Damien et son complice agressent une dame âgée et lui arrachent son sac

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Damien E… a écopé de huit mois de prison, dont deux ferme, pour le vol à l’arraché d’un sac à main, vendredi dernier, à Lavelanet. Le climat d’insécurité qui règne en pays d’Olmes a pesé sur les débats. La présidente du tribunal, elle, a simplement insisté sur la gravité des faits.

Damien E.., originaire de Dunkerque et qui s’est installé à Lavelanet depuis la fin décembre, n’avait jamais fait parler de lui jusqu’à vendredi dernier. Acoquiné avec un adolescent de 15 ans, il a volé le sac d’une dame âgée de 78 ans, qui s’est retrouvée face contre terre, sérieusement blessée au nez, ses courses éparpillées autour d’elle, alors que ses deux agresseurs prenaient la fuite.

La Depeche

Il se fait voler sa Rolex par l’Italien à qui il pratiquait une fellation

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Une petite gâterie et une montre de luxe en prime. L’affaire vient de passer devant la justice monégasque. Un chauffeur-livreur de nationalité italienne a écopé de deux mois de prison avec sursis, pour un vol pour le moins insolite.

Le prévenu était accusé d’avoir dérobé la Rolex d’un homme qui était en train de lui délivrer une fellation, relate Nice-Matin. Profitant de l’état d’excitation de son partenaire, le Transalpin est ainsi parvenu à le débarrasser de sa rutilante breloque.

Et même à subtiliser les 90 euros en liquide qui se trouvaient sur un meuble à proximité.

20 Minutes

Romain retourne en prison 3 semaines après sa sortie, pour vol avec violence

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Il sortait tout juste d’une peine d’emprisonnement de 3 mois. Il ne lui aura pas fallu plus de trois semaines pour retourner en prison. Romain R., tout juste 20 ans, célibataire et sans domicile fixe, enchaîne les condamnations depuis des années. Avec 6 mentions au casier judiciaire pour vols, violences, outrages, dégradations…, le prévenu se retrouvait hier une fois encore en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Castres pour des faits de vol avec violences ayant entraîné une incapacité de travail de 10 jours, en compagnie d’un second prévenu.

Aux alentours de 21 heures vendredi soir, des policiers castrais en patrouille dans la sous-préfecture tarnaise sont abordés par une femme qui leur signale l’agression de son fils. La victime s’est d’abord fait voler son téléphone portable par Romain. Pour tenter de le récupérer, il s’est alors accroché à la voiture des prévenus, se faisant traîner sur plusieurs centaines de mètres. Il finira par lâcher prise, ejecté par le voleur.

Cependant, c’est l’âge de la victime, tout juste 14 ans, qui retiendra surtout l’attention du président du tribunal Patrick Mignot et du procureur Emmanuel Abentin. Et l’attitude de Romain R. également, qui semble ne montrer aucun remords et aucune empathie pour la victime.

Les peines prononcées sont lourdes, 18 mois d’emprisonnement ferme pour le premier, 9 pour son complice. C’est sous les cris et les insultes de Romain à l’encontre du tribunal et de son président que prendra fin la séance.

La Depeche

Jonathan et Quentin, condamnés pour agression, vol et outrage a magistrat

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Deux jeunes Mirapiciens, Jonathan, 18 ans, et Quentin, 22 ans, comparaissaient pour des faits de violence et un vol commis au sein d’une école de Mirepoix, le 21 mai dernier.

La victime et Quentin vivent dans la même résidence. Il ne le supporte pas. Cet après-midi-là, avec son copain, ils aperçoivent un voisin à son balcon, ils l’apostrophent. Quentin grimpe sur le véhicule de la victime et lui jette une pierre au visage.

L’homme, appuyé sur sa béquille, finit par descendre dans la cour. Une bagarre éclate. Jonathan intervient pour défendre son ami. Le voisin a le nez cassé, plusieurs fractures aux phalanges et des plaies. Mais les deux jeunes ne s’arrêtent pas là.

Plus tard dans la journée, ils pénètrent dans un établissement scolaire de Mirepoix et y dérobent de la nourriture. «Pourquoi avez-vous eu cette brillante idée, après cette affaire désastreuse, d’aller à l’école ?», questionne la présidente. «On est en galère, c’est la vie», répond Jonathan. Lorsque les gendarmes se rendent au domicile de Quentin, ils trouvent une petite plantation de cannabis, une matraque télescopique mais aussi la carte bleue de la voisine… Il l’a trouvée, et l’a gardée, reconnaît-il.

«Sortez les mains de vos poches», lui demande à nouveau la juge assesseur. «Non désolé j’ai pas envie. Vous ne me respectez pas je vois pas pourquoi je vous respecterai». Claude Cozar, le procureur, signale l’outrage à magistrat. La présidente, elle, demande l’évacuation du jeune homme. Quentin a été condamné à dix mois de prison avec mise à l’épreuve pendant deux ans, interdiction de paraître dans la résidence, d’entrer en contact avec la victime, obligation de soins, de travailler et d’indemniser le voisin. Jonathan, pour sa part, écope de six mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve.

La Dépêche

Dennis, condamné pour vol a roulotte

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Dennis L., 26 ans, était jugé mercredi après-midi en comparution immédiate pour un vol à la roulotte commis le 28 décembre dans le parking d’Euralille. Il a été arrêté place Rihour, quelques heures après le vol. Il portait sur le nez des lunettes de soleil dérobées dans la voiture avec quelques objets.

Au tribunal, Dennis L. est incapable de répondre aux questions de la présidente Geneviève Créon. Ses souvenirs ont été estompés par l’héroïne qu’il s’injecte régulièrement dans les veines. Le jour du vol, il a accompagné un ami qui voulait se piquer dans le parking du centre commercial.

Le tribunal a choisi de donner une chance à Dennis L. Il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans. Il a obligation de se soigner et de trouver une formation.

La Voix du Nord

En deux jours, Johan et des complices cambriolent trois fois la même magistrate

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Johan Ansel, Sinois de 28 ans, a été condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis et mise à l’épreuve, ce lundi, pour avoir participé à l’un des trois cambriolages commis, en décembre, au domicile d’une magistrate à Douai.

Qu’est-ce que Johan Ansel, Sinois de 28 ans, est allé faire dans cette histoire ? Qu’est-ce qui est passé dans la tête de ce jeune père de famille, avec une compagne enceinte et un emploi, pour qu’il décide d’accompagner trois gamins de 15, 16 et 19 ans sur les lieux d’un cambriolage ?

Quand il participe au cambriolage dans la maison d’une magistrate, boulevard Jeanne d’Arc à Douai, le 4 décembre dans la soirée, l’habitation a déjà été visitée deux fois : une première deux jours plus tôt et une autre le même jour.

« Le 4 décembre, on avait besoin de lui pour récupérer le véhicule » des victimes, dit Me Dubois. Sauf que, faute de voiture (elle avait été déplacée après le premier vol), Ansel et ses complices se sont servis dans la maison (ordinateurs, bijoux, etc.).

« Il dit qu’il a suivi le groupe mais je crois plutôt qu’il a dû flairer le bon coup », avance le substitut du procureur Jean-Baptiste Miot. Comme si une condamnation à quatre ans de prison, prononcée en 2010 pour de graves violences sur un enfant de 2 ans en 2008, ne lui avait pas servi de leçon. Cette fois, il écope de deux ans de prison, dont un avec sursis et mise à l’épreuve.

La Voix du Nord

Adrien, Jeffrey et Marine, un trio machiavélique qui rackettait une jeune femme

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La victime vit chez ses parents à Fontaine-Bellenger. Elle est aide ménagère, et son entourage avait toujours considéré que ses relations amicales, datant du CFA, ne pouvaient qu’apporter de la joie à cette grande fille dite « fragile », que le trio sortait en balades ou en discothèque.

Surtout Adrien B. (20 ans actuellement) qui passait pour être son amoureux et l’aurait rendue un peu dépensière. Elle succédait à l’affection de Marine M. (19 ans) partie dans les bras de leur copain commun, Jeffrey D. (19 ans) de Guichainville, comme Adrien.

Totalement sous le charme de ce dernier, Virginie ne rechignait pas à « participer » aux dépenses du petit groupe. Elle se fit ensuite rouler grâce à une fausse facture (émise par son copain) pour un vélo loué à Rouen et pour lequel on réclamait 250 €. Puis Adrien se retrouva en prison d’octobre 2014 à mai dernier pour un an ferme, suite à un vol avec violence et destruction. Il était devenu « gradé » dans la délinquance, et encore plus avide d’argent pour régler ses besoins en cannabis.

D’ailleurs, depuis le printemps 2014, il s’était approché d’elle pour être plus près de son porte-monnaie, souligne la présidente, Marie-Christine Devidal. D’abord insistant pour obtenir 20 €, le Roméo devint menaçant, en compagnie du couple Jeffrey-Marine qui l’accompagna pour des retraits de fonds à Gaillon, au distributeur bancaire. Une dette de 800 € de shit incitait Jeffrey à se joindre aux besoins de son copain.

Entre l’amour fou et la crainte de déplaire, la pression… jusqu’aux menaces de rupture, Virginie (qu’ils ont avoué surnommer « la cinoque ») ne savait plus qu’obéir, sans rien dire à ses parents inquiets toutefois de lui voir perdre quatorze kilos en trois mois.  A la fin d’octobre, et en trois fois, elle avait payé 770 €, puis encore 250 € et encore 40 € le 4 novembre, vidant son compte. Une autre alerte pour les parents.

Son père, artisan-électricien, ému par l’apparente détresse de sa fille, recevant des SMS menaçants ou injurieux, ne pouvait pas déposer une plainte pour elle. Les amis l’avaient initiée à leurs fumeries, et Virginie refusait de les dénoncer. Pourtant, elle les mit au courant de l’installation de caméras de surveillance installées autour de la maison.

Le trio arriva chez elle le 29 novembre pour exiger cette fois 150 €. En forçant sa porte et avec quelques claques plus convaincantes, ils parvinrent à embarquer la jeune femme en voiture. Mais comme elle n’avait plus sa carte bancaire (détruite par son père), Virginie ne pouvait rien donner, même sous la menace d’être « enfermée toute la nuit dans une cabane en forêt ». Elle promit par contre de se rendre avec eux à Gaillon, à l’ouverture de l’agence, dès le matin suivant.

A 11h10 ce même jour, les trois extorqueurs étaient interpellés. Toutes les preuves de leur sinistre activité, et les images de leurs violences pour enlever leur victime, purent compléter les messages (SMS) de demandes d’argent, de rendez-vous et menaces attestées par les relais téléphoniques.

La victime, épaulée par Me Christelle Beauvalet, reste atteinte d’une « grosse empreinte psychologique » à mesurer, dans ce scénario monté depuis deux ans contre la « gentillesse de Virginie abusée, droguée, passée à tabac, harcelée et même menacée d’être conduite… à la prostitution ! » selon l’avocate. Elle va plaider le « psychisme détruit » de la jeune fille incapable de dire un mot, qui vient de vomir avant d’entrer dans le prétoire (!) persuadée, encore, qu’ils « vont la tuer ».

Adrien B. écope au final de trois ans de prison dont un avec sursis ; Jeffrey D. est condamné à trente mois de prison, dont dix-huit avec sursis ; Marine M. prend dix-huit mois de prison, dont douze avec sursis. Tous les trois seront soumis à la mise à l’épreuve requise et conduits à exécuter la partie ferme, immédiatement, sur un mandat de dépôt, soit respectivement vingt-quatre, douze et six mois, sans possibilité d’aménagement des peines.

L’Impartial

Damien se vante de dealer en prison puis réclame de rentrer chez lui.. dans sa cellule

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Le 17 septembre et le 29 novembre 2013, deux personnes se présentent au commissariat pour déclarer le vol de leurs voitures. Les deux Ford seront retrouvées quelques jours plus tard. En triste état : portières pliées, protège-neiman arraché, fils dénudés… tout laisse supposer qu’il s’agit de l’œuvre d’un seul individu.

Les traces ADN relevées dans la voiture vont donner le nom de Damien Deparis, 26 ans, bien connu des services de justice puisque son casier porte trace de 30 mentions.

« Vous pouvez me mettre 10 ans, j’en ai rien à foutre »

Incarcéré pour d’autres faits, il se présente à la barre pour déclarer qu’il n’est pas l’auteur des vols.

Le prévenu ne se démonte pas :

– « Vous pouvez y aller, vous pouvez mettre 5 ans plus 5 ans, j’en ai rien à foutre. Les voitures, je suis monté dedans, mais c’est tout. Et puis je n’ai rien d’autre à dire, de toute façon tout ça c’est des broutilles ».

– Il répond : « J’ai de l’argent, en prison je vends du cannabis, ça rapporte ». 

– « Et votre casier ça vous inspire quoi ? » « Ça m’inspire rien, ce n’est que du papier ».

La seconde partie civile réclame le remboursement d’une partie de son bien, soit une somme de 2 000 €. Le prévenu plaisante : « 2 000 € tu rigoles ? Si tu veux, je te vole une autre voiture, mais tu n’auras pas un sou ».

La substitute requiert une peine de 10 mois de prison ferme pour les deux dossiers. Cette fois encore, le prévenu ne peut s’empêcher de fanfaronner :

– « C’est bien, faites comme ça, je veux retourner chez moi ».

– « Chez vous ? » interroge la présidente.

– « Oui, chez moi, dans ma cellule».

Le tribunal l’a exaucé : il retournera dans sa cellule pour 12 mois supplémentaires.

La Voix Du Nord

Guillaume et Franck attaquent au couteau un gérant d’une supérette

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Pour une simple pochette contenant des documents sans valeur. Le responsable d’une supérette de Lillebonne a été attaqué en mai 2008 par deux individus armés de couteaux. Ils ont porté leurs lames à sa veste. Parce que celle-ci était renforcée pour la pratique de la moto, elle a amorti les coups. « Cet homme a certainement eu la vie sauve grâce à ce détail ».

Il cambriole un bar, un coiffeur…

Il s’agit essentiellement de vols par effraction dans le même quartier de Lillebonne où le Havrais résidait à l’époque. Avec un ou deux complices, dont un mineur, il cambriole un bar, un commerce de vêtements, un coiffeur… Ils pénètrent par une porte ou une fenêtre après avoir pratiqué une pesée. Ils volent des dizaines de bouteilles, des habits de marques à la mode, des cosmétiques. Une étiquette de vêtement sera retrouvée dans la cage d’escalier de Guillaume identifié aussi par un témoin.

Le gérant de la supérette est attaqué au petit matin. Il chute au sol. Quand il parvient à se dégager, il est encore agressé par le duo aux couteaux. Il finira par lâcher sa sacoche dont les protagonistes ne tireront aucun bénéfice.

Guillaume, est condamné à deux ans de prison dont la partie ferme est couverte par la préventive. Le mineur a déjà été jugé de quelques complicités par le tribunal pour enfants.

Par la correctionnelle, Franck, autre majeur, est reconnu coupable d’avoir aidé Guillaume dans un cambriolage. Avec vingt-cinq antécédents pénaux, il écope de dix mois ferme. Deux receleurs de biens dérobés étaient également poursuivis.

Paris Normandie

Rudi, Brayan et Jason, récidivistes, condamnés pour cambriolage

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Le 14 novembre, à Quimper, vers 22 h, un homme aperçoit des faisceaux lumineux chez sa voisine qu’il sait absente. Intrigué, il prévient immédiatement la police. Arrivées sur les lieux, les forces de l’ordre tombent nez à nez avec trois hommes encagoulés munis de lampes de poche. Les trois individus n’obtempèrent pas immédiatement et les policiers, se sentant menacés, sortent leurs armes. S’en suit une interpellation musclée durant laquelle chacun des intrus est difficilement maîtrisé.

Les cambrioleurs ont visité toutes les pièces du pavillon et plusieurs bijoux de valeur sont retrouvés dans leurs poches. À 50 m de la maison, les enquêteurs remarquent une Peugeot dans laquelle ils aperçoivent une carte bancaire au nom d’un des cambrioleurs.

La juge a condamné Brayan Brillant, Rudi Lobry et Jason Vauvel, au casier judiciaire déjà chargé, à 18 mois de prison ferme. En état de récidive légale au moment des faits, ils devront indemniser la propriétaire de la maison cambriolée à hauteur de 676 €.

Marc, braqueur multirécidiviste, condamné a 10 ans de prison

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Muet comme une carpe durant toute l’instruction et son premier procès, Marc Beauvineau a parlé ce lundi, s’est expliqué, a reconnu les faits et, forcément, cela change pas mal de choses au moment de l’addition. Sa peine a hier largement été revue à la baisse.

Ce mardi, la cour d’assises en appel de Meurthe-et-Moselle, présidée par Catherine Hologne, a en effet condamné ce braqueur multirécidiviste, auteur de quatre vols à main armée dans les Vosges en janvier 2011, à 10 années de réclusion criminelle.

Marie-Claude Weiss rappelle que Beauvineau a déjà été condamné à deux reprises par une cour d’assises pour des braquages. « La justice lui a déjà tendu de nombreuses perches. Elle a prononcé des confusions de peines, lui a accordé une permission de sortie qu’il a mise à profit pour refaire des vols à main armée… Il parle d’une vie gâchée mais c’est de son propre fait ».

Un peu plus tôt dans la journée, Steve Rémy, avec lequel il avait commis ces quatre braquages mais qui, lui, n’avait pas fait appel de sa condamnation à 12 ans (pour un total de 11 faits), était venu apporter son écot à la défense de Beauvineau : « On s’est connus en détention, à Toul. En fait, il ne voulait plus faire de braquages, c’est moi qui lui ai demandé ».

Vosges Matin

Jean-Philippe, multirécidiviste, condamné pour la 24ème fois

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« AU BOUT D’UN MOMENT, on en a ras-le-bol, c’est aussi pour ça que je suis venu aujourd’hui.

Nous avons été victimes de douze vols en six ans, avec les difficultés que cela suppose pour retrouver une assurance. Pour une fois qu’on arrive à trouver un coupable, je voulais le voir en face. »

Ce garagiste n’est que l’une des vingt parties civiles du dossier. Une affaire pour laquelle Jean-Philippe Vissant, 29 ans, doit répondre de 25 délits et infractions. Dont onze vols, cinq faits de violences – dont deux sur sa compagne -, des destructions de véhicules par incendie, des menaces, des délits de fuite…

Le tout commis entre juin 2014 et fin août 2015 à Saône, Rurey, Busy, Mamirolle, Pugey, Épeugney… Sachant, comme le rappelle le procureur Margaret Parietti avant de requérir quatre ans ferme, qu’« en treize ans de délinquance continue, les tribunaux ont prononcé à son encontre sept ans et huit mois d’emprisonnement ferme. Qu’il a fait l’objet de cinq mandats de dépôt et d’un mandat d’arrêt ».

Et le parquet de poursuivre : « Ce qui m’inquiète, c’est son comportement. Il est arrivé à l’audience les mains dans les poches. Détendu. Il n’a jamais travaillé de sa vie. C’est un boulet pour la société ! Et s’il ressort demain, il recommencera. Car il ne semble pas prêt à se remettre en question ».

Le prévenu, en effet, ne reconnaît rien, en dehors des coups sur sa compagne.

Le stock-car avec son véhicule dans les voitures de personnes qui ne lui revenaient pas ? « C’est pas moi. » Le fait qu’on ait retrouvé son ADN dans les vestiaires d’un club de foot qui venait d’être cambriolé ? « Je ne sais pas. » Les victimes qui le désignent formellement ? « Ça se peut mais c’est pas moi ! »

Le tribunal a relaxé Jean-Philippe Vissant pour huit faits « au bénéfice du doute ». Reconnu coupable des dix-sept autres, il a été condamné à quatre ans dont un avec sursis et mise à l’épreuve. Déjà incarcéré depuis trois mois dans le cadre d’une autre affaire, il devra donc purger trois ans supplémentaires.

Est Républicain

L’ex patron Denis Gautier-Sauvagnac détourne 19 millions et écope d’un sursis

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La cour d’appel de Paris a condamné mardi l’ex-patron Denis Gautier-Sauvagnac à deux ans de prison avec sursis et 100.000 euros d’amende au procès de « la caisse noire » de la puissante fédération de la métallurgie (UIMM).

L’avocat général avait requis trois ans de prison, dont un ferme, et 375.000 euros d’amende à son encontre.
La cour a par ailleurs condamné l’ancien délégué général de l’UIMM, Dominique de Calan, à 50.000 euros d’amende, l’ex-chef comptable Dominique Renaud à 5.000 euros d’amende et l’UIMM en tant que personne morale à 30.000 euros d’amende.
Comme pour Denis Gautier-Sauvagnac, l’avocat général avait requis à leur encontre la même peine qu’en première instance, soit un an avec sursis et 150.000 euros d’amende pour Dominique de Calan, huit mois avec sursis pour Dominique Renaud et 150.000 euros d’amende pour l’UIMM.
Il était reproché à Denis Gautier-Sauvagnac d’avoir retiré entre 2000 et 2007 quelque 19 millions d’euros en liquide des caisses de « l’entraide professionnelle » de l’UIMM (EPIM), une structure destinée à apporter « un appui moral et matériel » à ses adhérents subissant un conflit du travail.
Une partie de ces fonds a été utilisée pour rémunérer des salariés non déclarés.

Une autre a servi à des compléments de salaire ou de retraite également non déclarés et on n’a retrouvé aucune trace des 14 millions d’euros restant, avait rappelé l’avocat général.

Le point

Un ancien prêtre a détourné 700 000 euros à l’église

L’homme a reconnu les faits, qui ont été découverts par son successeur.

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L’ancien prêtre de la paroisse de Saint-Lizier (Ariège) a reconnu avoir détourné le denier du culte et des bénéfices des ventes de bougies votives, soit plus de 700 000 euros. Ce prêtre âgé de 80 ans, un moment placé en garde à vue, s’est vu délivrer une convocation devant le tribunal correctionnel de Foix. Il sera jugé le 16 janvier.

Les faits ont été découverts après le départ à la retraite du suspect par son successeur et une plainte a été déposée par l’association diocésaine de Pamiers, en charge notamment de la paroisse de Saint-Lizier.

Une saisie judiciaire conservatoire de 656 000 euros

L’enquête préliminaire confiée à la brigade des recherches de Saint-Girons a permis de matérialiser l’existence de détournements systématiques commis par le prêtre durant toute sa période d’activité entre juillet 1987 et février 2013. Les détournements ont concerné en majeure partie les dons des paroissiens mais il y a eu aussi environ 100 000 euros qui correspondent aux bénéfices tirés des ventes de bougies votives.

Une saisie judiciaire conservatoire d’un montant de 656 000 euros a été opérée sur les comptes bancaires du prévenu.

Le Progres

Lætitia sort d’un magasin avec une télé sur… la tête

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Jugée pour le vol d’un téléviseur dans un supermarché de la commune, la femme a aussi dû s’expliquer sur des filouteries d’essence. Elle a été condamnée à du sursis avec mise à l’épreuve 

Cash, elle avoue ne pas avoir été très discrète en volant un téléviseur au supermarché Leclerc à Hyères.

« Effectivement, vous avez passé le portique avec le carton sur la tête et on vous a récupérée quelques mètres plus loin », souligne M. Fiorito, le président du tribunal correctionnel. Lætitia J. a été interceptée par un vigile avant d’être conduite au commissariat de Hyères.

Après des investigations sur cette femme âgée de 37 ans, il est apparu qu’elle était aussi recherchée pour deux délits de filouterie d’essence comme à Marseille et Albaret Sainte-Marie (en Lozère) pour des sommes de 51 et 63 euros en 2012 et 2015.

Elle a été condamnée à une peine de sursis avec mise à l’épreuve.

Nice Matin

 

Roland et Gaëtan condamnés après avoir pillé une dizaine d’églises

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« Le préjudice est inestimable et universel. On a arraché des objets à l’histoire de France. »

L’emphase justifiée de la procureure Azanie Julien-Rama contraste avec les forfaits si prosaïques des quatre prévenus. Roland Verdin explique avoir enlacé seul avec une corde la massive statue d’un calvaire de Chérisy (au sud d’Arras) pour la faire tomber de son socle…

Il en tirera 2 000 € à Tournai. Mais en ce milieu d’année 2013, l’activité principale de cet ancien antiquaire est de fracturer des églises et de faire main basse sur des statues et des candélabres, à chaque fois écoulés pour quelques centaines d’euros de l’autre côté de la frontière.

Cela faisait un moment que les policiers, qui avaient ouvert une enquête après la hausse phénoménale de vols dans les églises au nord de Paris, pistaient le quinquagénaire. Un « tracker » avait été placé sur sa voiture, on suivait ses allées et venues.

Un voleur incorrigible, ce Verdin. Lorsqu’il « visite » sa première église, en mai 2013 à Regnauville, il sort tout juste d’un an de détention… pour des faits similaires instruits à Béthune. Il a déjà huit condamnations, la plupart pour vols, au casier. Cheveux poivre et sel, malingre, un peu voûté, la main sur la bouche face à la juge Élise Hibon, il avoue tout, sauf deux expéditions.

L’Arrageois a embarqué trois connaissances dans cette galère, eux aussi attirés par l’argent facile. Gaëtan Plinguier, 35 ans, au casier lui aussi bien fourni, et P. L., 46 ans, jamais condamné. Tous les deux ont participé à deux expéditions. Avec J.-P. L., le quatrième, ils ont tous fait au moins huit mois de détention provisoire.

Car sur la fin, en novembre, l’affaire prend une autre tournure : à Hermaville, un septuagénaire est malmené et ligoté par des hommes cagoulés, qui volent divers objets. La voiture de Verdin est repérée sur place. Lui seul, finalement, est condamné en tant que complice sur ces faits. Il écope de cinq ans de prison. Plinguier de huit mois ferme et P. L. de quatre mois avec sursis. J.-P. L. est relaxé au bénéfice du doute.