Donald Trump veut supprimer la loi qui sépare les églises et la politique

Republican presidential candidate, businessman Donald Trump, holds up his bible who was giving to him by his mother as he speaks during the Values Voter Summit, held by the Family Research Council Action, Friday, Sept. 25, 2015, in Washington ( AP Photo/Jose Luis Magana) ORG XMIT: DCJL120

Donald Trump a promis hier d’affranchir les églises d’une loi de 1954 qui leur interdit toute activité politique, une mesure susceptible de donner des gages aux chrétiens évangéliques qui ont contribué à son élection à la Maison-Blanche. Dans un discours à des responsables politiques, des dirigeants religieux ainsi que des invités internationaux, dont le Roi Abdullah de Jordanie, Donald Trump a attaqué la disposition législative qui sépare domaine politique et religieux, instaurée par l’amendement Johnson en 1954.

La loi interdit aux organisations exonérées d’impôt – les églises et autres lieux de culte, les organismes de charité et les établissements d’enseignement – de participer, directement ou indirectement, à des campagnes politiques en faveur (ou en la défaveur) d’un candidat politique. « Je vais me débarrasser de l’amendement Johnson, le détruire totalement et permettre à nos représentants de culte de parler librement et sans crainte des représailles. Je vais le faire, retenez bien ça », a-t-il déclaré.

Le Figaro

Le FN envisage d’imiter Donald Trump et son décret « anti-musulman »

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La présidence de Donald Trump est un miroir vers l’avenir. Elle permet de voir à quoi pourrait ressembler, sur certains points du moins, une victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle. Ce lundi 30 janvier, c’est le vice-président du FN Steeve Briois qui jette un pavé dans la marre en parlant du décret anti-musulmans pris par Donald Trump et qui a déclenché une grande vague de protestations aux États-Unis et dans le monde.

Le maire FN de Hénin-Beaumont, s’il était américain, ne manifesterait visiblement pas. Ce décret interdit pour quatre-vingt-dix jours les entrées aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays à majorité musulmane. Interrogé sur ce sujet par l’AFP ce lundi 30 janvier sur une éventuelle application d’une telle mesure en France par Marine Le Pen en cas de victoire à la présidentielle, Steeve Briois répond :

Et pourquoi pas ? On n’est plus dans le monde des bisounours. On est dans un monde horrible, donc de temps en temps il faut prendre aussi des mesures d’autorité, quitte à choquer.

David Rachline explique au Lab que cette proposition ne figurera pas dans le programme présidentiel. Mais cela ne veut pas dire que Marine Le Pen ne pourrait pas prendre une mesure semblable :

Le cas échéant via l’équivalent des décrets américains, c’est-à-dire des ordonnances.

Son directeur de campagne explique donc que, une fois à l’Élysée et si elle estime que la situation l’exige, Marine Le Pen pourrait prendre une mesure équivalente au décret anti-musulmans de Donald Trump.

Europe 1

Le décret anti-musulman de Donald Trump applicable à des milliers de juifs

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Un nombre indéterminé de personnes d’origine juive, devenues israéliennes ou vivant ailleurs dans le monde, sont ainsi concernées. Elles se chiffrent probablement en dizaines de milliers, si l’on tient compte du fait que le gros de l’émigration juive hors de ces pays (principalement l’Irak, le Yémen, et dans une moindre mesure l’Iran et la Syrie) a eu lieu au tournant des années 1950.

L’Iran compte toutefois une minorité de plusieurs dizaines de milliers de citoyens de religion juive, représentés comme tels au Parlement, et qui sont donc frappés de la même manière que leurs compatriotes musulmans, chrétiens ou zoroastriens, par le décret de M. Trump.

Haaretz

Le Pentagone trolle Trump en honorant un soldat réfugié musulman sur Twitter

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Selon les copies d’un décret présidentiel fuité dans les médias le mercredi 25 janvier, le président Donald Trump s’apprête à signer un ordre bloquant l’arrivée de tous les réfugiés syriens jusqu’à nouvel ordre et interdisant tous les autres réfugiés pendant une période de 120 jours. Le décret suspend aussi pendant au moins trente jours tous les visas pour les ressortissants d’Irak, de Syrie, d’Iran, de Somalie, de Libye, du Soudan et du Yémen.

Avant cette signature, le compte Twitter du ministère de la Défense est discrètement entré en résistance en partageant l’histoire du caporal Ali J. Mohammed, un réfugié originaire d’Irak qui a rejoint les Marines en 2014.

«De réfugié à Marine. Cpl Ali J. Mohammed mène le combat contre ceux qui ont chassé sa famille.»

Les tweets du ministère de la Défense sont rarement retweetés plus de deux cent fois, mais cet article honorant la loyauté et le patriotisme d’un réfugié musulman devenu soldat américain a rapidement été partagé plus de six mille fois.

Ce n’est pas la première fois que le ministère de la Défense tweete de façon habilement polémique. Le 23 janvier, le compte officiel avait partagé ce tweet:

«Ce qu’une personne poste sur les médias sociaux permet souvent d’évaluer sa santé mentale. Sachez détecter les signes.»

Ce tweet avait été incroyablement populaire car beaucoup y ont vu une pique contre le président, dont les commentaires à l’emporte-pièce sur Twitter laissent présager une forte instabilité psychologique.

Slate

USA : Des parents coupent les vivres de leur fille parce que son petit-ami est noir

Une jeune femme s’est vue couper les vivres par ses parents parce qu’elle sort avec un étudiant noir. Pour financer ses études, elle a levé plus de 10.000 dollars sur un site de financement participatif. 

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Pour « dire non au racisme », Allie Dowdle, une Américaine de 18 ans a lancé une campagne de levée de fonds sur GoFundMe. Son but: récolter 10.000 dollars pour financer ses études, rapporte The Independent.

D’après la jeune femme, ses parents ont arrêté de l’aider financièrement après avoir appris qu’elle fréquentait un étudiant noir. Lancée le 11 janvier dernier, la campagne lui a déjà permis de récolter 13.000 dollars.

« Il y a à peu près un an, j’ai dit à mes parents que je commençais à sortir avec un garçon nommé Michael, en leur montrant une photo », explique Allie Dowdle.

« Mon père ne m’a pas laissé le choix: je ne pouvais plus revoir Michael. Simplement à cause de sa couleur de peau. Mes parents m’ont dit que je pouvais mieux faire », poursuit-elle.

Un mois après avoir fait cette annonce, qui est mal passée, les parents de la jeune femme lui coupent ses ressources. Elle précise qu’ils la privent de ses « économies personnelles », ainsi que de sa voiture, son téléphone et du financement de ses études.

De son côté, le père de l’étudiante a assuré à The Independent qu’il ne « préfère pas » que sa fille fréquente un Afro-américain en raison des « problèmes » autour du métissage aux Etats-Unis.

BFM TV