Afrique du sud : des «racistes blancs» tentent d’enfermer un Noir dans un cercueil en menaçant de le brûler vivant

Afrique du Sud. Deux fermiers racistes ont maltraité un jeune homme et diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux. Ils vont être jugés.

Deux Blancs sont poursuivis en Afrique du Sud pour avoir tenté d’enfermer dans un cercueil un jeune Noir et menacé de le brûler vivant, un incident enregistré sur une vidéo qui suscite une vive indignation dans un pays meurtri par des années de ségrégation raciale.

Willem O. et Theo J. doivent comparaître mercredi à Middelburg, dans la province du Mpumalanga (nord-est), pour agression et tentative de coups et blessures, a-t-on appris de source judiciaire. Sur une vidéo de 20 secondes, on voit un jeune homme Noir vivant allongé dans un cercueil, qui est posé à même un sol poussiéreux et rocailleux. Un homme Blanc tente alors de refermer le cercueil, tandis que la victime gémit et essaie coûte que coûte de l’en empêcher.

«Tu veux parler ? Allez, allez. On va jeter de l’essence», menace l’un des hommes Blancs en afrikaans, la langue natale de nombreux fermiers sud-africains Blancs. La vidéo, qui n’est pas datée, a été diffusée sur les médias sociaux. Les deux hommes poursuivis sont également accusés d’avoir voulu introduire un serpent dans le cercueil.

«Une humiliation pour tout le peuple noir»

Le parti de gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF) s’est emparé de l’affaire. Il organise un rassemblement mercredi devant le tribunal de Middelburg pour protester contre le racisme en Afrique du Sud. «Les deux hommes Blancs (…) ont frappé un type Noir, Victor Rethabile Mlotshwa, et l’ont mis dans un cercueil», selon un communiqué de l’EFF.

«Ces racistes Blancs ont ensuite filmé une vidéo et l’ont mise sur les médias sociaux pour s’amuser (…). Cette humiliation n’est basée sur rien d’autre que sur la couleur de peau. C’est une humiliation pour tout le peuple noir», a estimé l’EFF.

Vingt-deux ans après la fin officielle du régime raciste de l’apartheid et l’élection de son premier président noir, Nelson Mandela, l’Afrique du Sud se débat toujours avec les démons du passé. Les relations entre la majorité noire et les Blancs restent extrêmement compliquées et les controverses raciales – largement exploitées par la classe politique – fréquentes.

TDG

États-Unis : Les crimes islamophobes ont augmenté de 67% en 2015

Les crimes haineux contre la communauté musulmane américaine a augmenté de 67 % en 2015, selon les statistiques compilées par le FBI et dévoilées lundi.

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Le nombre de crimes haineux de tout acabit a augmenté de 6,7 % l’année dernière aux États-Unis, tirés à la hausse largement par les crimes islamophobes qui ont augmenté dix fois plus, toujours selon les chiffres de la police fédérale américaine.

Des groupes de défense des droits de la personne se disaient l’an dernier inquiets d’un sentiment anti-musulman grandissant aux États-Unis, et ce avant les attaques de Paris (13 novembre) et de San Bernardino en Californie (2 décembre).

Si ces statistiques ont été compilées durant l’année 2015, elles sont dévoilées dans une période d’inquiétudes croissantes pour les musulmans américains après l’élection à la Maison-Blanche la semaine dernière de Donald Trump, qui a utilisé une rhétorique islamophobe durant sa campagne électorale n’hésitant pas à faire des amalgames entre terroristes et musulmans et proposant même d’interdire temporairement l’entrée des musulmans sur le territoire américain « jusqu’à ce que les élus comprennent ce qui se passe », déclarait-il dans un communiqué diffusé en décembre 2015.

En 2015, 257 incidents anti-musulmans ont été comptabilisés aux États-Unis contre 184 l’année précédente. Il s’agit du deuxième plus haut total d’événements islamophobes depuis 2001, année qui avait connu une hausse marquée du genre après les attentats du 11-Septembre.

Selon le FBI, la hausse en 2015 pourrait être due en partie à une plus grande dénonciation de ces cas par les victimes et à une meilleure prise en charge de ces présumés crimes par les forces de l’ordre, bien que le nombre de corps policiers transférant ses données au FBI aient décliné de 3 % entre 2014 et 2015.

En tout et pour tout, le nombre de crimes haineux est passé de 5479 en 2014 à 5850 l’année dernière, et les crimes motivés par une haine religieuse ont augmenté de 23 % durant la même période. Ce sont les juifs et les institutions judaïques qui demeurent les cibles privilégiées des criminels haineux, alors que les Américains de confession juive sont victimes de 53 % de tous les crimes haineux commis au pays de l’oncle Sam.

Les crimes antisémites ont augmenté de 9 % en 2015.

La Presse

USA : «Trump pourrait te faire déporter», une chrétienne d’orient victime d’une agression raciste

Dans le métro de San Francisco, une passagère s’en prend verbalement à une personne en train de discuter au téléphone dans la langue assyrienne. Cette dernière a filmé la scène avec son smartphone.

La scène est choquante : le 10 novembre, alors qu’elle discutait au téléphone dans la langue parlée par les chrétiens du Moyen-Orient, l’assyrien, dans le métro de San Francisco, une femme se fait invectiver par une autre passagère : « Cette femme est une harceleuse et une terroriste du Moyen-Orient ! » et ajoute « elle sera probablement déportée« . La personne ainsi agressée a filmé l’agression verbale avec son téléphone.

Bien qu’il s’agisse d’un incident isolé, le contexte de l’élection de Donald Trump renforce le sentiment de malaise, alors que le nouveau président des Etats-Unis avait déclaré vouloir expulser 2 à 3 millions d’immigrés clandestins.

France Info

«Je n’aime pas les nègres, retourne chez toi», Gilles agresse et menace de mort un vigile du tribunal

Propos racistes, injures, menaces de mort, rébellion : l’homme de 57 ans, qui s’en est pris à un employé du tribunal, mardi, a été condamné ce jeudi

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Sept policiers escortaient le prévenu, ce jeudi, lors de sa comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Bergerac. Un dispositif surdimensionné ? Pas vraiment, car cet homme de 57 ans montrait tout les signes d’une colère non maîtrisée. Les faits qui lui étaient reprochés le prouvent, de même que l’audience.

Mardi, Gilles Oger s’est présenté au palais de justice car il affirmait vouloir se pourvoir en cassation. Au lieu de se soumettre aux contrôles d’usage, il a passé le portique de sécurité qui a sonné. Un vigile qui effectuait un remplacement l’a repoussé, lui demandant de respecter les consignes. Les insultes ont plu. 

L’homme étant noir, elles ont tout de suite pris un tour raciste : « Je n’aime pas les nègres », « Je n’aime pas les noirs », « Retourne chez toi », « Retourne dans ta forêt ». Elles ont ensuite viré à la menace : « Si tu dis un mot, je te fracasse ta sale tête de noir. »

Alertés, les policiers sont rapidement arrivés et ont essayé de le calmer. Mais le quinquagénaire s’est rebellé, et a tenté de donner un coup de tête à l’un d’eux. Il s’est pris des coups de poing en retour. Finalement maîtrisé, il a été placé en garde à vue. 

Une vingtaine de condamnations

En effet, il a déjà été jugé 22 fois, avec une vingtaine de condamnations à la clé, pour de nombreuses violences, vols aggravés, rebellions, insultes, menaces de mort, dénonciations frauduleuses, conduites en état d’ivresse, trafic de stupéfiants, et même un braquage pour lequel il a écopé de huit ans en cour d’assises.

A l’audience de ce jeudi, il n’était toujours pas calmé. Refusant de se faire représenter par un avocat, il a commenté chaque mot prononcé par le président du tribunal, lui coupant la parole et criant au complot.

Les réquisitions du parquet ont été émaillées d’autres sorties, mais à voix basse, comme : « Après, on s’étonne qu’il y ait des actes terroristes en France. »

Il n’a pas fallu longtemps au tribunal pour délibérer. En dix minutes, son avis été fait : Gilles Oger aura bien un an de prison ferme à effectuer dès la sortie de l’audience.

Sud Ouest

«Sale arabe, rentre dans ton pays» Céline tabasse une femme et un agent SNCF dans un train

En quelques instants, Céline, 36 ans a été l’auteur d’un déchaînement de violence incontrôlable dans le train entre Perpignan et Narbonne, le 3 octobre dernier. Des menaces verbales ont fusé à la suite d’une altercation dans le train. 

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La victime a voulu s’interposer et s’est fait insulter: «Sale pute, sale garce, sale arabe, rentre dans ton pays, t’es une salope», etc., etc. La victime a eu des blessures au niveau de la colonne vertébrale et elle se trouvait dans l’impossibilité de réagir physiquement face à cette agression. Des gifles et des coups à un agent de la SNCF ont également été donnés.

Le parquet a requis 1 an de prison dont 4 mois avec sursis et 2 ans de mise à l’épreuve. Pour la défense, Me Elsa Laurens a fait remarquer au tribunal que les menaces de mort n’avaient pas été relatées par les témoins. Il n’y avait pas eu de réitération des faits.

Le tribunal a condamné Céline à 12 mois dont deux avec sursis et 24 mois de mise à l’épreuve. Il n’a pas été délivré de mandat de dépôt malgré la récidive légale.

L’Independant

Injures, salut nazi, attaques contre des musulmans : le racisme se réveille avec la victoire de Trump

Les actes racistes et islamophobes contre les minorités se multiplient depuis la victoire de Trump

Mur anti-hispaniques, tags racistes et croix gammées… les actes contre les minorités se multiplient depuis la victoire de Donald Trump. Sur Twitter, le journaliste et activiste Shaun King recense les agressions contre les minorités depuis l’annonce de la victoire de Donald Trump. Et elles sont nombreuses.

 

 

 

Sur Facebook, une jeune femme raconte qu’un homme blanc l’a harcelée parce qu’elle est Mexicaine. « Je suis impatient que Trump nous demande de vous violer et de vous renvoyer derrière le grand mur que nous allons construire », lui aurait-il lancé.

Ces étudiants Blancs qui ont posté une photo d’eux en « blackface » devant un drapeau des confédérés pour célébrer la victoire de Donald Trump.

 

 

 


 

Ils sont jeunes, environ une vingtaine d’années et posent fièrement devant un drapeau confédéré, symbole ségrégationniste du Sud américain, leurs visages grimés en « blackface », des blancs qui se déguisent de manière caricaturale en noirs, un autre symbole raciste. La photo de ce couple n’est que l’un des témoignages racistes compilés par Insanul Ahmed dans une anthologie sobrement intitulée : « Jour 1 dans l’Amérique de Trump« .

Des dizaines de témoignages qui font état de remarques racistes au lendemain de l’élection du candidat républicain. « Quelqu’un dans la rue à Los Angeles a crié à l’une des mes collègues de travail latino de ‘retournez d’où vous venez’ #TrumpsAmerica ». Parmi d’autres, une vidéo fait froid dans le dos : un homme filme sa voiture taguée avec les mots « Nigger », « négro », « Fuck You », « Va te faire f***** » et « Trump ».

Des femmes musulmanes s’interrogent aussi sur la possibilité de continuer à porter leur foulard » pour leur propre sécurité ». Des mères racontent que leurs enfants ont été pris à partie par certains de leurs camarades de classe, l’une d’entre elle poste des photos des coups donnés à son fils, sous les insultes de « stupide Mexicain ». En plus d’insultes parfois très violentes, plusieurs agressions physiques sont aussi rapportées notamment sur des campus.

Tout au long de sa campagne, Donald Trump a multiplié les sorties racistes. Les partisans de Daech se sont d’ailleurs réjoui de l’élection du milliardaire, le plus à même selon eux de diviser les États-Unis.

Le Point

Etats-Unis : 2 étudiantes voilées ont été agressées au nom de Trump

Deux étudiantes voilées ont été agressées ce mercredi sur les campus de l’université de San Diego et de Louisiane. Un agresseur a évoqué Donald Trump et ses propos sur les musulmans, selon la police, tandis qu’un autre portait une casquette Trump, selon le témoignage de sa victime. 

topelement

«Quelle sale race, On ferait mieux de les renvoyer chez eux », un retraité condamné pour injures racistes

Un homme de 69 ans était jugé hier mardi à Angoulême après le match houleux entre les équipes de Jarnac et de L’Isle-d’Espagnac, en avril. 

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Le racisme, libre et désinhibé : «Quelle sale race ! On ferait mieux de les renvoyer chez eux !» Ces propos injurieux ont été tenus à Jarnac, le 23 avril dernier, lors d’une rencontre opposant l’équipe U16-U18 locale à celle du FCC L’Isle-d’Espagnac. Ce match de football entre jeunes avait alors tourné au pugilat nauséabond : un terrain envahi par une quarantaine de parents, une bagarre générale entre eux et certains joueurs, l’intervention des gendarmes, et une pluie d’insultes racistes, tous azimuts.

L’un de ces auteurs inspirés – un retraité de 69 ans – comparaissait ce mardi face au tribunal correctionnel d’Angoulême qui l’a condamné. Lunettes et collier de barbe grise, cet homme accompagné de son épouse était jugé pour injure publique envers un particulier en raison de sa race ou de son origine.

La plainte du président

Pourquoi lui? Miloud Douina, le président du FCC L’Isle-d’Espagnac, avait déposé une plainte à son encontre dès la fin du match. Le bénévole officiait aussi, ce jour-là, comme arbitre de touche. Et Miloud Douina avait alors clairement identifié le prévenu. Il s’était senti visé directement par ses propos, ceux cités à l’audience.

Le retraité, venu soutenir son petit-fils, joueur dans l’équipe jarnacaise, n’avait pas été difficile à identifier : il portait un béret rouge en tribune. Ce mardi, il n’a d’ailleurs pas fait mystère de son identité, ni cherché à minimiser ses paroles. Reconnaît-il les propos rapportés par le président de FCC L’Isle-d’Espagnac? «Oui, tout à fait », a-t-il assuré au tribunal, non sans aplomb.

Sa version diverge en revanche sur un point : le retraité ne visait absolument pas Miloud Douina, mais un jeune joueur. Celui-là l’aurait insulté en premier, après une simple remarque du retraité. «Là, il m’a dit : “Ta gueule”. Je ne me suis adressé à aucune grande personne», a ainsi avancé le prévenu face aux juges. «Vous reconnaissez le caractère raciste de vos propos ?» a tenté de résumer la présidente du tribunal, Marie-Elisabeth Boulnois. Réponse cinglante et inattendue de l’intéressé : «Vis-à-vis des gamins».

Miloud Douina n’était donc pas visé. Les adolescents affublés de crampons, si. «J’aurais mieux fait de dire autre chose : qu’ils prennent une licence de boxe pour se défouler», a-t-il jugé. Les autres injures entendues à Jarnac cet après-midi-là – « sale nègre », « sale arabe », entre autres – ne seraient en revanche pas de son fait.

Avocat du président du FCC L’Isle-d’Espagnac, Maître Armand Tanoh Yao s’est longuement adressé au prévenu : «Monsieur Douina est aussi Charentais que vous !» Constat amer du défenseur, un brin irrité : «La parole raciste se libère en France…»

Le parquet, lui, a tenté d’ironiser, mimant la posture du prévenu : «Vous comprenez, c’est moins grave, c’est un jeune ! Mais ce n’est pas un argument de défense ! On s’enfonce quand on dit ça !», a fait valoir le procureur, Cyril Vidalies. Dans la salle, la femme du retraité avait du mal à tenir en place, visiblement effarée par les mots choisis par le parquet. Les réquisitions de ce dernier: une amende de 300 euros, assortie de l’affichage et de la publicité de la décision.

Pour ces faits, selon la loi, le sexagénaire – jamais condamné à ce jour – aurait pu écoper d’une peine de prison. «On m’incrimine comme si j’étais un nuisible sur terre», a-t-il conclu à l’audience. Le tribunal l’a condamné à 300€ d’amende. Il devra aussi verser 200€ au président du FCC, reconnu victime, pour son préjudice moral.

Charente Libre

«Sale noir, je vais t’égorger», l’homme qui a agressé un septuagénaire musulman écope d’un … sursis

Le mercredi 27 juillet 2016, un homme agressait un septuagénaire musulman qui le gênait à la sortie d’un parking à Barentin, à une quinzaine de kilomètres de Rouen (Seine-Maritime). Le tout au lendemain de l’attentat terroriste qui a coûté la vie au père Jacques Hamel. Ce mercredi 9 novembre 2016, il a été condamné à cinq mois de prison avec sursis.

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Ce sera du sursis pour l’agresseur du septuagénaire musulman. Le mercredi 27 juillet 2016, vers 5h du matin, au lendemain de l’attentat qui a coûté la vie au père Jacques Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), un homme de 33 ans s’en prend à un septuagénaire musulman et à ses filles qui gênent sa sortie du parking à Barentin (Seine-Maritime).

« Sale noir, je vais t’égorger »

Les insultes se mettent à fuser. « Sale noir, si je descends, c’est pas pour te taper. Je vais t’égorger pour vous faire comme vous nous faites à nous. C’est pas parce que t’es en robe et avec un chapeau que tu vas faire la loi ici. Je suis Français, je suis chez moi, c’est à toi de dégager », hurle le prévenu à l’attention de sa victime d’origine sénégalaise, qui porte une djellaba et un kufi.

Puis le prévenu, fortement alcoolisé, coince la victime dans l’ascenseur, le tabasse et tente de l’étrangler avant de prendre la fuite. Le septuagénaire souffre d’hématomes et de douleurs cervicales.

Prison avec sursis

Le prévenu a été condamné à cinq mois de prison avec sursis pour agression par le tribunal correctionnel de Rouen. Il devra également accomplir 105 heures de travaux d’intérêt général et au versement de 600€ à sa victime au titre des dommages et intérêts et de 300€ pour couvrir les frais de justice. Il a cependant été relaxé pour les faits d’injures racistes et islamophobes.

Tendance Ouest

Portugal : La section antiterroriste arrête 20 militants néo nazis pour crimes

La section antiterroriste de la police portugaise a arrêté aujourd’hui vingt militants néo-nazis lors d’une opération à l’échelle nationale dans le cadre d’une enquête sur des tentatives de meurtre et des délits de haine raciale.

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Les personnes interpellées appartenaient à la branche locale de la Nation Hammerskin, un groupe de skinheads néo-nazis basé à Dallas, au Texas. « Dans notre pays, ils cherchent notamment à expulser toutes les minorités ethniques ou à empêcher leur entrée au Portugal », a expliqué le parquet de Lisbonne dans un communiqué.

Les faits sur lesquels la police enquêtent remontent aux années 2013-2015 et portent sur au moins une tentative de meurtre, des vols et des cas de discrimination à caractère religieux ou sexuel.

Le Figaro

2 migrants polonais condamnés à 8 mois ferme pour avoir profané une mosquée et agressé des fidèles

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Londres. Piotr Czak-Zukowski et Mateusz Pawlikowski, tout deux migrants polonais comparaissaient pour leur irruption fracassante dans la mosquée Al-Rahman début octobre, s’en prenant violemment à plusieurs fidèles, hurlant des propos islamophobes et racistes, tout en dispersant du lard sur le sol de la salle de prière.

Conduits derrière les barreaux pour y croupir pendant huit mois, au cours desquels ils auront tout loisir de méditer la portée de leur acte anti-musulmans et le trouble à l’ordre public, aggravé par des motivations religieuses.

Country Music Awards : Beyoncé victime de racisme, sa prestation et ses photos… retirés du site

À l’occasion des Country Music Awards, Beyoncé a mis ses origines texanes à l’honneur. En effet, dans son dernier album, elle nous offre un retour aux sources d’une originalité extrême ! 
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Daddy Lessons et l’une de ses chansons où son attachement pour la country est le plus présent. C’est cette même chanson qu’elle interprète lors des Country Music Awards au Texas.

En compagnie du groupe Dixie Chicks, Beyoncé nous offre une version remixée de son tube et c’est tout simplement extraordinaire… Oui, mais voilà, ce n’est pas l’avis de tout le monde.

En effet, ses détracteurs se sont totalement indignés de voir une femme noire chanter de la country en compagnie de femmes blanches.

Dès le lendemain, sur le site CMAWorld.com, toutes les photos de la prestation ont été retirées ainsi que sur les réseaux sociaux de l’événement. 

Certains internautes se sont demandé comment Beyoncé peut critiquer la police dans ses chansons et chanter un morceau de country avec des femmes blanches.

On doit finir par admettre que beaucoup de personnes n’ont pas la lumière à tous les étages.

Public

Une église noire datant de plus d’un siècle, incendiée par des pro Trump

La police du Mississippi a ouvert une enquête pour incendie volontaire, après la destruction d’une église dans le Mississippi, au sud des Etats-Unis. Cette église baptiste construite il y a plus d’un siècle a été entièrement détruite par les flammes, mardi 1er novembre au soir. Un slogan « Votez Trump » était tagué sur la façade du bâtiment. Ce n’est pas le premier incident raciste qui émaille la campagne du candidat républicain.

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Les associations de droits civiques du Mississippi attribuent cet incendie criminel au climat délétère de la campagne. Les responsables de l’église en sont persuadés, il s’agit d’un « crime de haine », d’une manœuvre d’intimidation envers la communauté noire. Le FBI est en charge de l’enquête.

La campagne Trump a exprimé sa tristesse et condamné cet acte criminel, mais la NAACP, la plus importante organisation de droits civiques aux Etats-Unis, ne se satisfait pas de ces déclarations. Son président estime que la rhétorique du candidat libère les plus bas instincts dans un pays où le problème de la discrimination raciale est à fleur de peau.

Car à cette affaire s’ajoute le soutien apporté par le journal du Ku Klux Klan au candidat républicain. « Notre pays a été fondé en tant que république blanche et chrétienne », peut-on lire sur le site du Croisé, qui vante le programme Trump : « Rendre sa grandeur à l’Amérique ». Encore une fois, la campagne Trump nie tout lien avec cette mouvance, comme avec des supporters antisémites filmés dans certains de ses meetings.

RFI

Rugby : «Retourne manger des bananes», un joueur noir victime d’insultes racistes sur le terrain

C’était dimanche dernier lors d’un match de rugby amateur de série entre le Stade Bordelais-ASPTT et Cazaux. Un joueur du club bordelais a été visé par des insultes racistes. Ses coéquipiers ont décidé d’arrêter de jouer.

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Des insultes racistes ont stoppé un match de rugby amateur dimanche dernier entre le Stade Bordelais-ASPTT et Cazaux. La rencontre s’est déroulée à La Teste-de-Buch dans le cadre des séries territoriales Côte d’Argent. Un deuxième ligne du club bordelais, qui est noir, a été visé par des propos racistes venant d’un joueur puis du public. « Retourne manger des bananes » lui aurait dit un joueur de Cazaux, repris ensuite par certains supporters.

Ses coéquipiers ont pris la décision d’arrêter la rencontre. Le responsable du Stade Bordelais-ASPTT, Jean-François Dudon, parle d’actes intolérables. Pour le président du comité Côte d’Argent, André Coup, on ne peut pas laisser passer ça.

De son côté, le joueur visé par les insultes racistes a déposé une main courante à la fin du match.

France Bleu

Marseille : une jeune femme voilée agressée au cutter par un homme, témoigne

Une jeune femme voilée a été agressée à la sortie d’une bouche de métro par un homme lui reprochant, selon les déclarations de la victime, d’être une terroriste, L’agresseur, âgé d’une vingtaine années aurait fait référence aux signes religieux de la jeune femme, qui portait un hijab. 

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Un homme âgé d’une vingtaine d’année a agressé une jeune femme voilée à la sortie d’une bouche de métro dans le centre ville de Marseille. Selon la jeune femme l’agresseur aurait fait référence à sa tenue vestimentaire.La victime portait un hijab, un voile laissant le visage apparent. L’agresseur l’aurait assimilée à une terroriste, avant de lui asséner un coup de poing et de la blesser légèrement au thorax avec un objet pouvant être un cutter, a indiqué la Direction départementale de la sécurité publique.

La victime, qui a appelé la police et a été conduite aux urgences. Elle s’est vu prescrire deux jours d’ITT. L’enquête a été confiée à la sûreté départementale . les fonctionnaires de police assurent mettre « tout en oeuvre pour identifier et interpeller l’auteur » de cette agression.

Depuis les attentats, plusieurs tags islamophobes ont été constaté dans le département, notamment à Aix-en-Provence, a également indiqué le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Laurent Nunez.

France 3

«Sale arabe, je vais te tuer», Claude tabasse son ex femme et tente d’assassiner son amant

À la veille du verdict, les deux victimes de Claude Poupon, accusé d’avoir tenté d’assassiner l’amant de son ex-compagne, en février 2014, à Elliant (29), ont témoigné de la violence de l’agression, ce mardi, devant la cour d’assises du Finistère. La conséquence d’une troublante personnalité éclairée par les experts psychologue et psychiatre.

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Au second jour du procès de Claude Poupon, le quinquagénaire accusé de tentative d’assassinat de l’amant de son ex-compagne et de violences aggravées sur cette dernière, la cour d’assises a découvert les images vidéos de la scène de crime, ce mardi matin. Sols, murs et portes maculés de sang témoignent de la violence des faits commis le 14 février 2014, à Elliant. Un moment éprouvant pour les parties civiles qui a conduit le « rival » de l’accusé à quitter la salle d’audience.

 

L’amant a décrit la scène, ce mardi après-midi, évoquant un premier coup de barre de fer sur la tête, par derrière, puis un second suivi d’un coup de serpette à la gorge. « Il criait  » sale arabe, je vais te tuer, tu m’as fait cocu «  ». Selon ses explications, ceinturé, il avait ensuite été victime de coups de Taser à la face puis de nouveaux coups de serpette. Et d’énumérer, avec le bégaiement qu’il conserve depuis les faits, les six plaies qui traversent son visage et sa gorge. « J’étais dans une mare de sang ».

« Il va la tuer et moi me finir »

Il était à terre lorsque son amie, l’ex-compagne de l’accusé, avait poussé la porte d’entrée, saisie aussitôt par Claude Poupon qui l’avait blessée au bras gauche. « Je me suis dit si je ne me relève pas, il va la tuer, et moi, il va me finir aussi », poursuit-il. Grâce au coup de bouteille qu’il lui avait asséné à la tête, ils avaient pu prendre la fuite. « Il m’a bousillé la vie », lâche-t-il, réfutant toute haine.

Un sentiment partagé par l’ex-compagne de Claude Poupon, malgré une force de caractère apparente. « Je vis dans la crainte, plus capable d’une relation amoureuse ». Elle a, depuis les faits, quitté le département, par crainte d’avoir affaire au père de ses enfants, à sa sortie de prison.

Défaut d’étayage paternel

Une femme épiée depuis plusieurs semaines par Claude Poupon, avant cette dramatique journée. Dans le box, le quinquagénaire écoute, cette fois encore, sans laisser transparaître la moindre émotion.

 

Le Télégramme