Trois pierres : c’est le titre de la bande dessinée réalisée par Nils Oskamp. L’auteur allemand y raconte les multiples agressions qu’il a subi durant son enfance par les néo-nazis de son école. Aujourd’hui ses agresseurs sont toujours actifs. Alors pour sensibiliser les jeunes à Dortmund, Nils Oskamp va présenter son oeuvre dans les écoles.
Articles par Fdebranche
Réfugiés : Tensions lors d’un rassemblement de néo-nazis en Allemagne
Un musulman dépose des baguettes dans une église par charité, le parquet exige 1an de prison

Un homme a été relaxé ce lundi 25 juillet, à Lyon, en comparution immédiate. Le prévenu âgé de 32 ans, était poursuivi « pour violences volontaires avec préméditation, sans ITT », un délit passible de trois ans de prison. Les faits remontent au 17 juillet dans le quartier du Vieux-Lyon (5e arrondissement).
Une scène filmée
Vers 13 h 15, ce trentenaire, fiché « S » pour radicalisation et assigné à résidence depuis le 15 novembre 2015, au surlendemain des attentats de Paris, passe à côté de la cathédrale Saint-Jean lorsqu’il découvre un sac rempli de baguettes de pain paraissant abandonné. Il dit vouloir éviter « un gâchis » et « faire profiter tout le monde du pain ». Il se décide à rentrer à l’intérieur de la cathédrale à la recherche d’un prêtre. A défaut de trouver un homme d’Église pendant la pause méridienne, le prévenu sort les baguettes « pour que tout le monde puisse se servir » et ressort.
La scène qui dure environ une minute, a été enregistrée par la vidéosurveillance de la cathédrale. Trois jours plus tard, elle est signalée à la police. N’a-t-il pas voulu créer « l’angoisse » parmi les fidèles et touristes présents ce jour-là? « On n’est pas dans un contexte normal mais en état d’urgence », souligne la représentante du parquet. Le sac contenant les baguettes était « opaque », sa tenue vestimentaire « particulière »; il porte un qamis, un vêtement long porté par certains musulmans.
Un an de prison requis
Sur la même vidéo, le tribunal a cependant observé des gens peut-être interloqués mais pas de mouvement de panique. « Peut-être que les gens ont trouvé ridicule de céder à la psychose », avance la représentante du parquet. Le parquet, selon qui « la justice ne cède pas à la psychose mais se doit de sanctionner ceux qui la propagent », a requis une peine d’un an d’emprisonnement assorti d’un sursis de mise à l’épreuve de six mois et d’une interdiction d’entrée dans les lieux de culte.
L’avocat du prévenu, Me Benoit Courtin a plaidé la relaxe dans un dossier « étonnant et inquiétant ».
Rama Yade appelle a manifester contre la corrida, elle est victime d’injures racistes

Ils étaient près de 1 000 à défiler samedi dans les rues de Mont-de-Marsan (Landes) pour dénoncer la barbarie de la corrida. Une manifestation qui s’est déroulé sans heurts et à laquelle se sont ralliés de nombreux locaux. La présence de Rama Yade, dont la venue avait été largement relayée sur les réseaux sociaux, n’a pas échappé aux amateurs de corrida, raillant le déplacement de la ministre dans des messages à caractère raciste, diffusés sur le net
. « Soyons forts face à la pression des uns et des autres » a-t-elle estimé, ajoutant que ces détracteurs défendent « une tradition surannée et inhumaine ». La candidate à la présidence de la République, qui multiplie les déclarations en faveur des droits des animaux, a qualifié son combat de « moral », invoquant Simone Veil et Michel Rocard qui tous les deux avaient rejoint la FLAC (Fédération pour l’abolition des corridas).
Italie : Un jeune marocain sauvagement poignardé pour avoir porté secours a une dame âgée
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Regain de violence pour les actes racistes et islamophobes. Alors qu’il a prenait la défense d’une femme âgée agressée par un chien, un jeune Marocain a été poignardé la semaine dernière par le propriétaire de l’animal.
A sa sortie de l’hôpital où il a subi une opération au niveau de l’abdomen, Abdellatif Araid, 21 ans, sera officiellement honoré sera officiellement honoré par le maire de Serravalle Scrivia, Alberto Carbone pour avoir rempli son « devoir civique ». Immobilisé dans son lit d’hôpital, il devra toutefois attendre une dizaine de jours avant de sortir.
Coup de couteau
Sur la place centrale de cette commune du Piémont, la veille femme a été violemment secouée par le chien d’Andrea Verganesi, avant de tomber à terre. Face à l’indifférence du propriétaire de l’animal et des personnes présentes, Abdellatif Araid est intervenu pour défendre la victime en demandant au propriétaire de l’animal de raccourcir sa laisse. Ce dernier est alors parti attacher le chien à un banc avant d’enlever sa chemise, se dirigeant peu après vers le garçon pour lui asséner un coup de couteau.
L’agresseur, interpellé par la police le soir même, s’est ensuite dirigé vers une station comme si de rien n’était, sous le regard silencieux des badauds.
« Le jeune homme originaire du Maroc qui a grandi à Serravalle Scrivia s’est révélé être un citoyen au vrai sens du terme », a estimé le maire de la ville. « Demandez aux gens, Italiens ou étrangers, qui est Abdellatif. Ils savent que c’est un garçon bien qui a toujours travaillé », a pour sa part déclaré Bouchaïb Araid, père d’Abdellatif, ajoutant que « [son] aîné subvient aux besoins de sa famille et [qu’]il vient de décrocher un nouveau job dans une entreprise italienne ».
Dimanche, le site d’information Alyaoum24 a également fait état de l’agression verbale d’une ressortissante Marocaine résidant à Vintimille (frontière franco-italienne) commise par trois Italiens à bord d’un bus. Ces derniers lui ont adressé des remarques sur ses origines marocaines. Contactées par un habitant, les autorités policières sont intervenues et les agresseurs ont finalement été déférés devant le tribunal.
Saluts nazis et apologie du « Troisième Reich » dans un concert du Ragnard Rock Festival

La LICRA dénonce de «nombreux saluts nazis» ainsi que des «tee-shirts à la gloire de l’armée du Troisième Reich» observés lors du Ragnard Rock Festival, manifestation dédiée à la musique apparentée au «métal viking»qui s’est tenu samedi 23 juillet à Simandre-sur-Suran, dans l’Ain, citant un article du Progrès. Les incidents se seraient déroulés lors d’un concert du groupe controversé Gravelandt.
À la suite de ces révélations, la LICRA a signalé «immédiatement au Procureur de la République de Bourg-en-Bresse les faits» et pose alors la question de la «dissolution» de la Compagnie d’Edoras, organisatrice de cet événement.
Les organismes Agir pour l’Égalité, SOS Racisme Rhône et la LICRA avaient demandé, en vain, au Préfet de l’Ain ainsi qu’au Ministre de l’Intérieur l’interdiction de la manifestation. Le Préfet a plutôt demandé à «procéder aux relevés d’infraction de tous actes à caractère raciste et antisémite» et de les lui transmettre.
«La venue de néonazis au Ragnard Rock Festival était prévisible», estime la LICRA. Elle indique que «l’État a commis une faute» en décidant de maintenir sinon la manifestation, du moins le concert du groupe contesté.
« Grand remplacement » 42% des jeunes se disent catholiques, 4% musulmans, 1% juifs

Les jeunes Français se seraient-ils réconciliés avec Dieu ? Dans tous les cas, et contrairement à leurs aînés, ils n’y sont plus hostiles. Le portrait des 18-30 ans qui se dessine dans le sondage réalisé par OpinionWay en exclusivité pour La Croix sur les jeunes et la religion montre une génération manifestement plus croyante et plus religieuse que ses aînés.
Certes, les jeunes qui disent croire en l’existence de Dieu (46 %) restent une minorité dans une société française majoritairement agnostique. Pour autant, si l’on met ces chiffres en perspective avec d’autres sondages, il apparaît que les jeunes sont plus croyants que dans l’ensemble de la population française : seuls 38 % des Français disaient croire en l’existence de Dieu selon une enquête réalisée il y a un an pour la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref).
Catholiques (42 %), musulmans (4 %), protestants (3 %)… Au-delà de la croyance, les jeunes Français s’identifient aussi plus fortement à une religion qu’il y a une décennie : seuls 34 % des 18-29 ans se rattachaient à une religion en 2008, selon l’enquête sur les valeurs réalisée la même année à l’échelle européenne, contre 53 % aujourd’hui.
République tchèque: la multiplication des milices paramilitaires d’extrême droite inquiète

Il y a déjà eu dans le passé en République tchèque des tentatives, par des formations d’extrême-droite, de mettre en place quelques groupes paramilitaires, destinés à semer la terreur dans les quartiers à majorité tzigane, surtout.
Mais contrairement à la Slovaquie voisine, ou à la Hongrie par exemple, où les défilés de gardes néo-nazis en uniforme sont fréquents, l’extrême-droite xénophobe est restée politiquement très marginale en République tchèque.
Le phénomène a pris de l’ampleur depuis la crise migratoire, et les médias locaux parlent aujourd’hui de 2 500 personnes déjà rassemblées en quelques mois dans des dizaines d’organisations paramilitaires locales, dont plusieurs dans la capitale, Prague.
Seulement 415 demandes d’asile seulement cette année en République tchèque. C’est un peu paradoxal, mais cela n’empêche pas les leaders de ces milices paramilitaires de jouer sur la peur et de motiver leurs troupes pour « stopper l’arrivée de centaines de milliers de terroristes musulmans ».
Le discours est très islamophobe. Certains de ces groupes d’extrême-droite ont trouvé l’inspiration plus au Nord, en se baptisant les « Soldats d’Odin », dans la lignée de la formation du même nom fondée en Finlande l’année dernière par un néo-nazi.
Les meneurs de ces nouvelles milices sont contre leur gouvernement, mais aussi contre l’Union européenne et contre l’Otan. En fait, ils affichent surtout leurs liens avec la Russie et avec les milices pro-russes d’Ukraine. Cela fait dire à certains commentateurs à Prague que ces mouvements paramilitaires sont en train de devenir la « cinquième colonne » de Poutine au sein de l’Union européenne.
Trump accusé d’agression sexuelle, une ex-employée sort du silence
Nouvelle polémique autour de Donald Trump. Alors que le milliardaire vient tout juste d’obtenir l’investiture républicaine pour la prochaine élection présidentielle américaine, une maquilleuse qui avait porté plainte contre lui pour tentative de viol en 1997 a décidé de sortir du silence. Près de 20 ans après les faits, Jill Harth s’est confiée dans une interview au Guardian. Elle avait commencé à travailler pour lui en 1992. À l’époque, elle affirme avoir subi les avances insistantes de Donald Trump lors d’une soirée dans le manoir de l’homme d’affaires en Floride.
« Il m’a poussée contre le mur de la chambre, m’a tripotée et a de nouveau essayé de soulever ma robe. J’ai dû lui dire : Qu’est-ce que tu fais ? Arrête ! C’était choquant de sa part de faire cela parce qu’il savait que j’étais en couple avec George et il savait qu’il était dans la pièce d’à côté avec les autres », a-t-elle raconté dans les colonnes du Guardian. Jill Harth avait déposé une plainte en 1997 avant de la retirer quelques jours plus tard. Traitée de menteuse par la famille Trump, elle a aujourd’hui décidé d’engager une avocate. « Personne ne m’a défendue, c’est pour ça que je prends la parole. Vous pouvez me croire ou non, mais j’ai vécu un enfer et je dois le revivre aujourd’hui », a déclaré Jill Harth.
Trois victimes ?
Une prise de parole qui tombe mal pour le candidat républicain à la Maison-Blanche, qui tente, après plusieurs mois de provocations, d’édulcorer ses discours pour fédérer le plus d’Américains possible autour de sa candidature. D’autant que ce cas pourrait ne pas être isolé. Fin juin, le Huffington Post américain évoquait la présence dans un dossier d’une inconnue qui aurait porté plainte contre Donald Trump en 1994 pour viol, alors qu’elle n’était âgée que de 13 ans au moment des faits.
Deux affaires qui viennent s’ajouter aux confessions de la première femme de Donald Trump, Ivana Trump, dans un livre dans lequel elle décrivait certains de leurs rapports sexuels en expliquant qu’elle s’était « sentie violée ». À court terme, cela pourrait bien embarrasser le candidat républicain dans sa course à la Maison-Blanche.
L’Académie de Bordeaux propose aux collégiens d’écrire un discours antisémite pour Hitler

Se mettre dans la peau d’un rédacteur de discours pour Hitler. Voilà le joli sujet proposé par l’Académie de Bordeaux aux élèves de troisième.
Dans la consigne, un professeur écrit « Le Führer, en colère, vient de commander à Joseph Goebbels un discours à faire entendre aux troupes, sur le front, afin de les galvaniser. Le ministre de la propagande vous demande d’élaborer ce discours en insistant sur les enjeux idéologiques et territoriaux de cette bataille pour l’Allemagne national-socialiste. »
Suit un extrait antisémite et complotiste de Mein Kampf pour servir de base à la construction du discours: « Si le Juif, grâce à sa religion marxiste, arrive à vaincre les autres peuples de ce monde, sa couronne sera la couronne funéraire de l’humanité et la planète évoluera dans l’univers, comme elle le fit il y a des millions d’années, sans êtres humains. »
Six autres outils (carte, affiche…) sont mis à disposition des élèves.
« C’est maladroit, reconnaît l’Académie de Bordeaux, par la voix de Michel Roques, inspecteur pédagogique régional d’histoire, interrogé par Le HuffPost. C’est pourquoi nous avons décidé de supprimer cet exercice de notre site ce vendredi 22 juillet au matin, depuis que plusieurs personnes s’en sont émues. »
L’exercice était sur le site depuis le 14 novembre 2014. Mais ce sont des appels téléphoniques passés par plusieurs journalistes ce vendredi matin qui ont poussé l’Académie à retirer l’exercice.
Arielle François, élue LR, poste une citation qui assimile les musulmans a des chiens

Arielle François fait scandale sur le réseau social Twitter. Vendredi soir, l’élue compiégnoise a publié la photo d’un moine bouddhiste accompagné de cette citation : «Vous pouvez être plein de gentillesse et d’amour, vous ne pouvez pas dormir à côté d’un chien enragé. Si nous sommes faibles, notre pays deviendra musulman». Une citation pleine de «sagesse» selon l’élue. Sauf que le moine bouddhiste auteur de cette phrase est Ashin Wirathu, un homme condamné à 25 ans de prison pour incitation à la haine contre les musulmans et surnommé le «Hitler de Birmanie».
«Je ne connais pas cet homme, je me suis dit que c’était un sage comme beaucoup de bouddhistes, plaide Arielle François. Je ne savais pas qui il était, mais j’ai aimé cette citation». Cette dernière est en tout cas été dénoncée par la Licra qui «déposera une plainte» et par la ministre Laurence Rossignol. La mairie de Compiègne, elle, n’a pas souhaité faire de commentaires.
Mort d’Adam Traoré: 22 secondes sur TF1/dans le 20h de France 2, l’information n’existe pas

En regardant les JT hier soir, j’ai crû rêver. Alors j’ai repassé en replay pour être sûre de ce que j’avais entendu et vu, et de ce que je n’avais ni vu ni entendu. Et non, je n’avais pas rêvé. Sur la presse web, sur Twitter, sur Periscope, sur les chaînes d’information aussi, toute la journée de mercredi, cette information était l’une des plus traitées, si ce n’est la plus traitée : la mort d’Adama Traoré.
Ce jeune homme noir de 24 ans originaire de Beaumont-sur-Oise, dans le Val d’Oise, est décédé mardi soir, dans des circonstances encore très troubles, après une interpellation par les gendarmes de Persan, une commune voisine. Selon le procureur de la République, Yves Jannier, Adama Traoré a été arrêté après être “allé au contact” des gendarmes qui procédaient à l’arrestation de son grand frère Baguy Traoré dans le cadre d’une affaire “d’extorsion de fonds et d’agression à domicile”. Pourtant dans les éditions de 20h des deux grands JT de TF1 et de France 2, soit le sujet n’a purement et simplement pas existé, soit il s’est transformé en une banale brève de faits divers. Circulez, y a rien à voir.
Lorsque je me branche sur TF1, j’espère et je m’attends à un traitement journalistique conséquent. D’abord, parce que la veille, après l’annonce du décès d’Adama Traoré, des échauffourées ont éclaté à Beaumont-sur-Oise. Les images de voitures qui brûlent, la télé adore ça. Ca n’a pas raté : ce sont ces images, amateurs, que TF1 a choisir de montrer.
Puis, parce que ce mercredi, les amis et proches d’Adama, une trentaine de personnes environ, se sont rendus à la mairie de Beaumont-sur-Oise où une conférence de presse du préfet devait avoir lieu. Ils souhaitaient avoir des explications sur la mort de leur camarade et surtout avoir une réponse à une question : où se trouve le corps d’Adama Traoré qui, au moment où j’écris ces lignes, n’a toujours pas été remis à la famille? La conférence de presse du préfet n’a pas eu lieu, le représentant de l’Etat n’étant jamais venu, mais les proches d’Adama en ont profité pour prendre la parole devant la presse. Des propos forts ont été tenus, relayés sur Twitter.
Puis le groupe s’est rendu devant la gendarmerie de Persan. Ils y ont organisé un sit-in scandant “Justice pour Adama et improvisé un rassemblement avant d’être chargés et aspergés de gaz lacrymogène par les gendarmes. Pour toutes ces raisons, je me dis que TF1 va sûrement consacrer un sujet. Début du JT. Longue page sur les conséquences de l’attentat de Nice et l’enquête. Il est 20h13. Toujours rien. Sujet sur un traitement contre la sclérose en plaques. 20h19. Sujet de 2 minutes 13 sur ces métiers difficiles d’exercer quand il fait chaud. C’est sûr, il n’y aura donc rien sur la mort du jeune homme, que ça ne peut pas arriver après un sujet sur la canicule. Et bien si.
Attentat de Nice : À ceux qui vantent le « modèle » israélien

Avec inconscience ou avec d’inavouables arrière-pensées, on ne sait pas. Toujours est-il que nombreux sont les médias qui, depuis le massacre de Nice, donnent en exemple de résilience au terrorisme le « modèle » israélien. Tous ne le font pas de la même façon. Rendons justice au correspondant du Monde qui prend soin de rappeler le contexte colonial du conflit israélo-palestinien. Mais, la plupart s’en tiennent à une approche apparemment « technique ».
Les Echos, le JDD, France 2, France Inter (avec l’ex-porte parole de l’armée israélienne), entre autres, suggèrent que la France devrait s’inspirer d’Israël. On voit bien là toute l’ambiguïté du concept de terrorisme. Que ce soit Daech, un psychotique alcoolique et délinquant, ou un Palestinien dont on vient de détruire la maison et les terres cultivables pour cause d’extension coloniale, c’est du pareil au même. On retrouve là le discours colonial que l’on a bien connu pendant la guerre d’Algérie quand les militants du FLN étaient tous des « terroristes ».
Inconsciemment ou non, les promoteurs du modèle israélien amalgament une révolte violente contre une injustice, et des actes de terreur sans cause immédiate. La révolte contre un État en infraction constante avec le droit international peut bien sûr être condamnée quand elle est aveugle et vise des innocents, mais la condamnation ne peut pas se faire sans en rappeler le contexte politique et historique : la colonisation massive à laquelle se livre le gouvernement israélien.
En Israël, l’antiterrorisme le plus efficace consisterait à cesser la colonisation et à entamer une négociation pour la reconnaissance d’un État palestinien souverain. Ce à quoi se refuse totalement Benyamin Netanyahou. On ne peut pas s’émouvoir des conséquences quand on est soi-même la cause.
Le discours pseudo-technique est également effrayant. On peut vanter l’efficacité des barrières métalliques devant les abris bus dans les rues de Jérusalem, mais il est plus difficile de faire l’éloge du « mur », comme certains le font. Si cet édifice géant, qui atteint parfois huit mètres de haut, est un obstacle à l’entrée de Palestiniens en Israël, il est aussi et d’abord un instrument de colonisation qui empiète massivement sur le territoire palestinien, isole les villages des terres cultivables, et sert de prétexte à la destruction d’habitations. Autrement dit, ce mur, présenté dans quelques uns de nos médias comme un instrument de la lutte anti-terroriste, est surtout une cause de révolte. Le « mur » symbolise à lui seul toute l’ambiguïté du modèle israélien d’anti-terrorisme.
Facebook, Twitter… Les propos racistes se banalisent face au laxisme des modérateurs

Les discours racistes et de haine sont de plus en plus banalisés sur le Web, les mouvements qui en font l’apologie profitant de l’absence de sanctions pour y diffuser leurs messages : ce sont les conclusions d’une étude européenne publiée ce vendredi à Barcelone.
L’enquête qui a été menée dans cinq pays européens (Italie, France, Espagne, Roumanie, Royaume-Uni) dénonce notamment « la passivité » des médias sociaux face à ces discours dont la diffusion semble se renforcer, comme les partis extrémistes qui en font la promotion. « Internet a représenté un saut qualitatif pour beaucoup de choses, y compris la diffusion de discours de haine », a expliqué lors d’une conférence de presse Miguel Pajares.
Les enquêteurs ont notamment dénoncé auprès de Facebook cent commentaires racistes trouvés sur le réseau social numéro un et seulement neuf ont été éliminés. Selon eux, Facebook a indiqué que les autres ne remplissaient pas les critères pour être supprimés. Parmi ces commentaires, certains appellent à tuer des musulmans ou à envoyer les juifs dans des camps de concentration.
Chaque pays a une population cible privilégiée : les Gitans en Roumanie, les Arabes en France, les immigrés au Royaume-Uni, selon les auteurs. « Les gens ne dénoncent pas, car cela ne marche pas. Ces mécanismes ne sont pas efficaces […] les messages restent et continuent à promouvoir ces idéologies », a déploré Olga Jubany.
Munich: le terroriste fier d’être «doublement aryen» admirait Hitler et haïssait les Turcs et les Arabes
La tuerie de Munich du 22 juillet qui a fait neuf morts a été présentée par les autorités comme le geste de folie d’un jeune forcené qui était suivi pour des problèmes psychiatriques. Cinq jours après, le 27 juillet, le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung avance l’hypothèse qu’il s’agissait plutôt d’un acte raciste.

Les enquêteurs de la police confirment que David Ali Sonboly, âgé de 18 ans, ne faisait pas partie d’un groupe d’extrême droite, mais supposent qu’il avait un fort penchant pour les idées racistes. Selon des proches, il admirait Adolf Hitler et considérait le fait d’être né le même jour que le dictateur comme un honneur. Né en Allemagne d’une famille iranienne, il se disait fier d’être «doublement aryen», l’Iran étant considéré par les tenants de l’aryanité comme le «berceau aryen». Il haïssait particulièrement les Turcs et les Arabes, «éprouvant un sentiment de supériorité envers eux».
Selon le quotidien, ce n’était donc probablement pas un hasard si toutes ses victimes, résidant à Munich ou aux alentours, avaient des origines étrangères (turques, kosovares, grecques et hongroises). Il avait 300 munitions sur lui, mais ne semble avoir visé que des personnes visiblement d’origine étrangère.
Deuxième indice, l’altercation avec un riverain pendant la tuerie où il criait qu’il était allemand et né en Allemagne et pestait contre les «Turcs de merde». Un dernier indice renforçant la thèse d’un terroriste d’extrême droite est le choix de la date : il a commis son acte le jour du cinquième anniversaire de l’attentat du Norvégien Anders Behring Breivik, auteur du massacre de 77 personnes, qu’il prenait comme modèle.
D’obédience chiite, David Ali Sonobly s’était converti au christianisme
Si la religion n’a joué aucun rôle dans son projet, l’auteur de la fusillade était manifestement en recherche d’identité. Thomas de Maizière a indiqué que ce musulman d’obédience chiite s’était récemment converti au christianisme, d’où l’ajout du prénom David.
David S, le tueur de Munich, n’a pas de lien avec Daech mais avec Breivik selon la police
Aucun lien avec le groupe djihadiste Etat islamique n’a été retrouvé. Les enquêteurs ont notamment établi un lien « évident » entre la fusillade et le tueur norvégien Anders Behring Breivik.
La police allemande a indiqué samedi pencher pour la piste d’un « forcené » afin d’expliquer la fusillade de Munich (sud) qui a fait neuf morts et affirmé n’avoir trouvé aucun lien avec le groupe djihadiste Etat islamique.
« Nous avons trouvé des éléments montrant qu’il se préoccupait des questions liés aux forcenés » auteurs de tueries, notamment des livres et des articles de journaux, a déclaré le chef de la police de Munich. Des éléments ont été découvert montrant que le Germano-Iranien avait suivi de près l’attaque à la hache du 19 juillet
Les enquêteurs ont notamment établi un lien « évident » entre la fusillade et le tueur norvégien Anders Behring Breivik, a annoncé samedi le chef de la police de Munich, Hubertus Andrâ.
Selon la police, il a probablement tendu un piège à un certain nombre des victimes en « piratant » un compte Facebook, afin de les attirer sur les lieux de la tuerie.Le chef de la police a indiqué qu’il s’agissait d’un jeune homme de 18 ans, David S. (selon les médias allemands).Fils d’un chauffeur de taxi, il est né et a grandi en Allemagne et fréquentait une école de la ville.
Trois turcs, trois Kosovars et un Grec tués.
Le ministère kosovar des Affaires étrangères a confirmé la mort de trois de ses ressortissants. Le ministère turc a lui aussi annoncé qu’il comptait trois victimes originaires de Turquie, d’où est originaire la première communauté immigrée d’Allemagne. Une septième victime serait grecque, sans que l’on en sache davantage sur son identité.
D’après le tabloïd Bild, le tueur de Munich utilisait une photo de Breivik comme avatar sur l’application de messagerie Whatsapp.
« Nous avons trouvé des éléments montrant qu’il se préoccupait des questions liées aux forcenés » auteurs de tueries, notamment des livres et des articles de journaux, a précisé le chef de la police de Munich, Hubertus Andrä.
Après la tuerie, il s’est donné la mort d’une balle dans la tête. Dans son sac à dos, les enquêteurs ont retrouvé environ 300 munitions, suggérant qu’il avait à l’origine l’intention de tuer un nombre encore beaucoup plus important de personnes.
Selon une source policière citée par l’agence DPA, il était un fan de jeux vidéos de guerre et, plus symptomatique, un admirateur d’un jeune Allemand de 17 ans qui avait perpétré un massacre dans son école près de Stuttgart en 2009.
Financement de la campagne 2012 : Le parquet réclame un procès contre le FN pour escroquerie

Le parquet de Paris a demandé le renvoi en procès du Front national et de deux de ses dirigeants dans le cadre de l’enquête sur le financement des campagnes présidentielle et législatives de 2012.
Parmi les personnes pour lesquelles un renvoi en procès est demandé figurent le trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, pour recel d’abus de biens sociaux, et un de ses vice-présidents Jean-François Jalkh, notamment pour escroqueries.
Si les juges d’instruction suivent ces réquisitions, le FN sera jugé pour complicité d’escroqueries dans le cadre des législatives de 2012 et recel d’abus de biens sociaux.
Les juges d’instruction soupçonnent le FN, qui a été mis en examen en septembre, le micro-parti Jeanne, géré par des proches de Marine Le Pen, et le principal imprimeur du mouvement, Riwel, d’avoir mis en place un système d’enrichissement frauduleux avec de l’argent public
Selon le scénario des enquêteurs, Riwal aurait surfacturé les prix de kits de campagne (tracts, affiches…) vendus aux candidats, dont les dépenses ont ensuite été remboursées par l’Etat comme le prévoit la loi au-delà de l’obtention de 5% des suffrages exprimés. Un scénario totalement réfuté par le FN.