Trois élèves d’un lycée de calais indignés par l’engagement d’une prof dans le mouvement intégriste Civitas

« Les idées racistes, antisémites, homophobes…, ce n’est pas la liberté d’expression. » Manon, Théo et Alexandre, trois élèves du lycée Sophie Berthelot à Calais, sont indignés par les valeurs portées par Civitas, un parti politique pour lequel une enseignante du lycée se présente aux législatives. « La revendication de Mme Vincent d’appartenir à un tel parti est trop grave pour continuer à se taire», écrit Manon dans un courrier qu’elle a transmis au journal.

« Mme Vincent se réclame d’un parti catholique extrémiste, contraire aux valeurs que l’Education nationale défend, les valeurs de la République et de la démocratie », ajoute-t-elle.

Il faut dire qu’Alain Escada, le président du parti de Marie-Jeanne Vincent, était encore récemment du fameux banquet du journal d’extrême-droite Rivarol. En avril dernier, les propos négationnistes, antisémites et racistes y avaient toute leur place. Le parquet de Bobigny avait même été saisi par le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra) après des propos niant la réalité de l’extermination des Juifs, qui y avaient été prononcés.

Nord Litoral

Procès de 4 militants d’extrême droite pour une ratonnade lors du festival de la Prairie à Agen

4 hommes appartenant à la mouvance identitaire comparaissaient hier. Ils devaient répondre d’agressions survenues en 2013, en marge du «festival de la Prairie» d’Agen, en 2013.

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Les quatre belligérants des coups portés à Akim, français d’origine algérienne, et à l’un de ses amis, lors de la soirée du 23 juin du festival de la Prairie à Agen, avaient rendez-vous avec la justice hier, pour être jugés pour ces violences commises en marge du rendez-vous culturel.

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L’arrière-plan du festival de la Prairie 2013 est connu : le 5 juin précédent, trois semaines avant, Clément Méric, un militant d’extrême gauche, décède après une rixe avec des manifestants d’extrême droite à Paris.

À Agen, une dizaine d’affiches vantant les thèses de ce groupuscule nationaliste est retrouvée lors d’une perquisition au domicile de l’un des mis en examen. Parmi les quatre,certains ont dit regretter, et ne savaient pas où ils avaient mis les pieds en adhérant à ces thèses.

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À noter aussi que, jugé en mars en cour d’assises pour un braquage commis en 2012 au Lidl de Casteljaloux, l’un des protagonistes de ce soir-là à la Prairie avait reconnu aussi avoir appartenu à cette mouvance, et porté des signes distinctifs d’appartenance aux thèses soutenues par Adolf Hitler. 6 mois de prison ferme ont été requis contre les quatre.

« Les noirs sont plus proches des singes que les blancs », ( Documentaire « Les Aryens »)

En 1996, la réalisatrice Mo Asumang est la première afro-allemande à présenter une émission à la télévision outre-Rhin. En 2007, elle se penche sur la question du racisme après avoir été menacée de mort par des néonazis. Elle signe un premier film intitulé « Germania Roots » et explore aujourd’hui la signification du mot « aryen ». Un terme en apparence univoque dont elle met à jour toute l’absurdité. Nous lui avons posé trois questions.

« Retourne dans ton pays », un militant d’extrême droite frappe une femme voilée à Hénin-Beaumont

Hénin-Beaumont. Dimanche, 18 h 30. La scène se déroule en pleine rue. Un homme alcoolisé croise une femme voilée. Il n’en faut pas plus pour que l’individu s’énerve et profère des propos racistes : «  J’emmerde Allah, retourne dans ton pays.  » L’homme n’hésite pas ensuite à gifler cette passante. C’est en tout cas ce que cette dernière explique lorsqu’elle porte plainte.

Le mis en cause est donc interpellé par les forces de l’ordre qui le placent en garde à vue. Il y restera plus de vingt-quatre heures. Mardi après-midi, il était encore en geôle et devait être de nouveau entendu par les policiers. Le parquet de Béthune devait ensuite décider des suites judiciaires à donner à cette affaire.

La Voix du Nord

Rodolphe Crevelle, « journaliste » d’extrême droite, condamné pour incitation à la haine

Le Petit Journal Catalan a été condamné ce jeudi pour provocation à la haine et à la discrimination après la publication en août 2015 de deux articles stigmatisant les Gitans et Maghrébins de Perpignan. L’auteur des articles écope de six mois de prison ferme.

Non, on ne peut pas écrire n’importe quoi. Le tribunal correctionnel de Perpignan a condamné ce jeudi pour incitation à la haine et discrimination un rédacteur et le directeur de la publications du Petit Journal Catalan.

L’auteur des deux articles stigmatisant les gitans et maghrébins de Perpignan, Rodolphe Crevelle, écope de six mois de prison ferme et 20 000 euros d’amende. Alain Paga, le directeur de la publication est lui condamné à deux mois ferme et 20 000 euros d’amende.

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Ces articles parus dans le Petit Journal Catalan en août 2015 avaient déclenché une vive polémique. Le 16 août 2015, Rodolphe Crevelle, une plume bien connue d’extrême droite, avait d’abord titré un article « A quoi servent les Gitans ? » avant une semaine plus tard de comparer des Maghrébins de la place Cassanyes à des « martiens« . Déjà condamné à de nombreuses reprises, Rodolphe Crevelle avait écrit à propos des Gitans : « Après avoir été des voleurs de poules, ils sont aujourd’hui des violeurs d’allocations et d’aides sociales« .

France Bleu