accès à l’éducation, les possibilités de carrière sont réduites, ce qui est déplorable.

Sputnik

 

Grande Bretagne : Après le Brexit, plus de 500 incidents racistes recensés en 5 semaines

Cl4eeGwWQAE8_Fz

L’ampleur de la haine qui a frappé la Grande – Bretagne post-Brexit est aujourd’hui détaillé pour la première fois par The Independent qui a eu un accès exclusif à une base de données de plus de 500 incidents racistes compilés ces dernières semaines depuis le référendum sur l’UE .

* Des bandes rôdent dans les rues exigeant des passants qu’ils prouvent qu’ils savent parler anglais

* Croix Gammées à Armagh, Sheffield, Plymouth, Leicester, Londres et Glasgow.

* Agressions, incendies criminels, excréments jetés sur des portes ou déposés dans des boîtes aux lettres.

* Des es enfants victimes d’insultes racistes aux côtés de leurs mères.

* Un homme à Glasgow arrachant le foulard d’une jeune fille et lui dire « vous devez obéir à l’homme blanc. »

Independant

À leur 18 ans, la Grande-Bretagne renvoie des centaines de réfugiés dans leur pays

Chaque année, ces jeunes migrants sont expulsés vers l’Afghanistan ou l’Irak après qu’ils ont eu 18 ans.

Capture d’écran 2016-02-10 à 22.07.12.png

Ces derniers mois, l’attention des médias s’est beaucoup portée sur l’arrivée massive de réfugiés, en Europe notamment, et les problèmes posés par cet accueil. Les Irakiens, Libyens, Afghans, Iraniens ou Syriens fuient leur pays en guerre pour trouver refuge sur le Vieux continent où ils ne sont pas forcément les bienvenus. Mais, parallèlement à cette crise migratoire, le Bureau of Investigative Journalism, une ONG britannique révèle un tout autre problème: celui du renvoi de milliers d’enfants réfugiés dans leur pays une fois qu’ils ont atteint la majorité. Même si celui-ci est toujours en proie au chaos.

C’est en Grande-Bretagne que ça se passe. Le ministre de l’Immigration anglais, James Brokenshire, a reconnu qu’aux cours de ces neuf dernières années, 2.748 jeunes réfugiés avaient été renvoyés dans leur pays avec un pic en 2011 où 495 demandeurs d’asile ont été contraints de quitter l’Europe. Destination pour la très large majorité d’entre eux: l’Afghanistan. Mais chaque année, plusieurs dizaines de jeunes majeurs sont aussi renvoyés vers l’Irak malgré la présence sur une large partie du territoire de l’État islamique.

Pourtant, ces enfants qui fuient le chaos et la guerre font en sorte de s’adapter au mieux à la vie britannique. D’ailleurs, pour Tim Farron, leader des Libéraux-Démocrates, une grande majorité d’être eux sont parfaitement intégrés. Tous se préparent ainsi à continuer leur vie d’adulte sur place au moins le temps que les conflits qui touchent leur pays se terminent. Certains même ne se voient plus jamais quitter le Royaume-Uni. Sauf qu’une fois qu’ils passent à l’âge adulte, ils ne sont plus protégés par le droit d’asile et doivent en demander une prolongation. Celles-ci sont compliquées à obtenir. D’après les chiffres du Bureau of Investigative Journalism, seule une prolongation du droit d’asile sur cinq est accordée.

«Tout perdre une seconde fois et tout simplement insupportable»

Gillian Hughes, psychologue pour enfant, fait le lien entre leur départ forcé d’Europe avec celui qu’ils ont déjà été contrait de faire de leur pays d’origine. Pour lui, «tout perdre une seconde fois et tout simplement insupportable».

Slate