Comment reconnaître un vrai «expert» antiterroriste, florilège

Thibault de Montbrial Mohamed Sifaoui Claude Moniquet Pierre Martinet Roland Jacquard Jean-Paul Ney terrorisme attentat islam islamiste expert escroc mensonge TV medias terroriste DGSE daech al qaida

Depuis les attentats de Bruxelles, ils investissent les différents plateaux télé ou radio pour livrer une expertise sans faille sur le terrorisme, analyser comme personne les motivations des djihadistes, balancer des informations exclusives sur les enquêtes en cours. Et combler le vide.

On a choisi de retenir quelques noms bien connus comme Thibault de Montbrial (avocat et expert), Mohamed Sifaoui (journaliste et expert), Claude Moniquet (ex-agent de la DGSE et expert), Pierre Martinet (ex-agent de la DGSE et expert), Roland Jacquard (consultant et expert) et Jean-Paul Ney (journaliste et expert).

Comment savoir reconnaître un véritable expert d’un imposteur? Voici quelques caractéristiques précises pour cerner leur profil:

1. L’expert antiterroriste veut que vous ne ratiez aucune de ses apparitions télé.

2. L’expert antiterroriste a des informations exclusives… qui sont parfois des intox.

Thibault de Montbrial, qui partage (malgré lui) quelques intox, a retweeté ce hoax d’un compte proche de la fachosphère. En réalité, la RTBF n’a jamais écrit que Salah Abdeslam avait assisté à l’enterrement de son frère.

Régulièrement invité sur I24News, Jean-Paul Ney a balancé mardi le nom d’un prétendu suspect sur son compte Facebook. En réalité, il s’agissait de fausses accusations. Cet «expert» est d’ailleurs poursuivi par le parquet de Paris pour avoir fait fuiter d’autres noms lors des attentats contre Charlie Hebdo.

3. L’expert antiterroriste l’avait dit bien avant les autres.

3. L'expert antiterroriste l'avait dit bien avant les autres.

4. L’expert antiterroriste se félicite d’avoir été le premier à le dire.

4. L'expert antiterroriste se félicite d'avoir été le premier à le dire.

5. L’expert antiterroriste est le seul à pouvoir dire tout et son contraire.

La suite sur Buzz Feed

Caroline Fourest réclame 15 000 euros à un blogueur qui l’a qualifiée de «désinformatrice»

Caroline Fourest laicité islam désinformatrice

Le fondateur du site Panamza est attaqué par Caroline Fourest pour «diffamation publique». La journaliste demande 15 000 euros pour «préjudice morale» à Hicham Hamza, qui l’avait traitée de «désinformatrice» dans l’un de ses articles.

Le début du procès avait lieu ce mardi 22 mars. Le responsable de Panamza explique sur sa page Facebook s’être «présenté à la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris» pour «répondre de l’accusation de « diffamation publique » envers Caroline Fourest». Le blogueur explique que, dans un article de 2013, il «révélai[t] son altération d’un témoignage relatif à l’arrestation – par la police américaine – d’agents du Mossad, le 11 septembre 2001.»

Caroline Fourest ne se serait pas déplacée à l’audience. Par le biais de son avocat, elle réclame 15 000 euros de dédommagement en raison du «préjudice moral» qu’elle dit avoir subi. Le verdict sera rendu avant l’été.

Le fondateur de Panamza explique se trouver dans plusieurs affaires judiciaires : contre l’émission Envoyé Spécial sur France 2, contre Caroline Fourest, et «dans l’attente de la décision du Parquet de Paris (sous tutelle du ministère de la Justice) qui [l]’a fait mettre en garde à vue» pour avoir diffusé une photo choc de l’intérieur du Bataclan après les attentats. Il a même recours à un appel aux dons sur son site pour couvrir ses frais de procédure.

RT France

La suspension de Samuel Mayol, auteur d’une manipulation islamophobe prolongée

Samuel Mayol islmophobe tapis priere univercité laicité manipulation IUT de Saint-Denis

C’est un nouvel épisode dans la crise qui secoue depuis plus de deux ans l’institut universitaire de technologie (IUT) de Saint-Denis. Jean-Loup Salzmann, le président de l’université Paris-XIII-Villetaneuse, a reconduit la suspension de Samuel Mayol, qui dirige l’établissement depuis 2012 : il est interdit d’accès au campus jusqu’au 12 novembre « ou jusqu’à la fin des poursuites disciplinaires » engagées contre lui.

La direction de l’université l’accuse notamment d’avoir introduit des tapis de prière dans le local d’une association musulmane pour démontrer l’existence de dérives communautaires.

Jean-Loup Salzmann fait valoir que « l’éloignement et la suspension » de M. Mayol sont de nature « à favoriser la manifestation de la vérité ainsi que le bon déroulement d’investigations et de procédures en cours et à venir ». Dans un prérapport sur la crise qui secoue l’IUT, dont la version définitive est attendue mi-avril, les inspecteurs de l’éducation nationale épinglent la gouvernance de M. Mayol, sans exonérer la présidence de ses responsabilités. Les inspecteurs constatent aussi que, depuis sa suspension, la situation s’est nettement apaisée, au grand « soulagement » de personnels dont certains s’estimaient pris en otages dans un conflit qui les dépassait.

Cette décision survient alors que M. Mayol, dont l’action en faveur de la laïcité avait été saluée en novembre par le premier ministre, Manuel Valls, est invité dimanche 27 mars à s’exprimer aux côtés d’autres promoteurs d’une laïcité offensive, réunis dans l’appel du Printemps républicain. Il doit intervenir sur le thème : « Le travail aux prises avec le fait religieux ». M. Salzmann, dont le second mandat s’achevait le 14 novembre, a par ailleurs été prolongé dans ses fonctions jusqu’à l’élection de son successeur.

Le Monde

La sphère «ultracatholique» fabrique de faux graphiques pour défendre les prêtres pédophiles

C’est un graphique destiné à frapper les esprits, qui connaît un certain succès sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines, notamment dans les sphères « ultracatholiques ». Un cas d’école pour ce qui est de manipuler les chiffres.

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Sur la foi d’un rapport officiel dont l’adresse Internet est rappelée sous le graphe, l’idée est de montrer que les abus sexuels commis sur des enfants par des prêtres catholiques américains sont bien peu de chose, en nombre, par rapport à d’autres professions qui sont au contact d’enfants.

1. Un graphique qui circule depuis 2006 aux Etats-Unis

Voici la version américaine, qui circule depuis 2011 outre-Atlantique dans les mêmes cercles réactionnaires, par exemple ce blog :

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Cette étude et le comparatif fait par son auteure, Charol Shakeshaft, qui avait dit en 2006 que « les abus sexuels sur les élèves des écoles [publiques] sont sans doute 100 fois plus importants que les abus commis par des prêtres [catholiques] », avaient déjà fait couler beaucoup d’encre aux Etats-Unis.

Une estimation basse

La Conférence épiscopale américaine a fourni des chiffres plus récents, évoquant 16 787 personnes s’étant signalées comme victimes d’abus sexuels de la part de prêtres entre 1950 et 2012. Soit 270 par an.

Il ne s’agit là, comme pour le chiffre du graphique, que de personnes qui ont, souvent des dizaines d’années après les faits, eu le courage de se signaler auprès des autorités ecclésiastiques. C’est donc selon toute probabilité une estimation basse.

L’église américaine a, chaque année depuis 2003, dédommagé des victimes, sans qu’on sache toujours combien ont bénéficié de ces dédommagements. Une totalisation partielle donne environ 13 000 bénéficiaires entre 2002 et 2009.

Le Monde

Marseille : l’enseignant juif qui disait s’être fait agresser par trois hommes de Daesh a menti

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Cinq jours après les attentats du 13 novembre, son agression avait alerté les autorités et inquiété la communauté juive de Marseille. Un enseignant juif affirmait alors avoir été blessé au couteau par trois hommes se revendiquant de Daesh le 18 novembre vers 20h alors qu’il rentrait chez lui. Mais ce 24 février, il a été placé en garde à vue pour dénonciation mensongère, selon la police, confirmant une information du journal La Provence.

« Ils m’ont demandé si j’étais juif ou musulman. Et quand j’ai dit que j’étais juif, ils se sont rués sur moi et m’ont jeté à terre, en me disant qu’ils allaient me faire souffrir et me tuer« , avait alors raconté le quinquagénaire à un journaliste de l’AFP.

Il avait expliqué avoir été « tailladé avec deux couteaux », affirmant que ses agresseurs lui avaient montré une photo de Mohamed Merah et un tee-shirt de Daesh. « Puis un troisième homme est arrivé avec un autre scooter et a filmé la scène ». L’enseignant avait décrit les agresseurs comme de « jeunes adultes d’une vingtaine d’années ». L’agression avait suscité une vague d’indignation au lendemain de l’agression d’une femme portant un hijab, un voile laissant apparaître le visage, à la sortie d’une bouche de métro marseillaise.

RTL

Elle a inventé son agression à « caractère antisémite »

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À deux reprises, une jeune Rolivaloise de 19 ans est venue porter plainte auprès de la police pour des agressions dont elle dit avoir été victime. La première se serait déroulée le 29 décembre sur la voie publique à Val-de-Reuil. Un individu l’aurait menacé avec un couteau ou un cutter et lui aurait porté des coups au visage. La jeune femme se présente avec un certificat médical prescrivant cinq jours d’interruption totale de travail.

Puis dans l’après-midi du 22 janvier, près du lycée Marc-Bloch, l’Euroise dit avoir été agressée par un individu qui lui aurait asséné un coup derrière la tête et des coups au visage, là encore avec un couteau. Elle assure que l’agression a un caractère antisémite. À chaque fois, les policiers trouvent qu’il y a un décalage entre le récit et les constatations.

D’autant plus que l’ancienne élève du lycée est allée dire à du personnel de l’établissement que, le 22 janvier toujours, elle a surpris l’individu qu’il l’a agressé en train de crever les pneus de la voiture d’un professeur.

Or le lundi 25 janvier, une enseignante du lycée vient porter plainte car ses pneus ont été crevés. Elle dit avoir vu cette ancienne élève près de sa voiture. Celle-ci est interpellée le lendemain et placée en garde à vue. Elle reconnaîtra alors être à l’origine des deux crevaisons. Mais aussi avoir inventé les deux agressions.

La Rolivaloise va être convoquée devant le tribunal correctionnel d’Évreux pour répondre de dénonciations d’un délit imaginaire et de deux dégradations de véhicules.

Paris Normandie

Allemagne : Lisa, l’ado germano-russe a menti sur son viol par des migrants

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Les enquêteurs allemands ont pu établir que Lisa F., une adolescente de 13 ans, a menti sur un prétendu viol par des hommes de type « méditerranéen ». La communauté germano-russe, à laquelle elle appartient, s’est mobilisée et son témoignage a créé une petite brouille entre Berlin et Moscou.

L’Express


 Prétendue agression d’une adolescente par des réfugiés : elle dormait en fait chez un ami

L’adolescente germano-russe qui avait prétendu avoir été enlevée et violée par des «Méditerranéens» à Berlin a en fait dormi chez un ami allemand car elle craignait de rentrer chez elle en raison de «problèmes scolaires», a-t-on appris ce vendredi de source judiciaire.

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L’histoire de cette jeune fille de 13 ans a créé un incident diplomatique entre l’Allemagne et la Russie, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov ayant accusé Berlin d’avoir «très longtemps dissimulé» des informations sur le dossier.

 Cette dernière n’a «pas disparu de son plein gré pendant 30 heures», avait dit le diplomate, une thèse clairement contredite par les nouveaux éléments recueillis par la justice berlinoise qui déjà disait qu’elle n’avait été ni enlevée ni violée.

Des relations sexuelles consenties

La justice a par ailleurs pu établir que la jeune fille avait eu des relations sexuelles consenties, avant sa disparition, avec deux hommes d’une vingtaine d’années, «un ressortissant turc et un Allemand d’origine turque». Une enquête pour abus sexuels visant ces faits a été ouverte en raison du statut de mineure de la jeune fille, a précisé Martin Steltner.

Ces derniers développements «déminent clairement la propagande qui s’était développée ces derniers jours sur ce cas», a réagi Frank Henkel, sénateur berlinois chargé de l’Intérieur. Sans mentionner directement Moscou, il a rappelé que l’Allemagne était «un Etat de droit» et qu’aucune «pression politique venue de l’étranger» ne lui ferait «changer (ses) principes constitutionnels».

Les parents de la jeune fille ont toujours affirmé que les autorités avaient fait pression sur l’adolescente pour qu’elle revienne sur ses accusations de viol et d’enlèvement par des étrangers. Sergueï Lavrov avait lui sous-entendu que les autorités cherchaient à passer l’affaire sous silence à des fins politiques. Angela Merkel est en difficulté en raison de sa politique d’accueil des migrants jugée trop généreuse par ses détracteurs.

Le Parisien


L’extrême-droite accuse la police de taire une agression fictive d’une adolescente par des réfugiés

Les groupuscules d’extrême-droite accusent les autorités de vouloir taire l’enlèvement et le viol présumé par des réfugiés d’une adolescente de 13 ans. Agression fictive, assure la police.

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L’agression n’a pas eu lieu, selon la police allemande. Pourtant la télévision publique russe a relayé l’affaire: l’enlèvement et le viol présumé par des réfugiés d’une adolescente de 13 ans germano-russe. La jeune fille aurait été retenue 30 heures par ses trois ravisseurs «arabes». L’agression serait intervenue le 11 janvier dernier dans le quartier de Marzahn, à Berlin. L’histoire a enflammé les réseaux sociaux et réveillé les groupuscules d’extrême-droite, persuadés que les autorités cachent la vérité sur les dangers de l’immigration. Quelque 250 personnes ont manifesté lundi soir à Marzahn.

Face à la polémique et pour tenter de ramener le calme, le parquet a promis, mercredi, «d’examiner les versions contradictoires» de l’histoire. La famille de la victime présumée accuse la police d’avoir fait pression pour que la jeune fille se rétracte. Si celle-ci a bien disparue un temps, les enquêteurs assurent qu’il n’y a eu «ni enlèvement ni viol». Elle se serait contredite plusieurs fois durant son audition.

 

Le Figaro

Fausse agression d’Aubervilliers : Stéphane A., interné en hôpital psychiatrique

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Il s’appelle Stéphane A., il a 45 ans et lundi matin, il a fait croire à tout le monde qu’il avait été violemment agressé dans l’école où il travaille, à Aubervilliers, par un homme invoquant Daech. Avant de reconnaître, quelques heures plus tard, avoir tout inventé devant les enquêteurs.

Ce dernier, après ses révélations faites aux enquêteurs, a été hospitalisé. Il pourrait être prochainement mis en examen pour « dénonciation de crime » ou « délit imaginaire », un acte passible de six mois de prison. En attendant, le ministère de l’Education nationale a annoncé mardi en fin de matinée que l’instituteur était suspendu de ses fonctions.

Métro News

L’enseignant qui prétendait avoir été agressé au cutter par un partisan de Daech a tout inventé

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Un enseignant d’Aubervilliers a affirmé ce lundi matin avoir été agressé par un individu qui se revendiquait de Daech. Il a reconnu ensuite avoir « tout inventé », annonce le parquet de Paris.

Ce professeur de l’école maternelle Jean-Perrin à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) affirmait qu’un homme s’était introduit dans sa classe à 7 heures du matin, alors que les élèves n’étaient pas encore arrivés, et l’avait violemment frappé.

Selon ses premières déclarations, l’individu s’était saisi d’un cutter et l’avait frappé au niveau de la gorge avant de le tabasser. Il se serait ensuite revendiqué de l’organisation Etat islamique (EI), aurait prévenu que ce n’était qu’un « avertissement » avant de prendre la fuite.

Plusieurs éléments ont toutefois permis aux enquêteurs de remettre en cause cette version des faits. Aucune autre personne n’avait vu l’agresseur présumé. « Le fait qu’il affirmait aussi que l’agresseur est venu les mains vides et s’est saisi des armes sur place [un cutter et des ciseaux, NDLR] était troublant », explique la même source judiciaire, ajoutant que l’individu, qui souffre de blessures superficielles, « s’est automutilé ».

L’Express

Philippe Martinez, a menti en accusant des « islamistes » d’être responsables de la défaite de la CGT

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La CGT a-t-elle perdu les élections professionnelles en mars 2015 à Air France, parce qu’elle a « viré » des « intégristes » ? C’est ce qu’on pouvait supposer en écoutant le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, mercredi 2 décembre sur France Info. Lors de ce scrutin, la centrale avait perdu, souligne Le Monde, « sa place de premier syndicat de la compagnie aérienne ».

Le dirigeant de la CGT a fourni une explication jusque-là inédite : cette déroute était due à l’exclusion d’intégristes. Interrogé par France Info sur l’entrisme d’éventuels « islamistes » à la CGT d’Air France, il répond en effet :

« On a viré purement et simplement ce genre d’individus de la CGT, cela nous a coûté la première place aux élections, mais on a assumé cette décision. On a perdu 500 syndiqués dans l’affaire. Ils n’étaient pas tous radicaux. On parle d’intégristes islamistes. » (A écouter dans la vidéo ci-dessous, aux alentours de la 7e minute).

Secrétaire général de la CGT Air France, Miguel Fortea tombe des nues. « Oui, confirme-t-il, on a bien perdu 1 000 voix et 500 adhérents en désavouant des membres d’une section, mais cela n’a rien à voir avec des intégristes ! On les a désavoués parce qu’ils avaient des pratiques qui correspondaient plutôt à celles de la CFDT et qu’ils se faisaient les porte-parole de la direction ! » Et de marteler avec force : « Il n’y a pas eu de prosélytisme, pas d’intégrisme ! »

« C’est une connerie ! » tranche de son côté Jean-Pierre Bernasse, syndicaliste Unsa aérien, allant dans le même sens que Miguel Fortea. Pour lui, le vote s’est surtout joué sur des revendications sociales. Il précise sa pensée. « Il y a sept comités d’entreprise à Air France. Au hub de Roissy, qui est l’un d’eux et le seul sur lequel circulent des rumeurs à propos d’éventuels personnels islamistes – ce que je ne reprends pas à mon compte –, la CGT est restée le premier syndicat avec 21% des voix, juste devant FO », ne perdant pas tant de plumes que cela.

Le désaveu est surtout venu des autres comités d’entreprise, en particulier ceux où votent principalement des cadres (pilotes, personnel navigant, etc.). La CFE-CGC est ainsi devenue la première organisation d’Air France, avec plus de 18% des voix, contre 17,2% lors de la précédente élection, quatre ans auparavant. Le Monde concluait : « Les élections illustrent une montée en puissance des organisations réformistes, CFE-CGC, CFDT, FO, qui sont toutes en légers progrès. »

France TV

La procureure confirme que Bernard Cazeneuve a menti sur la mosquée de Lagny « aucune procédure judiciaire ouverte »

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Dans un communiqué dimanche, les autorités ont détaillé le bilan des perquisitions qui ont mené à la fermeture de la mosquée de Lagny-sur-Marne, jugée « salafiste ». Mais plusieurs témoignages remettent en cause cette version.

Le préfet local a expliqué, dans un communiqué publié dimanche, que les perquisitions menées ont permis la découverte d’éléments inquiétants: une école coranique illégale, de la littérature djihadiste, un revolver et des munitions de kalachnikov.

Sollicitée par L’Express, la procureure de la République de Meaux, Dominique Laurens, indique qu’aucune enquête judiciaire n’a été ouverte après l’opération policière menée au sein du lieu de culte.

L’express

Bernard Cazeneuve et le préfet continuent de mentir sur la mosquée de Lagny « rien d’illégal dans la mosquée »

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Le ministre de l’intérieur a voulu marquer les esprits. Lorsqu’il s’est exprimé, mercredi 2 décembre, sur les trois fermetures de mosquées intervenues depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, Bernard Cazeneuve a insisté : « De telles mesures de fermetures de mosquées pour motif de radicalisation n’avaient jamais été prises auparavant, par aucun gouvernement. »

Pour donner de la force à son propos, il pouvait s’appuyer sur un exemple encore frais : le matin même, la mosquée de Lagny-sur-Marne, en Seine-et-Marne, était perquisitionnée. « Ont été découverts lors de perquisitions chez les dirigeants de la mosquée : un revolver 9 mm chez un individu, qui a été aussitôt placé en garde à vue ; une école coranique non déclarée ; un disque dur dissimulé ; divers documents sur le djihad et une assurance-vie souscrite en 2012… », listait le ministre.

Un bilan à faire frémir. S’il n’avait de cesse d’être contesté depuis. Ainsi, contrairement à ce qu’a annoncé M. Cazeneuve, l’ensemble du butin n’a pas été retrouvé « chez les dirigeants de la mosquée ». Le revolver 9 mm, un pistolet à grenaille, a par exemple été saisi au domicile d’un « fidèle qui n’a rien à voir avec l’Association des musulmans de Lagny-sur-Marne », martèle son président, Mohamed Ramdane.

« Je suis un simple musulman, confirme Thomas, le détenteur en question, dont le prénom a été modifié. J’ai trouvé ce vieux pistolet tout rouillé dans les bois. J’ai vu que c’était sans danger. » Il reconnaît toutefois : « C’est une arme qui nécessitait un permis que je n’ai pas. Je suis convoqué au tribunal dans quelques mois.

Pas de disque de musique a la mosquée

Les « documents sur le djihad » qu’évoque Bernard Cazeneuve dans son discours semble également ne pas avoir été trouvés dans la mosquées ou chez ses dirigeants. Contactée par Le Monde la préfecture de Seine-et-Marne refuse de se faire plus précise sur leur origine. Dans un communiqué publié dimanche 6 décembre, elle évoque toutefois « des disques de chants religieux à la gloire des martyrs du djihad liés à l’organisation terroriste Jabhat Al Nosra » branche syrienne d’Al Qaida. M.Ramdane jure quil n y a  pas de disque de musique a la mosquée. »

Quand a l’existence d’une école coranique illégale dans la mosquée, brandie par la préfecture dimanche, il dément catégoriquement: « Il y a du mobilier qui sert pour des cours d’arabe et d’enseignement du coran. On apprend en général aux petits deux ou trois chapitres pour comprendre la prière. Ça n’a aucun rapport avec ce qu’on appelle les écoles coraniques. » De faits ces activités d’enseignement extrascolaires sont bien prévues dans les statues de l’association que Le Monde a pu consulter.

La listes des zones d’interrogation parait sans fin. S’agissant de l’assurance vie M.Ramdane fait valoir qu’il s’agit une fois de plus d’un élément étranger aux dirigeants de la mosquée. Et d’ajouté  » je me suis renseigné auprès de la personne concernée, c’est une assurance de rapatriement du corps dans le pays d’origine, souscrite par ses parents, des immigrés, et qui n’a pas été renouvelée »

Le Monde

Bernard Cazeneuve a menti sur la mosquée de Lagny, pas de pistolet 9 mm trouvé et pas d’école clandestine

Après le « pistolet 9 mm » qui s’est avéré n’être qu’un pistolet à grenaille rouillé, c’est maintenant « l’école coranique non déclarée », comme avancé par Bernard Cazeneuve dans sa déclaration de mercredi, qui se dégonfle. Le ministre de l’Intérieur aurait peut-être du vérifier les dossiers des services de l’Etat.

Un permis de construire par exemple. Celui de la mosquée de Lagny-sur-Marne en particulier. Car sur l’avis favorable de la commission de sécurité de la préfecture, signé de la présidente et chef de bureau de la commission de sécurité de la préfecture de Seine-et-Marne en date du 31 juillet 2015, les salles de cours prévues par l’association des musulmans de Lagny sont bien mentionnées. « une salle de cours n° 1 : 32,34 m2, grande salle de cours : 49,8 m2, salle de cours n° 2 : 33,76 m2, salle de cours n° 3 : 32,34 m2 » peut-on lire facilement dans le document.

«Ce n’est pas une école coranique comme les gens peuvent l’entendre, mais des salles de classes pour accueillir des cours d’arabe pour les enfants afin de leur permettre de comprendre le Coran et non pas les interprétations des traductions, mais aussi pour y donner des cours de français aux fidèles qui ont des difficultés et faire du soutien scolaire, c’est une valeur ajoutée pour notre communauté », explique le président des musulmans de Lagny Mohamed Ramdane.

Le Parisien

Emprisonnés pour un meurtre qu’ils n’ont pas commis Abdelkader et Abdelrrahim font condamner l’Etat

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Après avoir passé plus de dix ans en prison, deux hommes acquittés ont obtenu une indemnisation de plus de 480.000 euros.

Abdelkader Azzimani, âgé actuellement de 50 ans, et Abdelrrahim El Jabri, 49 ans, avaient été condamnés le 25 juin 2004 à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d’appel de Perpignan pour le meurtre d’un dealer, Abdelaziz Jhilal.

La cour de révision a annulé le 15 mai 2013 leur condamnation, et le 3 juillet 2014, les deux hommes, qui avaient toujours clamé leur innocence, devenaient les neuvième et dixième condamnés depuis 1945 à obtenir un acquittement au terme d’une procédure en révision.

L’arrêt considère également que les deux acquittés n’ont pas apporté la preuve d’un préjudice pour leur famille. Ce que les deux hommes contestent. « On fait appel, on veut que le préjudice de nos familles soit indemnisé« , fulmine El Jabri.

Ouest France

L’AFP prise en flagrant délit de mensonge

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Des Turcs ont sifflé la minute de silence et entonné des chants avant que leur équipe n’affronte la Grèce lors d’un match amical mardi soir à Istanbul. Mais pour certains, ceci n’était pas un manque de respect aux victimes des attaques de vendredi.

Le silence a été respecté durant des matchs dans tout l’Europe, y compris dans le stade de Wembley où l’Angleterre a reçu la France, pour commémorer les victimes des militants de l’Etat islamique. Bien que certaines sources, dont l’AFP qui cite son photographe, indiquent que des fans auraient crié «Allahu Akhbar», les enregistrements ne semblent pas corroborer ces déclarations.

En effet, des commentaires sur les réseaux sociaux suggéraient que les huées n’étaient pas un manque de respect vis-à-vis des victimes, mais étaient plutôt un rejet de l’hypocrisie de l’occident.

Les équipes internationales n’ont pas fait de minute de silence après l’attaque terroriste d’Ankara qui a tué plus de 100 personnes le 11 octobre.

Un internaute a aussi relevé que les fans turcs chantaient :«Şehitler ölmez, vatan bölünmez» soit «Les martyrs ne meurent pas, notre patrie est indivisible», un chant régulièrement entonné lors des minutes de silence pour commémorer les victimes des attentats du PKK. Des Turcs avaient aussi hué une minute de silence durant un match contre l’Islande le 13 octobre dernier

 

 

RT

Attentats : « Cris de joie dans le 93 » : encore une intox de l’extrême droite

Cris de joie dans le 93 attentat liesse

« Cris de joie dans le 94 et le 93 », « des drapeaux algériens aux fenêtres », « les cités sont en liesse »...

Plusieurs dizaines de tweets de ce type ont été postés quelques instants seulement après les attaques du 13 novembre. Problème : ils ne citent jamais de lieu précis et aucune photo ne vient accréditer leurs affirmations.

Nous avons contacté certains de leurs auteurs. Tous renvoient vers d’autres prétendues « sources » d’information. « C’est sur le site de Riposte laïque », explique ainsi @Liliane7777777. Ce site violemment anti-musulman a en effet été parmi les premiers à relayer ces rumeurs.

« J’ai vu cela sur un tweet dans mon fil d’informations, j’ai juste relayé l’info », se défend pour sa part @rubtu9, qui justifie ainsi sa démarche : « On en a assez des campagnes anti-amalgames qui prient de ne pas placer de jugements trop hâtifs ». Les « informations » hâtives, en revanche…

« Je n’ai pas de source personnelle, c’est un tweet d’un journaliste de Montpellier », explique de son côté @luciole4064, auteur de messages similaires. Ce journaliste, Alexandre Mendel, qui a notamment collaboré à Valeurs actuelles, a en effet tweeté ce message à 23h46 : « cris de joie dans les banlieues du 94 (Vitry, Ivry…) et du 93 ». A-t-il entendus lui-même ces fameux « cris de joie » ? Peu probable, puisqu’il habite à Montpellier, comme indiqué sur son profil Twitter. Contacté, il n’a pas répondu à nos sollicitations.

En réalité, la « source » de ce « journaliste » est certainement ce tweet formulé de manière identique : « Des amis me téléphonent : cris de joie dans les banlieues du 94 (Vitry, Ivry…) et du 93 ». Il a été posté dès 23h14 par un certain @Sel__fa, qui se définit dans sa description Twitter comme « sioniste pro libéral ». C’est l’un des premiers messages du genre posté ce soir-là. Son auteur n’a, lui non plus, pas répondu à nos demandes de précision.

@_Teobaldo_, lui, a posté ce tweet peu après minuit : « Je peux vous jurer que là où j’habite dans le 93, dans la cité et alentours, y a aucune scène de liesse, aucun cri de joie ». Derrière ce compte, il y a Thibaud, 29 ans, qui habite Le Pré Saint-Gervais, en Seine-Saint-Denis. Dans son quartier bigarré, « les immeubles sont moches, les ascenseurs ne marchent pas et ça vend du shit en bas des tours », explique-t-il à Marianne. « Mais au moment des attaques, il n’y avait pas un chat dehors, c’était un vendredi soir comme les autres. »

C’est un exemple parmi d’autres durant un week-end d’intox. D’autres internautes ont ainsi relayé une photo montrant des habitants de Gaza se réjouir, avec ce commentaire : « Liesse de joie à Gaza au cris de Allah akbar mort à la France ». Il s’agit en réalité d’un cliché pris par l’agence Reuters en 2012, comme l’a relevé Le Monde. Des Gazaouis y célèbrent la signature d’un cessez-le-feu entre le Hamas et Israël.

Marianne