Mathieu aux policiers «Daesh va s’occuper de vous»

Arrivé les menottes aux poignets, l’homme au chapeau noir, âgé de 24 ans, semble avoir la tête sur les épaules. Mais, à l’issue, il est reparti du tribunal de la même façon qu’il y était venu.

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Mardi matin, il comparaissait au tribunal correctionnel, pour outrage aux forces de l’ordre. Le 30 septembre dernier, avec une bande de copains, il se trouve en centre-ville et incommode des employés d’un supermarché, non loin de la place de l’Hôtel-de-Ville, en début de soirée. Rue de la Sellerie, la police se rend donc sur les lieux pour un contrôle d’identité où ils sont accueillis par des insultes et autres noms d’oiseaux. Des renforts de fonctionnaires (deux motards, un fourgon et vingt policiers), débarquent et un second contrôle est entrepris. L’homme au chapeau noir, Mathieu Guerfi, repéré la première fois, est aussitôt appréhendé. Et cette interpellation tourne une nouvelle fois au cauchemar, cette fois, non loin d’une banque.

Pour expliquer son geste, l’homme tente de se dédouaner en disant simplement que ses propos ont été déformés : «J’avais bu (…), j’ai crié aux policiers bande de faibles, allez-vous occuper de Daesh et non pas Daesh va s’occuper de vous. »

Assurément, le tribunal ne l’a pas entendu de cette oreille puisque Mathieu Guerfi a été condamné à trois mois de prison ferme et devra payer 300 € aux trois policiers outragés.

Aisne Nouvelle

Gary le voleur de Twingo part pour quatre mois en cellule

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L’imagination de Gary Lebay est sans limite. D’ailleurs, mardi, le tribunal correctionnel de Saint-Quentin, le décrivait comme « un schizophrène ayant un réel besoin de soins ».

Avec dix-sept mentions à son casier judiciaire, il est donc connu et reconnu de la justice, des policiers et gendarmes. Tant et si bien, qu’il traîne derrière lui une solide réputation de voleur de voitures. Mais pas n’importe laquelle, la Renault Twingo. À son palmarès chargé, il s’est même « offert » la Twingo de l’ancienne commissaire de police Fabienne Guerreiri, aujourd’hui magistrat.

L’action se déroule sur la route départementale de Bellicourt durant la nuit du 1er au 2 septembre 2015. Les gendarmes sont prévenus qu’une voiture se trouve au fossé. Ils se rendent sur place et trouvent au volant Gary Lebay.

Pour tenter d’atténuer son geste, Me Line Petula Mbella, l’avocate du prévenu, tentera bien de faire reconnaître au tribunal « sa maladie mentale ». Mais cette défense déplaît à Gary Lebay et il lui demande de se taire.

Il écope de six mois de prison dont deux avec sursis.

Aisne Nouvelle

Didier frappe sa compagne mais annonce leur mariage à la barre du tribunal

Le 25 décembre, il tapait sa compagne à coups de chaussures et de tringles à rideau. Mardi, il annonçait leur prochain mariage aux juges. Qui l’ont condamné.

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Voilà quatre ans que Didier et Marion (prénom d’emprunt) s’aiment et se détruisent. Le 25 décembre dernier, une nouvelle altercation éclate. La police est appelée. Trois jours d’incapacité de travail pour la jeune femme. Une médecin relève sur le corps de la victime « de nombreuses ecchymoses ». A l’issue de sa garde à vue, Didier est placé sous contrôle judiciaire, mesure incluant de ne plus croiser Marion.

Mardi, à la barre du tribunal correctionnel, ce Rémois de 40 ans commence par annoncer que lui et Marion vont prochainement se marier.

L’Union

Mickaël condamné pour vol de scooter

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Mickaël Haegman est un voleur d’habitude, pour ne pas dire habituel. Un casier judiciaire standard : douze mentions. Et des larcins d’une malheureuse banalité. Le 17 septembre, à Lille, il tombe pour vol de scooter.

Ce jeune homme qui aurait du fêter ses 25 ans dans un prétoire (son anniversaire tombait pile avec sa date de convocation) a été vu, rue de la Halloterie, dans le Vieux-Lille, en train de soutenir des complices s’acharnant sur le bolide à deux roues. Tout ça pour une virée de quelques minutes… Le temps d’un gymkhana jusque l’hypercentre où la police finit par cueillir tout le monde et récupérer un booster ayant tout de même eu le temps de subir plus de 2 000 € de dégâts.

 

Il a également fourni une analyse biologique positive au cannabis. » À son contrôleur, Haegman avait lancé : « On est plus heureux en prison que dehors ! » Décision du tribunal : trois mois de prison.

La voix Du Nord

Xavier, un jardinier agresse sexuellement son collègue et écope d’un sursis

En mars 2014, un jardinier travaillant aux espaces verts de Loon-Plage a agressé sexuellement l’un de ses collègues durant la pause déjeuner. Il a été condamné, lundi, par le tribunal de Dunkerque. 

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Il a été pris d’un coup de foudre. Du moins, c’est ce qu’il dit. Xavier*, jardinier sous curatelle renforcée aux espaces verts de Loon-Plage, a eu comme une pulsion lorsqu’il a croisé Julien*, son collègue, le 20 mars 2014 sur son lieu de travail. Alors que le jeune homme mangeait tranquillement son sandwich pendant la pause déjeuner, Xavier s’est approché de lui de manière un peu déplacée. Le jeune homme, plus que surpris, a su garder son calme en se dégageant sans violence.

Lundi après-midi, les deux jardiniers se sont retrouvés au tribunal de Dunkerque. Xavier comparaissait pour agression sexuelle, accompagné par son père, qui est également son tuteur. Depuis l’incident, les deux collègues se croisent sans se parler : « Désormais, on s’ignore et ça se passe bien », a expliqué Julien durant l’audience.

« Je regrette énormément », a répondu doucement Xavier, les yeux baissés. Vierge de tout casier, le jardinier écope de trois mois de prison avec sursis.

* Les prénoms ont été modifiés

La Voix Du Nord

Dubaï : un français condamné à perpétuité pour trafic de drogue

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Un tribunal de Dubaï a condamné ce mardi à la prison à perpétuité un ressortissant français pour trafic de drogue, rapporte le quotidien émirati The National. Cette peine équivaut à 25 ans de prison selon le code pénal des Emirats arabes unis. Dans son édition en ligne, le journal précise que l’homme, identifié par ses initiales M.Y., a été reconnu coupable d’être «en possession de 66,5 grammes de cocaïne qu’il entendait vendre».

Il a été arrêté le 18 mai après l’interpellation pour consommation de stupéfiants d’un autre Français, qui avait indiqué à la police «avoir acheté de la drogue auprès de M. Y.», ajoute le quotidien. Ce dernier a avoué avoir vendu un gramme de cocaïne à 1.000 dirhams (près de 250 euros), selon le journal.

Un recours est possible dans les 15 jours

Le prévenu sera expulsé du pays une fois qu’il aura purgé sa peine, indique encore le journal en citant le verdict du tribunal. Un recours en appel est possible dans les 15 jours.

Dubaï est l’un des sept membres de la fédération des Emirats, dont la législation est très stricte en matière de stupéfiants. La possession de drogue y est passible d’au moins quatre ans de prison et le trafic est punissable de la peine de mort, souvent commuée en détention à perpétuité.

Est Republicain

Des stupéfiants dans le rectum et dans le soutien-gorge, Cécile réapprovisionnait son ex et son compagnon en prison

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Tous les trois sont toxicomanes. En lutte avec leurs addictions. Le 30 décembre, Cécile Veaux se rendait avec son fils au parloir de la maison d’arrêt de Reims. Cette femme de 31 ans au visage fatigué, salariée dans une maison de retraite, allait rendre visite à deux hommes : Anthony Taddéi, son ancien compagnon et père de son enfant, et Rémy Pirotte, son actuel compagnon, également derrière les barreaux.

À l’issue du parloir, ce dernier se fait pincer avec « une barre de cannabis de 15,4 grammes dans le rectum », a lu la présidente, hier, dans le cadre d’une comparution immédiate. Cécile, elle, se fait interpeller dans la foulée sous les yeux de son enfant avec une dose d’héroïne dans le soutien-gorge. Selon elle, cette dernière était destinée à Anthony Taddéi.

En revanche, elle refuse de donner le nom de celui qui a remis le cannabis à Rémy Pirotte. Face aux enquêteurs, elle reconnaît avoir introduit à plusieurs reprises des stupéfiants en maison d’arrêt. Elle a déjà été condamnée à deux reprises pour des infractions en lien avec les stupéfiants. 

À son domicile, les policiers retrouvent deux balances et quelques grammes de cannabis, héroïne et produit de coupe. Durant sa garde à vue, Rémy a, le 5 janvier, agressé et outragé un policier. La lecture des insultes par la présidente provoque des rires étouffés chez Anthony et Cécile. Leurs avocats soupirent.

À la barre, Anthony Taddéi, libérable en 2021 explique : « Non, je ne pensais pas que c’était si risqué que ça parce que Robespierre, c’est une passoire ! » Cécile renchérit : « Si vous saviez ce que je vois à Robespierre… » Rémy, condamné à treize reprises depuis 1995.

À l’issue du délibéré, les deux hommes sont condamnés à un an de prison avec maintien en détention. Cécile, elle, écope de huit mois de prison, peine qui sera exécutée avec un bracelet électronique.

L’Union

Vols de sacs et chéquiers: Thierry cumule 90 chefs de prévention : un record !

lI volait des sacs à main et utilisait les chéquiers pour acheter des tickets de cinéma et des fleurs pour sa maman.

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Dans cette affaire, le procureur François Fournié a recensé 90 préventions. «  Je crois que je n’avais jamais vu ça encore  », commente-t-il dans ses réquisitions. Et encore, il précise que toutes les affaires n’ont pu être réunies en une seule audience, toutes ne sont même pas encore élucidées.

Entre avril et octobre dernier, Thierry Leroy, Carolomacérien de 58 ans, a fait du vol son «  mode de vie  ». Notamment ceux de sacs à mains, qui lui permettent de récupérer et d’utiliser des chéquiers. Jugé par le tribunal correctionel de Charleville-Mézières mercredi, il a été condamné à trois ans de prison dont un an ferme et est parti directement pour la maison d’arrêt de Charleville-Mézières.

L’Union

Il abusait sexuellement de ses petits frères avec la complicité de sa mère Sylviane

Trois années durant, le grand frère a transformé les petits en objets sexuels. La mère qui batifolait savait. Elle a attendu deux ans avant de porter plainte. 

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Il faut taire son nom et celui de sa mère pour protéger ce qu’il subsiste de famille. Mère et fils, les deux comparaissaient jeudi, devant le tribunal correctionnel de Laon. La mère pour n’avoir pas dénoncé ce que son aîné faisait subir au reste des enfants. À l’époque des faits, ils sont cinq à s’égayer sous le même toit, trois garçons, deux filles, dans une maison du quartier de Vaux. Le plus jeune n’a que trois ans.

La maman s’absente parfois le soir pour reparaître le matin. Elle va « prendre du bon temps », ironisera plus tard le vice-procureur Haquin. Sylviane a alors 40 ans, neuf enfants au total, issus de trois pères différents.

L’Union

Un bulgare agresse sexuellement une femme dans la rue

Une jeune femme a été agressée, vendredi soir, en plein centre-ville d’Avignon.

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Alors qu’elle marchait rue Guillaume-Puy, dans l’intra-muros, cette jeune femme a été abordée par un individu qui ni une, ni deux l’a violemment plaquée contre un mur avant de pratiquer divers attouchements sur l’ensemble de son corps.

Et l’agresseur est monté d’un cran dans l’obscénité, en se mettant soudainement à se masturber contre elle.

La jeune femme a eu le bon réflexe : elle a réussi à se dégager de son emprise en se débattant et a eu le temps de bien enregistrer le visage de son agresseur avant de s’enfuir. Les policiers ont alors très rapidement été alertés. Et à peine quelques minutes après les faits, les policiers de la Bac, en patrouille dans le secteur, sont tombés sur l’auteur présumé de cette agression à caractère sexuel et l’ont interpellé.

Agé de 47 ans, ce ressortissant bulgare a été placé en garde à vue. Hier soir, il était toujours entendu.

La Provence

Un pasteur nigérian proxénète et ses drôles de paroissiennes condamnés

Philippe Enadeghe, un Nigerian de 40 ans, flamboyant pasteur de la Redeemed Christian Church of Victory God, organisait de singulières cérémonies religieuses dans des hôtels de Nice.

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Philippe Enadeghe, un Nigerian de 40 ans, flamboyant pasteur de la Redeemed Christian Church of Victory God, organisait de singulières cérémonies religieuses dans des hôtels de Nice.

Il en profitait pour percevoir, outre des offrandes sonnantes et trébuchantes pour son église, 10% des revenus de ses paroissiennes tirés de la prostitution.

Une quinzaine de filles, toutes nigerianes, arpentaient la semaine les trottoirs du secteur Gambetta et de l’Arenas à Nice. Le bon pasteur se chargeait de rapatrier l’argent au Nigeria.

La justice l’a condamné à cinq ans prison, peine assortie d’un maintien en détention et d’une interdiction définitive du territoire français.

Quatre autres nigerians, dont trois femmes chargées de surveiller les prostituées, ont également été condamnés à de la prison et à une interdiction du territoire.

Nice Matin

Pour le compte de trafiquants, Freddy, condamné pour meurtre, a conservé du cannabis

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«J’ai fait la mule. » Le terme est davantage utilisé pour désigner ceux qui conservent sur eux des stupéfiants pour le compte de trafiquants. Freddy se qualifie ainsi car il a stocké dans sa cellule du centre pénitentiaire de Saint-Aubin-Routot du cannabis, une clé USB et des CD contenant du multimédia. Ils avaient été confiés par un autre prisonnier.

Prévenu devant le tribunal correctionnel du Havre, Freddy, 33 ans, est originaire de Soissons (02). Par la cour d’assises de l’Aisne, il a été condamné en 2010 à vingt-cinq années de réclusion criminelle. Le 27 avril 2007, une veuve de 79 ans a été retrouvée morte chez elle, une plaie au crâne causée par une arme blanche. Sa carte bancaire avait été volée. Sa maison avait été ensuite incendiée. Freddy y avait effectué des travaux de bâtiment par le passé. Consommateur d’héroïne, il était revenu ce jour d’avril. À l’époque, il avait un casier judiciaire vierge. Aujourd’hui, il comporte trois autres condamnations. En détention, il s’est rendu coupable d’incidents en 2012 et 2013 : possessions d’un téléphone portable et déjà de cannabis.

Le 21 septembre 2014, sa cellule de Saint-Aubin-Routot est fouillée. Dans un manteau : des morceaux de cannabis et le matériel informatique. Dans la poche d’un pantalon : un peu de shit supplémentaire. Dès le commencement, Freddy déclare conserver le tout pour autrui. «Vous refusez toujours de dire de quel autre détenu il s’agit ? », s’enquiert le président de la correctionnelle. La réponse du prévenu va surprendre. Il indique désormais un nom et un prénom. «Il n’est plus en prison », précise Freddy. « Dites l’identité plus fort, insiste le juge. Madame la greffière va la noter. Et, le procureur de la République pourra éventuellement engager des poursuites. » Sa sortie est prévue en 2027. Ce père de deux enfants écope de quatre mois de prison ferme supplémentaires.

Paris Normandie

Le négationniste Vincent Reynouard débouté devant le Conseil constitutionnel

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Le Conseil constitutionnel a validé ce vendredi le texte réprimant la contestation des crimes contre l’Humanité commis pendant la Seconde Guerre mondiale, introduit par la loi Gayssot. Saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) du négationniste normand Vincent Reynouard, qui estimait que la loi impliquait une discrimination injustifiée entre les victimes et une atteinte aux libertés d’expression et d’opinion, le Conseil constitutionnel a écarté ces deux griefs.

Introduit par la loi Gayssot du 13 juillet 1990, l’article 24 bis de la loi sur la presse fait référence aux crimes contre l’Humanité définis par le statut du tribunal militaire international de Nuremberg, visant ainsi la Shoah. Dans sa décision rendue vendredi, le Conseil constitutionnel estime que « la négation des crimes contre l’Humanité commis durant la Seconde Guerre mondiale, en partie sur le territoire national, a par elle-même une portée raciste et antisémite ».

Le Conseil constitutionnel souligne que «seule la négation, implicite ou explicite, ou la minoration outrancière de ces crimes est prohibée, et que les dispositions contestées n’ont ni pour objet ni pour effet d’interdire les débats historiques ».

Qualifiant son client « d’historien amateur », l’avocat de Vincent Reynouard, Me Wilfrid Paris, avait souhaité lors de l’audience une «immunité mémorielle pour les historiens », « à condition de ne pas provoquer à la haine ». Se revendiquant « national-socialiste», Vincent Reynouard, 46 ans, a déjà purgé un total de deux ans de prison.

Plusieurs condamnations à son actif

Cet ancien enseignant a notamment été condamné à un an de prison et 10 000 euros d’amende en 2007 pour la diffusion d’une brochure contestant l’Holocauste. Début 2014, il avait posté une vidéo de 45 minutes sur un site d’extrême droite, dans laquelle il s’insurgeait contre la «propagande » diffusée selon lui à l’occasion du 70e anniversaire du Débarquement en Normandie. Il a pour cela été condamné le 17 juin dernier à un an de prison par la cour d’appel de Caen.

Paris Normandie

Emmanuelle et son fils Kévin agressent les voisins et les gendarmes et écopent d’un sursis

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« La scène a été sauvage, impressionnante, ubuesque », scande le tribunal pour décrire ce qui s’est passé ce soir-là.

Une femme de 39 ans faisait sa pendaison de crémaillère en compagnie de son fils, d’amis, et de vagues connaissances. Pendant tout l’après-midi, l’alcool coule à gros bouillons et, vers minuit, après d’interminables nuisances, le ton monte. Un groupe d’une dizaine de personnes, la responsable de la crémaillère en tête, va chez les voisins, défonce le portail, frappe les personnes présentes et saccage les abords de la maison.

« Ça a été une nuit terrible pour moi et ma famille », témoigne un jeune père de famille. Sa femme était enceinte : elle a été frappée. Un enfant en bas âge était présent : il a été exfiltré chez d’autres voisins pour le mettre en sécurité tandis que le groupe vociférant tentait d’entrer de force dans le domicile.« Heureusement qu’on a réussi à s’enfermer ».

Une première intervention de la gendarmerie calme le jeu mais, plus d’une heure plus tard, les fêtards continuent de multiplier les nuisances et les militaires sont obligés de revenir. Ils interpellent la mère de famille, en complet état d’ivresse et qui les injurie, et la violence monte d’un cran.

Casque et hachette contre tasers

Les gendarmes sont pris pour cibles par des fêtards au premier étage de la maison qui jettent des projectiles. Ils répliquent avec des gaz lacrymogènes, sortent leurs tasers. Un des prévenus sort avec un casque vissé sur la tête et une hachette à la main. Un autre a une batte de base-ball. Un gendarme a été légèrement blessé.

Devant le tribunal, l’indigence des justifications des prévenus laisse pantois. « J’avais bu et ça me donne mauvais caractère », grommelle Emmanuelle D., la responsable de la crémaillère. « Je ne sais pas pourquoi je suis allée chez les voisins, pourquoi j’ai insulté les gendarmes et pourquoi ça a dégénéré ». Son fils, Kévin P., 19 ans, qui a été reconnu comme ayant porté le casque et la hachette, comme étant le plus excité de la bande : « Moi, j’ai tapé le voisin, c’est tout ». « Et la poubelle, qu’avec d’autres vous avez lancée en l’air ? », demande le tribunal. 

Allant au-delà des réquisitions du procureur de la République, le tribunal a condamné les prévenus tout en les admonestant : « Ne riez pas, à la prochaine comparution, avec des sursis avec mise à l’épreuve délivrés aujourd’hui, vous irez en prison ».

Paris Normandie

Nestlé est poursuivi en justice pour utilisation d’enfants esclaves en Afrique

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Le plus grand producteur alimentaire du monde Nestlé vient d’être poursuivi suite aux allégations selon lesquelles il a utilisé des enfants-esclaves pour récolter le cacao en Côte-d’Ivoire.

La Cour suprême américaine a rejeté l’appel de Nestlé et deux autres sociétés suite aux plaintes déposées à la Haute Cour en Décembre 2014, selon Reuters.

Les plaignants, originaire du Mali, disent que les entreprises ont aidé et encouragé les violations des droits de l’homme à travers l’achat de cacao en Côte-d’Ivoire. Les entreprises auraient été au courant du problème de l’esclavage des enfants dans la région et continuaient à fournir une assistance financière aux agriculteurs locaux pour obtenir le produit le moins cher.

Citant un rapport du Département américain du Travail parrainé depuis Juillet 2015, il ya 2,12 millions d’enfants travailleurs en Côte d’Ivoire et au Ghana, employés dans la production de cacao, une forte augmentation d’environ 1 million.

Independent

Un curé jugé pour avoir détourné plus de 700.000 euros à sa paroisse

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L’ex-curé de Saint-Lizier, désormais octogénaire, comparaîtra ce mardi pour avoir empoché les dons des paroissiens. Près de 700.00 euros dormaient sur ses comptes

Il va devoir répondre de ses péchés devant la justice des hommes. René Heuillet, curé à la retraite désormais octogénaire, comparaîtra le mardi 12 janvier devant le tribunal correctionnel de Foix pour « abus de confiance ».

Dans sa paroisse ariégeoise de Saint-Lizier, le prêtre a systématiquement détourné, de 1987 à 2013, les dons des paroissiens et les bénéfices des ventes de bougies votives, sans oublier de piocher abondamment dans le denier du culte.

L’argent retrouvé sur ses comptes bancaires

Le pot aux roses a été découvert en février 2013 par le successeur de René Heuillet. Depuis, l’enquête a permis de retrouver la quasi-totalité des fonds, soit plus de 700.000 euros, sur des comptes bancaires. Le curé, dont toute une paroisse attend la confession, n’a donc pas dépensé l’argent. Il l’a juste épargné.

Le diocèse de Pamiers, « très choqué » par le procédé, est partie civile au procès. « Ce genre d’affaires ne doit pas ternir notre relation de confiance avec les fidèles, compte tenu de l’appel aux dons », s’inquiète son avocat, Ludovic Sérée-de-Roch.

20 Minutes